lundi 3 février 2014

La mort en tête de Sire Cédric

Année d'édition : Novembre 2013
Edition : Le pré aux Clercs
Nombre de pages : 562
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Un thriller à couper le souffle…
Flic, fille d’un serial-killer, asociale, albinos :
Vous allez adorer Eva.
Le duo d’enquêteurs Eva Svärta / Alexandre Vauvert est en bien mauvaise posture…
Ils traquent sans relâche les tueurs psychopathes, mais cette fois ce sont eux les proies d’un criminel sadique. Le suspense est à couper le souffle, le lecteur n’aura pas une seconde de répit.
Tout commence en banlieue parisienne, la séance d’exorcisme d’un enfant de huit ans a tourné au drame. Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, enceinte de quatre mois, se rend sur les lieux. Est-ce un accident ? Comment est vraiment mort cet enfant ?
Sur place, la policière rencontre Dorian Barbarossa. Un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle de calibre 22 dans le crâne.
Eva Svärta ne se doute pas encore de la descente aux enfers qui l’attend…






Eva est enceinte et coule des jours paisibles avec Alexandre Vauvert son compagnon. Voyageant entre Toulouse et Paris pour retrouver la jeune femme, le policier semble de plus en plus nerveux au quotidien. Lorsqu'une prostituée est retrouvée assassinée, commence pour lui une enquête qui va le faire sombrer dans la paranoïa et prendre conscience que certaines personnes sont intouchables. Pendant ce temps-là, Eva enquête sur un homicide qui a eu lieu sur un enfant pendant un exorcisme. L'un des témoins, un journaliste, leur transmet la vidéo afin de leur permettre de comprendre ce qu'il s'est passé à ce moment. Mais Eva sent qu'il y a plus derrière ce désir de les aider et si rien ne permet d'incriminer le journaliste, Eva ne se sent pourtant pas à l'aise avec le jeune homme qui semble trop parfait.

Lorsqu'en plus elle est sujette à des cauchemars qui touchent aussi Alexandre, Eva va se rendre compte qu'un étrange pouvoir sévit autour d'elle et qu'un psychopathe a décidé de lui faire la peau, coûte que coûte.

La mort en tête est un roman que j'ai dévoré en une nuit. Je n'étais absolument pas prête de me coucher tant que je n'avais pas le fin mot de l'histoire. Autant dire que Sire Cédric m'a une fois de plus bercée pendant toute une nuit. Sa plume est addictive, vicieuse et tellement maîtrisée qu'il est indéniable de dire que cet auteur fait partie des auteurs français les plus doués en thriller fantastique. Même si pour le coup, le fantastique est beaucoup plus léger que dans les autres opus, on est quand même complètement sous le charme !

Retrouver Eva m'a fait très plaisir. C'est une héroïne tellement atypique et pourtant tellement humaine qu'on ne peut que l'apprécier et vouloir l'épauler dans ses enquêtes, même si pour une fois, elle semble moins tête brûlé que dans ses autres enquêtes. Et pour cause ! Eva est enceinte et forcément, elle ne peut plus risquer sa vie autant qu'avant, même si forcément, il va lui arriver beaucoup de péripéties. D'ailleurs, Eva est un peu devenue notre amie. On commence à la connaître et on sait parfaitement les décisions qu'elle va prendre. En trois enquêtes on se sent proche d'elle autant que d'Alexandre, même si leurs caractères sont différents et qu'Alexandre me fait davantage penser à un grizzli !

J'avais peur d'une certaine répétitivité dans l'enquête, mais force est de constater que non. Nos héros ont chacun leur enquête à gérer, enquête qui finit par se joindre sans qu'on s'y attende et de manière vraiment cohérente. Non qu'elles aient un rapport entre elles, mais un personnage, va faire en sorte de les réunir sans s'en rendre compte. D'ailleurs, Eva n'enquête pas réellement puisque son affaire se classe très vite grâce aux preuves dont elle va disposer dès le départ. Mais son instinct va lui dicter qu'il y a plus derrière ce simple exorcisme qui a mal tourné et elle va au départ décider de laisser cette histoire de côté jusqu'à ce que le psychopathe décide de la traquer. Et c'est là où le roman prend une tournure inattendue !

Eva et Alexandre vont devenir des proies traquées à travers la France, et ce, sans aucune raison valable. On sent juste que notre psychopathe a besoin de tuer Eva pour se libérer puisqu'elle ne lui a rien fait à part avoir une ressemblance avec quelqu'un de son passé. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la psychologie du personnage qui va donner du fil à retordre à Alexandre et Eva. Ils vont devenir du véritable gibier, au point qu'ils vont fuir ce fou incapable de l'affronter puisque ce dernier a totalement chamboulé leur vie.

Au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte de l'amour entre Alexandre et Eva et de la force de leur sentiment. Et c'est vraiment très beau de les voir aussi épris l'un de l'autre, s'acharnant pour protéger leur moitié et leur enfant à naître. La tension est pourtant palpable avec ce troisième personnage qui est un adversaire comme ils n'en avaient jamais rencontré encore ! Le final m'a juste coupé le souffle devant la possibilité d'une suite encore plus tordue !!

Un coup de coeur, une fois de plus j'ai envie de dire, pour ce roman magistral, étonnant, bluffant de qualité et dont on n'en réchappe pas facilement ! Un sans faute ! 

chronique de Louve

lundi 20 janvier 2014

Evariste de Olivier Gechter

Année d'édition : 2013
Edition : lokomodo
Nombre de pages : 428
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Diriger une start-up spécialisée dans le conseil est loin d’être facile. Surtout lorsque les conseillers que l’on recherche doivent posséder des pouvoirs paranormaux.
C’est pourtant le métier exercé par Evariste Cosson qui parcourt la capitale afin de dénicher ces perles rares. À mi-chemin entre le polar et le roman fantastique, Evariste nous entraîne dans un monde inquiétant et humoristique, qui porte un regard cynique sur notre existence et la vie parisienne.





Avant tout, j’aimerais remercier le forum Mort Sure ainsi que les éditions Asgard pour m’avoir permis de faire cette découverte.

Le résumé de ce roman m’a tout de suite interpellé quand j’ai lu les mots « phénomènes paranormaux » je n’ai pas hésité une seconde.

J’ai été agréablement surprise par la découverte de l’univers d’Olivier Gechter qui nous propose une lecture sur un thème fantastique, mais un fantastique revisité que nous n’avons pas l’habitude de côtoyer. Dans ce roman, les personnages et leurs vies sont normaux, rien de très fantastique mis à part quelques mentions de forme de magie, mais pas de créatures bizarres. Ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans ce roman dit fantastique, c’est le côté « croyance aux phénomènes paranormaux », les gens y croient, en parlent, sans gêne, ce qui ne se passe pas toujours de cette manière dans notre monde.

La plume de l’auteur est fluide et très agréable à lire. Il glisse dans son roman des combats de sortilèges très plaisants à suivre.

Pour ce qui est des personnages, Évariste Cosson, le personnage principal, est un personnage qui m’a au début laissée un peu perplexe. Consultant en occultisme, il a le don de repérer les personnes atteintes de phénomènes paranormaux et il pratique certaines formes de magie. C’est un personnage qu’on apprécie très facilement et que j’ai pris plaisir à suivre tout au long du roman. Quant à son collègue, Gidéon, c’est le personnage que j’ai le plus aimé, assez grognon mais très drôle, il fait forcément sourire et ne peut que plaire à tout le monde. Quand au grand méchant Corlax, forcément celui-là personne ne l’aime !
Quant à Nadine, la propriétaire de l’entreprise, c’est une femme de caractère que l’on remarque. Mais j’ai plus apprécié le personnage de Coralie, jeune médium torturée, obligée de se couper du monde, je l’ai trouvé vraiment très émouvante, elle dégage énormément d’émotions.

Cependant, ce que j’ai le plus apprécié dans l’univers de ce roman, c’est sa touche policier/thriller très bien alliée au côté fantastique/magie du roman. Ce n’est pas un style qu’on peut lire chez beaucoup d’auteurs, ce mélange des genres et très sympathique à découvrir car il a un rendu  mystérieux, et ce côté thriller donne un rythme à l’histoire et donc à notre lecture.
Quant à la fin de l’histoire, elle était très déroutante mais en même temps très originale (comme le roman en entier) et elle m’a beaucoup plu !

En résumé, c’était pour moi une lecture plutôt déroutante du fait que je n’avais jamais lu une histoire avec deux genres aussi bien mélangés, avec des personnages attachants et une écriture très agréable à lire. Je suis contente d’avoir fait cette découverte, c’était une belle histoire que je n’oublierais pas de si tôt et je vous la conseille vivement. 

Chronique de Babynoux

Dies Irae de John C. Patrick

Année d'édition : 2013
Edition : Midgard
Nombre de pages : 224
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
En 1956, dans les Aurès, un commando massacre tout un village.
En 1979, trois policiers maquillent le meurtre de deux jeunes gens.
En 1996, à Angers, trois policiers sont exécutés à peu d’intervalle.
Pour le commissaire Costa Pedritis, il s’agit d’identifier le coupable avant qu’il ne frappe à nouveau. Le passé n’oublie jamais, et la vengeance est un plat qui se mange froid…









Une histoire de vengeance sur fond de polar mêlant politique et terrorisme.

On démarre notre histoire à la fin des années 50 alors que la décolonisation algérienne bat son plein, les soldats français torturent, violent et massacrent un village entier oubliant un enfant survivant apeuré. Puis, on se retrouve à Marseille fin des années 70, une bavure policière laisse deux familles endeuillées. Enfin, de nos jours à Angers, les trois policiers de Marseille se font assassiner les uns après les autres après avoir cité le "Notre Père". Le lieutenant Costa Pedritis est chargé de l’enquête.

Un roman au suspens et aux révélations surprenantes qui brille par ses références géopolitiques maîtrisées et une intrigue qui parfois nous échappe ; un subtil mélange de services secrets, de conspiration, de "non dits", de manipulation sociétaire et de réflexion sur les problèmes géopolitiques actuels.

L’auteur a effectué un beau travail de vocabulaire et de recherche, on sent sa maîtrise. Son écriture est fluide et très agréable à lire. Le texte est recoupé de petits paragraphes narrés par chacun des personnages, ce qui dynamisent le récit. Le tout est agrémenté d’annotations pour nous expliquer les termes et sigles spécifiques. La compréhension du texte n’en est que plus aisée. Par ailleurs, les personnages sont relativement tous bien individualisés et présentent des caractères bien définis ; Costa Pedritis, le lieutenant chargé de l’enquête, est directif, intelligent et a un bon instinct de flic. Gerber, professeur de Philosophie adepte du boudhisme et de la zénitude, maîtrisant les Arts Martiaux est un être froid, méthodique et mystérieux. Karim Ouslemane et Marika, le couple maghrébin ont subi les menaces intégristes pour leur "occidentalité". Enfin les terroristes sont présent sous forme d’un groupuscule infiltré dans la société française. L’œuvre du roman est de lier intimement tous ses protagonistes, qui a première vue n’ont aucun lien, dans l’enquête.

L’histoire n’est pas précipitée mais plutôt bien maîtrisée et bien amenée malgré le faible nombre de pages du roman. Le dénouement est déconcertant et fait appel à notre imagination.

Enfin, un petit mot pour Némo Sandman pour le graphisme de la couverture. Elle est juste sublime et reflète bien l’atmosphère de l’ouvrage.

Bref une lecture originale sans fausses notes et très justement calibrée. A lire tout simplement.
 
Chronique de Walkyrie

Les sept vies du marquis de Jacques Ravenne

Année d'édition : 2014
Edition : fleuve noir
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le 2 juin 1740, Monsieur Sade, père, quittait le lit de sa maîtresse pour aller faire la connaissance de son fils.
Quatre ans plus tard, le petit Donatien grandit au milieu des dettes, des calomnies, des adultères, seuls cadeaux que son père ait laissés à sa mère.
Que va devenir Sade marié contre son gré à une femme repoussante pour éponger les dettes de la famille ? Qui peut prétendre connaître la véritable histoire de cet écrivain au nom familier et à la réputation sulfureuse ? Un seul entre tous: Joseph Fouché, Ministre de la police. Et cet homme, qui a eu le dossier Sade entre les mains, va révéler au fils aîné du divin marquis toute la vérité sur son père, et sur ses sept vies : libertin sous Louis XV, prisonnier sous Louis XVI, politique sous la Révolution, écrivain sous le Directoire, réputé fou sous l’Empire, Sade a aussi été un grand amoureux follement aimé en retour. Et quant à sa septième vie, vous la découvrirez dans ce roman...
 

 


1740, Donation Alphonse Sade vient de naître. Dès lors, le jeune garçon va grandir avec un père absent, rempli de vice et qui n'a aucune considération pour son fils ou son épouse. Donatien va donc très vite prendre le même chemin et découvrir les plaisirs de la chair, de l'argent et des jeux érotiques. Plus qu'un auteur scandaleux, Sade était avant tout un homme torturé et complexe.

Les sept vies du marquis est un roman qui m'a troublée. Je pensais en connaître déjà beaucoup du marquis de Sade, auteur dont j'apprécie les oeuvres, et bien je me trompais. Jacques Ravenne s'est documenté de A à Z sur Sade et sa famille, on le sent, et c'est étonnant de voir un auteur qui souhaite faire davantage connaître l'homme pour ce qu'il a fait et qui il était, que pour ses scandales et oeuvres à polémiques. Je me suis prise d'affection pour Sade et j'avais tendance à prendre sa défense en me disant que vu son père, je comprenais mieux pourquoi il était devenu aussi obsédé et troublé. 

Le roman se divise d'ailleurs en plusieurs parties pour bien suivre toutes les étapes de la vie de cet homme complexe. On le découvre amoureux, obsédé même par cette femme qu'il ne peut avoir et donc, il va reporter toute sa haine vers d'autres femmes qu'il va maltraiter pour se venger de cette autre femme qui se refuse à lui. D'ailleurs, la femme qui va devenir son épouse est assez fade au début, très effacée. Elle restera fidèle à son époux presque jusqu'au bout et en toute franchise j'étais tout de même étonnée de la voir aussi accrochée à cet homme qui n'a aucun amour ou aucun respect pour elle. Suffit de voir la manière dont il lui parle et dont il évoque leurs ébats amoureux... wahou impressionnant ! 

Sade est aussi un père, chose que l'on oublie bien vite, pour la simple et bonne raison qu'il va très tôt se retrouver à la bastille et donc ne pas voir ses deux fils et sa fille grandir. Ce qui ce révèle être une bonne chose pour eux, vu la manière dont leur père se transforme et dont il perçoit les choses. On ne peut lui en vouloir au fond, il n'est que le fils de son père et ce sang qui coule dans leurs veines semble perverti.

J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à cette lecture parce qu'elle nous dépeint un tas de personnages emblématique pour l'époque et qui ont tous eu un impact sur l'avenir du marquis de Sade. Une belle façon de redécouvrir l'auteur ! 
 
Chronique de Louve
 

mercredi 15 janvier 2014

La Maison de la nuit Tome 3 : Choisie de P.C. Cast & Kristin Cast

Année d'édition: 20103
Editions : Pocket jeunesse
Nombre de pages : 260 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
La vie sentimentale de Zoey est un véritable casse-tête : elle n'a plus un mais trois petits amis ! Et ses ennuis ne s'arrêtent pas là. Pendant que des assassins, humains, sèment la mort dans la Maison de la Nuit, Lucie, sa meilleure amie, rate sa transformation en vampire. Elle ressuscite sous la forme d'une morte vivante et erre désormais dans les rues à la recherche de sang frais... Zoey doit impérativement trouver un moyen de la sauver. Mais elle ne sait comment s'y prendre. Et demander conseil à ses amis les plus proches risquerait de les mettre en danger. Son seul appui ? Aphrodite, son ennemie jurée...
 
 
Zoey est toujours sous le choc d'avoir découvert que sa meilleure amie est devenue une morte-vivante. Pire, elle doit en plus jongler avec les trois garçons pour qui elle craque, sans savoir lequel elle souhaite réellement garder comme petit ami. Profitant de l'absence de Neferet, Zoey en profite pour aider Lucie à retrouver une grande part de son humanité et c'est grâce à son ennemie de toujours Aphrodite qu'elle parvient à la sortir de la rue pour la cacher en sécurité. Pourtant, lorsqu'un professeur est retrouvé assassiné dans l'école de la nuit, Zoey comprend que les choses ne seront une fois de plus pas de tout repos.

Ce troisième tome de la maison de la nuit est beaucoup plus intrigant que les précédents. Maintenant que le décor et l'univers ont bien été plantés, on prend plaisir à suivre les aventures de Zoey, même si elle reste toujours aussi tête à claque de par son comportement avec les garçons. Ce que j'aime dans l'univers, c'est que les vampires ne ressemblent pas à ceux que l'on a l'habitude de côtoyer en littérature et qu'en plus la magie est assez présente dans la maison de la nuit avec les réunions où Zoey appelle les éléments. J'ai d'ailleurs trouvé ça très original et sympathique et ça aide à grandement apprécier l'intrigue.

Ce troisième tome se focalise particulièrement sur Lucie et sur les histoires de coeur de Zoey qui ne sait plus où donner de la tête. Lucie qui est revenue d'entre les morts et qui agit comme un monstre sans coeur, même si on sent bien qu'au fond, elle joue de sa nouvelle nature et qu'elle est dévastée. Ne pas supprimer le personnage, mais le faire évoluer de la sorte m'a vraiment plu puisque cela apporte une touche de piment dans l'intrigue, surtout lorsque l'on voit les échanges verbaux entre Lucie et Aphrodite qui m'ont bien fait sourire. La transformation de Lucie est donc lente, mais visible et nous donne très envie de découvrir ce que l'auteur réserve à ce personnage !

Concernant l'autre point important du roman, j'avoue avoir été un peu plus sceptique. Les relations sentimentales de Zoey sont exaspérantes. Je peux comprendre son attirance pour Erik puisque c'est son petit ami et qu'il est très protecteur avec elle depuis le début de la saga. Mais la voir hésiter et jouer avec lui m'a vraiment gonflée. Concernant Heath, là aussi je peux le comprendre de par leur lien particulier qui les rend forcément attirés l'un par l'autre. L'appel du sang étant très fort pour notre héroïne et du coup, cette relation qui dure depuis tellement longtemps ne m'étonne pas. Là où ça m'a par contre semblé trop prévisible, c'est avec Loren le professeur. J'ai senti le final arriver dès le début de cette attirance tordue et je n’ai pas compris que Zoey n'ouvre pas les yeux et se donne aussi facilement à un homme aussi mystérieux.

En bref, ce troisième tome est tout de même plus intrigant que les premiers et on sent une réelle évolution des personnages et de l'intrigue. De l'action, de la magie, un peu de drame et d'amour et nous avons là une saga qui plaira à bon nombre de lecteurs !

Chronique de louve

Une aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'ombrelle, tome 3 : Sans honte de Gail Carriger

Année d'édition : 2013
Edition: le livre de poche
Nombre de pages : 421
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Miss Alexia Tarabotti, devenue Lady Alexia Woolsey, se retrouve dans une situation délicate. C’est LE scandale de la saison. Elle doit s’enfuir en Italie, à la recherche de réponses.
Une histoire de vampires, de loups-garous et d’imprévus…







Alexia a été rejeté par Lord Maccon qui ne peut accepter que l'enfant qu'elle porte soit de lui. Criant à l'infidélité, la pauvre jeune femme se retrouve seule, car même sa famille ne veut l'héberger devant le scandale de sa situation. C'est Lord Akeldama qui propose de la prendre sous son aile, car même la reine Victoria l'a exclu du Cabinet Fantôme. Mais le vampire disparaît soudainement et Alexia se voit devenue la cible des autres vampires qui ne souhaitent pas la laisser vivre sa grossesse en paix. La seule chose qu'il lui reste à faire, c'est de fuir en Italie pour tenter de trouver des réponses sur sa condition et prouver à tous que son enfant est bien celui de Lord Maccon.

Ce troisième tome d'Alexia Tarabotti est juste un bijou. Je l'ai autant apprécié que les deux précédents et je trouve que dans cette saga, l'auteur nous offre une réelle évolution des personnages et de l'intrigue principale. L'humour est toujours aussi présent et nous fait sourire à de multiples reprises. Le style est vif, agréable et on voyage aux côtés de notre héroïne atypiques avec plaisir ! C'est la saga bit-lit la plus intelligente que j'ai pu lire jusqu'à présent grâce aux nombreux clins d'oeils et surtout à cette manière d'amener de l'humour là où on ne l'attend pas. Alors oui, ce troisième opus est dans la même lignée que les précédents, mais c'est ça qui me plait à moi. Au moins, je sais que je vais passer un agréable moment et m'amuser des aventures d'Alexia.

J'avais d'ailleurs hâte de lire ce troisième opus surtout vu la manière dont s'était terminé le précédent et c'est avec plaisir que j'ai suivi les mésaventures d'Alexia et de sa grossesse. (Étant moi-même enceinte je peux vous dire que je me suis parfois reconnue dans ce qu'il lui arrivait !). La pauvre subit tellement qu'elle en vient à regretter de porter un enfant au début du roman. Heureusement, peu à peu elle finit par éprouver de l'attachement à son futur enfant et du coup, on se demande comment évoluera ce côté maternel d'Alexia et quelle sera la nature de son bébé. C'est d'ailleurs la question au centre du roman et jusqu'au bout on a très peu d'éléments de réponses, laissant planer le doute et beaucoup de mystère sur ce bambin.

La relation entre Lord Maccon et Alexia est tendue, mais explosive et les voir évoluer pour le meilleur et pour le pire (enfin surtout le pire dans le cas présent) est franchement extra et nous donne envie d'avoir un happy end pour nos deux tourtereaux. S'ajoute à cela une panoplie de personnages tous plus attachants les uns que les autres : Mme Lefoux, la français et inventrice qui ne peut s'empêcher de suivre Alexia partout, Floote l'ancien majordome qui la suite aussi partout afin de la protéger. Lyall, le second de Lord Maccon qui devient quelqu'un d'important et sur qui tout repose au sein de la meute, le temps de Maccon s'enivre et déprime.

Bref, ce troisième opus est juste excellent et j'ai bien hâte de lire la suite ! Une saga que je recommande sans restriction !

Chronique de Louve

Carrie de Stephen King

Année d'édition : 2013
Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 252
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture
Carrie White a seize ans et est étudiante dans un lycée. Déjà petite, elle avait le don de déplacer les objets à distance de par sa seule volonté. Sa mère est une puritaine obsédée par le diable et le péché. Elle est le souffre-douleur de la classe et elle est profondément malheureuse. C'est alors qu'une surprise bouleverse sa vie : elle est invitée par Tommy Ross, le boy-friend d'une de ses ennemies, au bal de l'école. Malheureusement, ce rendez-vous est un piège..








J'avais visionné le film de ce roman de Stephen King dans mes débuts d'adolescence vers les 12 ans. Et je dois dire que j'avais vraiment aimé ce dernier. Quand j'ai vu que le Forum Mort-Sûre ainsi que Livre de poche offrait la possibilité de découvrir le roman sous sa nouvelle édition, je me suis dites, c'est le temps ou jamais de lire le roman et voir si j'aime autant que le film. Vous comprenez que si vous êtes en train de lire mon avis, c'est que j'ai finalement été sélectionné pour découvrir celui-ci.

Il y avait plus de 20 ans que je n'avais pas lu de Stephen King et je dois dire que j'ai adoré dans l'ensemble ma lecture ainsi que la plume de l'auteur, qui est différente de mes souvenirs de jeunesse. Je vois surement la chose d'un autre oeil maintenant que je suis adulte.

King nous raconte l'histoire de Carrietta White dite Carrie, fille de Margareth White une fanatique du catholicisme. Elle est tellement fanatique qu'elle pense que "sa" fille vient directement du démon à cause de ses pouvoirs de télékinésie. Bref, on nous raconte comment Carrie vivait sa solitude, son isolement envers les autres adolescents ainsi que les mauvais traitements que sa mère lui infligeait au nom de Dieu ainsi que les autres étudiants de son collège. Sentant son aptitude de télékinésie grandir, elle provoquera un incident qui chamboulera la ville de Chamberlain ainsi que la vie de ses habitants. Tout ça à cause d'une mauvaise blague faite par des étudiants qui haïssent Carrie.
 
Au sujet des ... PERSONNAGES :
J'ai beaucoup aimé le personnage de Carrie. Tourmentée, solitaire, timide et persécutée par ses semblables. Malgré ses airs de vulnérabilité se cache une jeune femme forte, qui ne demande qu'une chose, quitter cette coquille qui l'emprisonne et de vivre une vie comme tout humain aspire à le faire. Entre une mère qui la maltraite et la prend pour le diable en personne et des étudiants qui se moquent continuellement d'elle, une colère incontrôlable sommeille en elle. Et j'adore le fait qu'elle a une aptitude pour la télékinésie. Ça lui donne un certain contrôle et pouvoir sur les événements en quelques sortes. J'ai également aimé le personnage de Sue malgré le fait qu'au début du roman, elle rigole de Carrie avec ses autres camarades (mais à mon avis, c'est seulement pour bien paraître auprès des autres filles). On voit rapidement qu'elle essaie de se racheter auprès de Carrie indirectement. Le personnage de l'amoureux de Sue, Tommy, est aussi intéressant d'autant plus qu'il accepte la demande de cette dernière par amour pour elle. Mais il se rendra compte que le cygne noir n'est finalement pas si disgracieux qu'on le dit. Il faut dire que même si j'ai aimé quelques personnages de ce roman, j'ai aussi détesté certains d'entre eux dont Margareth White, la mère de Carrie ainsi que la richissime Christine Hargensen, qui brutalise régulièrement notre télékinésiste. Non mais quelle peste est-elle cette dernière. J'avais juste envie de lui sauter à la gorge et de l'étrangler un peu plus à chaque fois. Le pire, c'est que dans la vraie vie, plusieurs étudiants vivent des situations similaires. Et la mère de Carrie est littéralement une vieille folle finie. Je fais juste en parler et la rage me monte aux joues!!! Bref, deux personnages qu'on arrive à déteste avec une telle facilité...

Au sujet du ROMAN et de l'AUTEUR :
J'avoue que dans l'ensemble, j'ai bien aimé ma lecture. Le scénario du livre est intéressant et plutôt fidèle à mes souvenirs du film de 1976. Bref, le film est fidèle au roman... King nous offres beaucoup de description dans ce roman afin de bien nous situer et également pour que nous ressentions l'ambiance qui plane dans l'histoire. À plusieurs moments, j'avais l'impression de lire un fait vécu tellement on se laissait prendre par la plume de l'auteur et ses multiples descriptifs. Par contre, j'ai été freiné dans ma lecture et ce à de multiple moment... Non par la plume de l'auteur, mais par les interventions que l'on place ici et là afin de donner un aspect plus véridique à l'histoire. Comme si des spécialistes livraient des confidences sur le dossier médical de Carrie ainsi que des témoignages de gens ayant côtoyé de près ou de loin Carietta. Malgré l'importance que peuvent avoir ces interventions afin de comprendre comment Carrie vivait et ainsi que le déroulement des événements tragiques, je trouve qu'elle casse beaucoup trop le rythme de lecture du lecteur... Et il n'est pas si évident de savoir quand l'intervention se termine et quand le roman recommence. Bref, on se perd un peu dans le texte. De plus, je dirais que l'autre point négatif est qu'il n'y a pas vraiment de chapitre. Ce qui donne une impression de longueur épouvantable au roman... Malgré que ce dernier soit divisé en trois sections, dont la première fait presque la moitié du livre.

Bref, une lecture qui m'a tenu en haleine, car malgré les longueurs des séquences, j'avais tout de même hâte de retourner à ma lecture. Mais malheureusement, les interventions ont fait que je n'ai pu apprécier à sa juste valeur ce livre "historique" de Stephen King. En fait, j'en suis venue à les "skippers" finalement, tellement je n'en pouvais plus et que ça commençait à assombrir mon appréciation du roman. Un excellent roman d'horreur qui nous donne l'impression d'y être réellement et de finalement, connaître cette Carrie diabolique !!! Je ne peux que vous le recommander si  vous êtes fan de Stephen King et de sensation forte :-)

Ma note : 3/5

Chronique de Froggy