lundi 13 août 2012

La Pucelle et le démon de Bénédict Taffin

Année d'édition : 2012
Edition: Asgard
Nombre de pages : 354
Quatrième de couverture :
La jeune prophétesse Jehanne assure à qui veut l'entendre pouvoir remettre le dauphin sur son trône et bouter l'ennemi hors du royaume. Sidoine, un mercenaire sans scrupule, possédé par un esprit malin, est chargé par une puissante duchesse d'aller la chercher et de l'escorter jusqu'au Dauphin, mais il arrive trop tard : Jehanne a été assassinée par des démons à la solde de l'ennemi. Sidoine sait qu'il doit absolument ramener une jeune femme pour redonner courage au peuple et à son dauphin. Il décide alors de prendre la seule femme qu'il connaisse dans les environs, la prostituée avec laquelle il a passé la nuit précédente : Oriane.


Sidoine De Valzan est un mercenaire. Des années auparavant, une sorcière l'a fait posséder par un démon, mais personne n'est au courant. Lorsqu'on lui demande d'aller chercher une jeune femme qui entend la voix de Dieu pour permettre au dauphin de reprendre son trône et par la même occasion de gagner la guerre qui fait rage, Sidoine accepte. Mais en chemin, ses désirs masculins se font pressants et il retarde sa mission d'une nuit. Une nuit fatale puisqu'il découvre la pauvre prophétesse Jehanne morte tuée par les bhargoest des démons immenses et dangereux, ressemblant un peu aux loups-garous. Sidoine décide de tenter le tout pour le tout et décide de retrouver Oriane, la prostituée avec laquelle il a passé la nuit, pour qu'elle se fasse passer pour la prophétesse devant leur ressemblance physique. La demoiselle n'acceptera qu'à la condition que son amante Cyrielle l'accompagne. Dès lors, Sidoine devra protéger deux femmes contre les assauts répétés de l'ennemi dont la sorcière Njorg laquelle veut à tout prix s'emparer de Sidoine afin de régler un différent du passé.

Mais le mercenaire courageux et fort permettra à Oriane de rencontrer le dauphin et de mener une immense guerre territoriale. Seulement le pouvoir va lentement monter à la tête de la jeune femme qui ne pensera plus qu'à une seule chose : retrouver la femme qu'elle aime et qu'elle a perdue au début de cette guerre qui n'était pourtant pas la sienne.

J'ai pris un énorme plaisir à savourer ce roman. Le style de Bénédict est travaillé, fluide et abordable par tout âge, même si je pense déconseiller ce roman au moins de 15 ans pour certains passages assez crus ou explicites. Revoir le mythe de Jeanne D'Arc de cette manière c'est risqué et difficile et pourtant le pari est plus que réussi. J'ai revu avec ce roman l'incroyable histoire de notre chère Jeanne d'Arc, mais en plus fantastique avec le côté magique qu'a apporté l'auteur ainsi que le côté faussement pieux de la jeune femme qui va remplacer notre Jehanne. Franchement du style, je n'ai aucun reproche à faire tant il m'a plu et permis de savourer ma lecture sans souci. J'ai d'ailleurs aimé les fins de chapitres qui nous permettent de voir ce qu'il se passe du côté de l'ennemi. Une excellente idée.

L'histoire a su me conquérir facilement. Parce qu'elle est pleine d'actions, de rebondissements, de passages drôles (le démon de Sidoine m'a donné de sacrés fous rires avec sa répartie très perverse !) et de scènes assez tendres. Si une guerre est dépeinte en fond de toile, on assiste davantage à la naissance d'un véritable amour envers cette prophétesse qui apporte du courage aux Hommes. Elle va leur permettre de penser que la victoire est à leur portée et chose étonnante ce roman m'a fait penser à Légende de David Gemmell pour ce côté là. Une personne qui parvient à tout changer pour tout un peuple et à lui redonner de l'espoir. Le côté guerre et stratégie politique est également bien mis en avant en plus de la romance entre nos héros. Ça permet de doser les ingrédients dans une juste mesure et de ne pas trop en faire d'un côté ou de l'autre. Oriane va vraiment prendre son rôle à coeur et va tout faire pour que les hommes la suivent jusqu'au bout de cette bataille et même au-delà afin qu'elle-même puisse retrouver son amante qui est tombée aux mains de l'ennemi. Je ne trouve aucun défaut au niveau de l'histoire puisque le tout s'imbrique avec cohérence et permets au lecteur de vivre une véritable aventure.

Mais si l'histoire a autant su me plaire, je pense que c'est également grâce à sa panoplie de personnages atypiques. Sidoine m'a semblé être un gros ours. Un homme fort, viril et courageux, qui ne craint pas le danger et les combats, mais qui fond très vite devant la femme qu'il aime. Son côté bestial lui vient sans doute du bhargoest qui vit en lui et n'hésite pas à donner de l'humour à ce roman. Bien sûr notre véritable héroïne c'est Oriane, une prostituée qui se verra sous le feu des projecteurs afin de redonner le trône au dauphin. Pourtant, elle prendra sa mission très à coeur et plus encore lorsqu'il sera question de sauver la femme qu'elle aime tant.

On peut dire que Benedict Taffin signe ici un excellent roman fantastique qui utilise habilement l'histoire de Jeanne d'Arc pour en faire un roman plus détonnant que ce que l'on peut penser. De toute façon, la couverture vous met en garde ! On ne ressort pas indemne de cette bataille ! Un véritable coup de coeur pour ma part !

Chronique de Louve

dimanche 5 août 2012

Les enfants de cendres de Kristina Ohlsson

Année d'édition : 2012
Edition: J'ai lu
Nombre de pages : 445
Quatrième de couverture :
Au milieu d'un train bondé, une petite fille disparaît. En dépit d'une centaine de témoins potentiels, personne n'a remarqué quoi que ce soit. Sa mère était descendue sur le quai pour passer un coup de fil, et n'a pu regagner le train à temps. Affolée, elle a alerté les contrôleurs qui ont gardé un oeil protecteur sur l'enfant endormie. Pourtant, à l'arrivée en gare de Stockholm, la fillette s'est volatilisée. On ne retrouve que ses chaussures sous la banquette... Une équipe de police, assistée par l'enquêtrice Fredrika Bergman, est chargée de l'affaire. Mais quand l'enfant est découverte dans le nord de la Suède, morte, les mots « non désirée » inscrits sur le front, le dossier se transforme en cauchemar : un tueur impitoyable est dans la nature, et la petite Liliane n'est que la première d'une longue liste...


En guise d'introduction à cette chronique, je souhaite remercier les éditions J'ai lu et le forum Mort-Sûre d'avoir permis la réalisation de ce partenariat. Une fois de plus, je n'ai pas été déçue. Il sera donc facile d'écrire une chronique élogieuse pour un autre de leurs ouvrages.

Après avoir lu Stieg Larsson et Camilla Läckberg, deux auteurs suédois ayant connu un immense succès à travers le monde c'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'ai débuté la lecture de ce roman. "Les enfants des cendres" est le premier roman de Kristina Ohlsson et j'espère sincèrement que ce ne sera pas le dernier. Il y a bien sûr des points forts tout comme quelques points faibles mais je ressort de cette lecture assez satisfaite. Je suis décidément une adepte de la littérature scandinaves!

Le train qui devait amener Sara et Lilian Sebastiansson à la gare de Stockholm était bondé. Les gens était tous ancré dans leur routine habituelle, perdus dans leurs pensées et personne n'a remarqué que la petite Lilian était resté dans le train alors que sa mère restait sur la quai. Arrivé à la gare, on ne retrouve que les souliers rouges de la petite fille restés sur la banc. Cette dernière manque à l'appel. Pour Fredrika Bergman et ses collègues c'est le début d'une longue et difficile enquête. Lorsque le corps de Lilian est finalement retrouvé morte à des kilomètres de l'endroit de sa disparition l'enquête se corse et les enquêteurs Recht, Peter et Bergman doivent faire vite avant que le meurtrier ne recommence.

Tout d'abord, l'histoire à la base semble assez peu originale mais elle reste poignante. Je m'attendais à une histoire assez simple et vite résolue. La disparition et le meurtre d'un enfant est un thème qui touche inévitablement une corde sensible chez tout le monde. On ne peut pas rester de marbre devant une histoire comme celle-là. Elle commence très vite dès le premier ou le deuxième chapitre.
Les éléments de l'enquête sont amenés au compte-goutte ce qui est à la fois frustrant mais divertissant. Le point très positif de ce roman tourne autour de l'enquête. L'auteur sait nous tenir en haleine car l'enquête n'est résolue qu'à la toute fin. Le côté mystère, investigation est bien présent mais j'aurais aimé que l'on approfondisse un peu plus le côté thriller. Il manquait quelque chose. J'ai eu constamment l'impression que l'auteur avait peur d'approfondir dans les détails sordides qui font d'un thriller ordinaire un très bon thriller. Elle se contente de rester en surface, d'énoncer distraitement les faits comme si elle se gardait une certaine réserve. J'ose espérer que les prochaines aventures de Fredrika Bergman auront plus de consistance.

Deuxièmement, j'ai trouvé les personnages assez insipides. Une fois de plus j'ai eu l'impression que l'auteur ne voulait pas approfondir.
Ils possèdent tous des personnalités qui devraient être mieux exploités. Ils sont chacun une histoire, un passé et une façon de pensée très différente et je trouve dommage que l'on ne creuse pas un peu plus dans leurs émotions et mentalité. J'ai trouvé que l'auteur restait à la surface et ne se permettait pas d'aller dans le vif du sujet. Il y avait un très grand déséquilibre entre l'enquête et la vie des personnages.
Je ne me suis pas particulièrement attaché à l'un d'eux justement à cause de cela. Je tiens pourtant à souligner que le travail effectué en ce qui concerne la vie cachée des personnages liés à l'enquête est particulièrement réussi. Il y a beaucoup d'éléments et beaucoup de liens à faire mais l'auteur a su semer le doute dans mon esprit à plusieurs reprises.

Troisièmement, j'ai été plutôt surprise par la plume de l'auteur bien que je le répète j'aurai préféré beaucoup plus de détails et de profondeur. On se sent tout de suite à l'aise avec sa plume, fluide et direct. Les pages se tournent presque d'elles-mêmes. Une fois ce roman commencé il a été impossible de m'arrêter. J'ai aimé la façon dont est découpé le livre. On laisse beaucoup de suspens entre chaque chapitre. On change de personnage d'une page à l'autre et malgré que parfois ce soit un peu maladroit il est assez facile de suivre le court des choses.

En conclusion, j'ai été très satisfaite de ma lecture. Je lirai très certainement d'autres enquêtes de Fredrika Bergman lorsqu'elles seront publiées. Je le conseille à tous les amateurs de romans policier et de thriller!
 
Chronique de Lady Swan

Alice et le prince barbant de Cristina Alonso

Année d'édition : 2012
Edition: J'ai lu
Nombre de pages : 189
Quatrième de couverture :
Quadras, botox et sex-appeal

Alice, la quarantaine fracassante, a enfin accepté son âge. « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort »… Tu parles ! François, son mari, sa boussole, se détraque à son tour. Et s’il n’y avait que lui : l’épidémie gagne leurs amis. Tous sont pris d’une furieuse envie de repartir à zéro.
Coming out à la pelle, divorce-parties noyées dans le champagne, petits derniers pour la route, mariages improbables, liaisons fatales : la course au bonheur s’accélère. Et l’irrésistible Alice essaie, tant bien que mal, de garder la tête froide face aux tentations…

Je remercie Louve du forum Mort Sure et les éditions J’AI LU pour ce partenariat.

La couverture.

Une couverture représentant une femme moderne à l’air fatigué devant un ordinateur portable et un verre de champagne, surmonté du titre écrit dans deux calligraphies différentes, une très douce pour « Alice et le » et une plus agressive et entièrement en majuscule pour « prince barbant ».
La couverture donne directement le ton du livre.  Alice est exaspérée par son prince…
Le quatrième de couverture est clair, pas de doute sur le côté drôle de l’histoire.
Personnellement, j’aime beaucoup cette couverture.

Mon avis.

Je me suis vraiment beaucoup amusée à la lecture de ce livre ayant de temps à autre un gout de vécu.
Un humour omniprésent.  Une fenêtre sur la vie de quadragénaire en mal d’aventure ou tout simplement sur la vie de monsieur et madame tout-le-monde cette histoire pourrait être la vôtre, surtout si vous avez 20 ans de vie commune.
On retrouve ici l’incompréhension des femmes face à ces martiens que sont les hommes qui est au moins équivalente à l’incompréhension des hommes face à leur femme.

 Les personnages.

Alice sort à peine d’une crise existentielle et pense reprendre sa vie en main maintenant qu’elle va mieux.  C’est une femme angoissée qui craint toujours le pire pour ses enfants et son mari.  Et quand l’impensable se produit, elle est toute retournée mais fait face comme elle peut.  C’est, au final, une femme forte qui sait ce qu’elle veut, même si pour comprendre ce qu’elle veut vraiment elle commet parfois des erreurs.  Elle n’a pas toujours une vision objective des choses, parle parfois trop et trop vite, ne réfléchi pas toujours avant d’agir et est parfois impulsive, ce qui la rend irrésistible.

François est à l’âge où les hommes se remettent en question, ont envie d’aventure et de changement.  Il ne sait pas se qu’il veut ni où il en est dans sa vie ce qui entraine des décisions pas toujours très judicieuses.

Camille et Ethan sont des adolescents qui, comme tous les ados, ne comprennent rien aux parents. Ils pensent que leurs parents sont des extraterrestres et complètement fous en plus.  Ils sont bien sur égoïstes.  Rien ne les atteint tant qu’on ne bouleverse pas leur petites vies en perçant leur jolie bulle.

Les amis d’Alice sont tous plus ou moins déjantés mais que serait la vie d’Alice sans eux.

Le style.

Ecris sous forme de chapitre très court comprenant chacun un évènement de la vie d’Alice dont le point de départ est la crise de la quarantaine que subit François, son mari.  Chaque chapitre se solde par la vision qu’en à Alice et éventuellement ce qu’elle doit faire pour résoudre ses évènement.
Un style d’écriture fluide, un choix de mots efficaces, un humour débordant.

Le tout nous offre une lecture facile, drôle et très agréable.

Ma note : 4,5/5
Chronique de Cordelia1

Chronique de la mort blanche, tome 2 : Noir saphir de Nicolas Cluzeau

Année d'édition : 2012
Edition: archipel
Nombre de pages : 324
Quatrième de couverture :
Au large des grands empires continentaux l'île d'Orlandie, patrie antique des êtres-fées, n'en finit pas de se consumer. Comme si la Mort Blanche, fléau des magiciens et des druides, ne suffisait pas, la guerre civile atteint son point culminant et clame plus de victimes chaque jour.
Endrew, le nouveau Haut Roi, n'a plus que la Marche du seigneur Donnely à écraser pour asseoir sa suprême autorité. Le souverain est confiant, car dans son ombre évoluent les représentants du puissant Empire de Léristère, aux intérêts inconnus, ainsi qu'un esprit corrompu concentré sur sa vengeance.
Mais la résistance s'organise: Deirdre, fille de Donnely, part en quête d'une arme antique qui pourrait détruire Endrew. De leur côté, Arline et Sean ont découvert, grâce aux sortilèges de la Tour d'Émeraude, le moyen de mettre un terme à l'épidémie. Mais la tâche n'est pas de tout repos. Pour les deux jeunes magiciens atteints par la Mort Blanche, le temps est compté...


J'avais beaucoup apprécié la lecture du premier tome. J'avais donc hâte de lire la suite et de voir la tournure des événements. Cela dit, j'avoue avoir moins apprécié ce second opus. Je ne parvenais pas à entrer dans le roman. Il y a des périodes où c'est comme ça parce qu'en y réfléchissant, je n'ai trouvé que peu de défauts à ce roman. Aussi je pense que c'est moi qui ne devais pas être dans de bonnes dispositions pour savourer tout le contenu qu'avait à nous proposer Monsieur Cluzeau.

Le style de l'auteur est fluide. Je n'ai rien à lui reprocher. Les dialogues arrivent aux bons moments, les descriptions sont soignées, les scènes d'actions bien écrites pour paraître cohérentes. Pourtant, j'ai eu une certaine difficulté à tourner les pages de ce roman que j'ai lu en plusieurs jours (en faisant une petite pause pour tenter de me remettre dans de bonnes dispositions pour le savourer comme il se devait). Aussi je n'arrive pas à comprendre pourquoi je n'ai pas tourné les pages plus rapidement.

L'histoire avance par rapport au premier tome. Attention il est possible que je spoile légèrement étant donné que c'est un second tome ^^ .
On suit donc l'avancée de cette bataille qui se profile dans le premier opus avec un quart du roman qui se concentre sur une bataille plutôt navale. J'ai apprécié ce passage, mais je l'ai trouvé un peu long. À côté de cette guerre qui débute, on suit plusieurs autres groupes de personnages qui eux luttent contre la maladie de la mort blanche ou souhaite tuer le nouveau Haut Roi qui a débuté la guerre. L'auteur nous permet d'en savoir davantage sur les conséquences de cette maladie et de la guerre que ce soit au niveau politique ou humain, mais je n'ai pas réussi à me sentir vraiment concernée par tout ce qu'il se passait dans ce second opus. Je le lisais un peu sans être dedans et sans vraiment prendre en compte tout ce qui était dévoilé. C'est dommage parce que j'adore ce genre de roman qui n'épargne personne et où l'auteur nous fait découvrir un univers riche et vaste où on parvient même à s'attacher aux personnages les plus antipathiques.
Les seuls passages qui me captivaient c'étaient ceux mettant en scène le groupe de magicien parce que je souhaitais comme eux, trouver un remède à cette étrange maladie qui détruit le peuple magique. Heureusement, je pense que l'auteur a su alterner grâce à ses chapitres les événements du récit puisqu'on alterne ici entre chaque groupe pour bien comprendre l'étendue des effets de cette bataille.
Par contre, il y a bien une chose que j'ai beaucoup appréciée c'est la fin de ce second tome. Wahou! Là, ça donne envie de lire la suite ! Quel rebondissement ! Quelle tragédie ! Pourquoi l'auteur fait-il toujours mourir des personnages qu'on apprécie ? Rha quel sadisme ! lol.

Des personnages, à part Parshah que j'ai vraiment adoré une fois de plus, je n'ai eu aucun autre coup de coeur. Certes, Endrew me plait beaucoup malgré sa folie et son ambition démesurée, mais il est humain et agit en tant que tel. Deirdre a un rôle capital et il est bien dommage de voir ce qui lui arrive ! Ijane est toujours aussi mystérieuse et j'aurais aimé que les personnages aient davantage d'âme et de coeur. Je pense que c'est ça qu'il manque au roman. Les héros sont crédibles et bien construits, mais on a l'impression qu'ils sont des automates et de ce fait on n'arrive pas à en apprécier plus certains que d'autres ! Dommage !

En bref, c'est un bon second tome, mais il m'a manqué ce petit plus qui aurait pu me le faire vraiment apprécier. J'aurais voulu retrouver Lorcan que j'appréciais tant et ne pas voir un autre personnage mourir comme ça ! Un second tome qui plaira à ceux qui ont su apprécier le premier opus !

Ma note : 3/5
Chronique de Louve


Encore une fois, merci au forum Mort-Sûre et aux éditions Galapagos pour l'envoi de ce livre. J'avais beaucoup aimé le premier tome, et j'étais impatiente de découvrir la suite des aventures de nos héros.

Je ne peux commencer sans vous parler de la couverture, avec cette fois-ci Ferhian le troll, l'un de mes personnage préférés. Superbement réalisée, elle représente parfaitement l'ambiance du livre : sombre, menaçante et floue.

La mort blanche continue sa macabre avancée et prend de plus en plus de vies. Nos jeunes héros ont déjà beaucoup à faire pour la combattre, pourtant, un autre fléau va toucher le peuple des hommes-bêtes. Endrew, qui se proclame toujours comme étant le Haut-Roi, n'a plus que la Marche de Donelly, le père de Deirdre, à conquérir. Quand à Deirdre, elle est partie en quête de l'épée de son ancêtre, mais tout ne se passe pas comme prévu, et elle devra surmonter de nombreux obstacles avant de pouvoir affronter Endrew en duel.

Malgré que ce soit une suite, il m'a fallu un certain temps avant de m'immerger dans l'histoire. Il y a beaucoup de personnages, on change souvent de points de vue, et si ça rythme bien le récit, je me suis sentie tout de même un peu perdue, et au final, on sait peu de choses sur tout ce petit monde. Les personnages sont du coup un peu distants du lecteur, et c'est un point que je regrette beaucoup. J'aurais aimé me sentir plus proche d'eux.
Dans le tome 1, un personnage disparaissait brutalement, et je pensais (ou j'espérais, oui, je l'avoue) le retrouver ici, et ce ne fut malheureusement pas le cas. Même si j'ai beaucoup aimé Ferhian et son humour, ou la mystérieuse Ijane, il m'a manqué quelque chose.
En fin de compte, Deirdre et Endrew sont les deux personnages les plus travaillés et les plus intéressants. Leur histoire est tragique, avec un passé douloureux et compliqué. On comprend les raisons qui les ont poussé l'un comme l'autre à être ce qu'ils sont aujourd'hui. Et même si leurs objectifs sont diamétralement opposés, il existe un lien.

C'est un second tome placé sous le signe de l'action : il y a beaucoup de batailles, surtout sur la mer, tout est bien décrit à chaque fois, il n'y a pas de temps morts, pourtant j'ai trouvé ces passages un peu longs. Je ne suis pas très fan de tout ce qui touche aux navires, et, j'ai vraiment eu du mal à apprécier pleinement ces passages de batailles.
L'univers est toujours aussi sombre, et intrigant. Certains passages font froid dans le dos, d'autres nous émerveillent totalement. Le bestiaire est toujours aussi intéressant, avec les licornes, les hommes-bêtes...

En bref, un second tome qui m'a un peu moins convaincue, et dans lequel il se passe beaucoup de choses, peut-être un peu trop pour pouvoir pleinement apprécier tous les personnages et leurs aventures. Une fin tragique, inattendue et bouleversante, avec des révélations que je n'avais pas vu venir, laissant nos héros dans des situations désastreuses et qui donnent vraiment envie de lire la suite.

Ma note : 3.5/5

Chronique de Michou

Enchantment emporium de Tanya Huff

Année d'édition : Juillet 2012
Edition: J'ai lu
Nombre de pages : 604
Quatrième de couverture : S'ils préfèrent rester discrets, les membres de la famille Gale sont néanmoins capables de lancer de puissants sorts qui pourraient changer le monde. La jeune Alysha Gale, qui ne peut plus supporter que ses tantes se mêlent de sa vie privée et de l'utilisation qu'elle fait de ses pouvoirs, décide de gagner Calgary pour aider sa grand-mère à tenir une curieuse boutique.


Disons le tout net, il s’agit d’un pavé car sous format poche, il frôle les 600 pages… qui se lisent comme on boirait du petit lait.
Et ce pavé, ce n’est pas de la bit-lit. Ni vampires, ni loups-garous. Ca change un peu (et ça fait du bien) de revenir à un bon roman d’urban fantasy, avec sorcellerie, féérie et… dragons. Ce que j’ai le plus apprécié, c’est que l’auteur considère ses lecteurs comme des personnes autonomes et ne s’est pas sentie obligée d’expliquer en long, en large et en travers comment fonctionne le clan Gale et ses particularités, ce qui a évité le côté « encyclopédique ascendant documentaire éthologique » que je trouve souvent lourd dans les romans. Je sais que cela ne plaira pas à tous les lecteurs, personnellement j’adhère à ce procédé. J’aime que l’auteur pose les choses telles qu’elles sont dans son univers et me laisse me les approprier. Les lecteurs qui aiment qu’on les prenne par la main risquent de se sentir un peu perdus.

Car le clan Gale n’est pas de tout repos. La relation entre les tantes, les cousins, les filles et les garçons est à la fois complexe et délicieusement décadente. Ce qu’on comprend vite, et c’est le principal, c’est qu’il ne faut pas les emmerder. Allie venant de perdre son job, elle revient tout naturellement au sein de sa famille le temps de faire le point. C’est là qu’elle reçoit un courrier annonçant le décès de sa grand-mère et l’héritage que celle-ci lui octroie : une boutique à Calgary. Morte, l'excentrique grand-mère ? Impossible, les tantes l’auraient senti. Disparue, par contre, cela parait évident. Elles encouragent donc Allie à reprendre la boutique, ce qui sera une idéale couverture pour enquêter sur la disparition de son aïeule. En arrivant, Allie découvre que non seulement la boutique est pleine de charmes et d’objets de pouvoirs dont certains sont loin d’être inoffensifs, mais que sa grand-mère a parmi ses clients une faune étrange. À commencer par Jo, un Leprechaun que la jeune femme s’empresse de recruter. Mais surtout, plus étonnant, les ombres dans le ciel et la réaction des pigeons à leur présence en disent long. Il y a des dragons qui planent entre les tours de Calgary. Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Comment ont-ils pu « passer » ? Sont-ils liés à la disparition de la grand-mère ? Malgré les déboires de sa cousine Charly qui a bien du mal à la rejoindre, son ami d’enfance Michael qui débarque à cause d’une peine de cœur, le cousin Roland qui arrive pour vérifier la paperasse, et ce journaliste, Graham, bien décidé à l’interviewer, Allie conserve les choses en main et trouve toujours des arguments afin de repousser l’inévitable : appeler les tantes au secours.
Après tout, tant que l’on parvient à vendre des yoyos…

Le roman fourmille de plein de petites anecdotes tour à tour amusantes, décalées, le franc-parler est constant et les situations souvent croustillantes. Il y a de très bonnes idées et elles sont génialement exploitées. Seul défaut que j’ai trouvé (il en fallait bien un) : certaines tournures de phrases, certaines répliques de dialogues, n’ont aucun sens (ou presque). J’ignore si le problème est d’origine ou s’il y a eu des soucis de traduction, mais ça m’a parfois sortie de ma lecture.

Notez que la quatrième de couverture - celle du roman - est trompeuse, comme je l’ai signalé plus haut. D’une part, Allie n’est absolument pas la narratrice (le point de vue est majoritairement focalisée sur elle, mais pas que), d’autre part, elle n’est pas si soulagée que ça de quitter le clan pour Calgary. Son lien avec sa famille est très fort, ce qui fait que les séparations sont douloureuses, et cela donne une dimension très intéressante à celles-ci.

Pour en savoir encore plus :

Lien vers la fiche du roman sur le site de l’éditeur :
http://www.jailu.com/albums_detail.cfm?id=42378

La page Wiki de l’auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tanya_Huff

Le portfolio de la photographe (couverture)
http://reilika.com/

Chronique de Roanne

vendredi 3 août 2012

Fantôme de chair de David Gibert

Année d'édition : 2012
Edition: Asgard
Nombre de pages : 310
Quatrième de couverture :
Une malédiction née sur un bûcher.
Une séductrice qui hante nos rêves depuis des siècles.
Une prédatrice au charme sulfureux qui se délecte des âmes corrompues, leur infligeant les supplices infernaux.
Qui est cet être d’une beauté surnaturelle ? Un succube ? Un ange exterminateur ?
Une femme brisée, prisonnière de sa folie ?
William, tombé sous son emprise, est prêt à franchir les portes de la mort pour percer son secret.

Tout d'abord, un grand merci aux éditions Asgard / Lokomodo et à Louve du forum Mort Sûre de m'avoir permis de découvrir ce livre fantastique !

D'un style intriguant et de manière fluide, David Gibert nous entraîne dans les méandres d'un esprit tortueux et torturé... « Surprenant » est le mot qui me vient d'emblée à l'esprit en songeant à toute cette histoire.

Une femme mystérieuse, un chevalier servant, des âmes torturées, une possession démoniaque, un passé brisé, un désir de vengeance jamais inassouvi et un inspecteur entêté sont les éléments de ce roman riche en rebondissements.

En m'apercevant qu'après quelques chapitres seulement nous entrions dans les pensées de Lise, je me suis demandé si cette femme étrange n'allait pas être dévoilée trop vite et la suite devenir une banale histoire de fantôme torturé comme on en a vu tant...Mais en fait l'histoire regorge de surprises inattendues. Si bien que même en supposant la fin, on se demande jusqu'au bout comment cela va-t-il bien pouvoir finir...

L'ambiance est continuellement oppressante, même dans les moments de repos des personnages, où tout va bien, on n'arrive jamais à oublier le danger qui rode autour d'eux, le démon ne dort jamais vraiment...
Il y a un bémol cependant, ce sont les personnages en eux-même. J'ai trouvé Lise et William, les personnages principaux, assez décevants dans leur personnalité. Pour Lise, avec ses 1000 années d'expérience, semble encore assez naïve et ses discours sont parfois plats. Et j'ai trouvé William dépourvu de caractère. Son tempérament est certes d'être passif, ce qu'il tente à modifier tout au long du roman, mais il est du même coup presque inintéressant puisqu'il manque un peu de profondeur (malgré son passif). Ces deux personnages ont parfois des pensées et répliques quelque peu...niaises.

L'inspecteur est je trouve le personnage le plus abouti et il est quasiment le personnage le plus mystérieux de l'histoire. Je trouve donc dommage qu'on ne sache pas ce qu'il devient ni comment il a pu s'en sortir...Ni ce qu'il en est de sa « force psychique » (pour ne rien dévoiler). Quant à l'entité ancestral qui habite Lise, ce démon dont on n'arrête pas de parler, on ne découvre que succinctement son origine. Il aurait donc été intéressant de développer ce point.

Mais ces éléments manquants ne nous empêchent en aucun cas d'être captivé d'un bout à l'autre de l'histoire. Que ce soit dans la « réalité », ou dans l'univers de Lise, l'envie d'en savoir toujours plus est omniprésente.

Un dernier point que je tiens à préciser, si une autre édition sort de ce livre, il y aura des erreurs de frappe et des fautes à corriger ainsi que des répétitions inutiles à enlever.
Un exemple p.262 : avec la dernière phrase du 3e paragraphe et la première phrase de l'avant dernier paragraphe (qui se suivent)
« Peut-être y avait-il un autre moyen de briser la malédiction ?
Alors qu'il se demandait s'il y avait un autre moyen de briser la malédiction[...] »

(j'ai noté environ 13 endroits qui m'ont perturbés pendant la lecture qui concernent fautes, répétitions...)


En résumé, bien que je m'attendais à plus de mystère autour du personnage de Lise, cette femme fantôme intrigante, je n'ai pas été déçue par ce livre qui nous entraîne vers les vices et méandres de l'esprit humain. Cela donnerait matière à réfléchir...

Attention cependant, certains passages sont à éviter pour les âmes sensibles car certaines descriptions sont gores et dérangeantes.

Ma note : 17/20
 
Chronique de Tears

Blanche Neige et autres contes de Jacob Grimm & Wilhelm Grimm

Année d'édition : 2012
Edition: 2012
Nombre de pages : 96
Quatrième de couverture :
Ayant échappée à sa cruelle belle-mère, la princesse Blanche-Neige partage la vie des 7 nains jusqu'au jour où quelqu'un frappe

Merci à Louve du forum Mort-Sûre et aux éditions Pocket pour ce partenariat! J’adore les contes de fées, il ne pouvait que me plaire!

Le recueil, sans illustrations, contient les histoires de Blanche-Neige, d’Hänsel et Grethel, La Belle au bois dormant, Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Tom Pouce, Peau-de-toutes-bêtes (Peau-d’âne), Les musiciens de la ville de Brême, Le lièvres et le hérisson, le petit pou et la petite puce, la princesse sur les pois,, les trois frères, la mort la plus douce pour les criminels, les deux compagnons en tournées. Il y a aussi en début de roman une courte biographie des frères Grimm.

Ce que j’ai pu remarquer, c’est que les contes sont un peu plus cruels (sans tomber dans les détails à donner des cauchemars) que les contes qui m’ont été contés quand j’étais jeunes. Comme la belle-soeur de Cendrillon qui se coupe un orteil pour faire entrer son pieds dans la chaussure! En effets, les contes sont un peu différents de ce qu’on nous a racontés, mais ce fût un plaisir de lire ce recueil! Il y avait aussi plusieurs contes que je ne connaissais pas, comme la mort la plus douce pour les criminels et les deux compagnons en tournées que j’ai vraiment adoré.

Il existe un autre recueil dans la même veine, aussi édité par Pocket : Raiponce et autres contes, que je vais me procurer sous peu certainement! En plus, le coûts de ces recueils est trrrrès tentant!

4/5


Chronique de Se1ena