dimanche 12 mars 2017

Le fou et l'assassin, tome 4 : Le retour de l'assassin de Robin Hobb

Année d'édition : 2016
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 416 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Affaibli par le poids des années, FitzChevalerie cherche un moyen de secourir la dernière personne qui semble avoir encore besoin de lui en ce monde.
Malgré l’envie du Fou d’aider son vieil ami à poursuivre les ravisseurs d’Abeille, son état de santé lui interdit tout nouveau danger. Et aujourd’hui connu de tous à la cour, le noble lignage de Fitz ne lui permet plus la liberté dont il jouissait autrefois. En dépit de ces difficultés, il lui faudra se conformer aux ordres du roi ou subir les conséquences de ses actes pour mener à bien sa mission, qui sera peut-être la dernière…
Partagé entre tristesse, haine et faiblesse, Fitz doit à nouveau emprunter les piliers d’Art et rattraper coûte que coûte Dwalia et ses sbires. Aura-t-il la force de recouvrer ses anciens talents d’assassin, d’accomplir sa quête, pour son vieil ami et sa fille ?



 
A chaque fois que je termine un roman de Robin Hobb, j'ai la même sensation : un mal de coeur incroyable de quitter mes héros. Je connais la saga l'assassin royal depuis une bonne quinzaine d'année et c'est bien la seule saga que j'ai du relire des dizaines de fois et que je relirais avec le même plaisir. Alors forcément cette nouvelle saga le Fou et l'Assassin avec les mêmes héros que la saga précédente, et avec pour seule différence un bon dans le temps de trente ans, je suis sous le charme. L'impression de retrouver de bons camarades avec qui j'ai fais les quatre cent coups et avec qui j'ai beaucoup de souvenirs. Vraiment, ya que madame Hobb pour me donner cette sensation là et surtout faire en sorte que je ne me lasse absolument pas de sa saga, quémandant des dizaines et des dizaines de tomes supplémentaires. Ca, c'est ce qu'on appelle le talent...

Forcément, si vous n'avez pas lu l'assassin royal ou les trois premiers tomes du fou et de l'assassin, passez vite votre chemin, le spoil y est obligatoire puisque je vais parler d'événements qui ont eu lieu bien avant ce quatrième opus. Tome qui m'a complètement laissé sur le cul parce que l'auteur nous prend par les sentiments et se joue de nous avec un plaisir mal dissimulé. Je l'imagine bien avec un rire démoniaque pendant l'écriture de certaines révélations... On ne va pas se mentir. Si tu as lu les 13 tomes de l'assassin royal et que t'en es à ce quatrième opus de la saga suivante, c'est forcément que t'es un gros fan. Ou masochiste. On va garder la première possibilité. Largement plus plausible.

Bref, dans ce quatrième tome on sait que la fille de Fitz, Abeille, cette fillette pâle comme la mort et particulière a été enlevé par des Blancs. Ces hommes et femmes à la peau très pâle et qui ne vivent que dans l'optique d'utiliser la magie de l'Art et de suivre une voie toute tracée. Fitz n'a donc qu'une envie en tête, retrouver sa fille et la venger comme il se doit. Mais voilà, Fitz a maintenant passé la soixantaine et il se rend bien compte qu'il n'est plus l'assassin d'autrefois. Et lorsqu'il parvient à attraper les soldats qui ont tué, violé et sacagé son domaine, il se montre pourtant très habile pour la torture. C'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Et les vieux démons qui ressurgissent donnant envie à Fitz de tuer tout le monde, de les pourchasser comme des proies. Voilà sa fille disparue, perdue pour toujours semble-t-il et un héros qui a du mal à l'accepter parce que voilà, il se tient pour personnellement responsable du sort de sa chère petite Abeille.

L'action n'est pas forcément très présente, mais l'univers et les événements sont tellement intenses qu'on se fiche complètement d'avoir des centaines de combats à l'épée ou à la hache, de voir des hommes s'affronter pour le bien ou le mal. C'est une fantasy intimiste, très douce malgré certaines révélations douloureuses pour nos héros. (Je pense à Pépite et à Lant qui vont découvrir leur lien de sang... atroce !). J'ai surtout adoré retrouver le Fou. Le Mage Gris. Ce héros sans genre dont on ignore toujours s'il est un homme ou une femme. Après 17 tomes le suspense est intact et c'est tellement fort qu'il faut le souligner. Ce personnage étrange, énigmatique, qui paraît parfois ne plus avoir toute sa tête, qui parle d'une façon étrange, incompris des autres sauf de Fitz, son bien-aimé Fitz. J'ai eu le coeur qui palpite à plusieurs reprises tant j'étais ravie et effrayée à la fois de constater à quel point rien n'est jamais acquis dans cet saga.

Et Sir Umbre que dire de lui ? Tellement différent de cet homme dangereux qu'on a connu au début. Un vieillard qui cache ses descendants aux yeux de tous pour mieux les protéger. Un homme qui dépérit, rattrapé par son âge alors qu'on lui refuse de pouvoir toujours utiliser l'Art, cette magie étrange et invisible qui permet de communiquer par la pensée, d'entrer dans la tête des autres ou de soigner des plaies graves. Le Vif, la magie des animaux est moins présent. Fitz ne parvient plus à s'attacher à un animal, toujours touché par la disparition de son loup, Oeil de Nuit. Le chat d'Abeille n'est plus présent, forcément puisque le roman n'est plus qu'écrit du point de vue de Fitz depuis qu'Abeille a été happé par un pillier d'Art avec les Blancs.

Ce quatrième opus ne s'essouffle pas, loin de là. L'auteur nous réserve encore mille et une surprise, je n'en doute pas et c'est chaque fois le même plaisir qui me saisit lorsque j'entame un tome de cette saga si particulière. Si vous ne connaissez pas Fitz, foncez ! C'est le héros de fantasy qui évolue le plus, celui auquel on s'attache le plus, mais aussi et surtout celui qui vit l'histoire la plus incroyable que vous puissiez imaginer. Même passé soixante ans, il est toujours aussi étonnant et attachant. Nul doute qu'il reste le héros le plus abouti que j'ai rencontré dans mes lectures !

Un quatrième tome étonnant, addictif et dont on ressort le coeur plein de palpitations. C'est fort en émotion, intense, l'auteur ne cesse de nous surprendre, de nous rappeler les événements du passé pour mieux comprendre le présent et il me tarde vraiment de lire la suite. J'en meurs d'impatience !

Vous y trouverez :
- Un monde qui semble doux, mais se révèle impitoyable.
- Un héros qu'on ne cesse de malmener et de tenter de briser.
- Des révélations, des rebondissements, une quête de vengeance qui ne s'essoufflera que lorsque le héros estimera avoir vengé son domaine, mais surtout sa fille.

Vous ne trouverez pas :
- De romance
- De combats épiques.

Chronique de Louve
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1 commentaire:

  1. Elle ne sait pas se renouveler. Le 1er était bien surtout le deuxième.

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