lundi 24 novembre 2014

A quelques secondes près de Harlan Coben

Année d'édition : 2014
Edition : pocket
Nombre de pages : 352
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À 16 ans, Mickey Bolitar a vécu son lot de tragédies : la disparition de son père, les graves difficultés de sa mère, l'installation chez son oncle Myron, avec qui il ne s'entend pas. Mais le cauchemar ne s'arrête pas là. Alors qu'il se demande toujours ce qui est réellement arrivé à son père, il apprend que son amie Rachel a été retrouvée blessée par balles, chez elle, et décide immédiatement de remonter la piste de l'agresseur.
S'il n'a pas hésité jusque-là à se mettre en danger pour aider ceux qu'il aime, Mickey sait aussi que la curiosité se paie cher. À quelques secondes près, tout peut basculer...








Je me souviens du moment où j'ai terminé la lecture du premier opus. De l'envie que j'avais de poursuivre ma lecture avec le second tome de cette saga coup de cœur. C'est avec une joie immense que j'ai commencé ce deuxième tome de la saga de Mickey Bolitar. Dès les premières lignes, nous sommes plongés dans l'aventure de ce dernier. On a l'impression de se retrouver à quelques pas de lui, comme s'il nous parlait directement. Un peu comme on le fait entre amis.

Dans « À quelques secondes près », Harlan nous dévoile de plus en plus d'informations sur les différents personnages. Un mystère entoure le passé de son oncle Myron concernant ses relations précédentes. Mickey cherche toujours les responsables de la mort de son père. Entre le mystère du Refuge d'Abeona, la femme chauve-souris alias Lizzy Sobek, Rachel qui est hospitalisée, car elle a reçu une balle à la tête, Mickey fera une découverte des plus improbables au sujet de son amie gothique. Toujours accompagnés de ses deux acolytes Spoon et Ema, ils partiront à la recherche de la vérité à leurs risque et péril. Chose certaine, leurs vies ne tiennent qu'à un fil... Il faut dire qu'il fouine beaucoup afin de découvrir la vérité sur le Boucher de Lodz concernant les nazis, qu'il soupçonne l'un des responsables de la mort de son père. Entre sa quête à la vérité et ses amis, Mickey devra aussi se battre afin d'avoir sa place dans l'équipe de basketball, car ce sont les sélections des joueurs. Mais rien n'est garanti quand le fils du shérif est dans les parages.

Les personnages sont de plus en plus attachants. Et je dois dire que je suis ravie que Coben nous dévoile un peu plus d'informations à leurs sujets. Surtout pour le personnage d'Ema et de Myron. Je le trouve attachant l'oncle de Mickey malgré les apparences qui peuvent être trompeuses car par moment, on se demande s'il est du bon côté. Spoon est aussi surprenant qu'avant et a toujours un tour dans son sac! On voit une belle évolution des personnages (ils prennent en maturité) et de l'histoire et personnellement, j'ai tout autant embarqué dans ce roman que le précédent, malgré le fait que je n'avançais pas tant que ça dans ma lecture. La raison? J'appréhendais la fin de ce dernier... J'ai donc fait durer le plaisir!

Ah! que dire sur l'écriture de cet auteur? Dès que j'ai posé mon regard sur les premières lignes du premier tome de la saga, je suis tombée sous le charme de cette saga littéraire. Coben a une façon de raconter les choses qui lui est propre. Il a un "je ne sais quoi" qui fait qu'on ne peut que tomber sous le charme de sa plume. Il est donc compréhensible qu'en plus d'avoir eu un gros coup de cœur pour les aventures de Mickey Bolitar, ce fût un énorme coup de cœur pour son auteur. Harlan est honnêtement l'un de mes auteurs chouchous maintenant. Il sait jongler habilement avec les émotions et nous manipule avec un doigté chirurgical afin de nous tenir en haleine et sur le qui-vive. C'est un maître du suspense et du thriller. Un grand auteur!!!! Sa plume est très addictive et il est presque impossible de quitter le roman des yeux.

Vous aurez deviné, ce fut plus qu'une lecture agréable. Je suis groupie jusqu'à la moelle! Frustrée dans ma lecture par moment, car Coben nous fait languir sur les différents mystères qui entourent cette aventure. J'ai mille raisons de t'en vouloir, mais comme je suis gentille, je te pardonne secrètement. Je vous recommande fortement cette saga. C'est avec tristesse et frustration que je vais attendre que le troisième opus soit publié en format poche, prévu pour 2015 (source directement de PKJ). Eh oui, dès que j'ai refermé le livre, je me suis empressée d'aller poser la question sur la page Facebook de PKJ jeunesse :-) Je dis un immense merci au Forum Mort-Sure de m'avoir offert ce second tome à chroniquer dans le cadre de notre partenariat.

chronique de Froggy80

Mauvais garçons de Linwood Barclay

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Son épouse et ses ados respirent, Zack Walker a trouvé un job. Lui, l'angoissé chronique, l'obsédé de la sécurité, a renoncé à son rôle d'homme au foyer/écrivain de science-fiction pour entrer à la rédaction du journal local.
Soulagement ? Pas si sûr, car l'imagination de Zack tourne à plein régime. Un vol à l'étalage ? Un flagrant délit d'espionnage industriel. Un chien écrasé ? Un complot international. Un piéton renversé par un fuyard ? Forcément un coup de la mafia locale.
Sauf que dans ce cas précis Zack pourrait bien avoir raison : la ville est en effet en proie à une série d'incidents troublants et tous les regards sont tournés vers la terreur de la ville, Willy « Barbie » Bullock, une brute connue pour ses méthodes expéditives.

Zack vs Barbie, qui aura le dernier mot dans ce combat sanglant?






A la lecture du résumé, j'ai été intriguée par le changement de vie engagé par Zack Walker ainsi que le rôle qu'il occupera dans l'enquête. Comment "un grand stressé" peut il se retrouver mêlé à une histoire avec un ripoux. J'avais hâte de débuter ce roman car je connaissais déjà cet auteur avec qui j'avais beaucoup accroché et dont j’aime beaucoup l'écriture et son style.

Le début de la lecture m'a quelque peu intrigué, j'ai eu du mal à cerner certains personnages et leur rôle (je ne suis peut être pas rentré comme il faut dans l'histoire). Par la suite, on se rend compte et on comprend que la famille de Zach joue un rôle prépondérant dans cette histoire : elle a un rôle aussi important que l'enquête. On s'attache rapidement aux membres de sa famille : Sarah, Angie et Paul. Il y a énormément de réalisme dans les scènes décrites, on a aucunes difficultés à s'y identifier. Le détective Lawrence occupe une grande place dans la nouvelle vie de Zach et joue un rôle important.

L'intrigue est bien ficelée et elle se développe plus on avant dans la lecture. Il n'y a pas de suspens comme on le trouve souvent dans les thrillers mais les rebondissements sont présents. Ils permettent de pimenter la lecture qui par moments perdait un peu de son rythme.
Cette histoire m'a beaucoup fait penser à un épisode d'une série policière américaine.

Dans l'ensemble c'est un bon thriller qui est à lire pour les adeptes de ce genre ou non. Linwood Barclay est un auteur à connaître ou à suivre si on aime bien ses œuvres.  

Chronique de Célines

En ce lieu enchanté de Rene Denfeld

Année d'édition : 2014
Edition : fleuve édition
Nombre de pages : 300
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
La dame n'a pas encore perdu le son de la liberté. Quand elle rit, on entend le vent dans les arbres et l'eau qui éclabousse le trottoir. On se souvient de la douce caresse de la pluie sur le visage et du rire qui éclate en plein air, de toutes ces choses que dans ce donjon, nous ne pouvons jamais ressentir.

Dans le couloir de la mort, enfoui dans les entrailles de la prison, le temps passe lentement. Coupés du monde, privés de lumière, de chaleur, de contact humain, les condamnés attendent que vienne leur heure.
Le narrateur y croupit depuis longtemps. Il ne parle pas, n'a jamais parlé, mais il observe ce monde "enchanté" et toutes les âmes qui le peuplent : le prêtre déchu qui porte sa croix en s'occupant des prisonniers, le garçon aux cheveux blancs, seul, une proie facile. Et surtout la dame, qui arrive comme un rayon de soleil, investie d'une mission : sauver l'un d'entre eux. Fouiller les dossiers, retrouver un détail négligé, renverser un jugement. À travers elle naissent une bribe d'espoir, un souffle d'humanité. Mais celui à qui elle pourrait redonner la vie n'en veut pas. Il a choisi de mourir.
La rédemption peut-elle exister dans ce lieu où règnent violence et haine ? L'amour, la beauté éclore au milieu des débris ?




Un roman coup de poing à la fois poétique et magnifique mais aussi sombre et horrible. Un livre qui changera définitivement votre point de vue sur le milieu carcéral et plus particulièrement sur ces « monstres » condamnés à la peine de mort.
Une prison américaine, un donjon sans fenêtre et souterrain, le couloir de la mort, c’est en ce lieu qu’Arden, un condamné à mort pour avoir fait des choses qui ne se disent pas, raconte sa vie de prisonnier dans ce lieu enchanté où les chevaux d’or galopent dans les entrailles profondes du lieu, où les grisgoules dévorent les restes cendreux des condamnés, où des êtres étranges, grattent, creusent et rient dans les murs épais du Donjon mais aussi où les sévices les plus inhumains sont pratiqués, où le règne du plus fort n’est pas une image mais une réalité, où le directeur affronte la maladie funeste de sa femme, où la Dame tente de sauver la vie de ces prisonniers avec son humanité, où un prêtre déchu tente d’apporter un peu de paix avant l’heure fatidique.
Vous l’aurez compris, il s’agit d’un roman fort. Un de ces romans à la fois difficile à lire par le sujet qu’il traite mais qui surtout évade le lecteur dans un univers sombre, humide et à peine humanisé décrit pourtant avec des mots poétiques et enchanteurs et agrémenté d’une touche d’imagination et de métaphores proches du fantastique et des légendes. On distingue les prisonniers d’une part, ceux qui sont condamnés à mort d’un côté, York et Arden (le narrateur) notamment et ceux qui ne sont là que pour purger leur peine courte, à l’imagine du jeune homme aux cheveux blancs rapidement brisé, ou longue et ceux qui sont de l’autre côté de ce monde ; le Directeur de la prison, les gardiens, corrompus ou non, la Dame ou encore le prête. Ces êtres présentant une dualité significative se retrouvent dans un lieu où les codes qui régissent notre société n’existent plus. Il y a beaucoup d’horreur dans ce roman, le lecteur aura envie de tuer lui même certains des condamnés, les trafics, les viols, les meurtres injustes auront parfois raison de notre tolérance, mais, il y aussi énormément de bonté, à contrario parfois, on en viendra à se surprendre de compatir pour ces monstres qui auront eu les pires gestes et pourtant notre part d’humanité en viendra presque à s’attacher et à tenter de comprendre ces êtres à l’image de la Dame.
Ce personnage fort dénote très fortement dans ce récit, c’est un personnage énigmatique et solitaire, qui réalise des enquêtes pour des avocats afin de tenter de sauver certains prisonniers d’une mort certaine pour qu’il ne soit plus que condamné à perpétuité, on la sent à la fois détachée face aux délits horribles de ces condamnés et à la fois très proche d’eux ayant eu elle – même une enfance difficile et un passé inavouable. Dans le roman, elle s’occupe du cas de York, un condamné qui souhaite la mort et qui ne veut pas être sauver. A travers son enquête, elle fouille le passé de ce meurtrier récidiviste en rencontrant des membres de la famille, en  démêlant une à une les énigmes et les interrogations du prisonnier, en lui apportant un peu de chaleur humaine dont il est depuis trop longtemps privé. La Dame rencontre dans cette enquête ses propres questionnements, ses propres blessures passées et semblent s’attacher au prêtre déchu. Le prêtre, personnage atypique, doux, discret et compréhensif, qui ne juge pas, qui s’est trompé sur son orientation religieuse et qui s’est retrouvé là après avoir quitté l’église en se cherchant lui même. Et puis, il a surtout le narrateur, Arden, condamné à mort, on ne sait pas vraiment ce qu’il a fait, on sait juste qu’il se cache sous sa couverture, qu’il se perd dans son imagination, qu’il perçoit les choses à l’intérieur du Donjon, à l’extérieur mais aussi entre les deux, qu’il lit, beaucoup, se mutile et seul le Directeur semble le voir au delà de cette image de folie qu’il dégage. D’autres personnages viendront par ailleurs agrémenter et renforcer les sentiments conflictuels nés de la lecture de ce récit.
L’auteure à vraiment un talent d’écriture indéniable, offrir un moment de poésie sur un thème aussi fort et ténébreux, c’est savoir choisir judicieusement ses mots et communiquer intelligemment aux autres des émotions humaines et naturelles. Elle a aussi su doser parfaitement la quantité d’informations données au lecteur pour pouvoir le maintenir dans sa lecture tout en lui suggérant les pires horreurs. On est finalement tellement subjuguer par les mots et les métaphores que l’on en oublie presque le lieu où se passe le roman, ce lieu qui devient rapidement enchanté…
En bref, un roman magistralement écrit et parfaitement réussi, il n’y a ni trop peu, ni pas assez, c’est d’une justesse incroyable. Il faut le lire et le ressentir, vous en sortirez changé voire grandi par cette expérience unique partagée par une auteure de talent.
Je remercie Louve du Forum Mort Sûre et Les éditions Fleuve éditions pour cette lecture magnifique.
 
Chronique de Walkyrie

Broken de Karin Slaughter

Année d'édition : 2014
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 552
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le corps d’Allison Spooner, 21 ans, est découvert dans le lac de Grant, en Géorgie du Sud. Quelques heures plus tard, Tommy Braham, un attardé mental soupçonné de l’avoir assassinée, est arrêté et incarcéré. Il passe aux aveux avant de se suicider dans sa cellule. Sur les murs, son ultime message, comme un appel au secours : « Pas moi ». Tommy a été un des nombreux patients de Sara Linton, pédiatre et ancien médecin légiste du comté. Rongée par la culpabilité, Sara se lance dans une enquête désespérée avec l’aide de Will Trent, agent fédéral du Georgia Bureau of Investigation. Ensemble, ils vont être confrontés à des policiers corrompus et impitoyables… ainsi qu'à un redoutable tueur.




Je découvre cette auteure avec ce roman, j'ai bien aimé le style d'écriture qui permet de rythmer le récit. Le résumé m'a tout de suite intéressé, je trouvais l'histoire intéressante et inhabituelle. J'ai peut être eu un peu peur au début car ce livre est un petit "pavé". on se demande comment l'auteur va nous tenir en haleine tout au long de la lecture sans que l'on s'ennuie. C'est chose réussie car beaucoup de rebondissements avec les histoires de corruptions, de falsifications dans la police : on nous montre surtout le côté "noir" de la police. L'histoire est pimentée car deux femmes ennemies Sara et Lenna vont devoir cohabiter sur cette enquête : Lena car elle fait partie de la police locale et Sara car le principal suspect est un ancien patient. D'autres personnages vont faire leur apparition et nous permettre de comprendre certains aspects des conflits qui règnent dans cette ville.

Malheureusement, l'enquête stagne par moment et tire en longueur car l'auteure reste très centré sur les histoires qui existent entre les personnages. Elle paraît être mise en second plan. Je trouve que le dénouement tombe un peu comme "un cheveu sur la soupe", on ne s'attend pas à ça, pas comme ça. Beaucoup de questions, on ne comprend pas ce qui permet d'aboutir à cette conclusion.

J'ai trouvé les personnages de Sara et Will attachant, ils apportent du contenu au récit. Les personnages secondaires ne sont pas là pour faire de la figuration ils jouent tous un rôle et apportent tous quelque chose à l'histoire.

Pour conclure, c'est une lecture plaisant même si j'en attendais autre chose. C'est le côté policier qui m'a déçu sinon l'histoire en elle-même est intéressante.
Je prendrais plaisir à lire d'autres livres de cette auteure qui a une plume agréable.  

Chronique de Célines

Skin Trade de George R. R. Martin

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Il fût un temps où cette ville était au centre du monde. Un temps où sa puissance se nourrissait du sang et du fer. Mais aujourd’hui elle n’est plus que rouille et elle attend la ruine. C’est un territoire parfait pour Willie Flambeaux et Randi Wade. Lui est agent de recouvrement, elle, détective. Mais lorsqu’une série de meurtres particulièrement atroces ensanglante cette ville qu’ils croyaient si bien connaitre, ce n’est plus dans le labyrinthe des rues qu’ils auront à mener l’enquête, mais dans les recoins les plus sombres de leurs propres passés. Là où se cachent leurs plus grandes peurs.





Willie Flambeaux est un agent de recouvrement. Cachant un lourd secret, il se tourne vers son amie la détective privée Randi Wade lorsqu'une jeune fille qu'il connaissait bien est assassinée. Dès lors, nos héros feront tout ce qu'ils peuvent pour mettre en lumière les conditions de la mort de la jeune femme et surtout tenter de comprendre par qui elle a été tuée et pourquoi. Mais certaines choses sont, faites, pour rester secrète et c'est ainsi que Randi va découvrir des choses troublantes qui ont peut-être un lien avec le meurtre de son père des années plus tôt.

George R.R.Martin est un auteur qu'on ne présente plus. Pourtant, je ne connais pas réellement cet auteur n'ayant à ce jour lu que deux romans de ce dernier. Avec Skin trade, je me fais une excursion dans le style de l'auteur avec pour but de découvrir autre chose que sa saga populaire : le trône de fer. Et je dois dire que cette novella est franchement top ! Elle ne conviendra pas à tous les lecteurs, il faut dans un premier temps accepter de lire un texte rapide dans son traitement du fait du peu de pages. Ainsi d'entrée de jeu on fait la connaissance de nos héros et des circonstances du meurtre qui les amène à travailler ensemble. Pour ma part, cette rapidité m'a beaucoup plu parce qu'au moins on ne s'endort pas et on ne pourra reprocher des longueurs au texte puisqu'il n'en a pas.

Autre chose qui m'a bien plu c'est cette noirceur dans l'univers. On se serait cru au temps de la mafia à Los Angeles avec les parrains et tout ce qui suit. J'ignore pourquoi c'est la sensation que j'ai de suite ressentie en découvrant la novella. Seulement, ici, les explications sont surnaturelles puisqu'on aura le droit à une créature surnaturelle et déjà très utilisée en littérature. En effet, le loup-garou pour George R.R Martin n'a rien de cette créature qui se transforme les nuits de pleine lune et c'est là que l'auteur donne le ton de sa novella. Un loup-garou, ou lycanthrope, est avant tout une victime de sa condition et lorsqu'on comprend à quoi sont liés les meurtres, on est surpris, mais ravi. Du chasseur, le lycan passe à la proie !

Le style est agréable, les descriptions sont judicieuses et permettent sans souci de mieux visualiser les scènes parfois écoeurantes du texte. Nos héros n'ont rien de très classique, Willie est d'ailleurs un peu malade et fait penser à un vieil homme dans la manière dont il se comporte. Randie est plus courageuse et intrépide et n'abandonne jamais une enquête, au risque d'y laisser sa peau.

En bref, c'est une bonne novella et j'ai maintenant hâte de me plonger dans Wild Cards !  

Chronique de Louve

dimanche 16 novembre 2014

Hopeless, Tome 1 de Colleen Hoover

Année d'édition : 2014
Edition : fleuve edition
Nombre de pages :
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Sky, 17 ans, vit avec sa mère adoptive Karen. Après plusieurs années de scolarisation à domicile, elle rentre en terminale dans un lycée où elle ne connaît personne. Sky ne ressent aucune émotion pour personne depuis son enfance. Holder, le bad boy du lycée, lui fait de l’effet. Leur relation devient passionnée. Sky découvre la vérité sur son passé.







Tout d'abord,
un grand merci à Louve l'administratrice du forum Mort-Sure
pour m'avoir permis de lire ce livre en service presse.
Me revoilà après la fin de ma lecture. Je dois avouer que j’en sors un peu déçue. Encore une fois, j’en avais entendu tellement de bien autour de moi que je m’attendais à quelque chose de plus… de plus tout simplement.

Avant de détailler mon avis, je vais rapidement vous mettre dans l’ambiance. Ce roman, c’est l’histoire de Sky, une jeune fille de 17 ans peu ordinaire. En effet, cette dernière ne ressent aucune émotion depuis son enfance. Du moins jusqu’à ce que sa route croise par hasard celle d’Holder. Elle découvre alors avec effarement des ressentis et des sentiments qui jusqu’alors lui étaient totalement étrangers. Surprenant! Surtout lorsque l’on sait qu’Holder pense la connaître alors qu’elle n’a aucun souvenir de lui. Sky découvrira-t-elle un jour pourquoi Holder est le SEUL à ne pas la laisser insensible? Et ce dernier de son côté comprendra-t-il pourquoi il est persuadé de l’avoir déjà rencontrée?

Et voilà maintenant ce fameux avis!
Comme je le disais un peu plus haut, je m’attendais à trouver vraiment plus dans ce livre. C’est donc après une lecture en demi-teinte que je suis en train de rédiger cette chronique. La première partie du livre n’a suscité chez moi qu’un certain agacement. Je ne voyais pas du tout où l’auteur voulait nous conduire, et les deux personnages me tapaient royalement sur le système (point que je détaillerais un peu plus bas). Heureusement pour moi j’ai persévéré (là on dit merci à une amie qui m’a un peu poussée) car la deuxième moitié était beaucoup plus riche en sentiment et l’auteur m’a alors totalement captivée avec l’intensité et le côté tellement réel de ses révélations. Beaucoup de choses gagnent en sens comme par exemple le comportement horripilant des personnages, l’indolence de Sky ou encore l’instabilité d’Holder.

Abordons les personnages à présent.
J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Sky ou encore à m’identifier à elle. Sa façon de se détacher de tout m’a beaucoup dérangée. Bien que les révélations sur son compte explique pas mal de choses, j’ai quand même passé la moitié du livre avec une opinion très modérée vis à vis d’elle.
Pour Holder finalement ça n’a pas été bien différent. Il m’a laissée insensible durant un bon 50% du roman tellement ses sautes d’humeur sont agaçantes. C’est bien dommage parce qu’il est décrit comme quelqu’un de très charismatique et d’altruiste surtout lorsqu’il s’agit de Sky. Encore une fois, lorsque le rideau tombe éclaircissant le gros mystère, on comprend mieux, sans pour autant que ça m’ait permis de faire totalement abstraction de son comportement changeant.

Ensuite, je voudrais dire un mot sur l’intrigue car finalement c’est là toute la force de ce livre. L’auteur a su construire tout un entremêlement de choses reliant ses personnages les uns aux autres. Tout s’explique progressivement entre la moitié et la fin du roman. Chaque chose prend son sens, chaque personnage change. Plus les liens se sont faits, plus l’auteur gagnait mon attention. Elle aura même réussi à totalement me captiver, allant même jusqu’à me tirer quelques larmes. C’est réel, poignant, perturbant, horrifiant et on quitte nos personnages sur une note d’espoir touchante. Du coup, je pense que je tenterais de lire le tome suivant afin de voir si l’auteur parvient à mieux équilibrer son livre.

Et enfin juste avant de conclure, un petit mot sur la plume. Bien que je n’ai pas adhéré au début, je dois dire que le style d'écriture n’en est absolument pas la cause. C’est fluide et ça se lit très bien. Il s’agissait juste d’une incompatibilité entre moi et les personnages.

En bref, une lecture en demi-teinte avec des personnages que je n’ai réussi à aimer que tardivement. Heureusement, la plume de l’auteur ainsi que son talent pour manier une intrigue riche et poignante ont totalement chamboulé mon impression première. Je conseille donc ce roman, et surtout de s’accrocher lors des premiers chapitres car la seconde moitié en vaut vraiment le coup.

Chronique de Tahicha

Warbreaker de Brandon Sanderson

Année d'édition : 2014
Edition :le livre de poche
Nombre de pages : 975
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Voici l'histoire de deux sœurs, Vivenna et Siri.
L'histoire du Dieu-Roi que l'une d'entre elles doit épouser, et de Chanteflamme, un autre Dieu qui n'aime pas son travail. Celle aussi de Vasher, un immortel qui tente de réparer les erreurs qu'il a jadis commises, et de Saignenuit, sa mystérieuse épée. Dans leur monde, celui qui meurt auréolé de gloire devient un dieu. Il vit dans le panthéon de la cité d'Hallandren, et utilise la magie biochromatique, la magie du Souffle. Un Souffle qu'on ne peut récupérer qu'une fois, sur un individu à la fois.





Je tiens à remercier Le Livre de Poche et le forum Mort Sûre pour ce partenariat, qui fut une très belle découverte.
Je me suis intéressée à ce roman parce qu'on me l'avait chaudement recommandé, en me disant qu'il ne fallait pas passer à côté. Mais lorsque je l'ai reçu, et que je me suis aperçue qu'il faisait plus de 900 pages, j'avoue avoir un peu pris peur. Puisque c'était un partenariat, je m'étais engagée à le lire, et en plus à le lire en un mois. Ca faisait quand même un sacré pavé...
Du coup (c'est d'une logique implacable...) j'ai laissé trainer plusieurs jours avant de me décider à l'attaquer. Dès les premières pages, je n'ai plus pu le lâcher !

En quelques scènes, l'auteur nous plonge dans son univers, dans les évènements en cours, auprès de chacun des personnages de ce roman choral. On suit essentiellement Siri, jeune princesse qui va épouser le Dieu-Roi alors que ce n'était pas elle qui y était destiné ; Vivenna, sa grande soeur qui devait à l'origine épouser le Dieu-Roi et qui décide d'aller sauver sa soeur de ce mariage ; Chanteflamme, le Rappelé (il est revenu d'entre les morts) qui a un statut de dieu mais ne croit pas à sa propre nature divine ; et dans une moindre mesure Vasher, le plus mystérieux du lot, qui a une mission à mener à bien mais on met longtemps avant de savoir de quoi il retourne.

Les personnages sont tout de suite très vivants, on s'attache facilement. Les enjeux sont aussi rapidement présentés : Hallandren est sur le point de déclarer la guerre au petit royaume de Siri et Vivenna, mais il y a aussi des complots qui se trament à l'intérieur même des palais des Dieux. Grâce à ça, on est ainsi directement plongé dans l'intrigue et complètement happé par l'histoire que nous propose l'auteur.

Là où je me suis faite surprendre, c'est qu'arrivé à la moitié du roman, je ne m'étais absolument pas ennuyée, je n'avais pas vu défiler les 450 pages, mais quand je réfléchissais à cette première moitié du roman, j'avais l'impression qu'il ne s'était pas encore passé grand chose et je me demandais quand est-ce que l'action allait se lancer (et je trouvais aussi que c'était étranger qu'à la moitié du roman ça n'ait toujours pas débuté). J'ai fini par comprendre que ce que j'attendais depuis le début, c'était la guerre. Parce que dans tous les romans de fantasy, les héros partent généralement à l'aventure, que ce soit pour une quête ou pour la guerre. Or, depuis le début de Warbreaker, les quatre personnages centraux restait à la capitale de Hallandren, ils ne partaient pas "à l'aventure". C'est à ce moment-là que je me suis rendue compte que Warbreaker n'était pas un roman de fantasy classique. Il ne racontait pas des combats et des guerres. Il raconte l'avant-guerre, cette période où tout peut encore se jouer entre guerre ou paix. Le coeur du roman, ce sont les manigances des uns et des autres pour pousser dans un sens ou dans l'autre. Et la question finale n'est pas de savoir qui va gagner la guerre, mais si la guerre va avoir lieu ou non.
Je me suis attachée au sort de Siri, à cette jeune fille propulsée reine d'un peuple qu'elle ne connait pas, sans y avoir été préparée, mariée à un dieu qui a tout pouvoir en son royaume. Elle va se révéler forte et prendre son destin en main, tout en découvrant le destin des dieux-rois d'Hallandren.

Les passages concernant Vivenna, qui organise la rébellion dans les bas-fonds de la capitale hallandren, m'ont parfois parus un peu trop longs, parce que j'avais envie de revenir à l'histoire de Siri (ou à celle de Chanteflamme). Vivenna me touchait beaucoup moins que ça soeur, car elle est finalement bien plus égoïste.
J'ai adoré Chanteflamme, ce dieu qui ne croit pas à sa propre divinité. Je plaignais son grand prêtre, qu'il n'arrêtait pas d'embêter. Chanteflamme passe son temps à être le plus inutile possible, pour convaincre enfin les gens qu'il n'est pas un dieu puisqu'il ne sert à rien. Son personnage est très rafraîchissant.
Vasher enfin est très intriguant, très mystérieux. On a du mal à savoir de quel côté il se trouve, jusque tard dans l'histoire, car on ne sait pas quelles sont ses motivations.

Là où l'auteur est très fort dans ce roman, c'est pour les faux-semblants, pour nous faire croire quelque chose et finalement nous démontrer qu'on s'était complètement trompé. Ca fonctionne très bien durant les trois-quarts du roman et ça nous réserve plein de surprises. Ensuite, on commence à trop se méfier, à se dire que rien n'est ce qu'il paraît être, et les retournements de situation nous prennent donc moins par surprise.

Cela n'empêche pas de se régaler avec ce roman jusqu'au bout, sans voir passer ses 900 et quelques pages. Un vrai bon moment de lecture, une fantasy qui adopte un autre point de vue, avec une écriture parfaitement maîtrisée.
Je vous donnerai donc le même conseil que celui que j'ai reçu : découvrez ce super roman !

Chronique de Sytra