dimanche 24 avril 2016

Stardust de Neil Gaiman

Année d'édition : 2016
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 221
Public visé : Adulte & Young Adult
Quatrième de couverture :
D'un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d'une calme forêt anglaise. De l'autre, le Pays des Fées, univers d'enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Entre les deux, il y a le mur, l'infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de Féerie. Infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neuf ans s'ouvre la Foire des Fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer. Dans certaines circonstances, cependant, attendre si longtemps pour pénétrer en Féerie est impossible. Car quand on s'appelle Tristran Thorn et que l'on a promis à sa belle l'étoile filante tombée du firmament de l'autre côté du Mur, aucun obstacle ne saurait s'élever contre l'amour...



Petit préambule : Je suis embêtée avec cette lecture. J’aime beaucoup la plume poétique, douce et imaginative de l’auteur, la fantasy magique pleine de créatures et d’êtres féeriques en tout genre, et pourtant, là ça ne l’a pas fait… Je me suis ennuyée et je suis déçue, non pas du roman parce que je pense qu’il est bon, mais de mon ressenti. J’étais tellement persuadée de le dévorer ! Ma chronique s’annonce difficile à rédiger…


Stardust ou « Poussière d’étoiles » en français, est un roman de fantasy féerique, assez classique avec un héros lancé dans une quête qui le mènera à voyager à travers un univers magique peuplé de magnifiques créatures, à rencontrer des êtres uniques, à croiser des Princes meurtriers en quête de pouvoir, à se confronter à la violence, au conflit et bien sûr à l’amour. Un cocktail qui sonne juste et qui annonce une histoire pleine de péripéties, de rencontres, de paysages et de magie. Malheureusement, ce récit ne m’a pas transportée, il aurait du, peut-être n’était-ce tout simplement pas le bon moment pour le lire ?

Tristan habite Wall, un petit village anglais relativement tranquille voisin d’un mur au delà duquel se trouve Féerie, le pays des êtres de l’imaginaire où les habitants ne doivent pas y aller. Une brèche existe cependant dans le mur gardée continuellement par les villageois pour en interdire l’accès. Tous les neuf ans, la brèche est accessible à tous et les villageois se mélangent aux êtres féeriques au sein d’un marché extraordinaire. Un jour, Tristan épris d’amour pour la jeune et jolie Victoria Forester, lui promet l’impossible, il lui ramènera l’étoile filante qu’ils viennent de voir ensemble tomber dans le Pays des Fées.

Neil Gaiman avec sa plume si particulière, empreinte de magie, souvent ensorcelante avec un mélange subtile de réalisme et d’imagination, une plume douce et tendre, un peu « lente » aussi, offre ici une histoire qui s’apparente davantage à un conte qui rappellera ses histoires que nous lisions quand nous étions plus jeunes. Les codes du genre sont respectés ; un jeune héros qui se connaît mal, aveuglé par ses sentiments, prêt à se confronter au danger pour prouver son amour, se lançant dans une « quête » impossible, un univers plein de magie, peuplé de créatures fabuleuses comme les licornes, les méchantes sorcières ou encore d’étoiles filantes extraordinaires, de château et de princes d’un nouveau genre, où les épreuves se confrontent à l’amour. On y voit l’évolution du personnage de Tristan, un être naïf prêt à affronter l’interdit par amour.  Il sort de sa quête grandi et plus mature aussi. Le roman est sans prétention, assez simple mais aussi très riche avec des personnages merveilleux et affreux gravitant autour de celui de Tristan.


En parallèle de l’histoire de Tristan, on  suit l’histoire d’une reine des sorcières qui recherche la jeunesse éternelle possible uniquement par l’obtention d’un coeur d’une créature bien particulière, un clan de Princes qui s’entre-tuent en quête du trône laissé vacant par leur père défunt, d’une méchante sorcière et de sa servante entravée par des chaînes. Les histoires s’entremêlent et donnent de l’épaisseur mais il peut aussi perdre le lecteur, le rendre perplexe, toutes ces histoires forment cependant un tout indissociable.

Le roman est très court, il devrait donc se lire très vite, il devrait aussi être apprécier en prenant le temps de découvrir cet univers unique que propose l’auteur. Pourtant, c’est finalement assez long, très long même, et ce malgré les passages entraînants, voir même haletants. C’est le seul défaut qui ressort en fait, mais suffisamment pour avoir complètement nuit à ma lecture.

En bref, un roman au contenu riche, relativement bien écrit, cela reste du Neil Gaiman, qui pourra probablement emporter et subjuguer plus d’un lecteur amateur de fantasy féerique. Personnellement, je n’ai pas été emportée mais je reste persuadée que le roman vaut la peine d’être lu !

Je remercie Louve du forum Mort Sure et les éditions J’ai Lu pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

dimanche 17 avril 2016

Vilaines filles de Megan Abbott

Année d'édition : 2015
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 384
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Addy et Beth sont fortes, dures à cuire, inséparables et invincibles. Membres de l’équipe de pom-pom girls du lycée, « parce qu’il faut bien quelque chose pour occuper le vide de l’adolescence ». Elles sont parfaites : leurs jambes galbées, leur ventre plat, leurs queues-de-cheval de la même longueur, leur maquillage irréprochable. Une nouvelle coach arrive au lycée et les choses commencent à changer. Grande, belle, intimidante, elle est parfaite elle aussi et place beaucoup d’espoir dans l’équipe. Toujours élégante, autoritaire, la coach mène la danse et les filles tombent vite sous sa coupe. Elles sont prêtes à tout pour obtenir ses faveurs : devenir sans cesse plus rapides, plus fortes, plus résistantes et plus minces, quitte à se faire vomir. Leur monde insipide et sans profondeur se resserre. Mais un jour, la coach franchit la ligne de trop…






Vilaines filles... Quand j'ai vu ce titre et le résumé j'ai immédiatement eu envie de découvrir ce livre même si j'ai mis du temps avant de postuler pour ce partenariat, planning chargé oblige. D'ailleurs un grand merci au forum Mort Sure et aux éditions du Livre de poche pour leur patience vu le retard de cette chronique. Bref! Une fois que je l'ai eu entre les mains, lu les premières lignes et fait la connaissance des personnages, j'ai eu énormément de mal à  reposer ce thriller. Pourtant malgré une intrigue accrocheuse, je dois dire que mon avis est au final un peu mitigé.

Si ce livre m'a autant séduit au départ c'est part son ambiance originale autour d'une équipe de pom pom girls. J'ai beaucoup aimé leur univers, les figures qu'elles exécutent et les risques qu'elles prennent pour faire rêver le public. Je n'avais absolument pas conscience que ça pouvait être aussi dangereux. Et puis il ne faut pas attendre longtemps avant de tomber dans l'horreur d'un meurtre et l'enquête qui s'en suite. C'est ce qui a rendu cette histoire aussi addictive pour moi et ce jusque dans les dernières pages. L'auteur arrive parfaitement à nous manipuler, du coup les hypothèses d'un chapitre sont souvent renversées par la lecture du suivant. J'adore quand un livre me balade de la sorte jusque dans les dernières pages.

Pourtant, malgré une plume intrigante, je n'ai pas été du tout convaincue par les relations entre les filles. Que ce soit Addy avec Beth, Addy avec la coach, Addy avec les autres filles de l'équipe... Mes souvenirs de lycée sont peut-être un peu loin, mais ce n'est pas du tout la vision de l'amitié que j'en garde. Ici l'amitié est aussi fluctuante que l'humeur de ses demoiselles et la haine, la jalousie ou encore la destruction apparaissent pour un oui ou pour un non. Quand on laisse sa meilleure amie sur le banc de touche pour boire les paroles d'une étrangère qui vient de débarquer je ne trouve pas ça très crédible... Et ce même si bien sur la fascination et l'envie de plaire rentre en jeu. Pour moi ces filles ne sont pas des amies mais simplement des rivales. Dommage car ça a gâcher le plaisir de ma lecture et de la recherche du meurtrier.

Un bon moment de lecture malgré tout et un thème intéressant, pourtant je ne suis pas persuadée que je me souviendrais de cette histoire dans 10 ans.  

Chronique de yezahel

The Ivy Chronicles, tome 1 : Prémices de Sophie Jordan

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 318
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Pepper est amoureuse de Hunter depuis toujours. Une seule ombre au tableau : il n’en sait rien et n’a jamais vu en elle que la meilleure amie de sa petite sœur.

Le jour où ce dernier est enfin libre, Pepper doit saisir sa chance… sauf qu’elle n’a aucune idée quant à la manière de s’y prendre. Qu’à cela ne tienne, ses colocs ont le prof parfait en tête : le serveur du Mulvaney, aussi connu pour être le barman le plus sexy du campus ! Loin de se douter que leurs routes se sont déjà croisées, Pepper accepte que ce garçon l’entraîne sur les chemins de la séduction. Et si les termes de l’arrangement semblent lui convenir, rien ne garantit qu’il sera à la hauteur de ses attentes…


Pepper est amoureuse de Hunter depuis des années. Sa meilleure amie Lisa, la sœur de Hunter, aimerait enfin les voir ensemble et se tient à l'affut de la moindre information pour son amie. Aussi lorsque ce dernier rompt avec sa petite amie, Pepper a très envie de tenter sa chance et qu'enfin il la voit non pas comme une seconde petite sœur, mais comme une jeune femme de dix neuf ans. Seulement Pepper est encore vierge et totalement sans expérience avec les garçons ! Ses deux amis vont donc lui proposer de trouver un garçon mignon pour lui apprendre l'art de la séduction et c'est avec un étonnant quiproquos que Pepper rencontre Reece, le serveur d'un bar à la mode. Le jeune homme accepte bien vite de lui apprendre comment faire en sorte que Hunter succombe à ses charmes.

J'ai eu l'occasion par le passé de dévorer Lueur de feu de la même auteur et j'avais été captivé par cette trilogie pourtant YA. Mais tous les ingrédients étaient présents pour cette romance fantastique et jeunesse. Du coup, redécouvrir l'auteur via une romance New Adult était une bonne expérience puisque je suis ressortie de ma lecture totalement charmée une fois encore. Le New Adult n'étant pas spécialement ma tasse de thé, c'est la couverture,le résumé et l'auteur qui ont fait que je me suis tout de même penchée sur ce titre-là, et je n'en suis pas déçue.

Là où je trouve que beaucoup de roman New Adult tombe dans la facilité ou dans le vulgaire, Sophie Jordan propose une histoire touchante et bien écrite. Il me semble que le mot « bite » n'est même dit qu'une fois pour pousser l'héroïne à se lâcher un peu plus parce qu'elle est très timide et n'a aucune confiance en elle. Alors déjà, j'ai apprécié que l'auteur ne tombe pas dans la vulgarité et reste dans une romance très soft et pleine d'émotions surtout concernant nos héros qui ont chacun un passé très difficile sans tomber dans le larmoyant à chaque page. On va donc petit à petit découvrir l'évolution de Pepper qui depuis toujours n'a qu'un seul garçon en tête : Hunter, son idéal masculin.

Pepper est déjà un personnage qui m'a plu. Elle est gentille, ne se croit pas supérieur aux autres et elle est toujours prête à travailler ou à aider ses proches. Etudiante en psychologie, Pepper travaille aussi comme baby-sitter et semble adorer les enfants ce qu'on remarque très vite. De nature inquiète à cause d'un passé difficile, la jeune fille s'efface naturellement auprès des garçons et ne cherche pas à se démarquer sans pour autant être hypocrite avec ceux qui l'entoure. Sa franchise aura d'ailleurs un côté déstabilisant pour Reece qui en fera les frais à plusieurs reprises. Du coup, si déjà avec l'héroïne et le style de l'auteur j'accroche, c'est un très bon point pour la suite du roman.

Ensuite, il y a les amis de Pepper qui ne sont pas mis là juste pour décorer. Elles vont réellement permettre à l'héroïne d'avancer en n'hésitant pas à la booster de temps en temps ou même à lui ouvrir les yeux. Les prochains tomes de la trilogie sont d'ailleurs chacun centré sur l'une d'elle et il me tarde d'en apprendre plus ! Le roman est assez court et se lit vite, mais il va à l'essentiel en développant réellement les sentiments de nos personnages. On regrettera peut-être par moment que Pepper se voile la face et recherche sans cesse un idéal qu'elle s'est créée toute seule à cause d'événements de son passé qui font qu'elle refuse de souffrir à nouveau. Du coup, si au début on peut trouver qu'elle tourne en rond, certaines explications nous font changer radicalement d'avis sur ses réactions. Car Pepper cherche à se protéger, rien de plus. Elle cherche un bonheur qu'elle pense pouvoir obtenir avec un garçon bien comme Hunter.

J'ai aussi adoré Reece, loin du bad boy qui a eu une tonne de relation sans lendemain et qui se la joue grand méchant. C'est un mec qui souffre à cause d'une histoire familiale compliquée, mais il ne se cache pas forcément derrière ses problèmes et il sera clair avec Pepper et tâchera de toujours lui dire ce qu'il pense avec le moins de mot possible.

En bref, voilà une romance convaincante et qui fait passer un chouette moment. J'ai aimé les personnages et l'intrigue en général, le tout servi par une plume qui ne tombe pas dans le vulgaire et ça, c'est assez rare pour le souligner !

A lire si :

*vous aimez les romances
*vous chercher un peu d'érotisme bien écrit et poétique sans tomber dans le vulgaire et le dépravé
*vous voulez vibrer tout au long de votre lecture

A éviter si :

*vous n'aimez pas les romances
*vous voulez des personnages écorchés de chez écorchés
* vous aimez les romans très coquins, vulgaires et remplis de scènes érotiques.

Chronique de Louve

Les héritières, tome 1 : Il était une fois un duc de Tessa Dare

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 377
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Petite, Isolde Goodnight croyait aux histoires merveilleuses de son père, un écrivain à succès. À vingt-six ans, l'adversité lui a fait renoncer à ses rêves d'enfant. C'est alors qu'une lettre lui annonce un héritage inattendu. Pleine d'espoir, Isolde puise dans ses derniers deniers pour rejoindre Gostley Castle. Là-bas, elle est terriblement déçue : son parrain ne lui a pas légué d'argent, mais un château sinistre ! Pire, l'ancien propriétaire y réside toujours. Un malotru balafré, qui se présente comme le duc de Rothbury et... qui est aveugle. Comment pourrait-elle décemment le chasser de cette demeure, désormais leur seul refuge à tous deux ? Le conte semble tourner au cauchemar, mais les bonnes fées ont plus d'un tour dans leur baguette.



Lorsque j’ai découvert ce livre j’avais envie de changement. Ce n’est pas mon genre de lecture habituel et en général je n’aime pas les livres historiques mais j’apprécie la romance de temps en temps.

La couverture m’a tout de suite plu et le résumé m’a intrigué et m’a réellement donné envie de découvrir cette romance historique.

Isolde Ophélia Goodnight fait partie d’une famille noble, son père était un écrivain très reconnu, et elle est elle-même connue dans tout le Royaume-Uni comme la petite Izzie Goodnight.
Depuis que son père est décédé, elle se retrouve seule et sans argent. Elle hérite alors d’un château en piteux état, et également habité par Ranson William Dacre Vane, onzième duc de Rothbury. Ce dernier affirme qu’il est le propriétaire des lieux et qu’elle ne peut pas venir y habiter, mais Izzie est bien décidée à emménager.

Vous l’aurez vite compris ce livre est l’histoire revisitée de « La Belle et la Bête ».

Izzie est une jeune femme de 26 ans, souriante, belle et pleine de vie et  d’amour. C’est un personnage qui apporte plein de vie et de gaieté au roman. Au contraire de Ramson qui ressemble vraiment à une bête, il est aveugle, son visage est déformé, et il est sarcastique au plus haut point. Il ne sait pas ce qu’est l’amour, il vit en reclus dans un château qui tombe en morceau.
Mais lorsqu’Izzie débarque dans sa vie il change du tout au tout, il ne sait pas comment l’aborder, comment vivre avec elle tout simplement.

La plume de l’auteur est super agréable, son style est particulièrement plaisant par les tournures de phrases qu’elle emploie et les répliques marquantes. Cette lecture accroche le lecteur dès les premières pages, il n’y a pas de descriptions inutiles, l’auteur va à l’essentiel en proposant régulièrement des dialogues ou des passages très drôles.

J’ai beaucoup ri pendant ma lecture, c’est vraiment une lecture détente qui m’a fait beaucoup de bien.

Le côté historique n’est pas fort prononcé il ne m’a donc pas du tout gêné pendant ma lecture.

Je recommande chaudement cette lecture à tout lecteur qui souhaite rire tout en se rappelant les contes de son enfance.

C’est une très belle découverte et je remercie le Forum Mort Sure ainsi que les Editions J’ai Lu pour cette lecture, je n’aurais pas acheté ce livre de moi-même en suivant mes goûts littéraires mais je ne suis pas du tout déçue !  

Chronique de Babynoux

La chronique des anciens : Sans fard & Le mal absolu de Thea Harrison

Année d'édition : 2015
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 247
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Avec effroi, Alice découvre le corps sans vie de son amie, atrocement mutilé. En trois jours, trois de ses proches ont trouvé la mort... Entendant des pas, elle court se cacher, puis aperçoit un Wyr qui furète près du cadavre. Aucun doute possible : voilà le criminel, et Alicia est sa prochaine victime…

En plein désert du Nevada, Claudia aperçoit un chien blessé sur le bas-côté. Avec de telles blessures, la bête aurait dû succomber depuis bien longtemps, pourtant, elle recèle d’une force incroyable. Peut-être s’agit-il en vérité d’un Wyr que le destin aurait placé sur son chemin…




Tout d'abord je tiens à remercier Louve du forum Mort Sûre ainsi que les éditions J'ai lu pour ce partenariat.

La chronique des anciens n'était pas une saga qui m'avait attiré lors de sa sortie, simplement parce que je n'avais pas encore pris goût à la Bit-Lit mais je n'ai cessé d'en avoir de bons échos, alors lorque Louve a proposé ce tome "intermédiaire", j'ai sauté sur l'occasion de la découvrir et j'ai bien fait.

J'ai découvert à travers ce tome un univers incroyable, avec des êtres très intriguants à moitié humain et à moitié "Wyrm" capable de se transformer en un animal précis, selon leur espèce vivant dans un monde tout à fait semblable au notre.
On découvre dans la première nouvelle Alice, une jeune femme wyrm, d'un genre tout a fait unique, un caméléon, qui fait d'elle une cible lorsqu'elle découvre sa meilleure amie sauvagement assassinée. Mais dans son malheure elle fera la connaissance d'un wyrm loup, un policier, qui la protégera et qui ralumera en elle, une flamme qu'elle avait longtemps oublié.
Dans la seconde nouvelle, c'est Claudia qu'on rencontre, une ancienne militaire, avec des aptitudes tout à fait étonnante mais qui n'est pas une wyrm. C'est autre chose de plus étrange encore, cependant elle n'hésitera pas un seul instant à sauver un chien ou peut être plus mis en pièce par des imbéciles.

J'ai été transporté par ces deux histoires, à chaque page j'avais envie d'en savoir un peu plus sur ces personnages, sur leur monde et de comprendre tous les clins d'oeils fait à la saga principale que je ne comprenais ou ne savais pas interpréter. C'était comme si j'avais entrouvert la porte vers un monde fantastique mais que je ne savais pas comment en franchir le pas mais que tout ce que je voyais me donnait simplement envie de m'y jeter.

En tout honnêteté, je dois vous dire que ce n'est pas non plus un coup de coeur. Pourquoi ? A cause du format de ce roman, le fait que ce soit des nouvelles a un peu gâché ma lecture. En effet, on reste dans un format très court qui donne donc aux personnages peu de temps pour se connaître donc tout est très (voire trop) rapide, du jour au lendemain ils deviennent des âmes soeurs inséparables près à offrir sa vie à l'autre, ou découvre l'identité d'un tueur en série en quelques lignes alors que ça fait des mois qu'on le recherche.
C'est le bémol de ma lecture, cette rapidité qui m'a empêché de pleinement en profité.

Alors ce premier pas dans la saga ne me donne que l'envie d'en découvrir le premier tome parce que malgré le résumé peu engageant que j'en ai lu, je sais mainitenant que les mystères qu'il renferme seront plus magnifiques les uns que les autres.

En bref, ce sont deux bonnes histoires que renferme ce recueuil, nous livrant un premier pas dans un univers et une mythologie qui me donne envie d'en savoir plus. Mais si comme moi vous n'avez pas lu le reste de la saga, je pense que vous raterez pas mal de choses et que vous apprendrez des choses que vous ne devriez pas savoir sans avoir lu les tomes précédents. Le seul bémol que je retiens, puisque le précédent est entièrement ma faute, est le format de la nouvelle qui rend l'histoire trop rapide poru beaucoup de point. Cependant j'ai profité pleinement de ma lecture et je n'ai qu'une envie découvrir le reste de la saga.  

Chronique de Ferilou

Guerre et dinosaures de Victor Milan

Année d'édition : Avril 2016
Edition : Fleuve edition (outrefleuve)
Nombre de pages : 450
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Paradis est un monde créé par huit démiurges qui s'en servent comme plateau de jeu où chacun mène sa partie : dans un environnement hostile, les dinosaures et les dragons dominent, les hommes sont déchirés par des guerres de religion et entre dynasties rivales, la loi du plus fort règne. Un jour, Lord Karyl Bogomirsky, Seigneur des dinosaures, est défait par traîtrise.













Le titre du livre ne laissait que peu de doute quant au contenu, et ça me convenait parfaitement. Malheureusement, et même s'il y a définitivement beaucoup de dinosaures au rendez-vous, ce livre ne m'a vraiment pas convaincu et je me suis même plutôt ennuyée.

Le début nous plonge pourtant directement au coeur de l'action, à l'aube d'une bataille où, déjà, les dinosaures et leurs maîtres sèment la mort. Mais voila, dès le début, tout m'a semblé très brouillon et en surface, à commencer par cette bataille. Je devais très souvent relire certains passages car j'avais beaucoup de mal à saisir l'action. Victor Milan a un style vraiment étrange, il décrit beaucoup, mais pas ce qu'il faut, il perd ainsi le lecteur et passe complètement à côté de certains aspects que j'aurais aimé voir plus en profondeur.

Ainsi, même si l'on croise vraiment de nombreux dinosaures, ces grands monstres ne sont que de simples objets, utilisés pour la guerre ou chassés pour en faire de la nourriture, et sont complètement relégués au second plan par l'auteur. Certes, nous sommes à Paradis, dans un monde où croiser des dinosaures est normal, mais pour un livre qui s'intitule Guerre et Dinosaures, j'aurais aimé que l'auteur s'attarde plus sur ces monstres qui restent important dans la culture de son monde.

Pour rester dans les dinosaures, l'auteur m'a complètement exaspéré avec son concept de livre des noms véritables : avant chaque chapitre l'auteur nous parle d'une espèce de dinosaure (ou d'un autre aspect de la culture de ce monde), et ce même dinosaure apparaît à coup sur dans ce même chapitre. J'ai trouvé ça extrêmement redondant mais, en même temps, on en a vraiment besoin de ces informations, car les dinosaures dans leur culture n'ont pas le même nom que celui que l'on connait... Du coup, même si on s'y connait en dinosaures, l'auteur nous perd complètement avec les surnoms qu'il leur donne.

L'histoire en elle même ne m'a pas spécialement convaincue non plus. Très classique, on suit deux sphères différentes : celle de Karyl, un maître dinosaure déchu après une trahison, qui va être chargé de créer une milice pour protéger les membres d'un culte controversé et leur royaume ; et la sphère royale rythmée par les guerres et les complots. Mais voila, leur histoire ne m'a absolument pas intéressée car je n'ai tout simplement pas réussi à m'attacher aux personnages. Ils sont tous tellement vulgaires et tellement survolés ! De plus, les deux sphères ne finissent même pas par se rencontrer. Il n'y a pas vraiment de fin d'ailleurs, celle-ci annonçant certainement une suite alors que j'étais persuadée que c'était un one shot.

Des guerres, vous en vivrez, des dinosaures, vous en croiserez, mais Victor Milan n'a pourtant pas su me transporter, la faute à une culture compliquée pour pas grand chose et à un style d'écriture qui se veut descriptif mais reste brouillon, s'attardant sur les mauvaises choses et rendant le récit très pénible à lire. S'il y a une suite, ce que semble induire la fin très ouverte et ne concluant rien, je ne pense vraiment pas la lire.

Chronique de May

Le Dôme, tome 1 : La loi du dôme de Sarah Crossan

Année d'édition : 2016
Edition : Bayard jeunesse
Nombre de pages : 437
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Les arbres ont été éliminés de la terre et l'oxygène s'est raréfiée, provoquant des millions de morts...
Les survivants ont été rassemblés sous le Dôme, sorte de bulle protectrice où un nouvel ordre s'est constitué autour d'un Etat totalitaire et d'une société, Respirer Inc. qui contrôle l'air que les habitants respirent.
Tout en haut de l'échelle sociale, se trouvent les Premiums. Riches et en bonne santé, ils méprisent les Auxiliaires, trop pauvres pour payer un impôt sur l'oxygène et donc contraints de survivre avec le peu d'air qu'ils respirent...
Alina, 16 ans, qui a rejoint la Résistance, a échoué dans sa mission à l'intérieur du Dôme.
Elle est en danger et doit fuir, à l'extérieur. Elle rencontre alors Quinn, un jeune Premium et sa meilleure amie Bea, une Auxiliaire, partis camper hors du Dôme et leur demande de l'aide...


 La suite ? Où qu’elle est la suite ?

Comme vous pouvez donc vous en doutez, j’ai beaucoup aimé La Loi du Dôme. Il s’agit d’une dystopie, un peu jeunesse dans la manière dont elle est racontée et qui a parfaitement su m’entraîner dans son univers. L’histoire est racontée via trois points de vue : Béa, Alina et Quinn. Chacun possède sa propre façon de voir les choses et permet au lecteur d’avoir une vision globale de la société dans laquelle vivent les trois personnages. Ils ne sont pas réellement du même monde et cela se ressent dans leur personnalité comme dans leur façon d’agir.

J’ai beaucoup apprécié cette plongée dans chacune des visions et j’ai fini par m’attacher à ces trois adolescents. Tout comme j’ai adoré la manière dont était géré leur évolution. Car ils grandissent tous trois au fil des pages, ce que j’ai trouvé réellement appréciable (on sait tous que les ados sont parfois particulièrement relou !). Quinn en est l’exemple parfait, lui dont la vie a jusqu’ici été assez simple et dont les préoccupations sont typiquement celle d’un ado assez « normal ». A savoir les filles, les fesses des filles et son amitié pour Béa (dont il n’a pas remarqué qu’elle était une fille). Quinn est un adorable gamin gâté au début du roman et il m’a souvent fait rire. Il est donc celui qui gagne le plus en maturité dans le roman alors que les filles, elles, gagnent en profondeur en changeant leur vision des choses tout en gardant le sérieux qui les caractérisait.

Alina nous permet d’entrer en contact avec la résistance et, par elle tout autant que par l’intrigue du roman, passe un message pour une prise de conscience sur la condition humaine. Sur cette volonté d’en vouloir toujours plus et sur les conséquences que peut avoir la déforestation sur le monde qui nous entoure. Elle aussi change au long du roman, s’apercevant parfois que ce qu’elle fait, même pour la bonne cause, n’est pas forcément ce dont elle a envie ou besoin. Je suis d’ailleurs très curieuse d’en savoir plus sur certaines parties de ses choix qui auront pour moi une incidence très intéressante par la suite.

Quant à Béa, elle est certainement ma préférée. La plus douce et empathique mais aussi la plus sûre de ses choix qui sont toujours fait en accord avec elle-même. Peut-être est-elle finalement celle qui change le moins mais celle qui pousse les autres à changer.

Et concernant l’intrigue… Je l’ai trouvé vraiment prenante car les personnages savent la rendre vivante et nous plonger dans ce monde où l’oxygène s’est tellement raréfié que l’air en est devenu irrespirable en-dehors des Dômes. Ce qui n’a pas évidemment pas empêché les gens de se montrer cruels et avides de pouvoir, bien au contraire. Et surtout totalement inconscients.

En bref une histoire vraiment sympa et qui donne à réfléchir, servi par des personnages attachant qui mûrissent au fil des pages.

Vivement la suite !

Chronique de Rinne