mercredi 21 mai 2014

Dark-Side, Asylum Vampire livre 2 de Nathy

Année d'édition : 2014
Edition : Lune écarlate
Nombre de pages : 314
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Cathal a été condamné par le Conseil des Ichoriens et se voit emmener dans les geôles de celui-ci. Pendant son incarcération la vie continue aussi bien pour Nelly que pour les ennemis du chevalier-vampire.
Mais qui donc est réellement Adrien ? Et qui manipule dans l'ombre ? Cathal n'est pas au bout de ses surprises. Les événements l'amènent à remettre bon nombre de choses en question, même certaines amitiés vieilles de plusieurs siècles.

Un second tome où le visage d'une certaine secte vampirique se précise et soulève de nouvelles questions. Un second livre de transition vers un troisième qui s'annoncera plus sanglant et révélera des personnalités inattendues.

Merci au forum Mort-sûre et aux éditions de La Lune Ecarlate pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir la suite de l’histoire entre Cathal et Nelly. J’ai beaucoup aimé cette lecture, mais je dois avouer que ce second tome m’a un peu moins emballé que le premier. En effet, je m’attendais à beaucoup d’action mais la romance est parfois un peu trop mise en avant à mon goût. L’intrigue principale reste cependant très prenante et j’ai été surprise jusque dans les dernières pages.

Dès le départ, j’ai adoré me retrouver dans la vie quotidienne du Prince Edern, personnage de caractère et dirigeant des vampires. En apparence il paraît inébranlable mais la narration de son point de vue permet de faire la connaissance de ses peurs et ses faiblesses. Dommage que Nelly et Cathal reprenne la narration aussi rapidement :)

Pour ce qui en est de nos héros, ils restent fidèles à eux même… Parfois touchants, parfois insupportables. Mais quoi de plus normal dans une relation entre humaine et vampire ? D’autant plus que ces deux-là ont vraiment de sales caractères. Du coup leurs « Je t’aime, moi non plus » ont fini par me lasser et j’aurais préféré que la chasse au traître prenne plus d’importance que leur différence d’avis sur les questions de sécurité.

Le style de l’auteur est toujours aussi fluide, accrocheur et agréable à lire. Les pages défilent très très vite. Et encore plus quand je me suis retrouvée dans l’antre du « Monstre » qui vient perturber la sécurité du secret qui entoure l’existence des vampires.

J’ai hâte de lire la suite me donnera certainement satisfaction en terme de combat et d’action.

Chronique de yezahel

Douce nuit, maudite nuit de Seth Grahame-Smith

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Détournement de la naissance de Jésus dans lequel les rois mages sont des criminels en fuite trouvant refuge chez Marie et Joseph, eux aussi recherchés. Les deux groupes décident de s'unir pour optimiser leurs chances d'atteindre les frontières d'Egypte. 








J’avais un peu peur de lire ce livre, car je n’y connais vraiment rien à la religion et je me demandais si j’allais aimer. Mais vu la collection Nouveaux Millénaires et l’auteur, je me suis dis pourquoi pas. Me voici donc plonger dans un monde totalement inconnu, j’ai donc pris le livre comme un roman d’aventure/fantasy. Je remercie les éditions J’ai lu et le forum Mort Sure de m’avoir permis de le lire.

L’auteur est celui qui avait écrit Orgueil et préjugés et Zombies ainsi que Abraham Lincoln, chasseur de vampires. Donc deux livres historiques avec des petits changements, je m’attendais donc à en retrouver dans Douce nuit maudite nuit. Malheureusement pour moi je ne connais pas tout ce qui touche à la religion même si certains aspects m’ont interpelé. Quoi qu’il en soit, je félicite l’auteur d’avoir tenté d’écrire un roman la dessus et de mettre une petite touche humoristique et d’aventure. Au niveau de l’écriture, le roman se lit vraiment très bien même si j’ai trouvé les deux premiers chapitres très longs car il n’y avait presque que des descriptions… Toutes les descriptions à propos des villes me sont passées un peu au dessus.

J’ai vraiment bien aimé l’histoire, le côté aventure, guerre et sanglant que l’on peut y trouver. Certains scènes sont plutôt choquantes surtout lorsque l’on voit un bébé se faire tuer et la mère agonisante essayant de le prendre dans ses bras en rampant par terre. Malgré tout, j’aime quand les scènes de ce style, cela fait beaucoup plus réel et nous sommes plus plongés dans l’histoire même si cela peut dégouter parfois. Au niveau de la religion, nous retrouvons bien la grange avec la naissance du bébé, j’ai d’ailleurs bien aimé ce moment, bien évidemment l’auteur n’a pas oublié les chèvres… Par contre, les rois mages sont différents car se sont des bandits, malgré tout ils font tout pour aider Joseph et Marie à se rendre en Egypte.

Nous suivons beaucoup plus Balthazar, qui fait son apparition dès le début du livre alors que les deux autres rois mages apparaissent un peu plus tard. Balthazar est un voleur, on en apprend un peu plus sur son enfance durant le roman. C’est l’un des criminels les plus recherchés. On pourrait le penser sans cœur au début, il vole, il ment, il se fout de tout, tant qu’il survit. D’ailleurs lorsqu’il aide Melchior et Gaspard, il préférait ne pas les avoir sur le dos, mais dès qu’il rencontre Joseph et Marie, il se prend d’affection pour eux et souhaite les aider. J’ai trouvé ce personnage très attachant. Mais j’ai aussi été très surprise par Melchior, qui est décrit petit et un peu rond, de plus il n’avait pas l’air très intelligent dès le début, malgré tout il est très impressionnant, il manie très bien les armes, il est très doué.

Bref, j’ai été plutôt surprise, j’avais un peu peur de lire ce roman mais finalement le côté aventure a pris le dessus sur le côté religion. J’ai beaucoup aimé ce livre.

Chronique de Sandra


Carrousel Funeste tome 1 la marque d’Ysengrin de Fenriss

Année d'édition : 2014
Edition : midgard
Nombre de pages : 360
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Paris, de nos jours. Tandis que l’automne fauche ses dernières feuilles, plusieurs destins, apparemment sans liens entre eux, vont pourtant s’entremêler au travers d’une terrible affaire de meurtre de masse. C’est le cas de deux amis accidentellement impliqués dans le massacre, Samuel et Richard, ainsi que du commissaire Franco et de son ami l’inspecteur Markez, deux vieux routards de la Criminelle en charge de l’enquête et complètement dépassés par les évènements. Mais l’affaire affectera également la jeune et rebelle Esperanza, poursuivie pour une raison qu’elle ignore elle-même, sans parler du baron Lupin, le seul d’entre tous qui soit conscient qu’un plan machiavélique est à l’oeuvre et qu’il met en danger le Monde Ordinaire tout autant que celui de l’Agartha, un monde proche du nôtre perdu entre rêve et imaginaire.
Alors que le carrousel funeste se met en branle, qui survivra à la terrible morsure de l’hiver approchant ?


Un roman fantastique plein de référence littéraire et historique et à l’intrigue intelligemment construite.

XXIème siècle, Monde Ordinaire, une soirée au cœur d’un entrepôt isolé, à laquelle Richard et Samuel participent, tourne au carnage meurtrier ; des corps mutilés et démembrés sont retrouvés. Le Commissaire Franco et son adjoint Marquez sont chargés de l’enquête et suivent la piste d’une nouvelle drogue sur le marché. A l’autre bout de la ville, Espéranza, jeune fille mineure fuit son ancien employeur, Alphonso, mafieux funestement menaçant. Autre temps, Monde imaginaire de l’Agartha, l’ombre de l’ancienne grande guerre plane au dessus du Royaume, complots, trahisons et quête de pouvoirs sont devenus monnaie courante. Le roi Masque de Fer entouré de sa garde personnelle les quatre mousquetaires règne en maître depuis la Bastille et combat les Errants, de plus en plus nombreux et symboles d’un sombre présage. Il voue une haine féroce à Arsène Lupin, Baron de la cour des Miracles, ce dernier enquête et est persuadé que quelque chose se trame. Quasimodo, du haut de Notre Dame, est anéantie depuis la mort d’Esméralda. La Dame Blanche aide les pauvres âmes à sombrer sereinement dans leur trépas funeste. Vidocq, quant à lui, enquête pour le compte du roi. Une terrible menace se fait sentir sur les deux mondes, serait-ce le retour d’Ysengrin ?

L’auteur use magistralement de nombreuses références et met en scène un melting pot de personnages connus historiques ou littéraires. C’est intelligemment et judicieusement fait. Il pourrait par ses multiples références perdre son lectorat et pourtant, il nous happe dans une histoire mêlant personnages Ordinaires et imaginaires. Les humains de notre temps, Ordinaires, restent touchants, vrais et bien individualisés, des flics aux mafieux en passant par les gangs de chaude banlieue, certes un brin clichés mais efficaces. Les protagonistes de l’Agartha sont justes superbes, il faut dire aussi que Fenriss soigne ici une base de qualité qu’il transforme à merveille ; Métamorphe, Vampyres ou encore êtres chimériques aux pouvoirs magiques. Ces derniers sont mis en action dans un Paris, tour à tour actuel, contemporain et connu de tous, puis sombre, dangereux et fantastique. Le tout est soigneusement unifié, au fil de la lecture, les liens entre les personnages et les deux mondes se resserrent et s’épaississent pour aboutir à une seule et unique histoire rondement menée.

Cette diversité de personnage et de monde amène l’auteur à passer subtilement d’un genre littéraire à un autre, globalement fantastique, le roman touche au polar et à la fantasy (urbaine) et frôle parfois l’horreur avec de rares scènes sanglantes.

Que dire de plus ? La plume de l’auteur est parfaite de compréhension, la lecture se fait au fil de l’eau sans embûche et est très agréable. L’originalité de Fenriss réside dans son aisance à manier ces personnages cultes superbement détournés et la création d’une atmosphère gothico-fantastique rarement sanglante mais toujours sombre et pesante.

Un roman unique aux personnages originaux et aux clins d’oeil efficaces. Un premier tome prometteur qui mérite amplement d’être lu !

Je remercie Louve du forum Mort Sûre et Les éditions Midgard pour ce superbe partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

Le Domaine de R (Tome 1) de Jacques Sadoul

Année d'édition : 2014
Edition : rivière blanche
Nombre de pages : 452
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
1 - La Passion selon Satan (1960)
2 - Le Jardin de la licorne (1977)
3 - Les Hautes Terres du rêve (1979)
4 - La Mort du héros (1984)

Depuis près de sept siècles, Joachim Lodaüs vit seul dans le manoir du Domaine de R., en compagnie d'Aï-d'Moloch, un chat noir aux yeux de soufre. Vers cette terre maudite, Josette Rueil se sent attirée ! Pourtant elle n'a aucun souvenir de ses visites là-bas. Ses rêves dénudés et bientôt ses terribles cauchemars se chargeront de lui apprendre la vérité des heures vécues auprès du châtelain. L'insoutenable révélation poussera Josette à la mort - à moins qu'il ne s'agisse d'un commencement.…

Pourquoi ce magicien noir, maudit des hommes et des dieux, décide-t-il d'engager Sandra ? Pourquoi invite-t-il au Domaine de R. un amnésique, un simple d'esprit, une pauvresse et un vagabond ? Chaque nuit, Sandra trouve refuge dans cet étrange Monde des Rêves auquel les pouvoirs de Lodaüs lui permettent d'avoir accès, un univers cruel et fantastique dans lequel elle s'éprend du féroce seigneur Tsian-Cheng... Mais, pour Sandra, cela ne vaut-il pas mieux que d'affronter la terrifiante réalité du Domaine de R. ? Quand ses amis, inquiets de sa
disparition, font appel à un occultiste, six princes-démons, à la tête de leurs milices infernales, cernent alors le Domaine...

Dans ce Monde des Rêves, Sigurd le héros a rencontré la nymphe Mylène, qu'on dit dangereuse et douée de pouvoirs magiques. Pourtant, c'est grâce à elle qu'il gagnera le trésor des Nibelungen et délivrera la belle Gudrun...

Tous les ingrédients du roman fantastique se retrouvent dans cette série : Alchimie, quête magique, Nécronomicon, manoir maudit, villes enchantées, sorts et démons. Le Domaine de R., dédié à H.P. Lovecraft, est un monument de l'imaginaire.




Un récit complexe, épique et riche qui contentera certainement pleinement les fanatiques de l’imaginaire pur.

Le Domaine de R tome 1 est un recueil de quatre romans de Jacques Sadoul écrits entre les années 60 et 80. Les trois premiers romans ; La passion selon Satan, Le Jardin de la Licorne et Les Hautes Terres du Rêve sont étroitement liés et appartiennent à une trilogie mêlant monde réelle et monde onirique. Le  quatrième roman, La mort du héros, malgré la présence du monde onirique développé dans la trilogie, est plus indépendant et axé sur le mythe d’un héros nordique.

La trilogie nous conte l’histoire d’un puissant mage maléfique du nom de Joachim Lodaus régnant en maître manipulateur sur le Monde des Rêves et la Terre des réalités. Accompagné d’un chat étrange télépathe, Aï-d’Moloch et vivant au Domaine de R, endroit maudit par les habitants environnants, il manipule les êtres en quête d’immortalité suprême depuis des centaines d’années.

Dans le premier roman, Josette, une humaine de 19 ans, est attirée par ce domaine et habitée de rêves au tendance érotique jusqu’à son suicide soudain. Didier, un ami de Josette cherche à comprendre cette disparition mystérieuse et se retrouve au cœur d’une quête extraordinaire dans le Monde des Rêves en compagnie d’un démon apparaissant sous les traits d’une belle jeune femme, Mylène. A travers ses périples plus dangereux les uns les autres, il rencontre les Hauts Seigneurs du monde onirique, violent et plein de fourberie, régnant par leur richesse et leur cruauté et découvre les divers paysages le constituant.

L’auteur pose son monde en prenant le temps d’un roman entier dense et complexe. Ce premier roman instaure donc le monde créé par l’auteur et les innombrables personnages. Il en est presque indigeste tellement les personnages et les lieux nombreux, et les va et vient entre les rêves et la réalité nous désorientent quelque peu. Il est difficile de s’imprégner aisément de cette histoire, qui semblent parfois décousue et éparpillée. Pourtant, il faut s’accrocher car les deux romans suivants sont plus faciles d’accès et nettement plus appréciables une fois le monde et les personnages assimilés.

Le deuxième roman est plus axé sur la religion et les croyances en générales ; Dieux et Démons sont les principaux sujets et acteurs du Jardin de la Licorne. Joachim Lodaus est toujours le Maître de ce jeu d’échec grandeur nature, il déplace ses pions comme bon lui semble dans un but bien précis. Il engage Sandra, humaine et infirmière trentenaire au Domaine de R pour s’occuper d’un étrange malade, Modeste. La nuit Sandra s’évade dans des songes merveilleux mais aussi dans les tourments du Monde des Rêves. On découvre, à travers ses rêves, davantage ce monde imaginaire avec ces personnages bons et mauvais mais tout aussi indispensables. D’autres personnages du monde réelle font leur apparition et ont leur rôle à jouer dans les sombres desseins du mage noire. L’apothéose de ce récit est la révélation qui attend le lecteur à la fin après une lecture perplexe et méditative sur les croyances multiples.

Le troisième roman conte les aventures oniriques de Sandra qui est entrée, corps et âme, dans le monde des rêves grâce à Lodaus. A l’image de Didier dans la passion selon Satan, nous suivons son voyage court et magique dans les Basses Terres des Rêves, monde innocent et sans danger, créé à l’image des rêves d’enfants. Puis, ennuyée, elle s’aventure au cœur des dangers des Hautes Terres, créées à l’image des rêves d’adultes. L’ombre du magicien semble  présente pour la protéger des périples risqués qu’elle traverse toujours victorieuse. Dans le monde réelle, un homme, professeur de psychologie paranormale, est contacté pour tenter de nuire au Maître. A côté de cela, les démons et leur milice respective se regroupent pour assiéger le Domaine de R.

L’auteur balade encore le lecteur, le perd, joue avec lui, les choses paraissent parfois décousues, sans lien apparent et pourtant ce n’est pas du tout le cas, tout est lié, l’auteur a bien réfléchi aux liens des différentes actions et des différents personnages, chacun a son rôle, chaque acte à son importance, rien n’est fait au hasard ; l’auteur nous surprend par son imagination. Les fins sont plutôt époustouflantes tout en étant évidentes avec un dénouement abouti qui, d’un coup, fluidifie l’ensemble du récit.

La mort du héros est très différent, axé sur un récit fantasy et un mythe nordique. Il nous conte l’histoire d’un héros au funeste destin. Sigurd, prince du royaume du Nord, parcourt les contrées des Hautes Terres en quête de gloires et de richesses. Tous les ingrédients du genre sont réunis ; héros fort et courageux, princesse à sauver, nains à combattre, nymphe, trésors démesurés protégés par un dragon, des grottes aux sombres secrets, des montagnes infranchissables, des îles imprenables et des quêtes incroyables. Le héros est mis en action dans le monde onirique, on y retrouve donc les Hauts Seigneurs, leurs femmes et leurs environnements respectifs. Le monde réelle est ici complètement occulté au profit d’une aventure épique et chevaleresque teintée d’honneur et de trahisons. Personnellement, c’est le roman que j’ai préféré.

L’ensemble de ce premier tome se caractérise par une richesse du genre de l’imaginaire ; beaucoup de fantastique, un peu de fantasy et quelques clins d’oeil à la science – fiction. Entre les légendes et mythes oniriques et les croyances et paganisme du monde réel, il regorge de créatures aussi terrifiantes que féroces, de démons puissants, de sorcier maléfique, de seigneurs cruels, de châteaux aux allures enchantées mais riches d’actes violents, de tortures et de nombreuses morts, sans être sanglant pour autant. Les environnements sont aussi divers que les personnages, des plaines verdoyantes aux montagnes brumeuses accidentées, en passant par des plateaux désertiques pleins de mirages se contrastent aux citadelles crasseuses où le petit peuple est voué à son Seigneur et les femmes seules à l’esclavagisme… Ce recueil fait donc la part belle au fantastique et à l’imaginaire : alchimie, magie noire, démonologie, quêtes héroïques… L’œuvre est, par ailleurs, orné d’un érotisme omniprésent ; des femmes nues, des scènes de sexe suggestives et des paroles masculines parfois avilissantes pour la femme. A ce sujet, celle – ci est relativement maltraitée dans l’ensemble des romans ; viols, tortures, esclavagisme et harem de seigneurs cruels…

L’écriture de l’auteur est riche et complexe, relativement stylisé et reconnaissable, il use d’un vocabulaire ciblé et étoffé qui ne facilite pas toujours la lecture. On sent cependant toute sa passion et ses connaissances pour les récits fantastiques.

Bref, vous l’aurez compris le Domaine de R est un récit très dense qui n’est pas forcément aisé à lire et qui est essentiellement destiné aux fans du genre. Personnellement, passé le premier roman qui m’a paru assez difficile, je me suis plongée avec de plus en plus de plaisir dans les romans suivants. Je retrouverai donc avec grand plaisir ces personnages divers et ce monde aussi magique que cruel dans une suite prochaine.

Je remercie les éditions Rivière Blanche et Louve du forum Mort Sûre pour ce partenariat généreux !


Chronique de Walkyrie

LZR-1143, tome 1 : Contamination de Bryan James

Année d'édition : 2014
Edition : Panini
Nombre de pages : 400
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture :
Ancienne star du cinéma d’action, Mike McKnight est condamné à la réclusion à perpétuité dans un hôpital psychiatrique pour le meurtre de sa femme. Se réveillant un matin dans un asile déserté avec une mémoire plus que défaillante, il comprend qu’une terrible épidémie ravage le pays. Il parvient néanmoins à quitter l’hôpital en compagnie de quelques survivants. À l’extérieur, c’est l’apocalypse : le monde a sombré dans le chaos devant les hordes de morts-vivants. Tout en essayant d’échapper aux survivants et aux zombies, Mike retrouve progressivement la mémoire et la raison pour laquelle il a été enfermé : sa femme, une chercheuse en biochimie qui travaillait sur la réanimation des cellules dans le cadre d’un projet nommé Lazare, était proche du but… Y aurait-il un lien entre ces recherches et la pandémie qui ravage le monde ? Désormais persuadé que sa femme a été éliminée, il part à la recherche de ce qu’elle cherchait à protéger : un moyen de contrer l’épidémie.


Mike est interné dans un hôpital psychiatrique après avoir assassiné sa femme. L'homme qui est un grand acteur reconnu ne se souvient plus des circonstances de ce meurtre et lorsqu'il se réveille un matin et qu'il découvre que l'hôpital est trop silencieux et vide, il comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Faisant face à des fous furieux qui semblent avoir envie de le tuer pour le dévorer, Mike parvient non sans peine à trouver d'autres survivants au sein de l'hôpital. Il va alors cacher son identité pour éviter tout ennui en ayant déjà suffisamment à faire avec les zombies.

Les romans de zombies sont un genre que j'affectionne énormément. Déjà je suis passionnée par ces créatures voraces et laides à faire peur. Du coup, je savais que je passerais un très bon moment. Et je dois bien avouer que je n'ai absolument pas été déçue par le contenu même si au départ il partait sur une intrigue classique et déjà-vu, comme dans bon nombre de romans de zombies.

Bryan James ne nous épargne aucun détail dans son roman. Les scènes sont violentes, gores et sanglantes et parfois même nous font nous sentir mal à l'aise devant certaines séquences (cette femme et son bébé par exemple). J'ai eu la sensation de voir un très bon film de zombies défiler sous les yeux, mais en mieux. Parce que d'un schéma classique et qui n'innove pas, Bryan James nous offre une panoplie de personnages tellement bien ficelée qu'ils ajoutent une dimension crédible au roman et nous le rend accrocheur. Je l'ai dévoré en une nuit, ne pouvant m'arrêter parce que je voulais voir comment tout allait évoluer.

La première partie qui se déroule dans l'hôpital psychiatrique m'a un peu fait penser à walking dead par bien des côtés sans pour autant n'être qu'une copie. Mike n'a rien à envier aux héros de films ou romans de zombies. Cet acteur de films d'action va même nous offrir des répliques qui sont de véritables pépites. Il tente d'avoir toujours le mot pour rire et de retrouver la mémoire pour comprendre pourquoi il a tué sa femme, cette scientifique dont il était amoureux. Si j'avoue avoir très tôt compris le rôle de sa femme dans le déroulement des événements, cela ne m'a pas pour autant gênée puisque je me régalais vraiment. Zombies voraces et persévérants, humains fous à lier, trahisons... Bryan James nous offre là son lot de moments forts et qui en fait un roman quasi parfait.

Je disais plus haut que les ficelles de l'intrigue étaient prévisibles et c'est vrai pourtant malgré ce point négatif à mes yeux, j'ai quand même adoré ma lecture du début à la fin parce que c'est addictif comme pas possible ! De toute façon, difficile de faire de l'innovation au niveau du thème des zombies, peu s'y risque et ils ont bien raison. Mieux vaut un livre qui n'a rien de bien nouveau, mais qui se lit d'une traite et où on ne boude pas son plaisir de voir autant de tripes et de chair morte, plutôt qu'un roman qui se voudra différent et qui ne fonctionnera pas. Le final de ce premier opus donne envie de très vite sauter sur le tome 2 à paraître en juillet ! N'hésitez pas, foncez !

Chronique de Louve

jeudi 15 mai 2014

Les Élus, tome 1 : Protégée des Anges de Inès L.B.

Année d'édition : 2014
Edition : Editions Inès L.B.
Nombre de pages : 261
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Eileen a quinze ans. Avec sa meilleure amie, Awen, elle va entrer en Seconde. Elle va découvrir un nouveau lycée, de nouveaux professeurs, de nouveaux camarades, et cette rentrée pourrait lui réserver bien des surprises: des pouvoirs surnaturels, des révélations étonnantes, mais surtout une rencontre avec un ange, un vrai. Ange est un garçon brun aux yeux verts, et toutes les filles du lycée sont à ses pieds. Eileen va devoir lutter contre elle-même pour ne pas tomber dans ses bras, mais il est tellement imprévisible qu'elle ne veut pas prendre le risque de gâcher leur belle amitié. Pourtant il est si gentil avec elle, si attentionné... Mais que lui veut-il? Pourquoi est-il si protecteur avec elle? Eileen le découvrira à ses dépens..


Lorsque j’ai pris connaissance de ce roman, j’ai trouvé la couverture vraiment magnifique, très simple et pourtant si pure, et lorsque j’ai lu le résumé il m’a tout de suite intrigué.

Eileen est une adolescente de 15 ans. Avec sa meilleure amie Awen, elle va rentrer en classe de Seconde dans un nouveau lycée, elle va entamer une nouvelle partie de sa vie.
Les deux jeunes filles possèdent un don en commun, celui de parler aux objets. Et leur préoccupation commune comme beaucoup de jeunes filles de leur âge ce sont les garçons. Entre le beau jeune homme aux yeux verts, Ange, et Kenelm le garçon de sa classe, Eileen ne sait plus où donner de la tête. Ainsi, sa première année au lycée sera très mouvementée.

En résumé, c’est pour moi c’est un véritable coup de cœur, j’ai adoré ce livre. Je suis peut-être un peu fleur bleue, mais j’ai adoré cette histoire d’amour impossible entre une humaine et un être surnaturel, un peu à la manière de Twilight.

La plume d’Inès L.B est vraiment très belle et très agréable à lire, ce fut un véritable Page-Turner pour ma part.

Les personnages, qu’ils soient primaires ou secondaires, sont vraiment très bien travaillés, ils en sont d’autant plus attachants car ils ont chacun leur propre caractère, ce qui rend l’histoire presque réel.

J’ai d’autant plus apprécié Eileen qui est une jeune fille posée, calme contrairement à sa meilleure amie Awen qui est l’opposé d’elle. Malgré son jeune âge j’ai su m’identifier à elle. N’oublions pas non plus le personnage masculin le plus important de ce livre, Ange, un véritable ange aux yeux charmeurs. C’est un personnage très mystérieux, intriguant, voire parfait, un personnage dont on attend l’apparition à chaque instant tellement il est addictif.

Il n’y a pas vraiment d’intrigue dans ce roman, ce qui a primé pour moi ce sont les émotions, qui sont très bien exprimées et sont communicatives. J’ai d’autant plus apprécié les passages ou Eileen utilise son don de parler aux objets, c’était plutôt marrant.

De plus, l’auteur étant originaire de la Bretagne, nous avons le droit à une petite visite guidée de la Bretagne, de son climat, etc. C’est ce qui fait aussi la particularité d’un roman.

En résumé, c’est une très belle histoire fantastique, un premier tome très prometteur que l’auteur a su rendre très original malgré l’inspiration de Twilight. Je pense que l’auteur et ce roman méritent vraiment d’être connus car il y a dans cette écriture un véritable potentiel. J’ai cru voir quelque part que ce serait une trilogie (un tome pour chaque année de lycée) et je compte bien lire la suite des aventures d’Eileen ! Et je vous conseille de vous lancer si ce n’est pas déjà fait.

Un énorme merci à l’auteur et au Forum Mort Sure pour m’avoir permis de faire cette découverte dont je n’aurais peut-être pas eu connaissance toute seule.

Chronique de Babynoux

Sam Capra, Tome 2 : Last minute de Jeff Abbott

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 509
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Ex-agent de la CIA. Sam Capra voit sa vie basculer le jour où le cartel des Cinq Soleils kidnappe son fils. En monnaie d'échange, Sam doit éliminer un étudiant et un hacker qui possèdent des informations plus que compromettantes sur le cartel. Une vie contre deux... Les heures lui sont comptées. Aidé d'une jeune ingénieur en informatique dont la fille a aussi disparu, Sam se lance dans un contre-la-montre impitoyable. Lorsque Mila, bien connue de Sam, intervient dans cette traque, les menaces se multiplient. Qui sont les mystérieux individus qui ont mis à prix la tête de Mila ? En saurait-elle plus qu'il n'y paraît ? Sam n'a pas le choix, le temps presse, la vie de son fils est en jeu.


C’est avec une grande joie que j’ai accepté la proposition de Louve du Forum Mort Sure et des Éditions J’ai Lu de lire ce deuxième volet des aventures de Sam Capra et je les en remercie grandement.

Dans ce second opus, Sam Capra va tout mettre en œuvre pour retrouver son fils Daniel et le libérer de l’organisation criminelle internationale Neuf Soleils. Soutenu par Mila, il mettra tout en œuvre pour arriver au bout d’une mission impossible pour récupérer son fils vivant. Pour récupérer son fils, Sam Capra doit tuer un homme en cavale…

Tout comme dans le premier volet de ses aventures, nous sommes directement entrainés dans une course contre la montre dirigée par Sam Capra pour retrouver un membre de sa famille.
Ce second volet m’a beaucoup fait pensé au premier tome, on retrouve un peu la même structure de roman, le même suspense, la même intrigue, etc  mais ça ne m’a pas déplu. En temps normal je n’aurais pas aimé car on peut penser à une répétition du premier tome, pourtant ici ce fut un plaisir de me replonger dans les aventures de Sam.

Dans ce second tome nous voyageons aux États-Unis entre Las Vegas et New York et j’ai beaucoup apprécié cette découverte géographique.

Encore une fois, les personnages décrits par Jeff Abbott sont très bien travaillés, on en apprend d’avantage sur l’histoire que dans le premier tome, notamment sur les secrets de la CIA, la passé de Mila, le personnage qui va aider Sam Capra et l’organisation dont elle fait partie.

Il y a beaucoup d’éléments supplémentaires dans ce deuxième roman, ce qui fait que comme pour le premier tome nous ne pouvons pas le lâcher avant d’avoir fini. Le suspense est toujours aussi  haletant. Ça reste vraiment un très bon thriller dont je lirais le troisième volet assurément ! (Et je vous conseille de faire de même !)

Chronique de Babynoux
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