mercredi 25 juillet 2012

Victoria ou le secret des fleurs de Vanessa Diffenbaugh

Année d'édition : 2012
Edition: pocket
Nombre de pages : 480
Quatrième de couverture :
Jeune orpheline que la vie n'a pas épargnée, Victoria Jones se méfie des autres. Elle qui n'aime pas les mots va trouver dans le langage des fleurs le moyen d'exprimer ses émotions extrêmes et de se réconcilier avec la vie.
 



Tout d'abord je tiens à remercier les éditions Pocket et Louve du forum Mort-Sûre pour ce partenariat. Lorsque ce roman à été proposé, j'ai lu le résumé qui m'a un peu fait penser au téléfilm "dans un grand vent de fleurs" (je tiens cependant à préciser que cela n'a aucun rapport !!).

La plume de l'auteur :
Je ne connaissais pas le moins du monde la plume de Vanessa Diffenbaugh, mais je peux dire que son style est fluide, agréable à lire. Ce qui est fort appréciable, pour ma part, c'est d'une part la présence de petits chapitres, mais également une alternance de ces derniers relatant le passé et le présent, ces deux éléments se rejoignent par la force des choses.

L'histoire/l'intrigue :
C'est celle de Victoria Jones, qui ballotée de foyer en familles d'accueil se voit regagner un foyer de transit le jour de ses 18 ans. Elle aura appris beaucoup avec Elizabeth, qui l'a accueillie des années auparavant, mais avec laquelle, elle aura laissé passer sa chance, tellement tourmentée par ses relations avec autrui. Elle va se reconstruire petit à petit, grâce aux fleurs dont elle connait le secret allant jusqu'à créer elle-même son entreprise et se faire un peu plus confiance sur certaines choses de la vie...
L'histoire en elle même est émouvante, vraiment bien construite, on ne se lasse pas de tourner les pages. On y trouve les blessures ressenties du passé, la relation mère-fille, mais aussi l'acceptation de soi et des autres.

Les personnages :
Les personnages sont très attachants. Victoria, que la vie n'a pas vraiment épargnée, doute d'elle sauf concernant les fleurs, dont elle aura beaucoup appris de sa jeunesse ; Malgré ses doutes et la carapace qu'elle s'est forgée, elle va finir par apprécier ce monde qui s'ouvre à elle.
Grant, le personnage masculin du roman, lui a eu beaucoup de choses a gérer pendant sa jeunesse, notamment avec la maladie de sa mère. Mais lui seul va être en mesure de comprendre le langage des fleurs dont Victoria sait si bien s'exprimer.
On peut aussi parler d'Elizabeth, Renata, Natalia et même de Maman Ruby ; des personnages qui restent étonnants au fil des pages, malgré le comportement de Victoria.

Pour conclure :
J'ai été émue en lisant ce livre, j'avais peine à le lâcher. C'est une histoire incroyable relatant une relation entre des personnages qui s'aiment, se déchirent plus ou moins, mais qui savent accepter le pardon. De plus, les fleurs et leurs langages, montrent un côté poétique et enrichissant au roman. Le petit plus, c'est qu'à la fin du roman on retrouve le dictionnaire des fleurs de Victoria, avec leur signification. Bien évidemment, pour moi, ce fut un coup de coeur.

Chronique De Chris62150

dimanche 22 juillet 2012

Ailes, tome 2 : Sortilèges d'Aprylinne Pike

Année d'édition: 2012
Editions : Pocket jeunesse
Nombre de pages : 407
 Quatrième de couverture:
Bien que Laurel soit venue à accepter sa véritable identité de fée, elle refuse de tourner le dos à sa vie d'Humaine - et particulièrement à son petit ami, David - pour retourner dans le monde des fées. Toutefois, lorsque Laurel est convoquée à Avalon, ses sentiments pour Tamani, la charismatique sentinelle féérique, sont indéniables. Elle est forcée de faire un choix - et il pourrait lui briser le coeur.
 
 
 
 
Voilà une série dont le premier tome m'avait plutôt plu. Je lui avais trouvé des défauts comme c'est souvent le cas dans les romans YA/jeunesse. Une fois de plus la lecture ici fut sympathique mais pas mémorable.
Un livre qui détend mais qui ne marque pas le lecteur. Du moins, pas dans mon cas. Attention au spoiler !

Du style de l'auteur je l'ai trouvé similaire au premier opus.  Fluide, simple à lire et à comprendre, quoiqu'un peu trop axé jeunesse et cela se ressent au niveau des dialogues qui sont très simplistes ou dans les descriptions peu recherchées pour que l'on puisse visualiser le minimum à chaque fois. 

L'histoire de ce second tome m'a un peu déçue dans le sens où j'attendais un peu d'action et je n'en ai eu que très peu. Ici on va suivre l'apprentissage de Laurel dans le monde des fées avec la découverte de l'académie d'Avalon où Laurel va découvrir comment se déroule la vie des fées ainsi que leurs différentes classes sociales. Pendant une bonne partie du roman le tout est plat et assez ennuyeux puisqu'on suit Laurel à travers cette découverte des moeurs des fées et j'attendais un peu d'action ne serait-ce qu'avec Mara, cette fée qui semble fâchée contre notre héroïne, mais à part quelques créations de potions par-ci par-là, il n'y a rien. Et c'est dommage parce que du coup tout l'intérêt que je portais à la série a disparu tant je me suis ennuyée. Non pas que leur vie ne soit pas intéressante, loin de là mais tout est tellement bien organisé, tellement prévisible que le lecteur n'y voit pas d'intérêt à parler des études de Laurel au pays des fées pendant plus de 100 pages. 
Ensuite on revient au pays des humains avec notre héroïne ou pendant encore 100 nouvelles pages, il ne se passe rien si ce n'est le fait que Laurel endort son père avec une mauvaise recette et qu'elle apprend que son amie a un petit-ami. Et c'est là que je me suis rendue compte à quel point ce roman est jeunesse puisque tout ça m'a semblé d'un ennui morte. Pourtant j'apprécie plus ou moins cette série. Ya un sacré potentiel mais l'auteur tourne trop autour des choses futiles et banales ou des histoires d'amour et ne se focalise pas assez à mon goût sur l'action et tout ce qu'elle pourrait mettre en place avec un tel univers. 
Bon j'avoue que l'arrivée de Klea tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, mais elle apporte une touche de renouveau et permet de rebooster un peu le roman quant à savoir quel est son réel objectif. 
L'autre point qui m'a gênée c'est le fait que Laurel ne sache pas vers quel garçon se tourner. Elle joue un peu avec eux et ne semble même pas se soucier du mal qu'elle leur cause. Forcément cela donne des scènes très niaises et qui tombe dans la mièvrerie, comme ce passage ou Tam embrasse Laurel contre son gré devant David. Bon bah forcément fallait s'y attendre je pense étant donné tout ce que subit le pauvre Tam et à voir comment Laurel le trimballe dans tout Avalon comme s'il était un chien fidèle :/ .
Autre passage qui m'a beaucoup mais alors beaucoup refroidie c'est vers la fin donc je le met en spoiler

Quand Chelsea avoue à Laurel qu'elle sait depuis l'année dernière qu'elle est une fée et qu'une fleur lui pousse dans le dos. Ca tombe comme un cheveu sur la soupe et je trouve dommage de briser ce petit côté de suspens qu'avait le roman quant à savoir si ses proches découvriraient ou non sa véritable nature. Non mais... on apprend que notre meilleure amie est une fée, que sa vie est toujours en danger et la seule chose qu'on en pense c'est "cool, maintenant je vais aussi risquer ma vie! Même si aujourd'hui pour la première fois on m'a pointé un révolver sur le visage." Bon c'est dommage que l'auteur brise un peu la beauté de ce secret en le rendant trop simple à découvrir.

Des personnages je n'ai pas eu de coup de coeur. Laurel m'a beaucoup agacée surtout au niveau de son comportement à Avalon où elle refuse de suivre le protocole, comme si elle avait tous les droits, ce qui n'est pas le cas. Sa manière de rendre fou Tam et David est énervante aussi. Elle jongle de l'un à l'autre presque sans vergogne sauf qu'elle se montre plus familière avec David, son copain officiel.
Les personnages sont crédibles dans le sens où ce sont des ados et qu'ils agissent comme tel même si je trouve que certaines réactions sont... troublantes. Je pense à la mère de Laurel, Sarah qui lorsque sa fille lui demande des plantes pour sauver la vie de son amie, la mère pas vraiment inquiète donne les herbes à sa fille et lui dit " sois prudente". Si ma propre fille vient me trouver parce qu'elle est en danger, je l'accompagne et n'attend pas tranquillement à la maison qu'elle rentre, si elle ne se fait pas tuer!

Bref dans l'ensemble j'aime bien cette série, et c'est peut-être la raison pour laquelle je suis aussi dure avec elle. Elle a du potentiel mais tout est gâché par les histoires d'amour et le manque d'action ou d'événement marquant. Je pense que les auteurs pas convaincu du tout par le premier opus ne le seront pas davantage ici. C'est une série à lire uniquement lorsque l'on veut reposer son esprit et ne pas avoir à réfléchir ^^

Ma note : 3/5

Chronique de louve
 

Démoniaque, tome 2 : L'Appel de l'Ombre de Marjorie M. Liu

Année d'édition : 2012
Edition: j'ai lu
Nombre de pages : 382
Quatrième de couverture :
nom :kiss
Prénom : Maxine
Profession : chasseuse de démon
Signe distinctif : couverte d'une armure de tatouage protecteurs, transmis de mère en fille, et capables de prendre vie.
Mission : Découvrir qui a été assez malin et pervers pour tenter de m'assassiner au moment où je m'y attendais le moins.

Retrouver Maxine m'a fait très plaisir. J'avais été mitigée par le premier tome surtout au niveau du style de l'auteur assez particulier à mon sens. Cette fois-ci la lecture fut plus facile surement parce que je connais déjà l'univers.

Le style donc est assez complexe. Je ne l'ai pas trouvé très fluide dans le sens où il m'est arrivée à plusieurs reprises de relire un passage pour le comprendre. En même temps l'univers est tellement complexe et sombre que je pense que l'auteur n'espère pas être abordable par tout âge. Il faut une certaine maturité pour comprendre certains éléments mais surtout pour adhérer au style particulier de Marjorie. Son style est très imagé, très versé dans le descriptif mais surtout il est rapide et vif et donc hors de question pour le lecteur de poser le roman en plein milieu d'une page parce qu'en le reprenant, il faut revenir en arrière!  On est vraiment loin des romans de bit-lit habituels ou de YA au niveau du style très imagé.

L'histoire m'a davantage plu par rapport au premier tome. Ici on a davantage d'action et de réponses même si j'ai trouvé agaçant ce constat : tous les personnages sont au courant de la nature de Maxine et ils ont tous ou presque les réponses à ses questions, mais aucun ne se donnera la peine de les lui fournir. Du coup en refermant ce second tome, j'étais toujours aussi perturbée par bon nombre d'interrogations. Ici Maxine va lutter contre  le Roi des Aulnes un démon singulier et fou dangereux qui ne cessera de la malmener elle et ses proches. On en apprend davantage sur certains mondes parallèles même si les nombreux voyages dans le temps de Maxine sont à mes yeux perturbants. Elle se retrouve en Chine, à Toronto en un claquement de doigts et j'ai eu du mal à comprendre ce procédé qui consiste à faire voyager les gens par la pensée la concernant elle ou Jacques, son grand père. 
Ses démons qui la protègent sont toujours aussi attachants et vont une fois de plus montrer à quel point sans eux, Maxine serait faible et facile à éliminer.
Dans ce second opus il est davantage question du passé de Grant lorsqu'un prêtre se présente à lui lui demandant de le suivre en Chine là où un vieil ami a besoin de son aide. Forcément, après la tentative d'assassinat de Maxine au moment où elle est la plus faible ( lorsque l'aube se lève et que ses démons se transforment en tatouage) on se doute que cette histoire ne finira pas bien! Grâce à cela, Grant pourra découvrir sa véritable nature et pourquoi on l'appelle "le porteur de lumière".
De plus ici on en apprend davantage sur le rôle de Maxine et de Grant et on apprend d'ailleurs que sans eux, le voile de la prison serait brisé ce qui permettrait aux démons d'envahir la terre!
J'ai donc dans l'ensemble grandement apprécié ce second tome parce que l'univers est complexe, immense, travaillé et très bien construit. Les intrigues qui se passent sous nos yeux ne le sont pas sans raison. Chaque personnage est lié à un autre et dans un but précis. Je pense qu'avec Démoniaque il ne faut pas s'attendre à X scènes érotiques et à des choses simples. Non. L'auteur nous propose un monde très sombre, parfois gore et cruel. Un cauchemar en somme mais tellement maîtrisé qu'on ne peut qu'apprécier.

Des personnages j'adore Maxine et ses démons. Leur relation est belle et attachante malgré l'apparence repoussante des démons qui sont à la fois doux et tendres et à la fois violents et sanglants. Ils savent faire la part des choses et ne feront jamais de mal à l'un des proches de Maxine. Quand à elle, j'ai apprécié d'en apprendre plus sur elle et sur cette créature troublante qui sommeille au fond de son âme, détruisant tout sur son passage lorsqu'elle est libérée. 
Grant est lui aussi tellement doux et affectueux malgré tout ce qu'il va endurer! On en apprend beaucoup sur lui et ça c'est une chose que j'ai adoré! Grant, le dernier de sa lignée et l'amant de la chasseuse. Un couple atypique donc!
Marie et Byron sont encore présent. Mais l'auteur ne les laisse pas de côté et leur donne à tous deux un rôle important et une touche de mystère. 

En bref, Marjorie M.Liu nous offre une fois de plus un roman complexe et à ne pas mettre entre toutes les mains. Ici point de vampires mais un loup-garou différent de ce que l'on trouve dans la littérature actuelle et des zombies par dizaines, bien que même ici les zombies ne sont pas ces êtres avides de cerveaux! J'ai davantage accroché avec ce second tome parce qu'on en apprend davantage je pense sur les protagonistes et que l'univers m'était familier!
 
Ma note : 3/5

Chronique de Louve

vendredi 20 juillet 2012

Chronique de la mort blanche, tome 1 : Avant les ténèbres de Nicolas Cluzeau

Année d'édition : 2011
Edition: l'archipel
Nombre de pages : 293
Quatrième de couverture :
Un étrange épidémie ravage les Franges féeriques d'Orlandie, décimant les druides et magiciens, garants de la liberté de l'île. Profitant de la vacance du pouvoir, Endrew, fils d'un seigneur maudit, se proclame Haut roi. Les Marches méridionales refusent son autorité. Toute la région est alors entraînée dans une sanglante guerre civile.
Arline et Sean, deux jeunes sorciers secondés par un puissant troll, tentent de trouver le remède qu mal qui anéantit leurs congénères. Guidés par Lorcan, limier des Marches du Sud, ils vont atteindre la Tour d’Émeraude.
L'antique citadelle voilée de mystère pourrait bien détenir les réponses qu'ils cherchent désespérément. A condition d'en décrypter au plus vite les arcanes. Car, dans ces ténèbres qui souillent la magie et rongent le cœur des êtres, l'espoir se meurt peu à peu
 

Les chroniques de la mort blanche fut une lecture vraiment agréable. Peut-être un peu complexe à certain moment et donc le conseiller à partir de 13 ans me paraît un peu juste. La couverture m'a bien plu parce qu'elle est bien dans l'ambiance du roman et on y retrouve Arline, son corbeau et renard et au fond le tour d'émeraude.

Le style de Nicolas Cluzeau est fluide, la lecture est très agréable, ça se boit comme du petit lait. Pas de phrases à tournures lourdes ou complexes qui va nous demander de relire celle-ci plusieurs fois. Une maîtrise quasi parfaite des dialogues mais j'ai trouvé parfois certaines scènes d'actions un peu brouillon comme la petite guerre navale qui a lieu dans le roman. Autrement le roman se lit très vite, le petit lexique à la fin nous permet de nous y référer si on est perturbé par l'un des terme de Nicolas Cluzeau et de son univers. D'ailleurs pour un premier tome je trouve qu'on entre assez vite dans le vif du sujet et ça m'a beaucoup plu puisqu'on a pas à engloutir trente six mille informations d'un coup. Non, l'auteur les a dosé petit à petit pour qu'on parvienne à les comprendre dès la première fois.

L'histoire m'a beaucoup plu. Pour un premier tome, il y a déjà pas mal de combats, d'actions, une guerre qui éclate, des morts, de la magie, de l'amour aussi. Bref un tas d'ingrédients qui donne un mélange agréable et doux à la lecture. On est pas vraiment dans la fantasy prophétie puisqu'il ici en fait c'est une étrange maladie qui va être la cause de tous les bouleversements. Une maladie qui ne s'attaque qu'aux mages et créatures magiques, ainsi l'équilibre de l'univers va être bouleversé justement si tout être pratiquant ou vivant de magie venait à disparaître.
Ce premier tome nous permet de suivre trois grands axes. Le premier c'est la recherche de la cause de cette maladie par un duo de magicien, un limier, un troll et deux animaux. Très vite cette équipe va s'avérer importante et va s'agrandir de deux nouveaux membres dont l'un des deux m'a captivée et je pense que c'est normal vu sa nature et sa physionomie.
Le deuxième axe nous permet de découvrir un jeune homme ambitieux, Endrew, qui va se proclamer Haut Roi pour débuter une guerre contre le peuple magique et ceux qui y sont rattachés. Cette guerre qui débute par une bataille navale m'a vraiment plu même si j'ai trouvé ce combat de bateaux un poil brouillon et que j'ai eu du mal à vraiment m'y accrocher.
Et ensuite le dernier axe vise un protagoniste du nom de Deirdre qui va se révéler être une adversaire de taille contre Endrew.

Le tout est bien construit, l'histoire est captivante et on suit avec intérêt chacun de ces axes ou groupe dans le but de voir qui aura le fin mot. Et c'est là où l'auteur réussit puisqu'une fois le premier tome terminé, on ne peut que se jeter sur le second qui on l'espère apporte son lot de réponses et de rebondissement. D'ailleurs j'ai vraiment apprécié le bestiaire présent pour ce premier tome. Des hommes-loups, des fauves, des trolls, des magiciens, des oiseaux de feu, des homoncules, un peuple de félins, des faunes... bref un tas de créatures diverses pour un premier tome c'est souvent un pari risqué. Mais ici le tout est utilisé de manière réfléchit donc forcément on est pas gêné de découvrir autant de créature lors d'une première lecture.

Des personnages j'ai trouvé qu'ils avaient tous un petit quelque chose de particulier.Un énorme grain de folie pour Endrew ainsi qu'une ambition démesurée, du courage pour Lorcan, de la détermination pour Parshah qui est mon personnage coup de coeur. Tellement courageuse et imprudente en même temps! Tellement féline!

En bref, ce fut une lecture agréable et je recommande ce premier tome à tout les novices en fantasy mais aussi auprès des adeptes parce qu'ils trouveront ici un roman bien mené et avec une panoplie de personnages différents et intrigants. Une bonne lecture!

Ma note : 4/5

Chronique de Louve 

Nephilim, Intégrale 1: Les Déchus de Fabien Clavel

Année d'édition : 2012
Edition: Mnémos
Nombre de pages : 377
Quatrième de couverture :
Ils sont sept Nephilim à arpenter la Terre depuis l'aube de l'humanité, formant
la fraternité de l’Hepta. Immortels, ils sont liés aux cinq éléments : l’eau, l’air, la terre, le feu et la lune. Déchus, ils recherchent leur savoir perdu et poursuivent une quête mythique, l’Agartha.
Traqués, ils fuient ceux qui veulent les détruire, les Rose+Croix.

Dans ce premier tome réunissant Le Syndrome Eurydice et Anonymus, Fabien Clavel narre le destin d’une poignée de ces Immortels. À Paris, Jennifer, étudiante à la Sorbonne, sombre lentement dans la folie et la paranoïa alors qu’à Budapest, des jeunes femmes au corps atrocement mutilé sont retrouvées dans le parc Varosliget. La glaciale Ezechiel, inspecteur de police chargée de l’enquête, ne peut croire que ces meurtres sont l’oeuvre d’Azarian, sulfureux chanteur de metal en tournée en Hongrie. Pourtant, tous les indices portent à croire qu’il y est lié.
Des sous-sols du métro parisien aux rues enneigées de Budapest, de vieux amis se retrouvent,
des forces nouvelles s’éveillent, mais l’ennemi est déjà à l’affût. Et la grande chasse ne fait que commencer !


Je remercie le forum Mort Sûre et les Editions Mnémos pour ce partenariat.

Quand j’ai reçu ce livre, ce que j’ai tout de suite apprécié c’est le livre en lui-même ! La jaquette est magnifique, c’est très agréable d’avoir entre les mains un livre aussi bien fini ! J’avais déjà eu l’occasion d’avoir un livre de cette maison d’édition : « petites morts » ce livre-là aussi était très beau !! Bon assez parlé esthétique maintenant l’histoire :

J’aurais du mal à faire un résumé de ce livre car il est partagé en deux « parties », et même si les deux parties se rejoignent car les personnages que l’on découvre sont tous reliés par un passé commun j’ai trouvé qu’il y avait une vraie différence. Autant dans le rythme de l’histoire que dans les personnages. J’ai eu d’ailleurs un peu de mal à m’adapter à ce changement d’autant plus que j’ai adoré la première partie ^^.

Dans ce livre il est question donc question de Nephilim, personnellement j’avais déjà vu dans un autre livre l’utilisation de ces « êtres » si je peux dire, mais ce livre m’a vraiment permis de mieux comprendre ce qu’ils sont , des « êtres » qui pour vivre doivent prendre possession d’un Homme. Les Nephilim ont évidemment des ennemis, une sorte de secte qui se nomme : Rose Croix.
Tout au long de l’histoire on découvre différents Nephilim, qui ont chacun des aptitudes personnel, qui ont un rapport avec l’élément avec lequel ils sont le plus sensible : l’air, le feu, la terre, l’eau ou la lune.

J’ai lu très facilement cette histoire. J’ai aimé la plume de l’auteur, les descriptions sont justes, les personnages très différents les uns des autres (un peu nombreux pour moi au début mais rien d’insurmontable^^) pour ce qui est du récit je vais séparer les deux parties du roman qui sont à la base deux livres différents et donc je ne peux pas les mettre sur le même tableau.

Le premier, je l’ai dévoré celui-là ! Il n’a fait à mon grand regret qu’un tiers du livre … j’ai adoré le personnage de Jennifer, elle découvre en même temps que nous ce qu’elle est et je trouve que ça la rend très attachante, même si j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec certains côtés de sa personnalité ^^ le Nephilim de cette partie aussi est très attachant et le corps qu’il « habite » m’a vraiment surprise ! Ce qui m’a surtout plue c’est qu'ici il y a de l’action assez rapidement, et aussi beaucoup de découverte donc je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer !

Pour le deuxième, j’ai eu beaucoup plus de mal ici. Déjà parce que cette partie est plus dans le genre policier comparée au premier et je ne suis pas une grande fan du genre, je préfère largement l’action aux enquêtes et ici il y a beaucoup d’enquêtes ^^ mais la partie « magique » et bien exploité ce qui m’a aidé pour apprécier aussi ce récit-là. Mais je me suis malgré fait prendre au jeu de vouloir savoir qui été l’assassin : homme ou immortel ? Le deuxième point qui est moins « facile » par rapport au premier ce sont les personnages, ici les Nephilim sont plus « froids » je n’ai pas réussi à m’attacher autant aux personnages, les deux principaux sont pour l’un très sombre au point que tout au long de ma lecture je ne savais pas si c’était un « gentil » ou un « méchant » (pour caricaturer) pour la deuxième ce n’est pas pareil mais elle m’a donnée l’impression d’un manque de sensibilité qui m’a gêné mais qui est dans un sens normal car en ayant vécu des milliers d’années on doit devenir « insensible » au traqua humain.


Bon j’ai déjà pas mal papoté donc je vais conclure, ça a été pour moi une très belle découverte ! Une histoire qui m’a paru « crédible » autant que peut l’être un roman fantastique.
Je ne pense pas que je l’aurais acheté de moi-même car ce n’est pas mon genre de prédilection ^^ et donc je suis très contente d’avoir pu découvrir ce livre qui mélange plusieurs genres de façon cohérente. Le seul bémol que je mettrais c’est pour le changement si « violent » entre les deux premières parties. J’espère que dans les prochains tomes les personnages se réuniront !
Donc avis aux amateurs de magie, de policier, de quête, d’action, … ! Ce livre est fait pour vous !
Chronique de Zebuline

Les Cités des Anciens, tome 3 : La Fureur du fleuve de Robin Hobb

Année d'édition : 2012
Edition: j'ai lu
Nombre de pages : 398
Quatrième de couverture :
Dans ce troisième volume, les tensions se nouent et s'accentuent.
Graffe prétend plus que jamais régenter le groupe et se heurte à la révolte de Thymara, qui n'accepte pas qu'on lui dicte sa conduite ; Sédric, après avoir volé le sang du petit dragon cuivré, tombe malade et constate avec effroi d'étranges modifications chez lui ; Leftrin découvre enfin l'agent de son maître-chanteur et se trouve désormais face à un choix terrible ; et Mise doit, elle aussi, décider entre son amour pour le capitaine et sa vie de femme mariée.
Et chacun suit la migration des dragons vers Kelsingra, une cité qui n'existe peut-être pas. Mais, alors que la situation paraît bloquée pour tous, un événement imprévu et catastrophique vient redistribuer toutes les cartes...
 

« La Fureur du Fleuve » est le troisième tome de la série « Les cités des Anciens » de Robin Hobb. Dans ce livre, nous continuons les aventures des gardiens, des dragons, de l’équipage du Mataf et d’Alise. Chacun vaque à ses occupations habituelles sans se douter qu’il y a tout un tas d’affaires cachées au sein même de ce groupe qui paraissait si uni. Sédric continue son trafic, ce qui lui joue des tours. Le capitaine Leftrin quant à lui découvre qu’un membre de son équipage tient à le faire chanter et doit faire des choix par amour et par fierté et Alise quant à elle s’émancipe toujours plus, étant sur la bonne voie pour devenir une aventurière. Quand l’univers des eaux acides joue des tours à nos protagonistes, l’histoire peut continuer …

Ce tome est sans conteste la continuité de cette série que j’adore. L’ambiance reste la même : des lieux inaccueillants et pourtant une intrigue complexe qui vous tiens en haleine sans pour autant multiplier les actions, avec Robin Hobb, tout est dans la finesse des complots, des non-dits et des pensées des personnages quand ils se retrouvent face à eux même et à leurs choix.

Comme je l’avais certainement déjà dit dans l’un de mes précédents avis sur les autres tomes, les personnages sont vraiment l’atout de cette série. Leur évolution au fil des tomes est flagrante mais tout reste très naturel et possible car les changements s’opèrent au fil des pages et selon les péripéties auxquelles ceux-ci sont confrontés

Dans ce tome, j’ai apprécié de retrouver l’Alise simple et un peu naïve des autres livres, mais surtout son évolution. Elle devient une battante et une « presque » vraie aventurière. Je trouve son évolution judicieuse car Alise n’en devient que plus attachante.

Ensuite, j’ai retrouvé un certain attachement à Sédric, perdus dans le tome deux à cause de ses actes que je ne cautionnais pas. A présent, même si je ne réussis toujours pas à le porter dans mon cœur, je me rends compte que ce tome et surtout la fin lui rend un peu de son allure.

En ce qui concerne les gardiens, leurs personnalités mais surtout leurs mœurs évoluent et ce aux dépend de Thymara qui perd ses repères. Elle ne sait pas si elle doit continuer à vivre avec les lois qui lui ont été apprises à sa naissance ou si elle doit, comme les autres, revendiquer ses droits en tant qu’humaine.

Le style de l’auteure est toujours aussi prenant et envoutant, ce n’est pourtant pas un petit livre et je n’ai pas pour habitude de lire vite et pourtant je l’ai dévoré en très peu de temps. Je suis encore une fois émerveillée par cette prestance de l’auteur dans les mots qu’elle utilise. Tout est fluide et tellement naturel qu’on ne voit pas les pages défiler, je crois que c’est l’atout le plus envoutant de ce livre et de cette auteure.

La fin de ce tome annonce de grands changements pour les suivants car la situation est modifiée du tout au tout, suite à un grand bouleversement. Le suspense de cette fin était tellement insupportable, que j’ai finis les 150 dernières pages du roman d’une traite, sans pouvoir m’arrêter. C’est sans contexte les pages que j’ai le plus appréciées de ce tome même si elles m’ont laissé entrevoir un léger défaut à ce tome : en effet, bien que pleine de rebondissements, cette fin m’a laissée sur ma faim ! C’est pourquoi j’attends le prochain tome avec une impatience que je peux difficilement cacher.

Pour conclure, c’est avec bonheur que j’ai retrouvé l’équipée de ce livre durant ma lecture que j’ai trouvé beaucoup trop courte à mon gout ! Les personnages évoluent, on se rapproche de plus en plus d’eux. Chaque action à son importance dans ce roman et tout est lié avec merveille. La fin me laisse un gout de trop peu, j’en aurais voulu encore plus mais pour cela il me suffit juste d’attendre le prochain tome. Inutile de préciser que mon coup de cœur pour cette série a continué avec ce tome !

Chronique d'Esmeria

Le dernier homme bon de A. J. Kazinski

Année d'édition : 2012
Edition: le livre de poche
Nombre de pages : 718
Quatrième de couverture :
Un tueur sévit à travers le monde, avec des cibles pour le moins singulières : médecins, militants des droits de l'homme, avocats, qui, tous, œuvrent pour le bien. Sur le dos de ces « hommes bons », d’étranges brûlures… Deux policiers, l’un danois, l’autre italien enquêtent sur ces meurtres, épaulés par une astrophysicienne, Hannah. Niels Bentzon et Tommaso di Barbara vont tout tenter pour retrouver les prochaines victimes et les protéger. Venise ou Copenhague, où aura lieu le prochain drame ? Personne ne prend au sérieux ces personnages un brin fêlés, dont la quête semble perdue d'avance... Une intrigue éblouissante qui mêle religion, ésotérisme et science, et un dénouement à couper le souffle !

 

Comment parler de ce livre sans dire à quoi j'ai pensé avant de le lire? Le résumé me faisait penser au Da Vinci Code quand j'ai lu qu'on allait avoir à faire avec le judaïsme. Je me suis donc attendue à tout sauf à ce que j'ai lu. Bien sûr, il s'agit d'un thriller et le résumé est pourtant clair mais comme souvent je me faisais une autre idée de ce livre.

Le livre est découpé en trois parties et se déroule en alternance entre Venise et Copenhague, là où vivent les deux hommes qui vont enquêter sur ces meurtres. Ils seront aidés par une scientifique. J'ai beaucoup aimé ces trois personnages avec une petite préférence pour le personnage féminin.

Dès les premières pages, j'ai été plongée dans l'histoire et dans l'ambiance: noire, malsaine, énigmatique, dérangeante. Le style des auteurs, puisqu'A.J Kazinski est un pseudonyme inventé par deux écrivains, donne une impression de découpage cinématographique avec des petites scènes qui permettent au lecteur de s'y croire. Dès le début le ton est donné avec le meurtre d'un moine tibétain. Ce qui m'a pourtant gêné par la suite c'est que pendant près de deux cent pages on a énormément de mal à savoir où ils veulent en venir. A tel point que lorsque sur la presque fin on nous reparle du concept de mort imminente on se demande pendant une ou deux minutes ce que ça vient faire au milieu de cette enquête... Et puis, on se souvient et c'est là que ça cloche...Quel rapport avec ce qu'on a lu jusque là? J'avoue encore me poser la question... Sans compter que j'ai refermé le livre en n'y comprenant absolument rien. J'ai même eu l'impression que la fin avait été bâclée.

Pourtant j'ai beaucoup aimé ce livre. J'ai trouvé que les auteurs étaient extrêmement sérieux dans leurs démarches: les rebondissements sont inattendus et terriblement bien amenés;ils se sont vraiment bien documentés sur le monde géopolitique actuelle, les peuples du Moyen-Orient, le terrorisme, Internet, la Police, la religion juive etc. Grâce aux auteurs, j'ai aussi réussi à me mettre dans la tête de chacun de leurs personnages et imaginer ce qu'ils pouvaient ressentir. Mais ça ne suffit pas à me rappeler que malgré les courts chapitres, je n'ai pas vraiment retrouvé le genre que j'étais censé lire. Le dernier homme bon n'est selon moi pas vraiment un thriller; cependant je ne saurais dire dans quel genre le classer.

Vous l'aurez compris, pour moi, ce livre est un ovni. Mon avis est vraiment en demi-teinte. Je n'ai pas détesté ce livre parce que ce serait mentir, j'ai passé un très bon moment mais je lui trouve quelques défauts. Je rajouterais qu'il y a un détail qui m'a gêné: le traducteur n'a pas traduit les dialogues en anglais. Cela ne m'a pas gêné puisque je suis anglophone mais je pense aux gens qui ne le sont pas et ça peut agacer...

Je remercie donc Le livre de poche et Louve du forum Mort sûre pour ce superbe partenariat qui m'a permis de découvrir ce livre.

Ma note:
4/5

Chronique de Sassa