samedi 9 mai 2015

Pretty little liars Intégrale 1 de Sara Shepard

Année d'édition : 2013
Edition : fleuve edition
Nombre de pages : 864
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
À Rosewood, tout le monde a quelque chose à cacher.
Surtout cinq jolies petites menteuses...

Alison, Hanna, Emily, Spencer et Aria ont juré de ne plus jamais parler d'une petite vengeance qui a viré au cauchemar.
Lorsque Alison disparaît du jour au lendemain, les quatre copines croient leurs inavouables secrets ensevelis à jamais. Mais trois ans plus tard, un mystérieux « A » les menace de divulguer leurs mensonges. Les jeunes filles pensent d'abord au retour d'Alison qui leur fait une blague. La réalité est bien plus inquiétante...



Hanna, Emily, Spencer et Aria étaient les meilleures amis du monde autrefois. Toujours accompagnées d'Alison, l'une des filles les plus populaire de leur lycée, elles prenaient toutes plaisir à obtenir sa compagnie et à lui livrer leurs plus grands secrets. Un soir, cependant, leur soirée entre filles tourne au cauchemar lorsqu'Alison disparaît mystérieusement. Trois années s'écoulent sans qu'elles n'ont de nouvelles de leur amie. Et lorsqu'un corps est retrouvé et qu'on pense qu'il s'agit d'Alison, les filles sont effondrés, surtout depuis qu'un mystérieux personnages qui se nomme A. leur envoie des lettres et messages dévoilant leur secret les plus honteux, secret que seule Alison connaissait.

Pretty little Liars est un roman qui me tentait depuis longtemps déjà. J'avais eu l'occasion de voir les trois ou quatre premiers épisodes, mais je n'avais pas accroché plus que cela. J'espérais donc que le roman soit meilleur, généralement c'est le cas, et je dois bien avouer que j'ai passé un bon moment de lecture, même si ce ne fut pas un coup de coeur. La plume est agréable est nous permet de vite rentrer dans l'univers de ces jeunes filles pleines de secrets qui tentent de vivre leur vie d'adolescentes avec tous les ennuis qui suivent. Elles sont toutes les quatre bien différentes et forcément, certaines se démarquent des autres. Il y en a pour tous les goûts grâce à ces quatre filles qui finalement nous ressemblent toutes.

L'intrigue principale du roman est axé sur l'identité de A. qui semble en savoir beaucoup sur nos héroïnes. A qui peu à peu prend une grande place sur le devant de la scène, devenant à son tour un personnage primordial. Le roman met du temps à se mettre en place, le temps pour nous de nous familiariser avec les personnages parce que même ceux qui semblent ne pas être importants finissent par avoir leur moment de gloire. Tandis que ce roman est classé thriller, je l'ai davantage lu au début comme un roman chick-lit très léger et nous faisant un étalage de détails inutiles. Des marques de bijoux, de vêtements, de cosmétiques, certes cela rend le tout réaliste, mais cela devient un peu lassant de connaître les marques de tous les objets que nos jeunes filles portent ou possèdent. J'ai d'ailleurs ressenti un peu de desperate housewives avec ces quatre héroïnes.

Cette intégrale qui regroupe quatre tomes tout de même est donc longue à démarrer. Je pense qu'il faut attendre la page 350 environ pour vraiment se mettre dans le roman puisque ça y est, on a apprivoisé nos héroïnes ! On découvre donc qu'Aria aime les hommes, les vrais, qu'Emily apprécie les filles davantage que les garçons, que Spencer est plus attirante que sa soeur et qu'Hanna a besoin de se sentir belle pour être heureuse. Quatre filles qui rencontrent beaucoup de problèmes d'adolescentes et qui en plus subissent le harcèlement d'une tierce personne qui semble tout savoir à leur sujet.

Les personnages évoluent réellement et j'avoue adorer Spencer et emily. Ce sont celles qui sont le plus réussi psychologiquement, tandis qu'Aria et Hanna m'ont pas mal agacé peu à peu. Le roman se lit de telle sorte qu'on a besoin de découvrir qui est A et pourquoi il agit ainsi avec les filles aussi subitement. On comprend rapidement que A leur veut du mal et va tout détruire autour d'elles, brisant les relations qu'elles peinent à maintenir avec leurs proches. A est sournois et sadique et il ou elle ne reculera devant rien pour mener à bien sa vengeance.

C'est tout de même dommage que le côté thriller ne soit pas davantage mis en avant, mais malgré ce petit point négatif, les pages défilent rapidement, une fois qu'on est pris dans l'intrigue. On prend plaisir à suivre les aventures parfois désastreuses de nos jeunes héroïnes qui pourtant se comportent parfois en adultes et parfois en gamines immatures.

En bref, cette intégrale m'a donné très envie de redécouvrir la série et de lui laisser une chance parce que finalement, si le début est lent, peu à peu on commence une course effrénée pour trouver l'identité de A ! Une bonne lecture !

Chronique de Louve

jeudi 23 avril 2015

Angelfall, tome 1: Penryn et la fin du monde de Susan Ee

Année d'édition : 2015
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages :
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Les anges ont décidé de détruire la civilisation humaine. Alors que la fin du monde approche, Penryn tente de prendre soin de sa mère et de sa jeune soeur handicapée. Cette dernière est enlevée par les anges et Penryn entreprend de soigner Raffe, un ange s'étant fait couper les ailes par ses congénères.












Un roman intense, addictif et sans temps mort associé à un concept de l’Ange à la fois effrayant et original, une très belle découverte !

Penryn, 17 ans, vit dans l’angoisse, cachée et recluse avec sa petite soeur de 7 ans, Paige, paraplégique et sa mère, paranoïaque et schizophrène. En effet, depuis 6 semaines, les Anges ont envahi le monde et anéantissent l’humanité. Lors d’une énième fuite, Penryn voit un Ange pris à parti par ses congénères et lui tranchant sauvagement les ailes. De là,  sa mère s’échappe en courant, les laissant seules, et sa petite sœur est enlevée. Pour Penryn, une seule solution pour la retrouver ; se retourner vers son ennemi mourant et l’obliger par tous les moyens à l’aider.

Ce roman est une petite pépite young adult qui happe le lecteur rapidement, dès les premières pages, on entre dans le vif du sujet et dans l’action, le rythme entraînant étant perpétuel ! L’atmosphère du récit est dans son ensemble, plutôt sombre, inquiétant et énigmatique, on suit avant tout, deux êtres ennemis que tout oppose, qui peu à peu s’apprivoisent, se découvrent bien malgré eux et en viennent même à se protéger. C’est assez intimiste avec ici et là l’intervention de personnages et d’événements extérieurs au duo car la grande force de ce roman est sans nul doute ses personnages particulièrement attachants qui portent magnifiquement cette histoire.

Penryn ne fait pas partie de ces héroïnes habituelles, elle est certes d’apparence frêle, elle est petite et mal nourrie depuis l’invasion, mais elle est surtout très forte, tenace et courageuse et ne scille pas devant le danger et l’adversité. Elle a même beaucoup d’humour et ses réflexions personnelles envers Raffe notamment et ses idées romantiques issues de ses hormones de jeune fille dues à son âge viennent parfois lui embrouiller l’esprit même si elle se reprend très vite et se remet dans la réalité des choses. C’est un personnage féminin vraiment plein de « punch » et de « caractère », un régal à suivre. Raffe, l’Ange aux ailes tranchées, est à l’image de sa nature ; froid, impassible et sûr de lui, pourtant les rares moments de relâchement où des sourires en coin apparaissent, où des gestes protecteurs se profilent envers Penryn et où les regards silencieux mais plein de sous-entendus sont échangés, font de ce personnage masculin, un être à part pour lequel la gente féminine aura une affection particulière. La relation des deux héros s’éloigne des clichés, elle se fait en douceur et plus ou moins dans le déni, chacun des deux rebutant à se lier davantage. Du coup, le lecteur se surprendra à ressentir les choses profondément avec eux, même si on suit uniquement le point de vue de Penryn.

D’autres personnages secondaires ont leur rôle à jouer bien évidemment, mais on retiendra surtout la mère de Penryn, un personnage complètement fou et franchement effrayant. Ses maladies mentales lui font voir et entendre des choses, ses démons, et ses actions sont souvent très glauques voire cruelles, elle fait penser à une espèce de « sorcière à l’ésotérisme démoniaque » mais elle est vraiment très réussie !

Ces personnages évoluent dans un monde détruit, les humains se cachent, fuient, pillent et s’agressent pour survivre, la loi du plus fort semble régir la survie de ces êtres qualifiés de « singes » par les Anges. A côté de cela, les Anges font peur à voir, on est bien loin des Anges de Dieu d’une blancheur immaculée, ici il y a des guerriers, des scènes sanguinolentes, des combats violents et les pires horreurs issues des tests et recherches scientifiques mandatés par les Anges. Cet univers est d’ailleurs complexe et très bien travaillé et abouti pour un roman young adult, car on ne sait finalement pas pourquoi les Anges ont envahi la Terre au début et peu à peu on comprend que la hiérarchie et la politique du système sociétaire angélique est loin d’être simple. Un aspect davantage développé dans la seconde partie du récit qui en accélère encore davantage le rythme.

Enfin, vous l’aurez compris, le livre se lit à un rythme soutenu, on dévore pages après pages, souhaitant que nos yeux et notre cerveau accélère encore davantage la lecture. La plume de l’auteur est parfaite et justement dosée dans cet aspect ténébreux et sanglant associé à un peu de légèreté et d’humour.

En bref, un très bon titre à découvrir ; des personnages exceptionnels, des Anges d’un nouveau genre et un univers loin d’être aseptisé. Qu’attendez – vous pour vous lancer ?

Je remercie grandement Louve du forum Mort Sure et les éditions PKJ pour l’envoi de ce roman fantastique !
 
Chronique de Walkyrie


Marjane, tome 1 : La Crypte de Marie Pavlenko

Année d'édition : 2015
Edition : Pocket jeunesse
Nombre de pages : 384
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
En plein coeur de Paris, les ninns, que les hommes surnomment « vampires », ont bâti une incroyable Résidence secrète dont les humains ne soupçonnent rien. C’est là qu’a grandi Marjane, qui, jusqu’à ses 17 ans, croyait faire partie du clan. L’assassinat de son père va bouleverser son existence. Accusée de trahison, elle est obligée de s’enfuir.

Avec l’aide de son amie Ashley et du mystérieux Mats, Marjane découvre alors un monde hostile, peuplé de créatures fantastiques qui hantent la ville. Elle y apprend la vérité sur son père, mais sa quête la conduira bien plus loin, sur la piste de terribles secrets…


Un roman qui a réussit à me sortir de mes galères de la semaine en me faisant penser à autre chose Razz

Je ne connaissais Marie Pavlenko que de nom et je n’avais donc jamais lu l’un de ses romans (une honte je sais… Alors qu’elle est de ma ville Razz). C’est à présent chose faite et je ne regrette pas d’avoir commencé par Marjane ! L’histoire nous fait découvrir Paris sous un nouveau jour, peuplé de créatures surnaturelles évoluant presque tranquillement au nez et à la barbe des humains. Ninns, Lithomorphes, Sybars et j’en passe, on plonge dans un monde qui est inédit et dans lequel on ne se perd pourtant pas. Les descriptions sont fournies juste au moment où on en a besoin et nous permettent de nous immerger dans l’univers de Marjane sans nous y noyer ou nous perdre.

On découvre les personnages petits à petits et rien n’est laissé au hasard, tous ceux que l’on rencontre ayant une utilité propre à l’intrigue. En lisant ce roman, j’ai eu l’impression de suivre une mélodie où chaque note avait sa place, sans un bémol. Marjane est une héroïne attachante qui se rend compte de tout ce qu’on lui a caché mais qui n’est pas forcément prête à l’accepter. On sent bien le côté adolescente complètement déboussolée. On le serait à moins ! Et pourtant, elle réussit quand même à faire face et à prendre les décisions qui s’imposent. Elle n’a pas toujours le choix mais reste tête haute malgré tout. Elle est le genre d’héroïne à laquelle on s’attache forcément et pour laquelle on croise les doigts lorsqu’elle est en danger.
Les personnages autour d’elle sont aussi particulièrement intéressants, qu’ils soient du côté des « bons » ou des « mauvais » tout étant bien sûr subjectif. Un autre point très positif au roman : il n’y a pas vraiment de stéréotypes de grand vilain ou de petite cruche et, si on peut parfois les apercevoir, ils se brouillent lorsqu’on en apprend un peu plus sur eux.

L’intrigue est bien menée et Marjane va de révélations en révélations. J’ai beaucoup apprécié qu’on ne perde pas de vue Mats et Ashley non plus même lorsque leur amie n’est plus dans la place. On continue à avoir des nouvelles de la Résidence et on peut donc suivre les deux « mondes » parallèlement.

Au niveau des personnages, si j’ai adoré Marjane, j’ai aussi totalement craqué pour Andras qui reste le pilier du roman, tout comme je me suis aussitôt attachée au cercle de Soura. Les derniers chapitres m’ont donc laissé sans voix et les yeux écarquillés.

La Crypte étant un premier tome, on le termine forcément avec des questions plein la tête et j’avoue avoir ronchonné un bon moment en arrivant à la fin. Il s’en est fallu de peu que je me mette à appeler gentiment « tome 2 ? Petit, petit, viens là, j’ai des jolis marque-page tu verras, ça va te plaire ! »…

En résumé un roman prenant qui vous entraîne au cœur de Paris au côté d’être surnaturels tous plus intéressants les uns que les autres. Le tout servi par une plume fluide et envoûtante. Un régal!
 
Chronique de Rinne

La fin du monde a du retard de J.-M. Erre

Année d'édition : 2015
Edition : pocket
Nombre de pages : 330
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Alice et Julius, amnésiques, s’évadent de leur clinique psychiatrique : Julius est persuadé qu’une organisation terroriste, l’ordre de Tirésias,ourdit un complot visant à anéantir l’espèce humaine. Alors il s’est donné pour mission de déjouer cette terrible conspiration. Et, bien sûr, la destruction de l’humanité est prévue pour…dans cinq jours.

Très vite, les tourtereaux sont poursuivis par deux policiers – l’un est dépressif et à trois jours de la retraite, l’autre est dyslexique et opportuniste –, une horde de journalistes et de mystérieux personnages de l’ombre…


 En commençant ce livre, les quelques premières phrases m’ont paru totalement lointaines, je ne comprenais pas trop de quoi il retournait, cela me semblait tout à fait déjanté, puis au fur et à mesure l’histoire se forme et se laisse apprécier.

Julius est interné dans la clinique psychiatrique Saint Charles pour amnésie importante. Il est plutôt déjanté et est fasciné par la théorie du complot à tel point qu’il écrit sur son blog tous les complots qu’il pense reconnaître. Ici, il est persuadé du complet du « Codex Tirésias » et que celui-ci gouverne le monde. Il décide alors de s’échapper de l’hôpital pour déjouer ce complot. Il ne sera pas seul car il est tombé amoureux de sa voisine de chambre Alice, elle aussi amnésique. Alice a subit un grave traumatisme. Elle est la seule survivante de son mariage durant lequel elle est présumée coupable de 262 meurtres.

Ensemble ils vont alors s’engager dans une enquête contre le complot de Tirésias avec l’aide de policiers et autres personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Entre autre on suivra les différents qui opposent le brigadier Gaboriau quasiment à la retraite et sa jeune recrue Matozzi à l’humour cinglant qui agace au plus haut point le vieil homme plutôt grincheux.

En tant que lecteurs on aura également tous remarqué l’apparition de personnages un peu « suspects » tels que Ours le meilleur ami virtuel de Julius, le geek par excellence qui ne quitte pas son ordinateur, ou encore d’un oiseau borgne et unijambiste…

J’ai trouvé l’écriture de l’auteur parfois vive, et à quelques moments très lentes. Les descriptions ou les passages expliqués n’étant pas très intéressants ou n’apportant rien à l’histoire ralentissent le rythme et font que parfois on s’ennuie légèrement.

Malgré tout, l’écriture de l’auteur est riche en vocabulaire, en tournures de phrases, mais ce qui m’a le plus intéressé ce sont les nombreuses références qu’on déniche tout au long du roman sur l’histoire, la mythologie, le cinéma, mais également les détournements d’œuvres que l’on connaît tous très bien comme le Da Vinci Code, La Fontaine, l’histoire d’Ulysse, ce roman est truffé de ces nombreuses références qui m’ont fait apprécié ce roman et qui nous emmènent de romans en romans.

On s’attache d’emblée à tous les personnages, le jeu entre les policiers est très drôle, quant aux personnages principaux ils se complètent à merveille. Julius est le personnage le plus déjanté de l’histoire, il est parfois à côté de la plaque tandis qu’Alice est toujours terre-à-terre et présente pour lui remettre les idées en places.

Sur fond d’enquête policière, ce roman humoristique complètement abracadabrant saura séduire plus d’un lecteur, l’auteur a une plume entrainante on se laisse prendre au jeu très facilement sans plus savoir décrocher, et le final est juste bluffant.

Je remercie vivement le Forum Mort Sure ainsi que les Éditions Pocket pour cette agréable découverte !
 
Chronique de Babynoux

Petits Goûters entre amies de Louise Millar

Année d'édition : 2015
Edition : pocket
Nombre de pages : 404
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Vous confiez toujours vos enfants à vos amies, vos voisines, tout le monde le fait. Jusqu'au jour où ...

Callie et Suzy sont voisines et, malgré leurs différences, inséparables. La première, divorcée, élève seule sa petite fille. La seconde, mère épanouie de trois enfants, est mariée à un homme riche et séduisant : en apparence, une famille heureuse, parfaite ... En apparence ... C'est alors qu'une nouvelle voisine emménage. Fragile, bizarre, elle cache un lourd passé. D'ailleurs, elle vient juste de commencer un nouveau travail. A la garderie de l'école des petits voisins ...

Un suspense psychologique chez les Desperate Housewives de Londres !





J'avais repéré ce roman à l'époque où j'étais inscrite chez France Loisirs. Aussi, j'étais très contente en apprenant sa sortie chez Pocket, et encore plus en voyant la couverture que je trouve très réussie ! Merci à Louve et au forum Mort-Sûre, grâce à qui je peux découvrir de chouettes romans.

Ce fut une lecture agréable. Ce qui est étrange, c'est que concrètement, il ne se passe pas grand chose quand on y pense, et c'est certainement le point faible de ce roman, le manque d'action et de rebondissements. Mais c'est fluide et intrigant, et nous fait tout de même passer un bon moment de lecture détente.

Nous suivons le quotidien de trois femmes. Trois vies bien différentes, avec trois passés sombres, mais des vies qui finissent par se rejoindre dans cette petite rue.
Il y a Callie, mère célibataire d'une petite fille à la santé fragile, si bien qu'il lui est impossible de prendre un travail. Elle survit plus qu'elle ne vit, coupée de tout lien social et se sent vide et invisible sans cette reconnaissance qui lui manque à cause de ce travail qu'elle n'a pas. Sa fille n'a pas vraiment d'amis, comme sa mère, tout le monde semble s'être ligué contre elles. Sauf une voisine, Suzie, qui est devenue la meilleure amie de Callie.
Suzie est pétillante, drôle et américaine, mariée à un bel homme qui prend soin de sa famille en travaillant beaucoup. Mais la réalité est toute autre, et Suzie se sent totalement à l'abandon, son mari passant ses journées, et presque ses nuits, au travail. C'est une amie sur qui Callie peut compter, elles ont d'ailleurs leurs petites habitudes, chacune récupérant le ou les enfants de l'autre à la garderie, etc.
Et enfin, il y a Debs, nouvelle venue dans la rue. On comprend très vite que cette dernière fuit quelque chose, quelque chose qui l'a rendue angoissée, voire parano. Son quotidien n'est pas drôle, et son angoisse est contagieuse, on souffre avec elle de tous ces bruits qu'elle ne supporte plus, de cette pression qu'elle ressent.

C'est dans un équilibre assez précaire donc que nous rencontrons ces 3 femmes qu'on sent au bord du gouffre, et tout va s'écrouler quand Callie va décider de reprendre le travail.
Suzie va devenir jalouse, sentant que son amie lui échappe, et Callie va s'affirmer grâce à ce travail, s'ouvrir aux autres.
C'est à ce moment-là que l'auteur va jouer avec nous et tout va devenir sombre et inquiétant.
Une atmosphère pesante s'installe, et on sent que tout ça va tourner au drame. Mais les passés de ces femmes et leur personnalité vont nous faire tourner la tête, et on ne sait plus d'où le danger pourrait venir. On commence à soupçonner tout le monde, et plus les passés se dévoilent, plus le malaise enfle, jusqu'à la révélation, que je n'avais absolument pas vue venir, même si la suite est trop prévisible. Et là, le drame est inévitable. La tension constante pendant toute la fin du roman.

Jusqu'où la jalousie, la parano et la vengeance peuvent-elles nous mener ? Peut-on réellement faire confiance à ses voisins, ses amies ? Connait-on aussi bien qu'on le pense celles et ceux qui s'occupent de nos enfants ?
Comme l'auteur nous le démontre, la réponse est non, et ça en devient terrifiant. On soupçonne tout le monde, on les regarde différemment, et on assiste, impuissant, à ce qui va tourner au cauchemar pour n'importe quelle maman.

En bref, une histoire sympa à lire avec une atmosphère parfois pesante, et qui devient prenante dans la dernière partie. Vous ne verrez plus vos voisins de la même façon...

Chronique de Michou

Les Éveilleurs, tome 2 : Ailleurs de Pauline Alphen

Année d'édition: 2015
Editions : le livre de poche
Nombre de pages : 353
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Je n’ai pas remercié mon père, je n’ai pas souhaité bon anniversaire à mon frère. Je n’ai pas remercié je n’ai pas souhaité mon père mon frère mon père mon frère frère frère...

Trois jours qu’elle errait dans le dédale qui reliait le château de Salicande aux grottes dissimulées dans la montagne. Trois jours qu’elle essayait de retrouver son chemin, tailladée par l’angoisse et l’urgence, passant de grotte en grotte, de couloir en couloir, tournant en rond, se récitant cette phrase tant de fois qu’elle perdit le sens des mots.

Trois jours que Claris avait disparu.





Me replonger dans ce livre m’a rappelé mes vacances ! Et oui il faut dire que j’ai lu le tome un pendant l’été dernier … mais bref nous voilà pour parler du tome deux !

En commençant ce tome je me suis aperçu que je n’avais plus trop de souvenir de cette histoire. Je gardais surtout un souvenir vague de futur où la technologie était absente, de magie caché et de pas mal de mystère autour de deux enfants.
L’auteur a bien joué ses premières pages car elle nous replonge progressivement dans les derniers instants du tome précédent. On retrouve chacun des personnages de l’histoire de façon individuelle, ils sont bien éparpiller contrairement au tome un où ils se trouvent principalement dans Salicande.
J’allais décrire un peu la situation de chaque personnage, mais je trouve ça dommage et pas si facile que ça sans spoiler. Donc je vais m’abstenir, je me contenterai de dire qu’ils vont tous aller dans leur direction propre. Mais qu’aucun personnage n’est mi de côté, bien au contraire ! Certes il y a bien plus de passage sur Ugh et Jad ou encore sur le Mandarin, que sur d’autre personnage moins important.
Le premier tome est un livre de présentation surtout, il est d’une certaine façon rassurant. Le second est pour sa part plus aventurier. L’auteur donne plus de part à la magie, Ugh et Jad vont être les principaux spectateurs de cette magie.

Ma lecture a été assez difficile sur ce livre, je dois bien dire que l’auteur prend beaucoup trop de temps à reparler de l’incendie qui se déroule en fin du tome précédent…. En large, en long et travers … bref tous les personnages… j’avoue ça ne m’a pas aidé à me plonger dans l’histoire.
Pour ce qui est encore de la trame du roman, je me suis ennuyé. Pourtant l’alternance selon les personnages devrait donner du rythme ! Mais non … car j’ai eu du mal avec le style d’écriture. J’ai eu l’impression de lire du Picasso ! Des phrases jolie, des jolies descriptions mais que j’ai dû relire trois fois pour essayer de comprendre pour finalement abandonner … ensuite je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin de tout analyser pour avancer dans l’histoire. Car au final en ce qui concerne Claris par exemple (oui je vais spoiler un peu … passer au paragraphe suivant si vous ne voulais pas lire Wink elle se retrouve amnésique, sur une ile je ne sais pas trop comment. Ou les gens ne parle pas … ils font des gestes ou je ne sais quoi pour se comprendre et utilise les mêmes mots pour plusieurs choses … sincèrement je n’ai absolument rien compris sur la vie de Claris là-bas et une fois fini ce tome je ne sais même pas pourquoi elle a été là-bas ! S’il fallait se débarrasser d’elle pour qu’elle ne croise pas son frère, ce n’était pas plus simple de la mettre dans le coma ? Bref l’auteur a surement une bonne raison, c’est juste que je n’ai pas compris laquelle.

Une fois cette lecture fini je suis soulager d’une part de pouvoir passer à une autre lecture, mais d’une autre part je suis déçu j’ai le sentiment d’être passé à côté de cette histoire. Le manque d’action concrète, l’écriture trop abstraite on eut raison de moi. Pourtant dans les grandes lignes cette histoire me plait ! C’est ça le pire ! Une fois fini si je fais le tri, j’aime l’histoire mais je n’aime pas la lire ^^ oui c’est bizarre à dire comme ça …

Chronique de Zebuline
 

Les Ombres de la nuit tome 12 : Sombre Convoitise de Kresley Cole

Année d'édition : 2015
Edition : J'ai lu  - Crépuscule
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Enfant, Thronos, un vrekener aux ailes menaçantes, découvre son âme-soeur : Lanthe, une petite sorceri pleine de malice. Mais entre le prince de Cyel et la Reine de la Persuasion, nul amour n'est possible, car leurs deux peuples se haïssent, se querellent, s'entretuent. La rencontre de ces deux enfants aux familles divisées par la haine engendre, fatalement, une tragédie qui se clôt en bain de sang. Cinq cents ans plus tard pourtant, Thronos poursuit inlassablement Lanthe. Et quand, enfin, il parvient à faire d'elle sa prisonnière, il jubile d'avance : la belle enchanteresse, qui a marqué son âme, va enfin subir sa vengeance...




Un nouveau tome intimiste, centré sur le couple vedette essentiellement, malgré cela la romance entre les deux personnages tient toutes ses promesses ! On a toutefois quelques apparitions pimentées de Nïx qui valent leur pesant d’or…

Il y a de cela 500 ans, Thronos et Mélanthe étaient deux enfants de 10 et 11 ans, rencontrés au coeur d’une forêt. L’un est un Vrekener, l’autre une Sorceri, deux peuples qui s’affrontent depuis des millénaires, pourtant ils sont devenus amis et ont noué une relation très forte pleine d’amour. Le jour où les Vrekeners attaquent la famille de Lanthe et tuent ses parents, elle croit que Thronos l’a trahie et le lui fait payer chèrement en usant de ses pouvoirs que jusque là elle rebutait à utiliser. Aujourd’hui, Thronos ne cesse de poursuivre celle qui est son âme sœur, quand enfin il réussit à capturer la reine de la Persuasion, c’est avec le sourire carnassier qu’il souhaite accomplir sa vengeance.

Troisième tome consécutif basé essentiellement sur la romance du couple vedette au détriment de toute autre information tant attendue sur la future accession mais aussi sur l’Ordre et leur motivation. Pourtant, c’est un tome très attendu, car l’histoire de Mélanthe, Sorceri Reine de la Persuasion et de Thronos, Prince de Cyel est complexe et riche d’un passé sanglant et haineux.  Ces deux âmes sœurs s’étaient trouvés bien tôt, ce qui est très rare au sein du mythos, et auraient du poursuivre leur chemin d’enfance innocente vers une romantique vie d’adulte et pleine d’amour. Malheureusement, on en est loin. Le passé belliqueux de leur deux peuples respectifs les poussaient déjà à se cacher et à ne pas parler l’un de l’autre à leur famille respective. Inévitablement, l’horreur et la tragédie les a frappé et les a entraîné dans ces conflits et cette haine que leur société cultive depuis des millénaires.

Alors que Mélanthe et sa soeur Sabine font l’objet d’attaque Vrekeners depuis des centaines d’années, elle a choisi de fuir et d’oublier jusqu’à l’existence de Thronos. Ce dernier la chasse et espère récupérer celle qui n’est autre que son âme sœur. Depuis tout ce temps, elle lui échappe, jusqu’à ce qu’il la retrouve sur l’île de l’Ordre, plus une prison des êtres du mythos qu’autre chose, où elle ne peut avoir recours à ses pouvoirs. Pour Thronos, c’est enfin la fin d’une quête qui lui semblait infinie. Ils se retrouvent donc tous les deux, à devoir « cohabiter » et à se supporter pour survivre. Au début Thronos est très dur, aveuglé par sa vengeance pour celle qui lui a entraîner des souffrances physiques irréparables (pour rappel, Mélanthe a usé de son pouvoir pour l’obliger à sauter dans le vide en le persuadant de ne pas ouvrir ses ailes, Thronos n’est pas sorti indemne de sa chute qui aurait du être mortelle) et celle qui depuis toutes ces années à eux de nombreux amants.  Difficile pour un Vrekener, dont la façon de vivre est régie par les idéaux inculqués depuis l’enfance et ne peut posséder une autre femme que son âme sœur qui plus est hors mariage, d’accepter la vie de la Sorceri qu’il considère comme frivole. Il est par ailleurs persuadé qu’elle est un être mauvais, menteuse et qui ne cherche qu’à lui monter la tête contre ses chevaliers à qui il voue une confiance sans faille. Pourtant, peu à peu entraînés de mondes en mondes par les portails dont Lanthe ne gère par forcément avec précision les destinations, ils se découvrent, se surprennent à éprouver des sentiments éloignés de leur haine mutuelle habituelle et une attirance physique non négligeable. Thronos se considère brisé et ne supporte pas ses multiples cicatrices et ses mutilations, Mélanthe ne le voit pas du tout sous cet angle mais découvre davantage un homme magnifique, s’épanouissant physiquement au fur et à mesure qu’ils se rapprochent et qu’il l’accepte pour ce qu’elle est. Cela entraîne des tensions sexuelles intenses entre nos deux personnages, rappelons que le Vrekener, immense homme aux ailes de dragon, n’a aucune expérience et que cela le rend touchant et ses réactions bougonnes et ses retenus le rendent encore plus irresistible. C’est le personnage qui se métamorphose le plus depuis le début de la série, de donneur de leçon, froid, sûr de ses idéaux et tendu par les ressentiments, se révèle protecteur, tendre, ouvert, souriant voire même taquin, et franchement c’est très beau à voir.

Ce qui rend ce tome également très agréable, ce sont les découvertes des mondes parallèles qui constituent le mythos, Lanthe a le pouvoir d’ouvrir des portails mais elle a un sens de l’orientation bien à elle et ne gère pas forcément correctement les coordonnées ! On découvre entre autre Pandémonia, le monde des démons où les batailles font rages, sombre et rougeoyant de lave, hostile mais qui étrangement révèle bien des choses sur la nature profonde du peuple Vrekener, Févéris et son aura sexuel intense qui mettra à l’épreuve la résistance de Thronos et l’attraction de Lanthe mais qui cache autre chose de bien moins ragoûtant et le monde sous-marin du dieu Nérée, ce colosse rouquin et ses Néréides ne seront pas une étape facile pour nos deux héros et a également sont lot de surprises. Des mondes aux environnements et créatures très différents, sortes d’épreuves initiatiques mises sur le chemin de nos deux tourtereaux dans l’apprentissage de leur confiance mutuelle loin d’être acquise !

Enfin, il y a les rares mais néanmoins très énigmatiques interventions de Nïx et de sa chauve souris, que nous prépare t-elle ? Quelques brides de révélations sont ici proposées et cela titille bien évidemment la curiosité ! Il n’y a pas à dire le prochain tome très attendu est celui de Nïx, personnage décalé et complètement barré, mais a priori très consciente d’un avenir incertain… A suivre donc !

En bref, Kresley Cole surfe toujours sur une recette qui fonctionne, on aimerait maintenant plutôt que des romances, certes toujours pleines de réparties, sensuelles voire torrides ici entre des personnages antagonistes, torturés et réussis, une révolution au sein du Mythos ! Nous sommes au porte de certaines révélations, de la future accession et a priori d’un danger plus grand encore !
Je remercie Louve du Forum Mort Sure pour sa confiance et les éditions J’ai lu pour ce partenariat qui s’annonçait d’avance comme une réussite !
 
Chronique de Walkyrie