dimanche 12 juin 2016

Demain j'arrête! de Gilles Legardinier

Année d'édition: 2016
Édition: Pocket
Nombre de pages: 350
Public visé : adulte
Quatrième de couverture:
Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret.
Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?



Julie a rompu avec un homme qui ne lui correspondait pas. La voilà avec un boulot dans une banque qui ne lui plaît pas, célibataire et à profiter des soirées avec ses copines. Mais tandis qu'elle poursuit sa routine, un nouveau voisin emménage et son nom intrigue vite la jeune femme qui s'imagine déjà un tas de choses complètement loufoques le concernant. Elle fera tout ce qu'il faut pour découvrir à quoi peu bien ressembler cet homme intrigant. Et quand enfin elle fait sa connaissance, elle ne peut s'empêcher de fondre pour lui et de tout faire pour les rapprocher. Mais qui est-il vraiment ? Pourquoi semble-t-il cacher quelque chose ?

J'ai eu l'occasion de découvrir l'auteur avec un thriller Nous étions les Hommes, qui m'avait beaucoup plu. J'avais donc très envie de le découvrir dans un autre registre et je suis ravie de la découverte, même si j'ai trouvé beaucoup de choses qui ne m'ont pas plu dans ce roman. En fait, c'est l'accumulation de choses complètement folles qui finalement décrédibilisent la romance proposée. Et j'attendais une romance plus vivante, moins plate, parce que finalement, il ne se passe pas grand chose entre Julie et Ric !

La plume est amusante et farfelue. On suit l'histoire via Julie et ses pensées sont vraiment très drôles. Elle a une imagination débordante et tente par tous les moyens d'arriver à ses fins. Elle n'est certes pas parfaite : elle ment, n'est pas toujours très franche, cache beaucoup de choses aux autres, mais on ne peut s'empêcher de l'apprécier pour tous ses défauts. Cependant, j'ai trouvé qu'elle était un peu naïve avec un vrai coeur d'artichaud. Elle rencontre Ric une fois, puis deux et voilà c'est l'homme de sa vie et elle va s'arranger pour l'attraper dans ses filets. Sauf que voilà, au départ il semble n'en avoir rien à faire de Julie. Alors oui, ya des compliments par-ci par-là, mais concrètement c'est le genre de mec à être totalement passif et à attendre qu'une femme lui saute dans les bras ! Je me souviens de leur premier dîner avec explosion de pc et explosion de canalisation et voyant l'héroïne quasi nue et trempée, j'ai espéré qu'un petit quelque chose coquin se passerait, mais rien, nada ! C'était autant frustrant pour moi que pour l'héroïne j'en suis sûre !

Si on met de côté la "romance" qui n'en est pas vraiment une, parce que l'auteur la met finalement assez au second plan, on a une belle histoire sur l'amitié et les valeurs. Julie qui aide sa voisine qui se retrouve hospitalisé pour quelque chose de grave et qui n'a personne pour l'accompagner dans sa maladie. J'ai adoré cet aspect du roman qui une fois encore est criant de vérité. L'amitié est aussi mis en avant, puisque Julie adore ses amis et qu'elle le leur dit et montre bien. Une fois encore, un aspect que j'ai particulièrement apprécié. Le changement de Julie au niveau professionnel est très drôle et atypique et les passages en boulangerie sont très drôles. Mais voilà, lorsque Julie se fait un film sur le but de Ric vis à vis d'une collection, ça m'a complètement refroidie. C'était trop exagéré, trop criard surtout la manière dont elle veut l'aider. Que déjà elle ai tant d'imagination pour sa vie de tous les jours, je veux bien. Mais vouloir à tout prix aider quelqu'un qu'elle pense être mauvais juste parce qu'elle est amoureuse, cela ne m'aura pas convaincu.

Les révélations m'ont surprises et vraiment déçue. Finalement il est aussi distant avec elle pour un tel objet ? Tout ça pour ça ? Non la pilule a eu du mal à passer concernant le dénouement, surtout que d'un coup, tout s'enchaîne, bien trop vite entre eux. Dommage !


En bref, j'ai quand même apprécié ce roman. La plupart du temps il m'aura amusé et j'en avais drôlement besoin ! C'est vraiment une question de goût sur la fin. La plume de l'auteur et l'imagination et le caractère de son héroïne m'aura vraiment fait passer un chouette moment, me donnant envie d'en découvrir d'autres de l'auteur, que ce soit en contemporain ou en thriller. Une bonne lecture tout de même idéal en cas de coup de mou !


Lisez le :
- pour son héroïne décalée avec une imagination débordante
- pour ses personnages secondaires hyper attachant ! Même le banquier et la secrétaire !

Ne le lisez pas :
- si vous n'aimez pas les histoires trop loufoques, un peu burlesques
- en romance vous voulez de la passion et de l'AMOUUUUR *o*  

Chronique de Louve

Endless Love, Tome 1 : Endless Love

Année d'édition : 2016
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 380
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Karina est serveuse dans un bar de New York. Elle tombe sous le charme de James, un client mystérieux et dominateur. Ce qui commence comme un jeu érotique évolue bientôt en un jeu de pouvoir où James révèle le côté sauvage de Karina et brouille la ligne entre le plaisir et la souffrance. Et c'est Karina qui réclame toujours plus, dépassant ses propres limites, pour prouver la force de son amour à l'homme à qui elle s'offre.










Pour ce qui est de romance, je ne suis pas la dernière.

Lorsque j’ai découvert ce livre à sa sortie en grand format j’ai de suite eu envie de le découvrir. Un peu dans la branche de cinquante nuances, Crossfire et autres, le résumé m’a donné envie de découvrir une autre auteur dans le genre. Malheureusement ce fut cette fois une petite déception.

Karina est étudiante en histoire de l’art et travaille comme serveuse le soir dans un bar. C’est une jeune fille simple sans histoire qui mène une petite vie tranquille jusqu’à ce qu’elle rencontre James, client du bar où elle travaille.

James ne la laisse pas de marbre, il l’attire irrésistiblement. C’est un jeune homme charmant, dominateur, mais surtout très mystérieux.

Tout au long du roman, Karina sera tiraillée entre l’envie de connaître ce que cache James et son attirance folle pour lui. Si elle pousse un peu trop loin, il se pourrait bien que le beau finisse par fuir.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Cécilia Tan qui raconte les choses avec une très belle simplicité, c’était vraiment une lecture agréable.

Malheureusement j’ai trop ressenti le cliché Cinquante nuances.

Karina est assez naïve elle tombe trop rapidement dans les bras de cet inconnu dont elle ne connait pas grand-chose. La relation entre ces deux personnages est sympathique, sensuelle et leurs rapports se transforment rapidement en jeux érotiques.

Malheureusement, au-delà de ces jeux érotiques et du mystère qui tourne autour de James, j’ai trouvé l’histoire plate. Il n’y a vraiment que ma curiosité pour le mystère de James qui m’a poussé à aller jusqu’au bout de ma lecture, mais par moment certains passages étaient long et ennuyeux.

Les scènes de sexe quant à elles sont pareilles à toutes celles que j’ai pu voir dans les romans érotiques, disons que lorsqu’on décide de lire un livre érotique ce n’est pas ce qui doit nous gêner.

En clair, cette auteur a une bonne écriture mais l’histoire manque de contenu, et l’héroïne est parfois agaçante par sa grande naïveté.

Note positive, je lirai malgré tout la suite juste par curiosité pour savoir ce qu’il advient de James, et pour cette fin de roman intrigante !

Toutes les découvertes ne peuvent pas être parfaites malheureusement.

Merci aux éditions J’ai Lu ainsi qu’au Forum Mort Sure.  

Chronique de Babynoux

La bibliothèque des coeurs cabossés de Bivald Katarina

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 496
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…



Sara est une jeune femme qui vit plongée dans ces livres… sa vie sociale est inexistante, et ne parlons même pas de sa vie sentimentale ! Pour changer un peu d’air, elle part passer trois mois chez son amie Américaine, Amy. Sauf que quand Sara débarque à Broken Wheel, petit visage paumé de l’Iowa, Amy vient de décéder…

Perdu, notre héroïne ne sait pas quoi faire … rester, partir, profiter ? s’enfermer ?

Dans cette petite ville, Sara va rencontrer des personnes totalement différentes de celles qu’elle croise en Suède, presque caricaturales en fait.

Le début de ma lecture fut sympa, mais c’est à peu près tout. En effet, je trouvais Sara sympa, mais totalement spectatrice de sa vie et des événements qu’il se passe lors de son arrivée aux USA. Dans les premiers chapitres, je fut donc assez sceptique sur ce livre…

Puis, Sara se réveille d’un coup de son apathie, et décide donc de faire quelque chose pour remercier les habitants de leur accueil … Et le lecteur découvre une jeune femme attachante, qui n’est pas toujours sur d’elle, mais est tellement gentille, que tout le monde l’aime instantanément dans le petit bourg.

A partir de ce moment, j’ai trouvé l’histoire vraiment très sympa, et j’ai adoré suivre les différents personnages de la communauté ! En effet, le lecture ne suit pas seulement Sara, mais différents personnages : Tom le beau « gosse » de la ville, Grace qui tient le bar, Caroline, Andy … Ils sont parfois caricaturaux, mais cela m’a bien rire ! J’ai adoré suivre leurs réflexions, les changements qui s’opèrent depuis que la « touriste » est arrivée dans la ville et a tout perturbée !

Certains passages sont un peu « gros » dans le sens où je ne vois pas cela arriver dans la vie réelle, mais ce n’est pas grave! Ce livre fait tout simplement du bien au moral, il est léger, il arrive de jolies choses dedans, il fait sourire et rire !

Sara partage avec ces nouveaux amis et le lecture, son amour pour les livres … Elle est tellement enthousiasme envers sa passion, qu’elle tente de faire lire tout le monde, même les plus récalcitrants. A travers la narration, l’auteur a intégré certaines lettres, issues de la correspondance entre Sara et Amy. Ces deux femmes parlent beaucoup de littératures, bien sur, mais également de leurs vies quotidiennes.

J’ai un peu regretté cependant de ne pas avoir appris comme les deux femmes se sont rencontrées…


Extrait

Les livres lui avaient servi de remparts, oui, mais pas seulement. Ils l’avaient protégée du monde extérieur en le réduisant à une espèce de toile de fond bien moins tangible que les aventures fictives dont elle se délectait.


verdict


Ce livre fut une très jolie découverte ! J’ai vraiment adoré l’histoire, mais également le style de l’auteur ! Je comprends désormais pourquoi ce livre a eut autant de succès, et je vous le conseille si vous ne l’avez pas encore lu !

Et petit bonus : la couverture est magnifique !

De mon côté, je pense continuer de suivre l’auteur, qui vient d’ailleurs de sortir un nouveau roman …

Chronique de Roxou

Celle qui te rendra heureux de Theresa Romain

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 375
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Henry Middlebrook revient meurtri de la guerre, le bras droit paralysé. Un drame, pour cet artiste qui rêvait de peindre la beauté du monde. Afin de reconquérir sa place au sein de la haute société, il mise sur une épouse influente qui saura l'imposer. Lady Caroline Stratton semble toute désignée, mais comment damer le pion à ses nombreux prétendants quand on ne peut ni danser ni écrire une lettre galante ? Henry va demander de l'aide à Frances, la cousine de Caroline et aussi sa dame de compagnie. C'est une jeune veuve futée, qui cache derrière sa discrétion de bon aloi un tempérament de feu. Lorsqu'il reçoit une lettre passionnée portant le sceau des Stratton et signée "Votre amie", Henry exulte, persuadé que la belle Caroline a succombé à son charme. Et c'est là que les ennuis commencent...



Une romance historique certes prévisible mais agréable et pleine de douceur, on passe un très bon moment romantique et réussi en compagnie des deux héros !

Henry Middlebrook est un héros de guerre revenu avec un handicap qu’il traîne comme une monstruosité qui l’empêche de retrouver sa place perdue trois ans plus tôt dans la société. Pour son frère et sa belle – sœur, un mariage semble le meilleur moyen de lui rendre son bonheur. Quand il rencontre la jolie Lady Caroline Stratton, il voit en elle un moyen de retrouver toute sa noblesse. Aussi afin d’optimiser toutes ses chances de réussite dans l’art de séduire la belle, demande-t-il l’aide et l’appui de Mme Whittier, la cousine de lady Stratton, discrète et de bons conseils. Cependant, peut-être que le bonheur n’est pas synonyme de réussite sociale et d’acception des autres mais d’une main tendue sans préjugée ?

Henry est un personnage masculin abîmé, peu sûr de lui qui tente, après avoir guerroyé, de retrouver sa place et ses habitudes passées. Cependant, la noblesse a changé, en trois ans l’eau a coulé sous les ponts. Ancien artiste, il tente de retrouver les joies de l’art pictural d’une main gauche peu habituée. Les premiers essais sont difficiles, les brimades et les regards interrogateurs finissent par avoir raison de sa confiance en lui. On ne peut s’empêcher de s’attacher à lui, il est un peu comme un enfant en plein apprentissage, que les erreurs vexent et que la réussite comble faussement, avec des maladresses et des sourires penauds. Attachant oui,  peut-être un peu excessif aussi dans son mal être et ses réactions face aux aides des autres ; son frère, Jem et sa Belle-sœur, Emy entre autre. Difficile pour eux d’appréhender le nouvel Henri, dont la joie de vivre s’est éteinte comme on mouche une bougie, aussi décide-t-il d’envisager le mariage, un moment de bonheur et d’amour qui lui permettrait peut-être de se retrouver enfin. C’est ainsi qu’Henry rencontre Caroline au détour d’un bal ainsi que sa dame de compagnie, Frances.

On imagine inévitablement un triangle amoureux, et bien pas tout à fait, certes Henry décide de courtiser Caroline mais uniquement pour avoir une belle femme au succès éloquent dans les mondanités pour lui permettre de retrouver sa place dans la haute société. Certes Frances est vite séduite par le charme d’Henry et certes Lady caroline joue de son charme et n’hésite pas à jouer des coquineries pour attirer les convoitises, cependant elle n’en joue pas sur un homme précis. L’échange est essentiellement entre Henry et Frances. Le quiproquos s’installe quand Henry reçoit une missive signée de la maison Stratton, ainsi démarre-t-il un échange épistolaire qui lui redonne goût au bien être. Et les conseils judicieux de la sage Frances sont de bon augure…

Frances est veuve et depuis quelques années une dame de Compagnie, une place dans la société peu remarquée mais dont elle prend le rôle à cœur afin de protéger et gratifier sa cousine. Vive d’esprit, intelligente et tolérante, elle se risque au contact d’Henry pour lui prodiguer moult conseil de séduction, alors qu’elle est bien vite attirée par l’ancien soldat estropié. Elle se perd dans son badinage, voyant le regard d’Henry se porter sur Caroline et a priori aveugle à ses propres sentiments. Elle n’a d’ailleurs rien  avoir avec l’extravagance  de sa cousine, un peu m’as-tu vu, elle est plus discrète et plus posée, n’attire pas les regards si ce n’est celui d’Henry rapidement mis en confiance  au contact de cette veuve.

Pourtant, à force de rencontres et de discussions, leurs personnages se rapprochent, Henry cherche un sourire une approbation de Frances, celle-ci s’épanouit à sa vue. Il faut le dire c’est quand même un peu mélo tout ça, quand on pense que les choses vont enfin se décanter, chaque fois l’un ou l’autre se sent mal vis – à vis de l’autre, un mal être, des mensonges, des secrets difficiles à porter, la route est longue pour que les deux amoureux puissent enfin s’épanouir dans leurs sentiments.  En même temps, c’est tellement mignon de voir ce personnage masculin qui doute autant de sa séduction et qui pense ne plus mériter l’amour d’une femme ou du moins ne plus réussir à séduire celle-ci. Et Frances qui tente par des actes maladroits d’attirer l’attention s’en trop en faire. Deux personnages avec chacun leur mal être, leurs lots de secrets et un passé qu’ils peinent à porter…

Après côté style, il n’y a rien à dire de particulier, la plume est fluide et délicate, portant avec réussite la bonne éducation, les discours courtisans et les grivoiseries innocentes et passionnées du XIXème.

En bref, une romance historique pleine de charme qui ravira les cœurs et les âmes fleurs bleues sans forcément révolutionner le genre.

Je remercie Louve du forum Mort Sure et les éditions J’ai lu pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

Hors de Portée de Georgia Caldera

Année d'édition : 2016
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 480
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Sa spécialité ? Fuir toute relation. Et on peut dire que Scarlett est docteur ès « disparition au petit matin ». Inutile de lui parler relation sérieuse, confiance et stabilité, elle en est incapable. Si investissement il y a, c’est dans la société de décoration d’intérieur qu’elle vient de créer avec sa cousine, ancienne mannequin déjantée, et qui lui prend le plus clair de son temps. Pourtant, face à son nouveau plus gros client, le très entêté et séduisant M. Mufle-Connard, plus connu sous le nom d’Aïdan Stern, le savoir de Scarlett ne lui sera d’aucun secours. Mais parviendra-t-il vraiment à guérir les blessures du passé ?





Scarlett ne parvient plus à s'attacher aux hommes. Mieux elle est douée pour fuir dès qu'elle a conclu, se refusant à passer une nuit entière avec un homme. Un choix qu'elle assume parfaitement. Lorsqu'elle revient sur Paris après le décès de sa mère, elle s'investit dans sa société de décoration d'intérieur avec sa cousine, une ancienne mannequin, Louise, une nana déjantée, mais toujours disponible pour elle. Lorsqu'un gros client fait appel à leur service pour redécorer son bureau et une maison qu'il vient de racheter, Scarlett accepte le contrat malgré la froideur de leur client à son égard. Pourtant, très vite, elle comprend qu'Aïdan l'attire et qu'il semble bien plus intéressé par elle que par ses propositions de décorations...

Je lis bien peu de romance contemporaine, mais je me laisse porter de temps à autre par ce genre de roman en particulier dans le but de me détendre et de passer un chouette moment. Je connais déjà le style de Georgia Caldera qui m'a complètement emportée avec Victorian Fantasy, mais a eu l'effet inverse avec les larmes rouges. Du coup, j'étais impatiente de la découvrir dans un autre registre pour vraiment voir si j'étais compatible avec l'auteur. Et bien à ma grande surprise, j'ai été charmée et séduite par Hors de Portée qui est une belle romance malgré ses quelques petits défauts.

D'emblée, j'ai apprécié Scarlett. Une femme qui ne s'assume pas vraiment physiquement, un peu gênée par ses rondeurs qui pourtant lui vont bien. Émotionnellement, on la sent très faible puisqu'elle vient de perdre sa maman et ne semble pas parvenir à passer un cap avec les hommes. Elle leur offre trois rencards, pas un de plus et prend la fuite sans jamais les revoir. Sa cousine, Louise est un peu pareil, puisque tout au long du roman, elle ne semble s'attacher à personne, du moins en apparence, et j'espère que l'auteur nous proposera un roman mettant justement Louise en scène parce que je l'ai beaucoup aimé, même si elle est assez effacée finalement. Parce que oui mon plus gros regrets, c'est que 65% du roman ne se passe qu'avec Aïlan et Scarlett. Seuls, tous les deux, chez eux, au boulot, au restaurant. Les personnages secondaires qui gravitent autour d'eux sont du coup très effacés et j'aurais aimé qu'ils aient plus de vie, plus d'impact concernant nos héros.

Le second petit défaut de ce roman (oui il en faut !), c'est le fait que Scarlett ne cesse de changer d'avis. Jusqu'au bout, elle ne sait pas quoi faire et il suffit à Aïlan de lui toucher le bras ou plus pour qu'elle succombe à son charme et accepte tout ce qu'il lui demande. Le côté : j'obéis et je le laisse décider de tout, m'a parfois un peu gonflé, surtout qu'on sait que Scarlett est une femme de caractère, maintenant, d'un autre côté, j'ai apprécié qu'elle parvienne à adoucir Aïlan et ce n'était pas gagné !

Je ne suis pas ce genre de lectrice à vite adorer un personnage masculin et limite à en devenir une groupie, mais honnêtement Aïlan... wahou quel personnage intrigant et qui nous rend folle ! Il m'a quelque peu fait penser à Thadeus de Victorian Fantasy pour son côté bourru et froid au premier abord, son côté dominant et parfois calculateur. Et même sans spécialement apprécier ça chez un homme, l'effet voulu est réussi parce qu'Aïlan ne laisse pas de glace. Mais ce qui m'a vraiment plu en lui, c'est son émotivité, son besoin de se raccrocher à Scarlett et finalement son romantisme parce que oui sexuellement, c'est un animal, mais en dehors de ça, il est touchant et lorsqu'il aime c'est à 100% ! Il en a bavé pendant sa jeunesse et lorsqu'enfin les pièce de ce puzzle s'emboîte, on comprend tout et on a vraiment mal au coeur pour lui. Qu'il continue d'avancer, même avec haine pour se venger est compréhensif et on lui souhaite enfin de faire la paix avec lui-même.

La romance est parfois violente, dur et palpitante. Scarlett va vibrer du début à la fin avec Aïlan et avec son tempérament si changeant. L'amour que lui porte ce dernier va à plusieurs reprises l'effrayer et on assiste un peu à un jeu du chat et de la souris entre nos deux amoureux qui se montrent parfois hyper maladroit !

En bref, je suis conquise par cette romance. Ce n'est pas un coup de coeur car quelques petits défauts m'ont un peu gênée, mais j'ai franchement passé un chouette moment de lecture et j'ai hâte de lire hors de question qui vient de paraître !

A lire si :
- Vous aimez les héros ténébreux et froid qui font penser à Dracula mais sans les dents longues et chaud bouillant.
- Vous appréciez les romances où l'héroïne est un peu une écorché (comme le héros)
- Vous voulez qu'on vous vende du rêve !

A éviter si :
- Vous n'aimez pas les romances.
- Vous n'aimez pas les héros qui aiment dominer.
 
Chronique de Louve

Shadowland tome 1 de Kate Brian

Année d'édition : 2016
Edition : bayard
Nombre de pages : 300
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
En rentrant du collège, Rory Miller, 13 ans, échappe de peu à une tentative d'assassinat. L'agresseur est son professeur de mathématiques, Roger Krauss, soupçonné du meurtre d'une quinzaine d'adolescentes. Le FBI l'envoie en lieu sûr avec sa famille sur une île paradisiaque. Mais une succession d'événements étranges laisse à penser à Rory que Krauss l'a retrouvée.








Un grand merci au forum Mort-Sûre, à Louve ainsi qu'aux éditions Bayard

Ce livre m'intriguait depuis sa sortie donc j'ai sauté sur l'occasion lorsque le forum l'a proposé en partenariat. Pourquoi il m'intriguait me direz-vous ?? J'ai trouvé la couverture tellement intrigante avec ces corbeaux, son ton un brin mystérieux, mais aussi le regard de la jeune fille, il me semble perdu, songeur, tourné vers le ciel, et ce, dans une position assez craintive, les bras recroquevillés sur elle-même m'a fait penser à la position fœtale.

Dès le début, l'auteur nous plonge au cœur de l'histoire avec un premier chapitre du point de vue de l'assassin, ce chapitre est à nous glacer ... l'auteur nous décrit tout ce que ce personnage immonde ressent, et je peux vous dire que je n'aurai pas aimé être à la place de cette pauvre Rory ... On sent la détermination de cet homme à vouloir tuer cette pauvre adolescente sans histoire.

Ensuite, dès le chapitre deux, nous allons suivre Rory et tout son ressenti : des premières secondes qui ont suivi l’événement jusque la fin. Rory est un personnage attachant, de par son histoire (le décès de sa maman, le déménagement et pour finir la tentative de meurtre), mais aussi sa maturité, car il ne faut pas oublier que Rory n'a que 13 ans et non pas 16 ou 17 ans comme je l'ai cru les 3/4 du livre ...
A certains moments, je me suis un peu senti perdue, entre les flashs de Rory, ses cauchemars, je ne savais plus ce qui était réel ou non et c'est déstabilisant, mais je pense que c'était aussi l'objectif de l'auteur qui voulait garder le suspens jusqu'au bout.
Les autres membres de la famille, le père et la sœur Darcy, sont aussi très présents tout le long du roman, et je dois avouer que la sœur m'a parfois un peu tapé sur les nerfs, car malgré qu'elle soit plus âgée que l'héroïne, elle semble beaucoup moins mature, plus fofolle, elle ne semblait pas trop réaliser l'ampleur du danger.
Et pour finir, parlons des nouveaux amis des deux sœurs ... Arrivées sur l'île, les sœurs vont faire la connaissance d'un groupe d'amis, mais au fur et à mesure Rory va se poser des questions sur ces derniers, peuvent-elles vraiment leur faire confiance ??? Ça, je vous laisse le découvrir !!!

Les chapitres ne sont pas très longs, cela apporte donc une fluidité que j'apprécie beaucoup, j'ai horreur des chapitres hyper longs qui n'en finissent plus et où on ne se voit pas avancer. Ici au fil des pages, l'auteur nous amène vers de nouvelles questions et c'est ce qui fait que les pages se tournent si vite. Tout au long de cette histoire, on se demande quand l'assassin va-t-il frapper, on sait qu'il est là, pas loin, on sait qu'il a pris Rory et sa famille en chasse dès qu'ils ont pris la route vers leur nouvelle maison, mais ce qu'on ne sait pas, c'est quand il va frapper, du coup, on a la boule au ventre, on a peur pour cette ado. De plus, l'univers crée par l'auteur accentue notre appréhension, cette île mystérieuse, avec son brouillard à faire pâlir un mort.


En conclusion

J'ai adoré la plume de l'auteur, on croit à tout ce qu'elle écrit, même lorsqu'elle raconte les flashs ou les cauchemars, on y croit, jusqu'au moment où l'héroïne se réveille. Enfin, j'ai adoré, la fin est juste ÉNORME, même si l'idée avait traversé mon esprit, je n'y croyais pas ... Mais ceci explique bien des choses en fait. Donc je le conseille fortement, c'est très bien écrit et l'histoire très bien menée. Perso, j'adore les thrillers psychologiques et j'adore Shadowland. J'ai hâte d'avoir le tome 2 entre les mains. 

Chronique de Lovereadandbooks

lundi 30 mai 2016

Les ravagé(e)s de Louise Mey

Année d'édition : 2016
Edition : Fleuve edition
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Des défilés de DRH adeptes du droit de cuissage à qui on accorde l’immunité, des freaks shows anatomiques récidivistes de 10 heures du matin, des beaux-pères tendancieux protégés comme devraient l’être les enfants, des larmes, des éclats de voix, des déclarations à digérer avec une citrate de bétaïne, des victimes suspectées d’être coupables et vice-versa… C’est la promenade de santé d’Alex. Alex est flic, mère célibataire et sobre, contrairement à ce qu’une analyse de ses déchets domestiques pourrait laisser croire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d’un commissariat du nord de Paris. Épaulée par Marco, supervisée par le commissaire Blondeau, entourée d’une flopée de flics et de techniciens au teint bistre des mauvais cafés avalés à la chaîne et des lendemains de cuite, et bientôt filmée par un jeune loup soi-disant documentariste, on pourrait la croire blasée. Mais dans le flot régulier des plaintes pour harcèlement, viol et autres attentats à la pudeur, deux cas récents ont joué à créer des remous. Deux agressions et un refus net de porter plainte. Question d’honneur. À partir de là, difficile d’avancer sans encombre. Mais le caractère extraordinaire de l’événement mérite qu’on s’y penche. Peu importe le temps que ça prendra. Peu importent les moyens minables mis en œuvre, les systèmes de pensée déficients, les mauvaises habitudes.



Qu'on se le tienne pour dit, j'adore en temps normal les romans des Éditions Fleuve Noir. Mais dernièrement, je ne sais pas pourquoi, j'ai des déceptions ou du moins des avis mitigés. C'était le cas pour «Les ravagé(e)s» lorsque j'ai refermé ce roman... Mais après quelques jours de réflexion sur ce que j'avais à dire, je me suis rendu compte que malgré ma petite déception, j'ai aimé dans l'ensemble.

Le point fort de ce roman est sans aucun doute que les victimes sont des hommes... Il est rare de voir dans les livres où le thème du viol et du harcèlement sont abordés que les hommes en sont la cible. Une belle surprise pour ma part! Tandis que notre héroïne et enquêtrice Alex essaie de faire la lumière sur ces diverses agressions, l'auteure nous propose de voir les dessous des bureaux de polices. L'envers du décor! Et je peux vous dire que ce n'est pas rose et ni jojo. La pression est présente constamment pour ces personnes qui ont fait serment de protéger et servir la communauté. D'autant plus que c'est un monde plutôt masculin en temps normal.
Côté personnage, j'ai bien aimé Alex qui a un caractère plutôt fort et qui ne se laisse aucunement marcher sur les pieds. Elle est redoutable ce petit bout de femme! Et elle sait très bien remettre son coéquipier à sa place surtout qu'il a tendance à être macho... et peut-être un peu machiste. Elle m'a séduite dès le départ avec son sens de l'observation ainsi que sa répartie. Elle a un certain sens d'humour un peu noir... et j'adore! Je trouve que c'est un excellent duo. L'opposé l'un de l'autre en quelque sorte. Chacun, à leur manière, doit apprendre à vivre avec le poids que leur métier amène dans leur propre vie. On les sent fragilisés par toutes ces horreurs qu'ils voient au quotidien.

L'auteure a su mettre de bonne base pour un premier roman. Ses personnages sont bien ciselés, attachants, et ont ce côté vulnérable qu'on aime voir chez des personnages forts. Mais malgré ses points positifs, je me suis ennuyée durant ma lecture... Le rythme était beaucoup trop lent pour moi! Le temps me paraissait interminable lorsque je lisais. D'ailleurs, j'ai dû couper ma lecture avec d'autres livres, car j'avais peur de retourner en arrière et de revenir dans mon éternelle boucle de panne de lecture qui persiste depuis 1 an. J'aurais aimé un rythme plus soutenu. Je sais que l'enquête se déroule sur une année, mais malgré tout, il me manquait un petit quelque chose pour que je trouve ce dernier encore mieux.

Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment même si j'avais préféré un rythme plus rapide et soutenu. Une auteure que je vais surveiller, car je suis certaine que ses futurs romans auront ce petit plus qu'il me manquait. Le potentiel est là!!! Reste juste à trouver le bon rythme...
Malgré cette lenteur, je ne peux que vous le recommander étant donné l'originalité du sujet traité et des personnages attachants!

Chronique de Froggy