mardi 30 avril 2013

La révolte de Maddie Freeman de Katie Kacvinsky

Année d'édition : Mai 2013
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages :
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
An 2060, Madeline vit dans l’Oregon où le monde n’est plus que numérique. Les écoles n’existent plus et les cours sont dispensés en ligne. Quand elle rencontre Justin, dont l’idéal réside bien loin de ce monde virtuel, ses certitudes commencent à se briser. Mais faut-il pour autant remettre en cause tout ce que ses parents et la société lui ont toujours appris ?






En 2060, le monde est entièrement numérique. Des programmes ont été conçus pour que les gens puissent absolument tout faire depuis leurs ordinateurs, écrans muraux ou encore leurs tablettes : aller au cinéma ou toute autre sortie, suivre un cursus scolaire de la maternelle à l'université, faire du sport, discuter... Tout ceci afin d'arrêter la violence.

Maddie a 17 ans. Elle a assisté à ce changement radical lorsqu'elle était petite et a grandi derrière ses écrans, comme presque tout le reste du monde. Mais depuis peu, des classes de soutien scolaire "réelles" se sont ouvertes et, devant l'insistance du jeune garçon qui l'aidait en ligne, elle s'y rend dans l'intention de le rencontrer. Une rencontre qui va complètement bouleverser sa vie...

Cette nouvelle dystopie ne sort pas forcément du lot mais je suis bien contente de retrouver ce schéma habituel parce que c'est le genre prenant, agréable à lire et fluide ! D'autant plus que cet univers n'est pas très éloigné de notre réalité...

On découvre donc un monde futuriste où le numérique domine presque entièrement. Il y a encore des endroits où les gens vivent normalement, à "l'ancienne", mais le gouvernement préfèrent ignorer ces personnes et faire comme si elles n'existaient pas... On assiste donc bien à cette "nouvelle" ère, aux côtés de Maddie.

Ce premier tome met vraiment le point sur l'importance du numérique en 2060 et vu comme les choses sont pour nous aujourd'hui, ce ne serait pas étonnant de voir ce monde arrivé un jour... Personnellement, je trouve que c'est une histoire vraiment proche de la réalité, avec un univers que l'on connaît déjà partiellement, même si la science-fiction a la part belle.

Si la première moitié est un peu longue à se mettre en place, à cause des descriptions et le temps que le décor soit planté, on ne s'ennuie pas pour autant ! Il y a toujours quelque chose à découvrir. L'action est tout de même plus présente lorsque Justin réussi enfin à ouvrir les yeux à Maddie ! Parce que, forcément, une vie derrière des écrans n'a rien de bien palpitant alors qu'une rébellion, c'est déjà nettement plus excitant ! Dans la seconde moitié, il y a très peu de temps morts, beaucoup d'action et de péripéties. C'est à seconde partie que j'ai le plus accroché car les choses bougent, tout évolue, aussi bien dans l'univers où l'on se trouve, qu'en ce qui concerne les personnages.

La romance est prévisible mais inévitable de toute façon. De plus, elle s'instaure progressivement et naturellement. Ce ne serait pas meilleur sans elle, loin de là !

Maddie est un personnage qui évolue sans cesse. Surtout grâce à Justin, mais elle fait quand même du beau travail de son côté... Au début, on peut penser qu'elle est un peu naïve, voire bête, simplement parce qu'elle ne sait pas faire les choses simples de la vie (comme se préparer un sandwich mangeable, ou même communiquer avec des inconnus... entre autres choses) mais on peut facilement la comprendre et se mettre à sa place vu les conditions dans lesquelles elle vit... Et puis, plus on avance, plus son personnage évolue. Cela nous la rend bien plus accessible et touchante. Elle arrive même à nous montrer l'importance de ces choses simples, à nous faire ressentir cette importance, alors que c'est banal pour nous.

Justin est assez énigmatique au début. On ne sait pas trop ce qu'il veut réellement ni dans quel but et on ne peut donc pas prévoir ce qu'il va se passer, il a certaines réactions complètement imprévisibles ! Tout comme Maddie, ce personnage évolue. Justin s'ouvre petit à petit, même s'il recouvre toujours à un moment donné son côté mystérieux.

L'écriture est très fluide et agréable ! L'histoire est assez développée pour que l'on y prenne goût bien que tout ne soit pas tout rose tout le temps. C'est un plaisir de lire chaque page, de découvrir chaque chapitre et d'évoluer, nous aussi, aux côtés des personnages, car notre opinion change constamment par rapport aux situations données.

C'est donc une nouvelle saga où j'adhère totalement malgré le début un peu lent. Le décor est bien planté et les descriptions permettent de s'y plonger très facilement. Je la conseille aisément aussi bien aux fans du genre qu'aux personnes qui souhaitent découvrir le genre car ce premier tome est accessible à tous.

Chronique de Gr3nouille

lundi 29 avril 2013

Les Chroniques de Susylee, Tome 1 : Les Poussières de l'Aube de Cathy Coopman

Année d'édition : 2013
Edition : rivière blanche
Nombre de pages : 328
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 24 mars 2012. C’est mon anniversaire ce soir. J’adore les anniversaires. Enfin, j’adorais avant, aujourd’hui je n’en suis plus aussi certaine, les temps changent et mes envies évoluent. Toujours est-il que celui-ci est particulier : je fête mes 102 ans !

La belle et jeune Susylee se réveille un soir sans aucun souvenir d’une vie d’avant. Un homme au teint pâle se présente comme son tuteur. Il va l’aider à composer avec sa nouvelle vie de vampire en suivant à la lettre les multiples règles liées à sa toute récente condition. Un parcours initiatique et chaotique de près de cent ans qui va redonner sens à son existence.




Les poussières de l'Aube est le premier opus de la saga "Les chroniques de Susylee" qui s'annonce très prometteur selon moi ! J'ai vraiment adoré cette lecture... Susylee est nouvellement vampire. Malgré tout, elle ne comprend pas trop ce qu'elle fait là. Elle se réveille tout d'un coup auprès d'un homme plutôt blafard qui se présente, sous le nom de Soriel, comme étant son tuteur. Mais cette dernière ne désire en aucun cas devenir immortelle, d'autant plus que le goût du sang la répugne ! Alors comment survivre dans ce monde de dentition pointue et d'hémoglobine obligatoire? Notre héroïne nous racontera donc son parcours au cours de ces 102 premières années en tant que suceuse à grandes dents. Elle se dévoilera comme un livre ouvert... On suivra cette dernière à travers ses peurs, ses angoisses, ses amours, ses fantasmes, ses joies, mais également ses peines. À travers elle, on apprendra à connaître son histoire, mais également celle de sa famille les Arwels!

PERSONNAGES :
Ici, des personnages, on en a beaucoup. Ils ne sont pas tous aussi important les uns des autres, mais chacun joue un rôle à leur façon dans l'histoire de Susylee. Évidemment, nous avons notre héroïne qui veut vivre... Rebelle à sa façon, elle est très attachante! Dès les premières présentations je suis tombée sous le charme. Elle ne veut aucunement accepter sa nouvelle condition... À chaque fois qu'elle essaie de connaître des détails de sa vie humaine et de sa transformation, on lui répond que ce n'est pas à eux de lui dévoiler le tout... mais à son tuteur ! Et ce dernier, refuse de parler ! Elle développera donc des frustrations fassent à cette inexistence de sa vie antérieure. Malheureusement pour elle, elle est follement amoureuse de Soriel son tuteur et c'est très très réciproque. Mais les lois vampiriques les empêchent de vivre cette passion et amour! Notre chère héroïne n'a aucunement la langue dans sa poche, ce qui nous amènera des fois à des confrontations explosives à notre grand bonheur... On ne se le cachera pas, de l'action on en veut dans un Bit-Lit !

On retrouve également notre cher Soriel. Ce bel apollon au regard ravageur. J'ai vraiment aimé ce personnage malgré tous les mystères qui entourent sa vie et celle de sa pupille Susylee. Le mystère plane jusqu'à la fin... Il faut vraiment lire les dernières pages afin de savoir l'histoire de Soriel et celle de Susylee. J'ai vraiment trouvé la relation tuteur et pupille agréable. Il est très attentionné envers Susylee, il veille sur elle ... Très protecteur envers sa pupille ! Ils sont beaux à voir malgré les confrontations occasionnelles.

La famille Arwels compte plusieurs autres vampires, mais je dirais que les plus importants sont sans aucun doute Kaï, le chef de la famille, Dafydd son grand ami, les jumeaux Kalvi et Kydor et bien plus. On retrouve également Annetta, la servante de Susylee, qui a également une très grande place dans le roman car elle partage tout ! Et je dois vous dire que le mystère est tout aussi présent pour nos chers membres de la grande famille Arwels. Mais tout comme l'histoire de Soriel et Susylee, leurs histoires seront également dévoilées tout au long du roman.

Finalement, nous avons les Traqueurs, un groupe qui a été formé afin de traquer et éliminer (si besoin) les vampires hors-la-loi ! Ceux qui ne respectent pas les lois misent en place entre les humains et vampires. Sans pitié, ils traqueront les déserteurs et hors-la-loi jusqu'à la fin !

LA COUVERTURE :
Il m'est impossible de parler du roman sans noter l'excellent travail de l'illustratrice Nathalie Lial !!! J'adore vraiment ... MAIS VRAIMENT cette dernière. Le teint blanc-verdâtre de notre héroïne me captive tout simplement... En fait j'ai l'impression d'être subjugué ;-) Non sans blague je dois dire que tout est parfait ici... le choix des couleurs, la disposition, etc... En plus d'être belle, la couverture est TRÈS CLASSE ! Bien hâte de voir si elle sera l'illustratrice du tome 2 de la saga.

L'AUTEURE :
C'était pour moi, une première lecture de cette auteure et je dois dire que j'adore sa plume ! Elle est magnifique. La première personne est utilisée dans ce roman et je dois dire que c'est parfait ainsi. Cathy vient tout simplement nous chercher dès le début avec son histoire. Il est donc impossible de lâcher le tout. L'histoire nous est révélée très lentement ce qui donne un rythme intéressant ! Plutôt addictif comme lecture ! Ce que j'ai moins aimé par contre, c'est le dégagement dans le texte... en fait, le texte est très condensé et l'écriture est plutôt petite. Ce qui rend la lecture un peu plus lourde... Ma lecture était donc ralentie à cause du texte peu aéré ! Autre petit point un peu négatif c'est le texte par moment... On retrouvait souvent des erreurs soit qu'il y avait des mots en trop ou des mots manquants pour que la phrase soit fluide. Et plusieurs petites erreurs ici et là. J'en suis même venue à me demander durant ma lecture si le roman n'était pas une traduction !!! Mais ce n'est qu'un léger détail...

Je n'ai jamais été une fan de l'histoire (événements), mais je dois dire que Cathy nous relate tout au long du roman plusieurs fait important de notre histoire en tant qu'humain ! Ce qui nous permet à mon avis de nous situer encore plus dans l'historique du roman et de suivre le déroulement des événements. L'auteure nous revient enfin avec des VRAIS VAMPIRES ! Tsé les vampires qui brûle à la lumière, qui meurent après avoir reçu un pieu dans le coeur et d'avoir une tête sectionnée !!! Tsé les vampires qui vivent de nuit et dorment le jour! Toutefois, malgré le côté très DARK de ses vampires (et non aucun Twilight ici :-) ), elle a réussi à intégrer les vampires parmi la vie des humains. Ici, les vampires vivent avec les humains. La plupart sont au courant de leur existence, mais la majeure partie des vampires les subjuguent (non mais un vampire reste un vampire... Ça fait peur, non ? ). Il est donc intéressant de voir l'impact que la famille Arwels a eu sur plusieurs figures importantes de l'histoire de la race humaine.

Ce roman est un véritable bijou littéraire ! Et je veux donc remercier le Forum Mort-Sûre ainsi que les Éditions Rivière Blanche pour m'avoir permise de découvrir cet univers qui m'a vraiment plu. En plus de nous faire revivre certains faits historiques importants, elle nous fait voyager vers diverses destinations de notre belle planète. Et le tout se poursuivra dans le tome 2 de la saga ! C'est avec le coeur lourd que j'ai du fermer cette histoire pour le moment lorsque le dernier mot c'est évanoui dans mon univers livresque... Je vous recommande donc de découvrir l'univers fascinant mais également très romantique de ce roman. Et oui, il y a une grande histoire d'amour derrière le tout !!!

Bonne découverte et lecture ...

Chronique de Froggy

vendredi 26 avril 2013

La guerre de l'hydre de Jacques Martel

Année d'édition : 2013
Edition : Mnémos
Nombre de pages : 306
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
C'EST AVEC LE SANG QUE S'ÉCRIVENT LES LÉGENDES.
Une cité millénaire au bord du monde, assiégée depuis des siècles.
Derrière ses murs, un jeune messager tente de survivre et de trouver un moyen de fuir.
Devant ses murs, l'armée de la reine-guerrière qui a fait le serment d'ouvrir les Grandes Portes, prête à lancer l'ultime assaut.
À quelques lieux, la terre tremble sous les sabots des cavaliers de l'invincible guerrier que l'on appelle l'Hydre, souverain incontesté des Grandes Steppes.
Pour sa plus grande conquête, il a jeté son dévolu sur la première cité du monde.
Rien, jamais, ne résiste au déferlement flamboyant des soldats menés par le colosse.
Aucun homme, jamais, n'a pu survivre au déchaînement frénétique de ses coups de hache.
Alors que la menace de combats d'une violence inouïe gronde, les destins s'entremêlent et se heurtent de plein fouet au rythme des tambours de guerre : c'est avec le sang de chacun que s'écrira cette histoire de métal, de feu et de fureur.


Kàlam est une grande cité, entourée d'un mur imprenable érigé par le Dieu Ahura lui-même. Assiégée depuis des générations, ses habitants n'ont jamais connu le repos. Erythée l'assoiffée n'aspire qu'à une chose : faire tomber ce mur et prouver à tous qu'elle est digne d'être la reine de Kàlam. Mais en même temps, Mahesha accompagné de son armée est en chemin vers la ville qu'il rêve aussi de prendre d'assaut. La guerre semble inévitable face à tous ces peuples qui ne désirent plus qu'une chose : faire partie de Kàlam.

La guerre de l'hydre est un roman dont j'attendais beaucoup, mais dont la lecture m'a quelque peu déçue. Amatrice d'heroic-fantasy, j'avais adoré un roman du même genre : légende de David Gemmell. J'aurais vraiment aimé retrouver ce plaisir de lecture avec le roman de Jacques Martel, auteur que je ne connaissais pas encore.

Le gros point positif de ce roman c'est l'univers crée par l'auteur. Il est vaste, détaillé, mais peut-être trop pour un one-shot puisque le lecteur en ressort avec beaucoup plus de questions sur certains faits ou personnages. Certes, en fantasy, il faut faire jouer l'imagination du lecteur et le laisser à ses conclusions, mais ici j'avoue que ce peu de réponses m'a cruellement manqué. Comme tout bon roman d'héroic fantasy, l'auteur nous offre son lot de scènes de combats rudement bien écrit et très agréable à imaginer. (Fan de Conan ou de Druss la légende sautez sur l'occasion !) Les mâles sont des brutes, de vrais hommes qui n'hésitent pas à sortir la hache pour affronter quiconque se dresse sur leur chemin. C'est le cas de Mahesha, le khan des khans, homme impitoyable, invaincu et fort comme un roc qui n'a qu'une hâte : découvrir la cité de Kàlam pour offrir mille et une richesses à son clan. Les chapitres qui le mettent en scènes sont toujours brutaux, vifs et cinglants. De quoi nous faire comprendre qui est le personnage.

Ce roman se décompose en trois parties distinctes pour permettre aux lecteurs de ne pas se perdre et de bien saisir les directions que chaque personnage souhaite prendre. Erythée par exemple est celle sur laquelle la chute du mur de la cité imprenable repose. Elle ne peut se louper, surtout pour éviter de devenir la risée de son peuple, qui aurait tenté par le passé d'agir comme elle, en vain. J'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour ce personnage complexe. Elle a du charisme et beaucoup de personnalité et ne laissera pas tomber la quête qu'elle s'est donnée. Elle m'a d'ailleurs fait penser à une araignée qui tisse sa toile pour mieux surprendre son adversaire et j'ignore pourquoi j'ai ressenti ça pour elle.

Le second personnage qui donne de la profondeur au roman c'est Rhyan, ce jeune messager qui parcourt la cité de Kàlam et nous permet ainsi de découvrir comment se déroule la vie là-bas. Seulement, j'ai trouvé que l'idée n'était pas bien traitée puisque nos adversaires pensent de la cité qu'elle regorge de trésors alors que j'ai eu la sensation de découvrir une cité brisée, appauvrie et malheureuse. Est-ce le choix de l'acteur pour nous la faire découvrir ? Ce petit garçon m'a semblé un peu mort, il n'avait aucune étincelle en lui, même si on peut comprendre vu que sa cité est assiégée depuis plus longtemps que sa naissance, mais je ne sais pas, je n'ai pas réussi à m'intéresser à lui et à sa vision des choses.

Enfin le dernier portrait important c'est le khan des khans dont je parlais plus haut. Un chef imposant qui sait ce qu'il veut et qu'on ne peut tromper (ou presque).

En fin de compte, les protagonistes sont plutôt bien réalisés, l'univers est sympa, mais j'ai ressenti un profond ennui pendant ma lecture. Je n'ai pas réussi à m'immiscer dans l'aventure, à me propulser aux côtés de ses Hommes qui se battent si vaillamment pour garder leur cité. Peut-être parce que le roman est trop centré sur la mise en place du siège et non l'assaut en lui-même, alors que le lecteur est amené à attendre ce moment pour découvrir qui aura l'avantage de tous ces clans.

La guerre de l'hydre est un roman qui a bon nombre de qualité, mais pour ma part, je n'ai pu rentrer vraiment dans l'histoire et j'avoue avoir eu quelques difficultés pendant ma lecture, je me suis sentie dans l'attente de quelque chose qui n'est, hélas jamais vraiment venu.  

Chronique de Louve

La peau des rêves, tome 4 : L'aube des cendres de Charlotte Bousquet

Année d'édition : 2013
Edition : L'Archipel (Galapagos)
Nombre de pages : 239
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Anja, la sirène, a découvert un peu tard la nature maléfique de Rain, son amant. Grièvement blessée, elle est sauvée de justesse par Lorelei, la fiancée de celui-ci. Toutes deux découvrent rapidement qu'une seule personne est capable d'arrêter ce monstre : Milan, son jumeau disparu. Car Rain, de plus en plus puissant, étend son emprise sur le clan d'Ishtar. Bientôt, cela ne suffira plus à étancher sa soif de puissance. Il lui faudra plus d'esclaves, plus de conquêtes - ycompris parmi ses alliés. Pendant que Lorelei reste auprès de Rain, dont la folie ne cesse de croître, Anja, rongée par un mal qui l'affaiblit de jour en jour, se lance sur les traces de Milan, celui qu'elle a sauvé. Encore faudra-t-il, si elle le retrouve, le persuader d'affronter une nouvelle fois son frère...


Anja, la petite sirène, humiliée et torturée par celui dont elle pensait être éperdument amoureuse, a programmé sa fuite du monde des Mens, aidée par Lorelei, la fiancée vendue au profit d’une alliance politique et de Will, le dévoué garde du corps. Le temps presse: le beau Rain se montre chaque jour plus cruel et puissant. Il commence à exercer son pouvoir sur son père, le chef du clan. Lorelei et Anja le savent: sa mort imminente et programmée donnera toute latitude à Rain. Une seule personne peut contrer cela: Milan, le frère jumeau disparu. Si, comme elle le pense, Anja l’a sauvé, il doit être vivant dans un des camps de paria. Anja doit donc retourner parmi les siens pour leur demander leur aide. La voici partie en compagnie de Will et son attention discrète. Mais Anja doute: elle, la mutante, qui a choisi de quitter les siens pour les beau yeux d’un Mens, qui a même absorbé un poison qui la tue lentement pour lui dissimuler les traitresses écailles, craint d’être mal accueillie à son retour. Mais elle n’a pas le choix. Elle sait que Rain a déjà tué au moins une de ses précédentes conquêtes grâce à son mystérieux pouvoir. Elle sait aussi qu’il doit absolument dissimuler qu’il est mutant et qu’il est prêt à tout pour la faire taire. Elle sait qu’il a déjà tenté de la tuer. Et elle sait que la sage Lorelei, qui l’a soignée et a organisé sa fuite, est probablement sa prochaine cible. De plus, elle espère que si Milan est bien le jumeau en miroir de Rain, il aura le pouvoir de guérir là où Rain a celui de détruire.

C’est encore avec délectation que j’ai suivi l’histoire d’Anja et de ses compagnons. Peu de retournement et de surprise si ce n’est dans les relations entre les personnages. Le motif traditionnel des frères ennemis fonctionne bien, et l’on sait que Milan se dressera vite contre son jumeau ne serait-ce que pour sauver Lorelei. Anja elle-même comprend vite que Milan ne sait rien d’elle, qu’elle n’a rien à attendre de lui et surtout, qu’il est toujours amoureux de Lorelei. C’est sans compter sur l’attention protectrice de Will, qui reste longtemps à l’écart, laissé pour compte de ce monde où les Sirènes ne voient que les beaux princes, avant de faire une entrée discrète par la petite porte…
La nature de Sirène d’Anja est un sujet poignant du roman. Elle qui se dégoûtait, persuadée que ses écailles rebutaient les hommes et la faisaient encore plus paria qu’elle ne l’était déjà, prête à renier qui elle est et à avaler le poison en échange d’une illusion d’humanité prend en pleine figure son échec et apprend petit à petit à être elle-même au moment même où le poison est sur le point de la tuer. Car ne l’oublions pas, c’est parce qu’elle est sirène qu’elle a pu sauver Milan de la noyade et qu’elle peut maintenant mener la bataille contre Rain, grâce à l’influence étonnante de sa voix exceptionnelle.
En parallèle, la conteuse qui raconte l’histoire d’Anja mène aussi son propre combat : démasquée, Najma doit maintenant faire face à l’hostilité que lui manifestent les Chimères, qui ne comprennent pas pourquoi leur chef, l’homme-panthère, la maintient en vie et va devoir rendre compte de cette captivité inutile, alors que les enfants se sont déjà attachés à elle et réclament des histoires. J’espère donc un tome 5 pour en savoir plus sur l’histoire de Najma la gypsie et ce qui l’a amenée à se constituer prisonnière des Chimères qui la détestent tant.

Toujours aussi envoûtant. Un immense merci au forum Mort Sure et à Louve pour ce partenariat.

Chronique de Mélusine

jeudi 25 avril 2013

La Magie Ancestrale - Tome 1: Une Nouvelle Lumière de Jérôme Mauduit

Année d'édition : 2012
Edition : mélibée
Nombre de pages : 758
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Une paix précaire s’est installée depuis vingt ans entre les peuples des îles Trias, à l’issue de la sanglante guerre de Darzan, qui opposa hommes et hybrides magiques aux Orcs, les fils des tyrans-Démons. Le royaume de Miral se remet péniblement de la guerre, et ses alliés Badrahortiens et Elfes ne sont pas moins accablés. Le jeune Empereur n’est plus en état de gouverner seul, et le royaume de Delrond n’a plus de chef.

Mais quand un être démoniaque disparu depuis deux millénaires refait surface, les vieilles alliances se voient brisées et la trahison de l’Empire frappe de plein fouet deux jeunes chasseurs Miralois, Galémir et Nalia, le jour même de leur anniversaire. Leur village incendié, leurs souvenirs d’enfance détruits, ils n’ont d’autre choix que de fuir vers le Sud avec leur ami Elfe, Olgemas. Alors que quelques courageux se dressent contre l’envahisseur, les trois jeunes gens se trouvent emportés dans une aventure dont ils mesurent à peine l’ampleur… Armé d’une dague blanche si convoitée et d’un courage plus que relatif, Galémir devra affronter les pires dangers aux côtés de sa meilleure amie… et face à des êtres aussi abjects que puissants !

Car n’est impossible que ce qu’on croit l’être !


Je souhaite tout d'abord remercier les éditions Mélibée ainsi que le forum Mort-sure pour m'avoir permis de découvrir ce premier tome d'une saga prometteuse. Lorsque j'ai reçu le roman, j'ai vraiment été surprise qu'un auteur aussi jeune puisse écrire autant de page. Il est même plus jeune que moi! J'ai été encore plus ébahie quand j'ai fermé la dernière page du roman. C'est un univers étonnant que Mauduit est parvenu à créer et voici mes impressions.

Concernant le style de l'auteur, je l'ai trouvé fluide. Je n'ai pas remarqué de phrases dans lesquelles la façon de rédiger casser le rythme du roman. Le choix de son vocabulaire est très approprié pour un roman de fantasy. Les titres des chapitres représentent adéquatement le contenu des pages à venir. Le seul problème demeure dans les nombreuses fautes d'ortographe présentent dans presque tous les chapitres. Soit un mot est mal écrit, soit il en manque un dans la phrase. C'est parfois lassant, mais c'est vraiment le seul élément de style qui m'a déplue.

Les personnages sont vraiment typiques d'un roman de fantasy. On retrouve des soldats dans l'armée Miraloise, deux voyageurs Nalia et Galémir qui cherchent à fuir les Orcs guidés par leur ami elfe Olgemas. On en apprend très peu sur leur état psychologique durant l'histoire. Nombreuses sont les péripéties qui leurs arrivent dans les plaines et les montagnes et j'aurais trouvé intéressant que leurs réactions soient plus élaborées. J'ai à plusieurs moments eu l'impression qu'ils n'accomplissaient qu'une quête et que leur identité n'était pas importante au sein de l'histoire. Dans les dialogues on remarque certains traits de leur personnalité, mais j'aurais aimé en avoir plus.

L'intrigue se déroule sur le territoire Miralois à travers plaines, montagnes et châteaux. Le village de naissance des trois voyageurs a flambé et ils doivent fuir l'attaque des orcs. Leur périple sera de se rendre à Delrond cité d'Olgemas ou la paix se doit de régner. J'ai trouvé original d'utiliser des Orcs comme attaquants car on en retrouve pas souvent dans les histoires. Cependant, dans la façon dont l'intrigue est montée cela revient toujours au même. Ils avancent dans leur périple, ils se font attaquer et le cycle recommence. J'aurais aimé dans un paysage aussi élaboré et riche et éléments que l'intrigue s'étende peut-être un peu plus au delà de l'attaque des Orcs pour éviter que la suite des événements devienne trop prévisible.

Dans l'ensemble, c'est un roman très intéressant et surtout une oeuvre très prometteuse pour un jeune talent. Même si certaines lacunes sont présentes, ce roman vaut la peine d'être découvert simplement pour constater la grandeur de l'imagination de l'auteur, mais aussi dans la façon dont il est parvenu à créer tout un monde complexe rempli de personnages dynamiques.  

Chronique de Salsera

mercredi 24 avril 2013

Crossfire tome 2: Regarde moi de Sylvia Day

Année d'édition : 6 mars 2013
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 384
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Gideon Cross. Aussi parfait et séduisant à l'extérieur que tourmenté et brisé à l'intérieur. Il était une flamme vive et brûlante qui m'attirait dans les plus sombres des plaisirs. Je ne pouvais rester loin de lui. Je ne le voulais pas. Il était mon addiction... représentait chacun de mes désirs... il était mien.

Mon passé était aussi violent que le sien et j'étais tout aussi brisée. Nous ne pouvions jamais marcher. C'était trop dur, trop douloureux... sauf quand cela était parfait. Ces moments quand le désir et l'amour désespéré représentaient la plus exquise des folies.

Nous étions liés par notre besoin. Et notre passion nous entraînerait au-delà des limites de la plus douce et vive des obsessions...


Eva et Gidéon sont toujours aussi fous l'un de l'autre. Ils apprennent tous deux à faire des efforts pour que leur couple aille pour le mieux. Mais en amour rien n'est jamais acquis et très vite, que ce soit Eva ou Gidéon, chacun devra faire face à ses démons du passé pour la survie de leur couple.

Ce second opus de Crossfire m'a davantage plu que le premier. Moins de scènes hot et davantage d'approfondissement sur la personnalité des personnages, c'est peut-être les raisons qui m'ont faire apprécier ce roman encore plus que le premier.

La plume m'a ensorcelée une fois de plus. La relation Gidéon/Eva évolue et tous deux apprennent à connaître les fragilités de l'autre. Ce second tome est plus sombre et moins joyeux. Notre couple est mis à rude épreuve avec l'apparition d'un personnage vraiment angoissant et qui est à l'origine du mal-être d'Eva. On assiste à la métamorphose de notre couple et ça se ressent tout du long puisqu'ils vont moins passer de temps à faire l'amour qu'à tenter de résoudre leur problème. Du coup l'histoire n'en devient que plus intéressante, surtout que l'auteur pimente drôlement le tout avec par exemple l'agression de Cary, le retour d'un ancien amour d'Eva, qui semble il ne peut toujours pas l'oublier. Bref, l'auteur parvient à nous captiver du début à la fin et à tomber un peu dans le drame avec un mort inattendu, mais néanmoins utile à l'avancée de l'intrigue. Je ne vais pas trop en dévoiler sur l'histoire en elle-même parce que pour le coup c'est le plaisir de découvrir tous les événements qui vous tiendra en haleine, comme ce fut le cas pour moi.

Les personnages ont une autre consistance dans ce deuxième tome. Eva par exemple est plus forte et tente davantage de ne plus céder à Gidéon. Même si parfois je l'ai trouvé trop naïve, elle réussira enfin à lui faire comprendre certaines choses pour qu'il cesse de se comporter comme un idiot. Car en toute honnêteté, Gidéon n'est absolument pas mon genre d'homme. Il tient à tout diriger, il ne tolère pas l'échec ou la résistance de ses maîtresses et c'est agaçant de voir qu'en fin de compte, Eva n'est qu'une poupée de chiffon entre ses mains et qu'il obtient tout ce qu'il veut d'elle. Heureusement, on se rend vite compte à quel point elle compte pour lui et combien il est fou amoureux. Mais parfois le montrer ne suffit pas, le dire est plus efficace.
Même Cary que je n'appréciais pas dans le premier opus m'a étonnée. Il semble devenir plus mâture et sait ce qu'il ne veut pas, même s'il a de grandes difficultés à rester dans la bonne voie. Sa bisexualité est d'ailleurs un problème pour lui, car il ne peut se résoudre à n'être que l'amant d'une seule personne. Il donne l'impression d'être sur de lui, de se savoir beau, mais au fond n'agit-il pas comme ça pour panser des blessures anciennes ?

Je dirais de ce second tome qu'il est mieux maitrisé que le premier, plus adulte et moins porté sur l'érotisme que son prédécesseur. Un très bon moment de lecture et j'ai hâte de voir comment se finira cette trilogie qui se bonifie avec les tomes !

Chronique de Louve

lundi 22 avril 2013

Le bonheur en cinq lettres de Pascale Perrier

Année d'édition : 2013
Edition : l'archipel ( galapagos)
Nombre de pages : 206
Quatrième de couverture :
« Maman est morte. Il y a un mois, tout allait bien. Quatre semaines ont suffi pour que clac, l'affaire soit réglée. Je suis devenue orpheline - le gros mot est lâché - ainsi que mon frère Gaspard, dix-sept hivers, et ma soeur Joséphine, dix-neuf printemps.
Depuis que c'est arrivé, tout le monde s'applique à gommer le mot. Pourtant, de maman, il ne reste plus qu'un vase contenant une poudre blanche.
Du blanc trop blanc, si vous voulez mon avis. »

Chloé, 15 ans, va apprendre à vivre seule. Enfin seule, pas vraiment. Il y a Joséphine, la grande soeur, qui devient tutrice légale. Il y a aussi Gaspard, le frère, amoureux de jeux vidéo et d'opéra. Sans oublier le père, qui vit dans une hutte polynésienne avec sa nouvelle femme, ses quatre fils et ses lubies écologiques. Et enfin Marjolaine, la grande amie, avec sa famille parfaite (surtout si on n'y regarde pas de trop près)...
Cinq années durant, au jour anniversaire de la disparition de sa mère, elle reçoit une lettre confiée à un notaire...



Merci beaucoup à Louve de Mort sure et aux éditions L'Archipel collection Galapagos pour ce partenariat.

La mère de Chloé est morte d'une tumeur au cerveau. La seule chose qu'il reste d'elle c'est cinq lettres, une pour chacun de ses enfants, à ouvrir tous les ans à la date de sa mort... Le 24 décembre. Leur père ne vivant pas avec eux, Chloé, Joséphine et Gaspard vont apprendre à vivre sans personne. Mais gérer une maison quand la moyenne d'âge des habitants est de 17 ans n'est pas simple...

J'ai adoré les personnages. Je me suis tout particulièrement attachée a Chloé, j'avais envie de la suivre encore et encore. La vie ne sourit pas vraiment à cette pauvre jeune fille et pourtant elle est toujours debout, à se battre. Rien que le fait que son anniversaire tombe le 21 décembre, soit 3 jours avant la mort de sa mère est complètement déprimant.
Joséphine, la grande sœur de 18 ans, à la carrière prometteuse, est très gentille. Étant plus âgée que Chloé, elle se débrouille relativement mieux.
Gaspard est fou de jeux vidéos et de musique opéra (les deux vont pas ensemble, non ?), c'est un peu le rigolo de la bande.
Et pour finir, Joséphine, la meilleure amie, qui est probablement celle qui m'a le plus énervée... Un peu trop superficielle à mon goût.

Ce petit livre de 200 pages se dévore. Il est constitué de 5 parties qui correspondent à 5 années et donc à 5 ouvertures de lettres.

L'histoire est très intéressante mais j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus approfondie. En fait, tout est monopolisé par les lettres laissées par la mère, mais on n'en sait pas tellement quand même... L'auteure nous parle plus de la vie d'adolescente de Chloé que des lettres. J'aurais préféré savoir ce que Chloé en pensait plutôt que d'être au courant de ses relations amoureuses ou ses notes scolaires ! Ses sentiments concernant les lettres passent sous la trappe, nous ne savons pas si elle ça l'énerve (ça retourne un peu le couteau dans la plaie quand même) ou si au contraire ça l'attendrit, lui fait plaisir.
Une lettre pour chacun de ses enfants, mais celles de Joséphine et de Gaspard, elles sont où ? Aucune indication de ce côté. Nos trois héros n'en parlent  jamais entre eux ni rien, dommage.

Nous refermons le livre sur une très jolie fin et une morale qui fait rêver. J'ai rarement lu une fin si bien construite pour un one-shot.

Même si ce livre souffre d'un léger manque de profondeur, j'ai passé un très bon moment avec !

Chronique de koko