samedi 23 novembre 2013

Les Fragmentés tome 1 de Neal Shusterman

Année d'édition : 2013
Edition : le masque
Nombre de pages : 462
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, un ensemble de lois intitulé Charte de la Vie a été signé pour contenter les pro-vie et les pro-choix. Celle-ci stipule qu’il est interdit d’attenter à la vie d’un enfant du moment de sa conception jusqu’au jour de son treizième anniversaire. Passée cette date, tout parent peut décider de « résilier » son enfant en ayant recours à la fragmentation, processus qui permet de renoncer à son enfant rétroactivement. Une seule exigence : réutiliser 99 % des organes du fragmenté pour qu’il continue à « vivre » à travers d’autres.
Lorsque Connor, Lev et Risa apprennent qu’ils vont être fragmentés, ils savent ce qu’il leur reste à faire : fuir et tenter de survivre jusqu’à leur majorité…





Un livre classé dystopie ? Une idée vachement originale encore jamais vu ? Ce livre était fait pour moi ! Et je ne me suis pas trompée. J’en remercie grandement le Forum Mort Sure et les Editions MSK pour m’avoir donné l’opportunité de découvrir ce roman.

Dans un monde où la loi de la ville autorise les parents à fragmenter leur enfant entre 13 et 18 ans, rien n’est normal. Dans un monde où chaque enfant, s’il ne respecte pas les normes, est réutilisable, tout est horrible.

Connor, Risa et Lev, ne se connaissent pas, pourtant tous les 3 se retrouvent sur la liste fatale ! La liste de ceux qu’il faut fragmenter. Leur seul but : survivre ! Se cacher, et fuir pour rester en vie jusqu’à leur 18 ans.

Je ne m’attendais pas à une telle poigne de ce récit, la plume de l’auteur nous entraine dans un monde complètement différent de tout ce qu’on peut imaginer. Pour une maman, le principe de fragmentation (ou « recyclage ») de son enfant est un phénomène horrifiant, mais j’ai abordé ce point différemment puisque je ne suis pas encore maman.

Le seul problème que j’y trouve comme toujours c’est l’alternance des chapitres destinés chacun à un des 3 enfants à chaque fois à tour de rôle, je finis toujours par m’y perdre au bout d’un moment et il faut que je revienne en arrière. Les chapitres intercalés dans ce genre ne doivent pas être fait pour moi-même si c’est une bonne initiative pour mélanger l’histoire et voir les différences et points communs de Connor, Risa et Lev. Au final, j’y suis quand même arrivé tellement j’étais happée par l’histoire et la plume de l’auteur.

Connor est le leader, Risa la talentueuse pianiste ou l’intello de service et Lev le petit dernier de la famille qui est prêt à tout donner pour les autres. Ces 3 enfants vont se battre individuellement sur le même chemin pour évoluer ensemble et finir par passer de l’âge enfant à l’âge adulte mais espérant être toujours vivants d’ici là…

Je n’ai pas pu préférer un personnage à un autre, car c’est le récit tout entier qui est touchant et émouvant et qui fait que les personnages que nous rencontrons son ainsi fait de force, de courage et d’ardeur. On peut dire que rien n’égale la plume de Neal Shusterman tant son idée est originale et vraiment bien tournée ! 

C’est un récit terrifiant, poignant, troublant, touchant, émouvant, captivant, époustouflant, CHOQUANT ! et tout ce que vous voulez, les adjectifs manquent pour décrire la sensation de fin de lecture.

J’adore la dystopie, c’est de très très loin mon genre préféré, j’ai adoré chaque livre que j’ai pu lire sur ce thème, tout comme celui-ci mais je ne saurais pas dire lequel j’ai vraiment préféré car chaque histoire à sa particularité qui fait qu’elle est unique. Donc j’ai adoré ce livre, tout autant que chaque livre dystopique que j’ai pu lire, mais celui-ci a sa manière de thriller choquant et déroutant est tout aussi génial que les autres.

La fin de ce premier opus est tout simplement bouleversante, je vous assure de nombreuses émotions durant cette lecture. Et moi je vais courir m’acheter la suite !

Chronique de Babynoux

Flashback de Dan Simmons

Année d'édition : 2013
Edition: Pocket
Nombre de pages : 526
Quatrième de couverture :
Entre thriller et dystopie, le retour attendu de Dan Simmons à la science-fiction.

    2035. L'Amérique a beaucoup changé. Le Monde aussi.Nick Bottom, un ancien policier de Denver, à peu près ruiné, et qui vit d'allocations sociales, comme la plupart des Américains, est engagé par le multimilliardaire japonais Hiroshi Nakamura pour reprendre l'enquête sur l'assassinat de son fils Keigo et de la compagne de celui-ci, survenu six ans plus tôt. Nick a enquêtéà l'époque sur cette affaire mais depuis la mort de sa femme, Dara, dans un accident de voiture, il a quitté la police parce qu'il est devenu accro au flashback, une drogue illégale, réputée avoir été inventée dans un laboratoire israélien. Le flashback permet de revivre des souvenirs parfaits (en ce qui concerne Nick ceux de sa vie avec Dara, qui était policière comme lui). Toute l'Amérique s'adonne au flashback : c'est pour les plus jeunes le moyen de revivre leurs pires turpitudes et pour les plus vieux celui de retourner dans le monde idéal d'autrefois.
    Car l'Amérique, en faillite financière, politique et morale, s'est désintégrée. Le Nouveau Mexique a été envahi par les hispaniques de la reconquista et la Californie risque de l'être. Plusieurs États ont proclamé leur indépendance.
    Par ailleurs, la Chine a éclaté en Royaumes Combattants et des troupes américaines mercenaires y mènent comme en Inde des guerres de pacification sans espoir pour le compte du Japon néo-féodal. Israël a été détruit par onze bombes thermonucléaires et les quelques dizaines de milliers de survivants, accueillis par les États-Unis, ont été parqués dans des camps. Et surtout le Califat Global étend son emprise totalitaire sur l'ensemble de la planète...
    Dans ce contexte Nakamura tire son pouvoir non seulement de son immense fortune mais aussi de son rôle de conseiller plénipotentiaire (parmi d'autres) pour la reconstruction de l'Amérique, qui lui confère une autorité presque illimitée. Mais pourquoi tient-il tant à ce que Nick refasse une enquête qui n'a rien donné six ans plus tôt ?





Encore merci pour ce partenariat ! Une belle rencontre pour moi... je pense que mon retour de lecture l'exprimera bien.

Il y a des romans qui vous décrivent un monde post-apocalyptique… et des romans qui vous plongent en plein dans l’apocalypse. Flashback rentre plutôt dans la deuxième catégorie, tout en étant border-line.
Dans un autre registre, il y a des dystopies qui restent relativement superficielles, voir assez caricaturales, et d’autres qui vous font flipper par leur réalisme et leur vision d’ensemble. Flashback se positionne clairement dans la deuxième catégorie.
Vous l’aurez compris, ce roman m’a accrochée, tenue en haleine, marquée. En un mot, c’est un coup de cœur.

Je tiens à préciser, pour commencer, que Flashback n’est pas un simple thriller, c’est aussi un roman engagé. Cependant, je ne m’attarderai pas plus que nécessaire sur cet aspect car, si je partage visiblement certaines craintes de l’auteur, j’ai aussi pour d’autres aspects une sensibilité différente, pour ne pas dire opposée aux siennes. J’aime cependant la façon dont Dan Simmons a défendu sa vision, cela m’a fait réfléchir et ne m’a en aucun cas gâché le plaisir de lire son roman. En effet, l’intrigue de Flashback est très prenante et portée par des personnages que j’ai eu envie de suivre d’un bout à l’autre, quand bien même le nœud de l’intrigue en question tient à peu de chose et peut paraître léger (mais sans ça, pas de roman, donc j’aurais mauvais goût de m’en plaindre).

Imaginez donc un avenir relativement proche au cours duquel l’économie de l’Europe, des États-Unis d’Amérique et de la Chine s’est effondrée. Un avenir dans lequel le pouvoir, à l’échelle mondiale, s’est complètement déporté sur d’autres nations (Japon, Russie, Inde) ou communauté de nations (le Califat Global). Maintenant, zoomez sur ce qu’il reste des USA, en ruines à presque tous les niveaux.
Dan Simmons vous emmène à Denver, sur les traces de Nick Bottom, ex-flic accro au flashback, une drogue qui lui permet de revivre à loisirs les bons moments passés auprès de son épouse Dara, décédée 6 ans plus tôt. Cette drogue fait des ravages dans une population qui a tout perdu (ou presque). Nick est soudain tiré de sa torpeur par Nakamura, un riche japonais qui veut le faire travailler sur sa dernière enquête importante (classée sans avoir été résolue), à savoir le meurtre de son fils unique. Nakamura lui colle dans les jambes Sato, qu’il présente comme l’ancien garde du corps de la victime, qui a tout du samouraï moderne (avec toutes les options de suréquipement incluses, il ne fait pas dans la dentelle) et dont Nick n’avait jamais entendu parler à l’époque.
En parallèle, l’auteur nous transporte à Los Angeles, sur les traces de Val, le fils de Nick, qui menace de mal tourner à cause du flashgang avec lequel il traîne. Le concept d’un flashgang est simple et sans bavure : revivre sous flash les « coups » qu’on a fait (ou tiré…). Je vous laisse imaginer le genre de dérives que cela entraîne. Val est encore en équilibre précaire, trop éduqué pour abandonner son sens critique et suivre aveuglément le leader de son flashgang, mais dévoré par la colère.
Pendant que Nick se retrouve obligé de revivre sous flash des évènements qu’il ne demandait pas à revivre et qui lui font (re)découvrir des détails troublants, son fils glisse sur la mauvaise pente.
Mais alors que Los Angeles menace d’exploser dans une guerre des communautés, c’est le personnage le plus inattendu, le plus inadapté, qui va jouer le rôle le plus important. Léonard, universitaire et père de la défunte Dara, en charge de son petit fils depuis que Nick le lui a confié 5 ans plus tôt, va sortir l’ado de la ville à temps pour rallier Denver. Sans se douter un instant que Val porte sur lui des informations capitales dont il n’a même pas conscience…

La question intéressante posée par le roman, de mon point de vue, c’est de savoir comment nous réagirions, en tant qu’individus, dans une situation similaire. En cas de crise, on peut choisir de se retrousser les manches, afin de reconstruire et de poser de nouvelles bases pour l’avenir. Ou s’accrocher au peu qu’on parvient à sauver du marasme et continuer à s’aveugler. Mais lorsque l’on a perdu tout espoir ? Refuse-t-on une fiole de flashback ?

Chronique de Roanne

Le royaume des fées de Victoria Hanley

Année d'édition : 2013
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 342
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Au Royaume des fées, il est formellement interdit de se rendre dans le monde des humains. Mais Zaria, jeune fée violette de 14 ans, est attirée par la Terre depuis son plus jeune âge. Ses parents y ont disparu et elle compte bien découvrir ce qui leur est arrivé. Dotée d'une immense réserve de magie, elle va braver les interdits et devenir la cible de la cruelle Lily Morganite, une des fées les plus puissantes du Royaume.






Ce livre est tout à fait pour moi, j’adore les fées et c’est, je trouve, plutôt rare de trouver des livres où le personnage principale en est une. J’avais donc hâte de découvrir celui-ci. Je remercie le forum Mort Sure et Pocket Jeunesse pour m’avoir permis de découvrir celui-ci.

Il me semble que c’est le premier livre publié en France de cette auteur et je pense que je n’hésiterais à m’en procurer à nouveau. C’est très fluide et facile à lire. Ca se lit très vite et on est tout de suite dans le vif du sujet. Par contre les chapitres sont très courts (parfois deux pages) mais ça apporte du dynamisme à l’écriture, chaque chapitre à une action bien précise.

J’ai vraiment bien aimé l’histoire et surtout le monde dans lequel notre personnage évolue : les radias, la classification des fées selon leur capacité en magie, « la politique »… bref, j’ai adoré l’univers. J'ai trouvé que c'était bien maitrisé et que l'auteur avait vraiment bien réfléchis à tout cela. Après l’histoire reste assez simple, c’est prévisible je trouve et ce n’est pas non plus riche en action super forte. Mais à aucun moment on ne s’ennuie, on est toujours à fond dans l’histoire et on veut toujours savoir la suite. J’ai adoré les passages sur la Terre, les rencontres avec les humains et surtout avec l’un d’eux. Il y a une chose que j’ai vraiment bien aimé : à chaque début de chapitre il y a un paragraphe raconté par un historien qui est donc aussi une fée (un génie pour les hommes). On n’en apprend beaucoup plus sur le monde et c’est souvent que ce qui est dit à un rapport avec le chapitre en cours ou le précédent.

Zaria est notre personnage principal, elle a beaucoup de pouvoir et l’une des fées veut l’avoir dans « sa collection ». Elle fait donc tout pour déjouer ses plans et se tenir loin d’elle-même si ce n’est pas toujours facile. Elle est très curieuse et elle est très attirée par la Terre. Mais elle est aussi très responsable, elle n’aime pas déjouer les lois. J’ai bien aimé ce personnage, même si elle n’a pas un très fort caractère, elle n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite et ses idées. Elle est très amie avec Léona qui est aussi une fée très puissante. Je les ai trouvé très différente toutes les deux. Car Léona a un caractère un peu d'une meneuse, de personne qui n’aime pas les règles, qui a envie de faire ce qu’elle veut et elle est très enjoué. Par contre, j'ai adoré Météore, un jeune génie qui est très ami avec Zaria et il fait tout pour l’aider. Il est un peu effacé à la première moitié du livre mais après il devient plus important. J’ai hâte de voir comment il va évoluer.

Bref, même si ce n’est pas un roman plein d’actions, j’ai vraiment passé un très bon moment, je lirais avec plaisir la suite. D’ailleurs j’ai hâte qu’elle sorte ! Si vous voulez une lecture simple, sans prise de tête, n’hésitez pas à le lire, surtout si vous appréciez les fées. Merci encore aux éditions Pocket Jeunesse et au forum Mort Sure pour ce partenariat.

Chronique de Sandra

Naissance : anthologie de Collectif

Année d'édition : 2013
Edition : lune écarlate
Nombre de pages : 240
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Recueil illustré de quatre images, l’anthologie Naissance vous propose huit nouvelles dans des genres différents :
Anticpation
Science-Fiction
Epouvante/HOrreur
Thriller

Table des matières :

Anticipation illustré par Audrey LOPEZ
Le sang des inférieures de Anne FEUGNET
Lucy de Gaelle DUPILLE
Horreur Epouvante illustré par Didizuka
L’Enfer dans les Yeux de Nicolas SAINTIER
Gynogenèse de Sélène MEYNIER
Science Fiction illustré par Valérie LOETSCHER
Le jour où tu es née de Caroline ROCHAS
Le Projet Janus de Robin MAILLARD
Thriller illustré par Abigail DREAM
Alchimie Humaine de François CEDELLE
La Chose de Muriel GEORGES






Les nouvelles ne sont habituellement pas mon genre de lecture favori, mais ces derniers temps j’ai eu l’occasion de lire plusieurs recueils de textes courts et je crois que je suis en train de changer d’avis à leur sujet. Cette anthologie : Naissance, de chez Lune Écarlate, m’a vraiment emballé. Je remercie donc beaucoup le forum Mort-Sure et cette maison d’édition pour ce partenariat.

Dés le départ, l’illustration de couverture a attiré mon œil avec ses tons sombres et son personnage inconscient au sol. Je la trouve vraiment superbe même s’il n’y a pas trace d’Ange dans les histoires proposées par les différents auteurs. Ensuite le thème du recueil me semblait prometteur et je ne suis pas déçue. La naissance est abordée sous toutes ses formes et dans des genres très différents comme la science fiction, le fantastique ou le thriller en passant par des histoires plus contemporaines mais aussi prenantes. N’imaginez pas lire des textes qui présentent uniquement des bambins et les sentiments de leurs mères, non, le recueil aborde aussi la naissance d’un nouveau monde, des avancées technologiques qui entrainent des changements brutaux,…  Le tout illustré par de jolis dessins.

Je ne détaillerai par chaque nouvelles, mais plutôt les trois qui m'ont vraiment marqué. Lucy, qui fait parler un nourrisson un peu comme dans « Allo maman, ici bébé » (excusez moi pour la comparaison^^) en version diabolique. J’ai adoré le style de l’auteur et l’idée de raconter l’histoire au travers des yeux de cette petite fille qui sait tout de ses origines, contrairement aux scientifiques qui l’on créer en pensant donné un guide à une humanité ravagée par les effets secondaires d’un vaccin. Génial ! En l’espace de quelques pages je suis passée d’un attendrissement mièvre et naïf à un petit sourire maléfique en comprenant ses ambitions alors qu’elle n’a que quelques heures. Lucy ou « La lumière ». Hihi, je n’en dis pas plus. L’Enfer dans les Yeux, un texte qui m’a plu par l’histoire de cet adolescent rejeté qui veut croire au mythe du vampire, et qui au final n’est qu’un pion de plus de la société malsaine qui use des faiblesses des êtres les plus fragiles. Le rêve se brise… pour donner naissance à l’Enfer. Je ne m’attendais pas à cette chute ! Là aussi c’est le style de l’auteur qui m’a happé dans son histoire avec des descriptions prenantes et un personnage qui émeut. Le Projet Janus. Un texte aux airs de science fiction qui aborde la naissance d’une nouvelle planète et finalement de mondes parallèles. Ici c’est l’idée générale plus que les manières de l’auteur que j’ai apprécié. J’avoue ne pas être fan des noms donnés aux personnages, mais ce n’est qu’une affaire de goût. Au départ je ne pensais pas accrocher à cette nouvelle, pourtant j’ai adoré à partir du moment où la science et l'inconnu rentrent en jeu. Une belle découverte.

Les autres textes ne sont pas mauvais bien au contraire, mais voila ceux que j’ai préféré sur le lot.

Au bout du compte j’ai passé un très bon moment avec ce recueil. Je ne pensais pas adhérer autant à des nouvelles, mais je me suis trompée. Le seul petit point noir est sur la mise en page qui incorpore des symboles à la place des apostrophes et autres tirets entre les mots. Rien de bien méchant, mais à noter quand même.

Juste un dernier merci pour cette belle découverte et j’en termine avec mon avis.

Chronique de Yezahel

Les contes d'Amy de Frédéric Livyns

Année d'édition : 2013
Edition: lokomodo
Nombre de pages : 193
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Quels secrets se cachent derrière les murs de ce vieil asile abandonné ? Pourquoi ne trouve-t-il pas d'acquéreur après tant d'années ? Quelles horreurs renferment les cellules désertées ? Ce recueil contient douze contes terrifiants magnifiquement illustrés par Kévin Biseau dans lesquels spectres et démons se livrent à une macabre sarabande. Ne soyez pas timide et entrez dans la danse ! Laissez Amy vous conter une petite histoire...






Découvert par pur hasard grâce au Forum Mort Sure et aux Éditions Lokomodo, je peux vous dire que ce mini livre est une pure merveille à mes yeux.

Dès le début on entre dans un prologue écrit par un ami de l'auteur. Rien qu'à ces 4 ou 5 pages, j'ai tout de suite su que ce roman allait me faire rêver (ou devrais-je dire cauchemarder).

Suite à cela nous entamons la lecture avec la nouvelle "Intro." dans laquelle Charles et Coralie visite une maison à vendre, qui fut autrefois un asile psychiatrique.
Dans cette nouvelle nous apprenons l'existence d'Amy et de sa bizarrerie légendaire.

Cependant, en continuant la lecture, je me suis demandé si les nouvelles racontées provenaient du petit carnet qu'Amy tenait à l'asile pour y écrire des nouvelles terrifiantes. Au début j'ai supposé que oui, et puis finalement j'ai encore des doutes.

Pourtant, chaque nouvelles, dans le style glauque, noir et cauchemardesque m'ont fait vibrer tout autant les unes que les autres ! Le style de l'auteur est incomparable à toute écriture horrifique que j'ai eu l'occasion de lire. Les détails de chaque personnage, de chaque décor et de chaque instant se dessinait dans mon esprit pour y donner un sentiment plus réel.

Je tiens à préciser qu’il vaut mieux lire ces histoires la nuit et seule pour avoir plus de frissons et faire plus de cauchemars !

Je dirais que la nouvelle qui m’a le plus plu c’est « Au revoir », une histoire très courte dans laquelle l’esprit d’une mamy décédée vient dire au revoir à sa fille et à sa petite fille. Ce n’était absolument pas la plus effrayante, certainement même la plus simple de toutes ces petites histoires mais elle m’a beaucoup émue.

L’avantage de ce livre, c’est que les nouvelles soient vraiment très courtes, ainsi il y en a beaucoup plus. Toutefois, le fait que ces histoires étaient très courtes n’a gâché en rien le suspense et le plaisir de leur lecture, car l’auteur a le don pour aller à l’essentiel avec le plus de détails utiles possibles, sans nous ennuyer ou nous expédier.

Je trouve juste dommage de ne pas savoir précisément si chaque nouvelle est censée faire partie du petit carnet d’Amy, et de n’avoir qu’une seule histoire qui l’évoque car au vu du titre on en attend beaucoup plus que ça. J’aurais aimé au début que le livre continue sur l’histoire de Charles et Coralie qui trouvent le dossier d’Amy dans l’ancien asile, avoir plus de détails qui été noté dans ce dossier pour pouvoir continuer à en apprendre plus sur elle et le fait qu’elle était si bizarre.

Malgré ce point, je conseille ce livre à tout le monde, il est minuscule et se lit en une soirée tellement on est pris dedans et l’écriture de l’auteur est vraiment extra ! Frissons garantis !

Chronique de Babynoux

mercredi 20 novembre 2013

Notre secret de Jessica Warman

Année d'édition : 2013
Edition : fleuve noir
Nombre de pages : 464
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Alice et Rachel sont des jumelles parfaitement identiques, mais au caractère bien différent. Depuis la mort de leur parents dans un accident de voiture dont elles ont rechappé de justesse, Alice est perturbée et a du mal à s'entendre avec la tante qui les a recueillies. Parfois quand les tensions sont trop fortes, Rachel prend la place d'Alice. Mais un jours qu'elles ont échangé leur identité, Rachel disparaît à la fête foraine. Morte d'inquiétude, sa soeur comment alors à ressentir des douleurs et à voir apparaître sur son corps d'étranges blessures...






Alice et Rachel sont jumelles et personne ne peut les différencier. Malgré leur caractère fort différent, les soeurs ne peuvent se passer l'une de l'autre et s'amusent parfois à changer d'identité lorsque l'une d'entre elles a un souci qu'elle ne peut surmonter seule. Un soir qu'elles sont de sorties avec des amis dans une fête foraine, Alice disparait subitement et ne donne plus de nouvelles à personne. Pour Rachel, quelque chose cloche et sa soeur est en danger. Mais personne ne semble vouloir l'écouter surtout qu'Alice a déjà fugué plusieurs fois et qu'elle n'en fait qu'à sa tête.

Notre secret est un roman aussi agréable à lire que "reste avec moi" du même auteur. On vogue légèrement sur le domaine du fantastique et le lecteur ne sait plus où donner de la tête. Jessica Warman sait maîtriser son récit de bout en bout et nous permet de nous mettre à la place des personnages avec une grande facilité. Tout au long de notre lecture, on sent comme Rachel, en proie à un doute et à de la peur concernant le sort qui est réservé à sa jumelle.

Jouer sur le côté fantastique avec ces apparitions fantomatiques et ces rêves troublants permet de perdre le lecteur et de jouer avec lui. Rachel voit elle vraiment tout cela? Les ecchymoses qui apparaissent sur elle ont-elles un lien avec la disparition d'Alice ? Les réponses ne sont données que très tard dans le roman et c'est une très bonne chose puisque cela maintient le suspense du début à la fin. 

Alice et Rachel ont une complicité telle qu'elles ne peuvent être séparées sans en ressentir les effets. Même si c'est Rachel l'héroïne du roman, par le biais de leurs amis et familles, on apprend à connaître aussi Alice, cette adolescente perturbée qui fugue, vole et ment à tout va. Du coup, on se retrouve à douter de sa prétendue disparition. Tout comme Rachel qui peu à peu n'aura plus foi en sa propre soeur, jusqu'à l'élément qui lui fera comprendre ce qu'il s'est réellement passé.

J'ai grandement apprécié les personnages secondaires comme la meilleure amie qui elle aussi cache un lourd passé et qui devra faire face à ses démons ou encore cet étrange voisin qui semble énormément apprécier nos jumelles et qui se montrent parfois présent au moment opportun. L'oncle et la tante des jumelles m'ont au départ semblé absent, mais ils souffrent aussi de cette situation, même s'ils ne le crient pas sur les toits. Robin est également un personnage énigmatique et certains réponses apportées par l'auteur m'ont vraiment surprise, tant je ne m'y attendais pas !
Jessica Warman ne passe pas par la case « happy end », loin de là, et j'ai trouvé une certaine obscurité à l'intégralité de l'intrigue devant les événements qu'il se déroule. Entre les hématomes qui apparaissent subitement sur Rachel, entre les secrets que cachent certains personnages et le cousin de Rachel, ce garçon si différent et pourtant si attachant, l'auteur nous offre un moment de lecture délicieux. 
 
Chronique de Louve

lundi 11 novembre 2013

La maison de fer de John Hart

Année d'édition : 2013
Edition : JcLattès
Nombre de pages : 490
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Au foyer pour garçons d’Iron Mountain, il n’y avait que du temps. Du temps à tuer, le temps pour deux jeunes orphelins d’apprendre que la vie ne se gagne pas sans combat. Julian ne survit que grâce au courage de Michael, son grand frère, farouchement protecteur. Lorsqu’il s’enfuit de l’orphelinat, Michael gravit les échelons dans la grande famille du crime organisé de New York. Deux décennies plus tard, il est désormais un prince de la rue tellement redouté qu’il n’a même plus à tuer pour se faire respecter. Mais la vie qu’il s’est construite à force de lutter se délite lorsqu’il rencontre la belle et innocente Elena, qui l’initie au pouvoir de l’amour. Avec elle, il veut repartir de zéro, il tient enfin la chance de fonder une famille telle que Julian et lui n’en ont jamais eue. Mais ce n’est pas lui tire les ficelles.
Si Michael a obtenu la bénédiction de son chef pour changer de vie, celui-ci est mourant, et son fils a l’intention de faire payer à Michael ce qu’il considère comme une trahison. Pour mieux protéger la femme qu’il aime et qui ne sait rien de son passé criminel, Michael tente d’éloigner Elena du danger qu’il a amené jusque devant sa porte. Ils se réfugient en Caroline du Nord, où vit à présent son frère perdu il y a si longtemps. Là, une tourmente de mystères et de violences emportera inexorablement Michael vers le lieu qu’il a fui toute sa vie durant : la Maison de fer.


Je tiens à remercier le forum Mort-Sûre et les éditions J.C Lattès pour ce partenariat. J'ai beaucoup aimé cette lecture, même si le coup de cœur n'est pas là.

Je dois avouer que je m'attendais à une histoire un peu plus tournée vers l'horreur. Pourquoi ? Sans doute l'atmosphère que me fait ressentir la couverture, que je trouve vraiment magnifique. Simple, mais tellement efficace... Mais finalement, ce livre se révèle être un thriller pur et dur, qui ne déçoit pas une seconde, même si je regrette un peu que le récit ne baigne pas plus dans l'horreur, mais il s'agit de mes goûts personnels.

Ce livre décrit vraiment très bien les personnages qui peuplent l'histoire et arrivent à nous faire percevoir leurs émotions.
Le personnage de Michael est assez complexe à définir, car il a beaucoup de zones noires sur son passé et sa façon de voir les choses, car il est l'un des tueurs de l'ombre du crime organisé. Et pourtant, il est capable d'amour, de tout arrêter afin d'avoir sa propre famille et de vivre en paix. Mais pour ça, il lui faudra éliminer tout son passé et les personnes qui comptaient afin de pouvoir aller de l'avant en paix.

J'ai trouvé le début de l'histoire, un peu long à se mettre en place. Non pas à cause de l'inaction, celle-ci étant présente tout au cours de l'histoire et entretenant un rythme haletant, mais plutôt à cause de l'intrigue, car par rapport à la lecture du résumé je ne savais pas trop dans quelle direction on allait et où est - ce - que cela allait nous mener. En lisant le résumé, je m'attendais à autre chose. Je pense que je n'aurais pas appréhendé le récit de la même façon, si je n'avais pas lu le résumé ou si celui-ci était plus succinct.

En tout cas, l'intrigue du roman était très intéressante à suivre. J'avoue avoir été plusieurs fois déroutée par les hypothèses que je me faisais et les réponses données dans le roman. L'auteur nous propose de nombreuses pistes à exploiter, et c'est un jeu de recherche qui s'entreprend aux côtés des personnages afin de retrouver la vérité entourant la famille de Michael et Julian.


Au final, un très bon thriller avec une intrigue très solide, qui n'hésite pas à malmener le lecteur sur les réponses aux questions qui se posent.
Un thriller que je recommande à ceux qui aiment les bons thrillers.
Merci encore à Mort-Sûr et aux éditions J.C Lattès de m'avoir permis de découvrir ce thriller.  

Chronique de Noisette