lundi 2 septembre 2013

Créatures fatales de Alexandre Lévine

Année d'édition : 2013
Edition : Artalys
Nombre de pages : 192
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Elles sont séduisantes, elles sont chaudes, elles sont prêtes à réaliser tous vos fantasmes. Vous pouvez les rencontrer à l’université, au bord de la route, sur internet ou sur les rives d’un lac… Mais attention ! Vous risquez d’y laisser votre vie, car elles ne sont humaines qu’en apparence. Elles sont en réalité des prédatrices.

Ces nouvelles érotiques et fantastiques ont pour cadre la France d’aujourd’hui, mais vous feront traverser le miroir des désirs et des apparences, en jetant parfois un regard impertinent sur notre société.


Ce livre contient 5 nouvelles plus ou moins courtes :

Mathématiques du risque
Une nuit sur la route
La collectionneuse
Au bord du lac
Fées des hauteurs

N'ayant jamais lu de livre érotique jusqu'à présent, j'ai voulu faire le test en lisant un livre qui est à la fois érotique et fantastique.
Première chose importante : La vulgarité.
J'ai lu plusieurs chroniques faites sur ce livre et quelle n'en fût pas ma surprise de voir que tous(toutes) trouvaient qu'elle était moindre, voir inexistante.
De mon point de vue, les conversations contiennent trop de mots ou de phrases vulgaires.
Pour ce style de lecture, je m'attendais plus à des scènes « tendre » avec un peu d'amour SANS vulgarité. Ceci ne m'a donc pas donné envie de lire ces passages avec enthousiasme, et par conséquent, de vite passer à autre chose.
Ceci est mon point de vue. Après, cela peut très bien convenir à quelqu'un qui aime ça.

Deuxième chose : Les fautes d'orthographes et les mots en trop..
Lorsqu'il y a qu'une ou deux fautes dans tout le livre ça passe, mais là, j'ai trouvé qu'il y en avait un peu beaucoup et surtout, trop visibles..
Par exemple : « En entrant dans un salon, Kevin fit Julia debout »
« David avait un plus d'un kilomètre à parcourir »

Hormis les deux problème stipulé ci-dessus, j'ai trouvé que les scénarios étaient intriguant. On a envie de savoir la suite,à quel moment le fantastique apparaît et sous quelle forme.
Nous débutons chaque nouvelle par une histoire qui pourrait tout à fait être réel. Il n'y a pas de fantastique dès le départ et c'est ça qui nous met l'eau à la bouche.
L'auteur sait nous amener petit à petit vers la découverte de ces créatures très étrange et...spéciale. Pourtant, pour ne pas tomber dans l'ennui de la répétition, Alexandre Lévine ne va pas hésiter à choquer le lecteur en introduisant d'un coup le fantastique.
Ces 5 nouvelles sont vraiment différentes l'une de l'autre. C'est agréable de pouvoir changer d'univers à chaque nouvelle histoire.
Vous trouverez un univers humain ( université, études.. tout ce qui a de plus normal) mais vous pouvez aussi trouver un univers fantastique caché aux yeux des gens.
Mes nouvelles préférées ont été :
Mathématique du risque : La fin m'a bien fait rire. J'ai trouvé cette histoire trop.. spéciale
Fées des hauteurs : Celle-ci est la meilleure, par le simple fait qu'elle se termine joliment !

En conclusion : Ce livre a été un moyen de découvrir un nouveau genre littéraire mais sans plus.
Je n'ai pas eu la satisfaction de voyager à travers le livre ou dans un autre univers, ce qui pour moi, est très important.

Ma note : 5/10

PS : En ce qui concerne les fautes d'orthographe et les mots en trop, cela vient du fait que lorsque le livre a été imprimé, il n'y avait pas encore de collaborateur pour les vérifications.
Ne pas s'inquiéter, ceci va être vite rectifié ! 

Chronique de Laetinou

*******************************

Avec Créatures fatales, Alexandre Lévine nous propose un recueil de nouvelles érotiques, mais pas seulement. En effet, si toutes prennent place dans notre monde et à notre époque, le fantastique y fait néanmoins une incursion, permettant de leur donner, le plus souvent, des chutes surprenantes qui leur donnent une autre dimensions que de simples rencontres coquines !

L'immersion n'a pourtant pas été immédiate. En effet, ayant lu d'autres livres de cet auteur et ayant avant tout apprécié, dans ceux-ci, sa plume très littéraire et poétique, j'ai d'abord été désappointée, voire déçue que son style, que j'imaginais sublimé par la forme de la nouvelle, s'avère considérablement plus simple et banal. Néanmoins, le texte reste soigné et fluide, et une fois habituée, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire.

Je vais maintenant parler des différentes nouvelles une à une, car leur nombre me permet aisément d'entrer dans les détails :

Mathématiques du risque: J'ai eu beaucoup de peine à entrer dans cette nouvelle qui est la première du recueil et dans laquelle la dimension fantastique n'apparaît pas immédiatement, si bien que l'on a d'abord l'impression de lire de la littérature normale (et je n'étais pas encore habituée au style d'écriture commun). Dans ce contexte, l'histoire paraît bien plate et les personnages peu crédibles ; il y a beaucoup de phrases stéréotypées, tandis que comportement de la fille et du mec aussi, ne les rendent pas vraiment sympathiques. C'est surtout la fin qui fait l'intérêt de cette nouvelle, et encore, car elle est un peu trop rapide et il faut bien l'avouer, pas très originale non plus. Mais c'est cohérent avec le thème "Créatures fatales", qui comme l'indique le quatrième de couverture, s'inspire largement des légendes connues.

Une nuit sur la route : Une nouvelle très sensuelle et assez angoissante, vu que la situation du personnage principal est en permanence très dangereuse. Par contre, la fin est un peu, en quelque sorte, "effacée" par le contenu qui précède, qui lui fait de l'ombre, si on peut dire. Mais le tout est sympathique à lire !

La collectionneuse : Également une nouvelle agréable à parcourir de bout en bout. On se doute bien que ces femmes ne sont pas ce qu'elles paraissent, et les coquineries conduisent très convenablement au final. Dommage par contre que pour raconter ce dernier, il y ait un brutal changement de point de vue, moyennement cohérent d'ailleurs, qui fait que l'on ne connaîtra jamais la vision du héros.

Au bord du lac : Probablement l'un des textes les plus réussis du recueil, et en tout cas le plus complexe. Le fantastique, au sens littéraire du terme, y opère des incursions perturbantes et étranges. On ne sait pas toujours où commence et où s'arrête la réalité, mais la façon dont on comprend la vérité en fin de compte nous permet d'enfin emboîter les pièces du puzzles et de comprendre où le texte voulait en venir, de façon très satisfaisante. Il y a aussi une certaine leçon qui, je trouve, donne une certaine profondeur à cette histoire.

Fées des hauteurs: Je crois que c'est ma préférée de toutes. L'auteur s'empare d'une image très connue, la fée, tout en l'enrobant d'un mythe assez inédit et qui change l'image que l'on a d'elles. J'ai beaucoup aimé sa représentation de ces créatures et le final apporté au récit, qui donne du sens à tout plein de petits détails auxquels on n'avait pas fait forcément attention quelques pages plus tôt. Ce point d'orgue fait que l'on referme le recueil avec une impression très positive !

Donc, malgré une entrée en matière laborieuse, en fin de compte j'ai dévoré ce recueil qui une fois que l'on est entré dedans, se lit vite et bien. Seule petite remarque, mais ce n'est pas forcément un défaut, c'est que c'est vraiment écrit d'un point de vue masculin et donc que le côté érotique n'est pas forcément idéal quand la lectrice est une femme. Il n'est pas forcément aisé de se reconnaître en ces créatures provocantes et faciles, de se fondre à des récits où l'homme ne fait jamais le premier pas ni ne montre aucune velléité de séduction... Sinon, rien à redire. Un recueil plutôt sympathique qui fait passer un bon moment de lecture et plaira aux amateurs d'érotisme.

Chronique de Sherryn

Sales bêtes ! Collectif

Année d'édition : 2013
Edition : Les Éditions des Artistes Fous
Nombre de pages : 250
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Les Maîtres ne vinrent plus [Ludovic Klein] (illustré par Maniak)
Pffugs [Mathieu Fluxe] (illustré par cAmille)
Pluviôse [Adam Roy] (inédit) (illustré par Deadstar)
Un arrière-goût d'éternité [Morgane Caussarieu] (inédit) (illustré par Deadstar)
La parole du Rhinocéros [Ana Minski] (illustré par Ana Minski)
La bête noire [Julien Heylbroeck] (illustré par Christophe “FloatinG” Huet) (inédit)
La Solitude du Soleil le Vendredi soir [Diane] (illustré par Stab et Nelly Chadour)
Ce singe qui n'ira pas au paradis [Vincent Leclercq] (illustré par Maniak)
Le deuxième événement [Ludovic Klein] (inédit) (illustré par Cham)
Cobaye #27 [Éric "Udéka" Noël] (illustré par L'ananas à cheveux)
La condition inhumaine [Maniak] (illustré par Xavier Deiber)
La dépression du chat [Gallinacé Ardent] (illustré par Maniak)
Parasite [Vincent T.] (illustré par Antoine “Codex Urbanus” Téchenet)
Jonas [Southeast Jones] (illustré par Cham)
L'ascension des suicidés [Ana Minski] (illustré par Ana Minski)
La mélodie des bois [Vincent Leclercq] (illustré par Nelly Chadour)
Notre-Dame des opossums [Southeast Jones] (illustré par Kenzo Merabet)
Manger les rêves [Romain d’Huissier] (illustré par Xavier Deiber) (inédit)
τρ [Herr Mad Doktor] (illustré par Ana Minski)
Clic [Maniak]


L’homme est un animal comme les autres, paraît-il. Ce recueil de nouvelles se propose d’explorer le thème de l’animalité sous toutes ses formes. On y croisera notamment les animaux d’un zoo japonais en temps de guerre, que l’on laisse volontairement mourir de faim. Mais également un malheureux affublé d’un bec de lièvre, qui devient l’idole d’une société d’hommes et de femmes bien décidés à se rapprocher du règne animal. Dans le Loch Ness, paraît-il, il n’y a pas qu’un monstre, il y aurait une sirène qui vous apporterait l’immortalité à condition de vous régaler de sa chair. Un rat de laboratoire peut-il contrôler l’esprit humain? Visiblement, l’un d’eux y excelle. Ailleurs, un chat trop longtemps maltraité pour le bon plaisir des téléspectateurs est devenu un véritable monstre, une plaie vivante qui vit ses derniers instants. Dans un petit village, les habitants doivent sacrifice à la bête noire qui rode, jusqu’à ce que certains décident de la tuer. Et quel est exactement cet être qui semble se repaître de liquide dans un environnement touffu? Et cet homme, a-t-il réellement été avalée par une créature gigantesque et en est-il réellement revenu? Et l’enfant à naître, à quoi ressemblera-t-il? Aura-t-il de belles élytres comme ses parents ou d’étranges petits boudins roses au bout des pattes? Et si un simple petit chat survivant à une catastrophe nucléaire ne survivait que pour en annoncer une autre?

Cette lecture me laisse sur une impression mitigée. J’ai eu du mal à y accrocher complètement. Les nouvelles sont certes assez variées, et c’est probablement le point fort du recueil, mais cela m’a fait l’effet d’un contenu inégal car certaines ne m’ayant pas plu, j’ai eu l’impression de longs temps morts pendant ma lecture. Pour certaines d’entre elle, je n’ai pas vraiment compris où elles voulaient en venir, j’ai trouvé qu’elles s’éparpillaient beaucoup sans aller nulle part, en essayant de caser parfois dans une nouvelle la même richesse narrative et psychologique qu’un roman, ce qui ne peut être que maladroit.

D’autres cependant savaient avec adresse exploiter l’art de la chute, la surprise sur le fin mot de l’histoire, notamment “Parasite” qui est bien sûr narré du point de vue d’une bestiole dont le lecteur doit deviner la nature, ou encore “Pluviôse” où la jeune narratrice encore dissimule la véritable nature de sa famille. Les nouvelles qui donnent la parole aux animaux réels, comme “La Parole du Rhinocéros” ou “Cobaye #27” sont également réussies puisqu’elles exploitent une réalité que l’on peut reconnaître et invitent à la relativité du point de vue. Mes préférées restent “Un arrière-goût d’éternité” qui revisite à la fois le mythe du Loch Ness et celui de la sirène pour en faire une histoire réellement passionnante, et surtout le fantastique “τρ” (il faut lire les lettres grecques “tau” et “rhô”), réécriture déjantée et géniale du mythe du minotaure, où une vache nommée Pasiphaé donne naissance à un taurillon à corps d’humain (ou un enfant à tête de veau, c’est selon) pour qui l’enfance, l’école, la découverte de la sexualité ou la vie professionnelle seront une véritable épopée.
Néanmoins, dans l’ensemble, j’ai souvent eu une impression d’overdose de métamorphose et de créatures toutes plus bizarres les unes que les autres, comme une surenchère d’effets, là où certaines nouvelles brillaient par leur simplicité et leur ingéniosité. Je crois que le recueil aurait peut-être gagné à être un peu plus court et à moins partir dans autant d’histoire, car dans beaucoup, je n’ai pas réellement senti la promesse d’exploration de l’animalité et de ses rapports avec l’humanité et qu’elle était souvent trop subordonnée au fantastique ou à l’horreur (il faut dire que j’ai adoré les maîtres du genre que sont Kafka, Kessel ou London). L’ouvrage me laisse donc un peu sur ma faim.

Une bonne lecture malgré quelques défauts à mon sens.

Chronique de Mélusine

mardi 27 août 2013

Hush Hush tome 3 Silence de Becca Fitzpatrick

Année d'édition : 2013
Edition: pocket jeunesse
Nombre de pages : 437
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Après une lutte acharnée entre deux mondes que tout oppose, une quête désespérée vers un amour qui semblait voué à l’échec, Patch et Nora voient leur passion mise à l’épreuve.
Quand Nora se réveille à l’hôpital après ce qu’elle croyait être un banal accident de voiture, elle apprend qu’elle est portée disparue depuis plusieurs mois. Seulement, Nora ne se souvient de rien de ce qui s’est passé pendant toute cette période, ni même d’avoir rencontré celui qui a bouleversé sa vie, Patch.
Alors que tous tentent de lui cacher son existence, Nora est persuadée que quelqu’un l’attend. Tandis que sa vie est plus que jamais menacée, la jeune femme suivra obstinément son cœur et remuera ciel et terre pour retrouver la personne qui lui apparaît en rêve.
 
 
Nora se réveille dans le cimetière où se trouve enterré son père. Elle ignore ce qu'elle fait là et ce qu'il lui est arrivé des mois auparavant. Lorsqu'un homme la trouve dans cet endroit, elle fuit après l'avoir entendue lui dire qu'elle a disparu depuis des mois. Ses souvenirs ne sont plus là et même ses proches semblent lui cacher trop de choses quand enfin ils la retrouvent. Pire, sa mère s'est mis en couple avec Hank le père de Marcie, durant son absence. Pour Nora commence alors des recherches pour comprendre qui l'a kidnappée et dans quel but.

Silence est un troisième tome qui tient plutôt ses promesses. Plus mouvementé que les deux précédents opus, Silence se veut un tome plus explosif et qui répond aux attentes de ses lecteurs. La romance entre Nora et Patch est mise de côté au profit de l'intrigue et de la lutte entre Déchu et Néphilim. Autant dire que je ne me suis pas ennuyée !

Si le début nous laisse dans un semi-brouillard, Becca Fitzpatrick parvient à nous tenir en haleine. Les questions que l'on se pose sont nombreuses, même si certains éclaircissements sont bien trop prévisibles. Là où Nora se montre légèrement bête, manquant de logique, nous comprenons rapidement où est Patch et ce qui attend la jeune fille. Malgré ce manque de réflexion de sa part, Nora a grandi et nous le prouve en décidant d'agir par elle-même. Elle ne veut plus être la demoiselle en détresse et même si une fois encore, elle ignore où elle met les pieds, elle fonce et tente à son tour de protéger ses proches. C'est une Nora hargneuse et battante que l'on retrouve et qui a plus de caractère. Certes, à certains moments elle reste passive, mais elle n'hésite plus autant que dans les deux premiers opus.

La romance est justement dosée de manière à faire que Nora ne vive plus uniquement à travers Patch. Elle prend confiance en elle pour mon plus grand plaisir et tient tête à ceux qui l'entourent. Sa soif de vengeance est grande surtout lorsqu'elle trouve enfin les réponses qu'elle cherchait. 

Il n'y a pas véritablement de rebondissement ou de surprise dans cet opus, mais on sent que la fin est proche puisque la guerre est prête à éclater et que Nora se retrouve en plein centre de celle-ci sans le vouloir. En même temps, on se dit qu'elle n'avait pas vraiment le choix et elle pourra compter sur Patch pour l'assister et la protéger. Le seul passage qui m'a étonnée c'est celui de la reconversion de Marcie et de ses aveux. On la sent fragile et l'on est loin de se douter du destin de celle que l'on considère comme la peste de service. 

Si au départ j'étais sceptique via le couple Hank et la mère de Nora (bah oui sa fille disparait et madame ne trouve pas mieux que de se mettre en couple avec l'un de ses ex !) peu à peu, l'auteur nous donne envie de lui pardonner cet écart de conduite.

Silence est un bon troisième opus. Il divertit et apporte les réponses que l'on attend nous ouvrant l'appétit pour le dénouement final ! Un page-turner plutôt efficace du fait d'une bonne utilisation d'un narrateur personnage et d'un style fluide et accrocheur.
 
Chronique de Louve
 

La fille au tatouage de Kristina Ohlsson

Année d'édition : J'ai lu
Edition : 2013
Nombre de pages : 398
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
La nuit de la Saint-Jean, une jeune Suédoise est agressée et violée. Malgré ses cris, personne ne vient à son secours... Quinze ans plus tard, à Stockholm, un pasteur et sa femme sont retrouvés morts : les Alhbin se seraient suicidés en apprenant le décès par overdose de leur fille aînée. L'affaire est confiée à Fredrika Bergman. Epuisée par sa grossesse mais toujours aussi déterminée, celle-ci ne tarde pas à mettre au jour un sordide réseau de passeurs exploitant la détresse des réfugiés clandestins. A l'autre bout du monde, une mystérieuse jeune femme travaille en Thaïlande sur un dossier sensible. Si sensible que quelqu'un cherche à la faire taire définitivement : son téléphone ne marche plus, son billet d'avion est annulé, et on glisse de la drogue dans sa valise... Alors que le piège menace de se refermer sur elle, Fredrika se lance dans une course contre la montre pour démêler les fils d'un complot monstrueux. L'heure tourne, et ceux qui savent se taisent...


Cela faisait un moment que j'avais envie de lire ce livre dont je ne connaissais absolument pas l'auteur mais qui me tentait beaucoup.
Premièrement, détrompez-vous ce thriller ne parle pas d'une fille avec un tatouage le titre n'est pas un indice. 

« La fille au tatouage » est un thriller suédois lequel il n'y a pas vraiment un personnage principal. Plusieurs petites histoires de meurtres se succèdent ou se croisent prêtre qui tue sa femme puis se suicide, une fille se fait agresser et violer dans la rue, mais personne ne vient à son secours. Des morceaux d'histoires qui se mélangent et au final on se perd un peu dans la lecture, un coup c'est l'un  un coup c'est l'autre, il faut être super concentré pour pouvoir bien suivre les deux histoires.
De ce fait, on ne peut pas vraiment s'attarder sur un personnage en particulier, le tout reste flou ou alors c'est énervant d'être coupé dans un détail pour reprendre l'autre enquête, etc. J'ai trouvé que c'était un peu le fouillis. Pourtant, le fait que l'auteur ait voulu casser ce style habituel de l'histoire continue en coupant les morceaux, c'est un type de lecture à double tranchant, soit on aime soit on aime pas et pour ma part c'est général plus un style qui me dérange un peu, car ça casse la concentration. 

Au niveau personnage, Fredrika est très impressionnante, elle est enceinte, mais ne renonce pas à trouver le fin mot de l'histoire malgré tout. Elle est très courageuse et à du tempérament. C'est le seul personnage dont je pourrais vous parler, car c'est la seule à laquelle je me suis vraiment intéressée, car elle est tout au long du livre comparé aux autres personnages qui apparaissent de temps à autre.
Un autre point du livre à évoquer ce sont les passages qui parlent des clandestins, mais ils ne sont pas assez aboutis ou suffisamment intéressants pour y prêter une aussi grande importance que ça, c'est bien dommage, j'aurais aimé en apprendre davantage. 

Cependant, l'auteur a une bonne écriture. Elle va directement a l'essentiel, mais c'est toujours mieux que de tourner autour du pot, c'est le point du livre que j'ai le plus apprécié. Malgré le fait que je ne suis pas très fan du style histoire entrecoupé, l'intrigue est bien menée.
En résumé, ce thriller scandinave est une découverte assez mitigée, mais pas totalement mauvaise, même si ce n'est pas un coup de cœur c'était une lecture sympathique, un grand merci aux éditions J'ai Lu et à Louve du forum Mort Sure !

Chronique de Babynoux
 

mercredi 21 août 2013

Puzzle de Franck Thilliez

Année d'édition : 2013
Edition : fleuve noir
Nombre de pages : 431
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Et si on vous demandait de mourir… dans un jeu ?
Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa.
Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros.
Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu - un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. »
Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire…
Et Paranoia peut alors réellement commencer…


Franck Thilliez, un auteur dont j'avais beaucoup entendu parlé mais dont je n'avais encore pas lu un seul roman. Lorsque Louve du forum Mort Sure et les Editions Fleuve Noir ont proposé ce roman en avant-première j'ai sauté sur l'occasion. La couverture de toute beauté mais surtout le résumé hyper attrayant m'ont forcé à céder à la tentation.

Ilan et Chloé, amateurs de chasses aux trésors, rêvent chaque jour de participer à un jeu très spécial organisé loin de chez eux. Un jeu dont on connait simplement le nom : PARANOIA.
Lorsqu'ils apprennent qu'ils sont sélectionnés, les deux compères se rendent à l'endroit indiqué et commencent à découvrir peu à peu l'envers du décor. Et lorsque les révélations commencent, il leur sera difficile de distinguer la vraie vie du jeu. Les règles du jeu sont simples : l'un d'eux va mourir.

Chloé et Ilan, perdus de vue depuis un an, se retrouvent enfin. Ilan vit dans la maison de ses parents porté disparus pour lui, mais que tout le monde croit morts. Lorsque Chloé retrouve Ilan en lui disant qu'elle sait comment jouer, celui-ci reste sceptique un moment, hésitant, puis finit par la suivre dans cette aventure.
Ilan et Chloé sont deux personnes très vives d'esprit, avides de jeux, sensations fortes et recherches en tout genre. Mais surtout de chasses aux trésors.
Mais lorsque le jeu se mélange à la réalité, Ilan et Chloé ne sont plus aussi surs d'eux. Ilan en apprend plus sur la mort suspecte de ses parents et comprend mieux pourquoi ceux-ci ont disparus.
Le jeu commence alors réellement puis s'ensuit alors une course effrénée pour les deux jeunes gens.

Entre horreur, suspense et jeux de piste, ce livre ne m'a pas laissé une seconde de répits ni d'ennuis. Pas une seule seconde je ne me suis ennuyée, Franck Thilliez à une écriture plus que fluide, je n'avais jamais lu une telle histoire et surtout un roman de cette taille si rapidement ! Il raconte cette histoire si facilement et avec une ambiance si noire, que même sans vraiment adorer les romans policiers cela se lit sans embuche. On a toujours envie d'aller encore plus loin dans la lecture qu'on ne voit pas les pages ni l'heure passer. C'était tellement super à mon goût cette ambiance froide, ces couloirs vides de l’hôpital psychiatrique qui semblaient me faire sursauter à chaque mouvements dans ma maison tellement j'étais plongée dans l'histoire. J'étais comme dans la partie de jeu, je me suis retrouvée un peu dans Chloé. Pour le dire clairement j'étais moi aussi, tout comme Ilan et Chloé, perdue entre la fiction et la réalité.

J'ai vraiment adoré ce livre, c'est ce genre de lecture qui ne s'oublie jamais, qu'on a envie de relire et relire tellement elle est plaisante. Je conseille à tout le monde ce roman en particulier mais aussi en règle général cet auteur car j'ai tardé à le livre mais maintenant je vais me rattraper !
j'ai adoré c'était un énorme coup de cœur pour moi !

Encore un énorme merci à Louve du forum Mort Sure et aux Editions Fleuve Noir pour m'avoir donné l'opportunité de lire ce magnifique livre en avant première

Chronique de Babynoux
 

Ennemis, tome 2 : Les trépassés de Charlie Higson

Année d'édition : 2012
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 509
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
La terrible épidémie se poursuit... Les adultes devenus morts-vivants arpentent les rues et menacent les groupes d'enfants. Jack et Ed sont déterminés à se défendre. Avec leur clan, ils s'organisent pour survivre. Mais une nouvelle catastrophe menace de s'abattre sur Londres... Pourront-ils tous en réchapper ?









Jack et Ed sont amis depuis l'école. Lorsque les adultes changent et deviennent des morts-vivants, très vite ils tentent de prendre les choses en mains. Mais bien vite, ils se rendent compte qu'ils ne restent que des enfants et qu'il leur faut apprendre à lutter comme des adultes. Sentant leur planque faiblir face aux assauts répétés des morts-vivants, ils décident de partir avec les membres restants de leur clan pour trouver un endroit mieux protégé et de quoi pouvoir se nourrir et se défendre. C'est ainsi qu'ils feront la connaissance de bien d'autres enfants qui comme eux, tentent de survivre.

Ennemis tome 2 se déroule un an avant les événements du premier opus. J'y ai retrouvé tout ce qui m'avait plu dans le premier tome, et je l'ai même trouvé meilleur que son prédécesseur. Découvrir le passé de certains personnages m'a vraiment permis de mieux les apprécier.

L'auteur est toujours aussi doué pour rendre certains événements angoissants et nous empêchant de refermer le livre ! On cherche à aider nos héros qui ne sont que des enfants, à espérer qu'ils parviennent à s'en sortir, mais comme tout bon roman de zombies, même si un peu plus jeunesse que ceux que j'ai l'habitude de lire, l'auteur n'épargne aucun personnage. Et c'est l'une des plus grandes forces du roman. En temps zombies, personne ne peut en réchapper avec brio. On est tous confrontés à un moment ou à un autre à cette épidémie et à cette menace. Qu'ils aient cinq ans ou treize ans, nos héros se battent avec presque le même acharnement et c'est ce que j'aime tant dans cette saga. On pourrait même la trouver plus dramatique que les romans de zombies pour adultes, car ici, ce sont des enfants qui se battent pour survivre et voient leurs amis se faire dévoré, sous leurs yeux.

Charlie Higson maîtrise avec intelligence son roman et même si on ignore les raisons de cette épidémie, on avance avec angoisse dans le roman. Les rares adultes à apparaitre nous laissent penser qu'enfin un remède a été trouvé, ou que certains sont simplement immunisés, mais l'auteur décide de n'en faire qu'à sa tête et de rudoyer nos héros.

Ennemis ne vous laisse pas le temps d'apprendre à apprécier les personnages qui sont tous uniques. Entre les égoïstes, les trouillards, les illuminés, les intelligents et les fortes têtes, Charlie Higson utilise l'enfance dans toute sa splendeur pour lui donner un ton plus mature. J'ai aimé les nombreux rebondissements, les phases d'actions et de relâchement (pourtant rare).

Ennemis est donc une excellente suite du premier opus, qui se déroule pourtant un an avant, mais qui nous prouve qu'en temps de crise, l'âge n'existe plus et c'est chacun pour soi ! Vivement la suite surtout qu'il y aura cinq tomes et je serais présente pour chacun d'entre eux !

mercredi 14 août 2013

à un sanglot de moi,tu reposes de Mathieu Guibé

Année d'édition : 2013
Edition : lokomodo
Nombre de pages : 221
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À un sanglot de moi, tu reposes vous offre des morceaux de vie, réels ou fantasmés, où les protagonistes sont en quête d’eux-mêmes, des autres, mais avant tout à la recherche d’un sens. Une signification sur ce que nous avons, ce que nous perdons, ce que nous ressentons ou bien ce que nous offrons. Une ode triste ou joyeuse à la brièveté d’une existence qui pourtant a compté. Pour soi ou pour les autres. Douze histoires aux allures de dernières lettres ; une ultime page noircie de mots destinée à notre monde, à nos compagnons, aux disparus ou à ceux qui restent et que l’on ne connaît pas encore, comme vous qui lisez ces lignes.



Un gros merci au forum Mort-Sure et aux éditions Lokomodo pour m'avoir permis de découvrir ce recueil de nouvelles. Ce fut une excellente découverte malgré quelques petites choses qui m'ont un peu moins plu.

Mathieu Guibé est un auteur que je ne connaissais pas du tout. C'est notamment une raison pour laquelle j'ai souhaité découvrir ce partenariat. Je suis tombée en amour avec son style d'écriture. Tout est métaphorique et imagé, que ce soit les mots et parfois même les nouvelles au complet comme celle du pigeon, je suis restée littéralement estomaquée. Les nouvelles sont d'une longueur parfaite. On a l'impression que l'auteur est allé au bout de son idée pour chaque texte. Cependant, j'ai trouvé que la couverture du recueil ne convenait pas du tout au contenu des nouvelles. Elle est un peu trop fantastique alors que plusieurs nouvelles sont très réalistes. Cela brise en quelque sorte les attentes du lecteur face aux histoires qui suivent.

Quelques nouvelles m'ont moins plue parce que je ne suis pas parvenue en en tirer l'essence et le message principal. Je doit dire que la science-fiction est un créneau que je ne suis pas encore parvenue à assimiler. Mais j'y travaille. Quant aux nouvelles plus réalistes, elle me sont allées droit au coeur. Beaucoup d'émotions sont véhiculées à travers les personnages et les actions forment un tout très bouleversant. J'ai particulièrement apprécié les nouvelles sur le garçon muet et la jeune fille aveugle ainsi que la première sur le monde du spectacle. J'ai trouvé qu'elles se sont démarquées du lot. Quant à celle que j'ai considéré la plus imagée est celle du pigeon. Toute la nouvelle est une image. Le lecteur a le loisir d'utiliser son imagination pour interpréter le texte à sa manière. Seulement, pour ce type de nouvelle, il faut prendre le temps de la lire tranquillement pour bien en saisir le sens.

En gros, ce recueil de nouvelles est une belle découverte. Même si ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais en regardant la couverture plutôt fantaisiste, j'ai été agréablement surprise. Pour ceux qui se passionnent du genre ou encore qui souhaitent le découvrir, ce recueil se lit très bien. Cependant, prenez gare aux avalanches émotionnelles!

Chronique de Salsera