lundi 4 août 2014

Morts dents lames de collectif

Année d'édition : 2012
Edition : La madolière
Nombre de pages : 220
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Morts Dents Lames est une collection de textes sanglants, dérangeants, morbides et violents. Tout ce que la littérature lissée du moment n'offre plus aux lecteurs en mal de sensations fortes.

Rangez vos couteaux et vos lames de rasoir, les auteurs de cette anthologie ont sorti les leurs pour vous découper des tranches de vies aux petits oignons. De l'inquisiteur pervers &aecute; l'anatomiste fou, du cannibale improbable au légiste pointilleux, de la fille innocente à l'adolescent complexé, la victime se cache parfois là où on ne l'attend pas.

19 nouvelles, 19 expériences de ce que la violence fait de mieux.




Je tiens tout d'abord à remercier les Editions La Madolière et le forum Mort Sure pour ce partenariat aussi sanglant que savoureux. La quatrième de couverture m'avait intriguée, même carrément séduite, et c'est une véritable traversée en eaux (très) troubles qui nous est proposée. Et si la couverture de Bastien Lecouffe-Deharme vous tape dans l'oeil autant qu'a moi, je vous invite à faire une visite de son site Ici

Le sous titre du recueil, "Hommage à la Violence", annonce la couleur : Morts Dents lames est une promenade dans 19 univers différents, perversions et éclaboussures sanglantes à foison ! Non que la violence me fasse saliver particulièrement, même si j'ai une attirance particulière pour les romans et les films d'horreurs .Par contre, ce que j'appelle la “boucherie” me plaît moins (Level 26 et Saw, par exemple).

J'ai particulièrement apprécié les biographies originales qui précèdent chaque nouvelle et nous permettent de faire connaissance avec leur auteur.

On ne ressort pas complètement indemne de certains récits, je pense en particulier aux Frangins du 77 et à Petits crayons rouges sur le plan humain, à Anatomie,une histoire de l'horreur, Adelphe Ambroisie ou encore Poupée Larsen que j'ai lu en me répétant “quelle horreur” comme une litanie salvatrice . Toutes les nouvelles, les 19, m'ont plu. Faits divers, drame familial, penchants sadiques ou masochistes : l'horreur est bien humaine, plausible, et n'en est que plus inacceptable et odieuse.
“Parfois, je pleure et Thomas aussi. Elle [maman] se fâche, devient rouge écarlate et nous balance des gifles qui dévissent la tête. Nos crayons rouges dans les mains, nous écrivons nos punitions, sans relâche, les doigts gonflés et douloureux. Parfois jusqu'au sang. Des fois, William reste immobile et refuse d'écrire. Maman l'attrape par le bras et le jette sur la croix de Jésus-Christ. Nous n'y croyons plus, depuis longtemps. Jésus a peur de papa et préfère se taire à jamais.”
(p.51, Les petits crayons rouges de Nolween Eawy)

En conclusion: Ce recueil est une véritable expérience , on passe par toute une palette d'émotions qui va de l'excitation à l'horreur la plus profonde,quand ce n'est pas un peu des deux à la fois. Cela m'a donné envie de découvrir les autres écrits des auteurs.

Deux conseils : âmes sensibles s'abstenir. A déguster par petites doses, pour profiter de chaque nouvelle comme il se doit.

Bonne lecture !

Chronique de Hellza

Je suis ton ombre de Morgane Caussarieu

Année d'édition : 2014
Edition : Mnémos
Nombre de pages : 300
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le Temple, petit village du Sud-Ouest, ses plages, ses blockhaus, son unique bistro, son école où la violence est le seul remède à l’ennui.

Poil de Carotte y vit seul avec son père handicapé. Gamin perturbé auxpenchants sadiques et souffre-douleur de ses camarades de classe, sa vie bascule lorsqu’il se rend dans une ferme calcinée en lisière de forêt.

Des fantômes y rôdent, paraît-il.

Mais en lieu et place de revenants, il découvre un étrange manuscrit rédigé par des jumeaux, il y a trois cents ans. Leur vie sauvage et heureuse à La Nouvelle-Orléans tourne au cauchemar lorsqu’un sulfureux marquis les prend à son service.

Plus Poil de Carotte avance dans sa lecture, plus des événements

étranges surviennent : un chat noir qui parle, une voix qui lui chuchote la nuit à l’oreille, un enfant au teint trop pâle et aux lèvres trop rouges… Et s’il avait réveillé des forces aussi malsaines qu’attirantes ?


Poil-de-carotte est un enfant solitaire. Son seul ami est un garçon plutôt obèse et juif, David, qui lui fait découvrir les jeux vidéo et les dernières actus en matière de jeux vidéos et autres loisirs. Car Poil-de-carotte ne possède rien de valeur si ce n'est sa jument et son père, un homme infirme et hanté par un lourd passé dont Poil de carotte est à l'origine. Lorsque David et Poil-de-carotte trouvent un blockhaus, ils ne peuvent s'empêcher de l'aménager pour en faire leur repère. Mais Poil-de-carotte est mal dans sa peau et lorsqu'il aperçoit son jumeau pourtant décédé et qu'il trouve un journal vieux de trois cents ans, il comprend que quelque chose l'appelle. Poil-de-carotte cèdera-t-il à l'appel du mal ?

Morgane Caussarieu est un auteur qu'il faut suivre si on a le coeur bien accroché ! Dans les veines m'avaient captivée du début à la fin et une fois de plus j'ai ressenti le même besoin fou de lire ce roman sans interruption ou presque. J'ai été littéralement happée par l'écriture de l'auteur. C'est vif, violent, trash et tellement glauque qu'on se sent parfois coupable de voyeurisme en prenant plaisir à découvrir le roman.

L'histoire est une suite indirecte de dans les veines puisqu'on y retrouve Damien rapidement, mais surtout Gabriel, ce vampire qui a l'apparence d'un enfant de neuf ans. D'ailleurs, le roman nous raconte comment nos vampires sont devenus ceux que l'on a côtoyés dans les veines et j'ai adoré en apprendre davantage sur eux et sur leur passé. Espérons que l'auteur décide d'écrire un roman sur d'autres vampires comme elle le fait si bien ! Poil-de-carotte est un garçon de douze ans qui n'a pas vraiment de bonne étoile, et ce, jusqu'à la fin. Il découvre des choses malsaines au travers de ce journal vieux de trois cents ans qui pourrait concurrencer les écrits de Sade ! Les vampires sont malsains et effrayants! L'on n’aimerait guère qu'ils nous embrassent, je vous le garantis ! Le sexe et la violence vont de pair, une fois de plus et l'on découvre des enfants pervertis dès leur plus jeune âge par un marquis qui n'hésite pas à prendre tout ce qu'il veut par plaisir. Certaines scènes seront insoutenables pour des âmes sensibles, aussi soyez prévenus !

Ce roman mélange habilement le présent et le passé et offre deux héros différents physiquement, mais proche de caractère. Poil-de-carotte est vite influencé par Gabriel et il va oser se comporter comme un monstre, dans un but totalement égoïste. L'enfant va découvrir le sexe, le viol, le meurtre et même son penchant bisexuel au travers des épreuves qu'il va traverser en gardant cette naïveté qui le caractérise. Gabriel était lui aussi un enfant naïf plus jeune et avant de devenir un vampire, mais le marquis lui a pris tous ceux qu'il aimait et surtout son innocence.

Les autres personnages n'ont rien d'inoffensif, que ce soit Timmy, la terreur de la cour de récré de Poil-de-carotte ou le marquis dont les hommes malmènent sans cesse les esclaves. Même le chat noir, qui au final reste un vrai mystère se montre moqueur et cherche sans cesse à provoquer notre jeune héros. Le personnage le moins détestable en plus de la jeune Méli qui va se retrouver aux mains de nos enfants fous, c'est le père de Poil-de-carotte, qui souffre aussi bien physiquement que psychologiquement depuis un événement tragique causé par Poil-de-carotte lui-même.

L'auteur nous offre un tableau effroyable et criant de réalisme dans ce monde sombre et malsain où l'innocence disparaît hélas trop vite. Les vampires ne sont donc pas plus mauvais que les humains qui parviennent à rester sans souci à leur niveau. C'est une lecture dont on se souvient longtemps et qui ne vous laissera pas fermer l'oeil de la nuit ! Encore un bijou de l'auteur que je ne me lasserais jamais de redécouvrir !

Chronique de Louve

Le père Denoël est-il une ordure ? de Gordon Zola

Année d'édition : 2013
Edition : Editions Le Léopard Démasqué
Nombre de pages : 234
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
"SOS femmes tondues, j'écoute"...
Rien ne pouvait laisser deviner à Maître Lucien Bonplaisir, avocat de l'édition, défenseur des veuves tondues et des orphelines éplorée, qu'il serait tragiquement plongé dans un des mystères criminels les plus déroutants du XXe siècle !
Le 2 décembre 1945, l'éditeur de Louis-Ferdinand Céline, Robert Denoël, est assassiné à Paris d'une balle dans le dos...
Soixante-dix ans plus tard, bien que toutes les pièces du puzzle soient étalées devant nos yeux, le mystère reste entier !
Après le fameux "J'Ecluse", qui abordait une face cachée de la lune Dreyfus, Gordon Zola, surmontant l'omerta toujours en vigueur sur cette énigme, propose une vision décoiffante de l'époque et de l'affaire !




Un roman décalé écrit par une plume fantasque et délurée et qui garde un ton résolument réaliste ! Une très belle découverte.

Après la fin de la seconde guerre mondiale, le bilan des atrocités nécessitent que des têtes tombent et pas uniquement politiques. Le milieu littéraire est fortement ébranlé par l’épuration, les éditeurs collabo et les textes antisémites sont montrés du doigts par un comité d’auteur qui tente de punir ceux qui le méritent. Robert Denoël est un des éditeurs, mené au succès par un certain Céline, les plus controversé et les plus visé par cette épuration. Il est assassiné un soir d’hiver, seul, d’une balle dans le dos. La piste du rôdeur est privilégié, pourtant Maître Bonplaisir, avocat talentueux et fondateur  de l’association "SOS femme tondue", est impliqué bien malgré lui dans ce crime douteux et ne voit pas d’un bon œil cette hypothèse. Il se lance alors, au péril de sa propre vie, dans la résolution de ce meurtre que tous semblent vouloir étouffer.

Gordon zola est un écrivain de talent, maniant les jeux de mots et les expressions détournées, spontanément bien placés dans son récit. Au premier abord, déroutant, puis peu à peu, passionnant, l’humour cynique et tranchant est le maître mot de ce roman parfois absurde. Les thèmes abordés ne sont pas des plus faciles, la collaboration et l’antisémitisme de la seconde guerre mondiale, sont ici détournés au profit d’une enquête passionnante, peut-être fictive mais qui joue probablement avec une grande part de vérité. Les grands écrivains et les grandes maisons d’éditions de l’époque sont menacés par des écrits qui malgré leur antisémitisme ont eu des succès non négligeables, ces derniers en prennent pour leur grade, taillés finement par la plume incisive de cet auteur un peu barré. Que dire de cette histoire ? Des personnages fabuleux, naturellement excessifs, Maître Bonplaisir bien sous tout rapport se voit heurté à ces besoins les plus primaires face à une courtisane érotisée par ses discours lubriques et aguicheurs, tantôt naïfs, tantôt lucides. Son assistance, la rondelette et charmante Lucette, obligée de répondre aux appels surréalistes de femmes tondues ayant eu des relations intimes ou des histoires d’amour avec l’ennemi allemand. Ces derniers côtoient un meurtrier à la lame facile, passionné du rasoir et des femmes mûres ou encore un policier bâclant son travail sous la pression politique de grands hommes de pouvoir. Quelle est la vérité sur ce M. Denoël ? Cet éditeur peu innocent et aux relations douteuses se serait-il fait tué hasardeusement par un vagabond alléché par quelques francs ? Ou bien ces relations frauduleuses auraient-elle fini par se lasser ? Jusqu’à la dernier page, on attend fébrilement la vérité, le point de vue de Bonplaisir qui n’est absolument pas entaché par des manœuvres soudoyantes voire carrément menaçantes. Un polar haletant et plein d’humour grinçant attend le lecteur qui prendra ce roman entre ces mains. Objet, de plus, magnifique et sublimé par une couverture de Tristan Badoual, qui nous annonce la couleur et l’ambiance à double face de cette œuvre littéraire.

Quand la fiction frôle avec la réalité, cela donne un roman politiquement incorrect mais absolument jubilatoire et si la vérité n’était par ailleurs ?

Je remercie Louve du forum Mort sûre et Les éditions Le Léopard Démasqué pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie
 

Larmes tome 1 de Lauren Kate

Année d'édition : 2014
Edition : bayard
Nombre de pages :
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
« Ne jamais, jamais pleurer.

La mère d'Eureka Boudreaux a toujours enseigné cette règle à sa fille, et ce depuis des années. Mais, désormais, elle est morte et, qu'importe où Eureka se rende, il est présent : Ander, le grand garçon aux cheveux blond pale qui semble savoir des choses dont il devrait ignorer l'existence, qui avertit Eureka qu'elle court un grand danger, et qui parvient de plus en plus à la faire craquer pour la faire pleurer.

Mais Ander ne connaît pas le secret le plus sombre qu'Eureka possède : depuis que sa mère s'est noyée lors d'un accident étrange, Eureka souhaite qu'elle soit morte en même temps qu'elle. Il lui reste tellement peu de choses auxquelles elle tient toujours, comme sa vieille amie Brooks, un mystérieux héritage - un étrange médaillon, une lettre, et une pierre - ainsi qu'un livre ancien dont personne ne parvient à déchiffrer le langage. Le livre recèle un conte enivrant à propos d'une fille qui s'est faite briser le cœur et qui a pleuré tout un continent dans la mer.

Eureka est sur le point de découvrir que cette histoire ancienne est bien plus qu'une légende, qu'Ander lui dit peut-être la vérité... Et que sa vie possède bien plus de noirceur qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer. Lauren Kate nous livre une saga épique à la romance à couper le souffle, aux secrets dévastateurs, et au monde dans lequel tout ce que vous aimez peut être emporté sous l'eau. »




Je n’étais pas tentée par la première série de l’auteur « Damnés », mais le quatrième de couverture de cette nouvelle série m’a tout de suite tapé dans l’œil et je ne me suis pas trompée car c’est une histoire très originale !

Au début du roman, la mère de l’héroïne principale Eureka est assassinée par les « veilleurs », cette attaque visait en réalité Eureka. Eureka est une jeune fille très compliquée, pleine de colère et de tristesse, pourtant elle a un don particulier, à l’âge de 9 ans sa mère lui a défendu de pleurer, ainsi Eureka a le don de pouvoir retenir ses larmes dans n’importe quelles circonstances même à l’enterrement de sa mère.

Elle hérite de sa mère 3 objets mystérieux dont elle voudra connaître le sens à tout prix : un collier, une pierre et un livre écrit dans une langue étrangère.

Eureka est menacée par les « veilleurs » qui tentent de l’assassiner comme sa mère avant elle. Elle rencontre ensuite Ander, un jeune homme mystérieux qui l’intrigue beaucoup et qui la guidera au fil de l’histoire.

Le début de ce roman est un peu long, l’auteur met en place la psychologie des personnages, leur histoire et y mêle une légende ancienne, puis l’intrigue débute. C’est une intrigue très bien tenue que l’auteur Lauren Kate nous propose, pleine de rebondissements, de retournements de situations qui nous poussent à lire toujours plus loin afin de connaître la suite encore et encore. Malgré quelques longueurs car l’auteur use de nombreuses descriptions, le style est appréciable et se laisse lire très facilement lorsque l’intrigue à commencé.

J’ai apprécié les personnages, je n’ai pas trouvé le personnage d’Eureka agaçant, ni même aucun des personnages, ils sont très bien définit, leur manière de voir les choses, leur caractère, tout est bien délimité même si ce sont des personnages très complexes cela prouve qu’ils ont été travaillés et que l’auteur a voulu les rendre proches de la réalité. Eureka a aussi 2 amies Brooks et Cat qui elles aussi sont très bien décrites et développées, elles sont attachantes et jouent un rôle dans l’histoire.

En résumé c’est un très beau livre en tant qu’objet et l’histoire est vraiment originale, la fin de ce premier tome me laisse un peu dans le doute, j’ai hâte de pouvoir lire la suite pour voir si on en apprend d’avantage et je le conseille vraiment ! Un grand merci au Forum Mort Sure et aux Editions Bayard !


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Les enquêtes de l'inspecteur Pendergast Tome 12 : Descente en enfer de Douglas Preston et Lincoln Child

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 608 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Après que sa femme, Hélène, est enlevée sous ses yeux, l'agent spécial Pendergast, du FBI, se lance à la poursuite des ravisseurs, les pourchassant à travers les États-Unis jusqu'à Mexico. Mais là, ils lui échappent et Pendergast, brisé, rentre à New York pour s'enfermer dans son appartement, refusant tout contact avec le reste du monde.
C'est son fidèle ami, D'Agosta, qui vient le sortir de sa retraite. Il a besoin de son aide pour résoudre une série de meurtres étranges commis dans plusieurs hôtels de Manhattan. Le coupable ? Un garçon qui semble doué de capacités psychiques hors du commun, au point d'échapper chaque fois à la police de manière inouïe.
Pendergast découvre bien vite que les meurtres sont en fait un message des ravisseurs d'Hélène. Pourquoi ? La réponse se trouve au plus profond d'une forêt d'Amérique du Sud, où Pendergast affrontera un ennemi redoutable. Un vieux démon qu'il avait déjà combattu...
 

 


Aloysius Pendergast poursuit les ravisseurs de sa femme Hélène, enlevé sous ses yeux alors qu'il la pensé morte. Très vite, il parvient à localises les hommes et après une lutte acharnée à les tuer sauf un qui parvient à lui filer entre les doigts. Complètement abattu, Aloysius retourne à New York et s'enferme dans une solitude destructrice. Pendant ce temps-là, le docteur Felder a décidé de laisser une chance à Constance lorsqu'elle lui évoque le fait qu'un peintre a gardé une mèche de ses cheveux. Pour prouver qu'elle n'est pas folle et qu'elle n'a pas assassiné son fils, le docteur Felder va se mettre à la recherche des dossiers du peintre pour prouver que Constance a bien plus de cent cinquante ans, même si elle en parait cent de moins ! Sa quête va se révéler plus dangereuse que ce à quoi il s'attendait et va lui permettre d'ouvrir les yeux sur les sentiments qu'il éprouve pour la femme. Corrie est parvenue à trouver des documents nazis qui intéresseront beaucoup Pendergast. Mais poursuivie par des hommes qui ont tenté de la tuer, Corrie doit désormais se cacher et c'est chez son père qu'elle trouve refuge, un homme qu'elle n'a pas vu depuis quinze ans et qui d'après les dires de sa mère était alcoolique et n'a jamais cherché à avoir des nouvelles de sa fille. Pourtant, Corrie va une fois de plus se mettre en danger.

Ce douzième tome des aventures de Pendergast m'a complètement charmée. J'avais déjà beaucoup apprécie le tome précédent, sans pour autant connaître réellement le personnage, mais je peux déjà dire que je vais me procurer les premiers tomes au plus vite, parce que voilà un héros qui a su me convaincre et me faire craquer ! La plume des auteurs est franchement hyper addictive, au point qu'on trouve qu'un roman de 600 pages et bien c'est trop court pour nous tant on est pris dans l'histoire, ou plutôt dans les histoires que l'on suit. J'aime beaucoup les thrillers en général, mais la saga de Pendergast possède quelque chose en plus : une continuité dans les intrigues qui fait qu'on a la sensation de réellement connaître les personnages.

Déjà, la première partie met dans le bain. Aloysius est en pleine traque et nous montre l'étendue de ses capacités lorsqu'il a décidé de retrouver quelqu'un, en l’occurrence son épouse, Hélène qu'il avait enfin retrouvée. Cependant, à la fin du tome précédent, Hélène finit par se faire enlever sous ses yeux et Aloysius va tout mettre en oeuvre pour la libérer, mettant de côté le danger, car après tout il pensait son épouse morte et il aimerait vraiment avoir des réponses face à ce mystère. Le dénouement choisi par les auteurs pour le cas Hélène est franchement très triste, on ne s'y attend pas et forcément, on se demande comment notre héros va réussir à surmonter cette épreuve. Et bien par une autre, encore plus délicate et surprenante, car les révélations qu'une nouvelle enquête va permettre sur le passé de son épouse ont de quoi nous scotcher. À aucun moment je n'ai vu les choses arriver et je trouve ça fantastique d'être sans arrêt surpris par les événements. Les rebondissements sont légions grâce à une enquête qui va permettre à notre héros de remonter la pente et de trouver un nouveau but à son existence, même si d'une certaine manière ont est triste de découvrir que certaines personnes qui lui sont proches vont se montrer insensibles et agressives. (ou totalement l'inverse !). Cette enquête est juste énorme, les tenants et aboutissants n'ont rien de très surprenant en fin de compte (le nazisme et les expériences faites sur les jumeaux par exemple).

D'un autre côté, on a Corrie qui va devoir rencontrer son père alcoolique qu'elle n'a pas revu depuis quinze ans. De surprise en surprise, la jeune femme apprend que ce dernier est en cavale pour un braquage qu'il nie avoir commis. La jeune femme va utiliser tout son potentiel pour déceler le vrai du faux et j'ai franchement apprécié l'enquête qu'elle va mener pour blanchir son père qu'elle ne connaît pourtant pas, mais qui est très attachant ! C'est touchant et cela apporte beaucoup de profondeur à notre héroïne. Enfin, le docteur Felder va lui aussi avoir son instant de gloire grâce à l'enquête qu'il mène pour prouver que Constance n'est pas folle. En effet, la jeune femme va lui avouer avoir plus de cent cinquante ans et capable de le prouver grâce à une mèche de cheveux coupés par un peintre plus de cent ans plus tôt. Felder va donc se mettre en danger et découvrir qu'il éprouve beaucoup d'affection pour la pupille de Pendergast...

En bref, ce douzième tome est juste énorme et top ! J'ai adoré les trois enquêtes parallèles qui renforcent la personnalité de nos personnages. Nul doute que j'attends la suite de pied ferme et que je vais me commander les premiers tomes, dont le premier possède une adaptation ciné assez sympa. (Relic)
 
Chronique de Louve

La Maison de la nuit Tome 5 : Traquée de P.C. Cast & Kristin Cast

Année d'édition: 2011
Editions : pocket
Nombre de pages : 384
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture:
Zoey n'est plus seule. Les plans de Neferet pour la séparer de ses amis ont échoué.Tous se cachent désormais dans les souterrains avec les novices rouges. Mais un dangereux allié s'est rangé aux côtés de la grande prêtresse : Kalona, l'ange déchu, beau comme un dieu, aussi rusé que le diable. La Maison de la Nuit tout entière est envoûtée par son redoutable charisme,et personne ne semble se douter de la menace qu'il représente.
Plus que jamais Zoey doit apprendre à déceler le mal ? ou le bien ? qui se cache au plus profond de chacun...
Entrez dans la Maison de la Nuit à vos risques et périls.







Zoey s'est enfui de la maison de la nuit avec ses amis et Lucie qui a retrouvé son caractère d'autrefois. Cachée de Kalona l'ange déchu qui pense qu'elle lui appartient, Zoey sait que le destin de la maison de la nuit est entre ses mains. Nyx l'a choisi pour accomplir une mission et la jeune fille compte bien la réussir. Mais Zoey a bien d'autres soucis en tête. Déjà il lui faut réussir à savoir ce que son coeur souhaite vraiment au sujet des garçons qui l'entourent et réussir à garder secrète la présence des novices rouges dans les souterrains. Mais Heath, son ex-petit-ami humain ne risque-t-il pas de faire échouer tous leurs plans ?

Ce cinquième tome était pour ma part très attendu. Vu la manière dont se termine le dernier opus, je m'attendais vraiment à un tome qui prenait une nouvelle direction, loin des histoires de coeur de Zoey. Autant le dire, je suis déçue de la tournure des événements. Une fois de plus Zoey et ses histoires amoureuses dominent ce tome, mettant de côté tout le côté surnaturel et les problèmes avec la maison de la nuit dont Kalona est devenu le chef. Entre Heath, l'humain, Érik le vampire et Stark, Zoey papillonne de mec en mec et affirme pourtant ne pas être une garce... Moui très peu crédible surtout lorsque l'on sait qu'elle a perdu sa virginité avec un quatrième garçon !

Pourtant, autant le dire, la saga a un énorme potentiel, ce qui fait aussi qu'on a envie de la continuer et c'est mon cas. Je pense tout de même continuer et voir si peu à peu on part vraiment sur autre chose que les amours ennuyeux de la jeune fille. Ses amis apportent quand même quelque chose comme Aphrodite qui plus on avance dans la saga et plus devient quelqu'un d'agréable et de sympathique à suivre malgré ses airs de pestes. Le couple de garçons formé par Damien et Jack me plaît beaucoup et c'est très rare d'avoir dans les romans un couple homosexuel alors qu'ils sont très touchants et bien plus intéressants que Zoey.

Vous l'aurez compris, Zoey m'a profondément agacée. Elle semble plus intéressée par les garçons qui sont à ses pieds que par le problème de Neferet et Kalona qui pourtant semblent vouloir régner sur le monde. J'ai donc trouvé peu crédible le retour de la jeune fille à la maison de la nuit, surtout quand on sait tout ce qu'elle a enduré pour s'en échapper et surtout les raisons de sa fuite. Là, elle finit par se jeter dans la gueule du loup sans aucune crainte et là aussi cela manque de crédibilité.

Bref, j'attends de voir comment se déroulera le sixième tome pour savoir si vraiment la série a des chances de me replaire !
 

Chronique de Louve
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Pour l'honneur des Mérina de Alex Evans

Année d'édition : 2014
Edition : Voy'[el]
Nombre de pages : 35
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Améyo, fille d’une famille de riches marchands tombée dans la misère, vivote entre une belle-mère alcoolique et deux belles-sœurs. Criblées de dettes, leur jugement tombe : elles doivent tout rembourser dans trois jours, ou bien elles seront vendues comme esclaves.
En désespoir de cause, la jeune fille décide d’invoquer le fantôme de son grand-père. Il pourra peut-être lui dire où se trouve la pieuvre des Mérina. Ce joyau perdu de la famille leur permettrait de payer tous leurs créanciers.
Sauf que ce n’est pas le bon grand-père qui apparaît…


Améyo vient de découvrir que sa famille a une dette énorme. Pauvre et vivant dans la misère avec une belle-mère alcoolique et deux belles-soeurs qui manquent de courage. Si d'ici trois jours la dette n'est pas remboursée, elles seront toutes vendues comme esclave. Aussi lorsqu'une vieille femme lui propose de lui lancer les noix pour lui donner un précieux conseil après qu'Améyo l'a aidée, la jeune femme apprend que seule l'aide de ses grands-parents pourra la sortir de ce dilemme financier. Améyo va donc utiliser la magie pour appeler l'esprit de son grand-père afin de retrouver le sceau des Mérina qui pourrait les aider à régler leur dette.

Pour l'honneur des Mérina est une chouette nouvelle qui reprend un peu l'histoire de Cendrillon, mais très revisitée, et ce, pour notre plus grand plaisir. La plume d'Alex Evans est fluide et rend la lecture très sympathique. Aucun problème de compréhension, les dialogues sont sympas et l'humour est bien présent ! On en redemanderait !

L'histoire est assez rapide puisqu'il s'agit d'une nouvelle et donc l'auteur va à l'essentiel. Très vite donc on fait la connaissance d'Améyo, de son histoire et de ses proches qui ne sont pas très agréables, même si assez effacé puisqu'ils n'apparaissent que peu. Seul son grand-père intervient pendant un long moment puisqu'il a le rôle de la bonne fée qui va aider sa protégée à changer de vie, tout comme dans Cendrillon. Excepté qu'ici la bonne fée est un ancien voleur qui va enseigner l'art du vol discret à sa petite-fille. Reprendre la trame de Cendrillon à la sauce fantasy est une réussite, surtout que l'auteur ne surjoue pas. Il nous propose un ensemble intelligent et cohérent jusqu'au bout, changeant pas mal de personne comme le prince qui se révèle être quelqu'un de détestable !

Les rebondissements sont bien présents et j'ai adoré la chute et la décision prise par notre héroïne qui se révèle être une fille au fort caractère et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds à l'inverse de Cendrillon. En bref, une nouvelle qui mérite sincèrement d'être lue ! Vous passerez un excellent moment !

Chronique de Louve