lundi 17 avril 2017

Blonde à forte poitrine de Camille de Peretti

Année d'édition : 2017
Edition : Pocket
Nombre de pages : 192 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À 17 ans, Vickie, jeune fille naïve d’une petite ville texane, tombe enceinte de son copain. Rejetée par sa mère et bientôt par sa belle-famille, elle trouve refuge dans un club de strip-tease avec son bébé. Un peu trop grande, un peu maladroite, elle est pourtant vite remarquée pour le pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les hommes. De playmate à star de la téléréalité, son ascension sera fulgurante. Mais qu’il est dur de rester soi quand le monde entier convoite votre corps…







Lien de Blonde à forte poitrine sur le site de l'éditeur .


Lorsque j’ai fermé ce livre, je ne savais plus trop où j’en étais. J’étais au milieu d’un wagon rempli de gens et pourtant j’avais l’impression d’avoir rencontré un mur, à pleine vitesse, sans avoir freiné.

Blonde à forte poitrine est un livre éprouvant. Emouvant, je ne sais pas. Bien sûr, j’ai ressenti plusieurs émotions durant ma lecture, mais je n’y ai pas trouvé la joie, je n’y ai pas trouvé le bonheur. Alors oui, il est émouvant, parce que j’ai pleuré durant ce livre, j’ai ressenti un tel dégoût que la nausée ne me quitte toujours pas, j’ai aimé Vickie autant que je l’ai haï…
Finalement, j’ai eu l’impression, la sensation vraiment gênante d’être à la place des hommes qui ont posé leurs mains sur les hanches, sur les fesses, sur les seins de Vickie. Ces êtres malodorants qui ont cherché lorsqu’elle dansait sur scène à avoir un bout de la blonde, un bout de la poupée. J’ai eu l’impression d’être là, à mater son histoire, à m’introduire dans sa vie alors que je n’y étais pas invité. C’était terrible. Je me suis sentie sale…

Est-ce que ça veut dire que je n’ai pas aimé ce roman ? Non, bien au contraire, parce que l’auteure réussit avec brio à nous faire ressentir tout ceci, à nous donner l’impression qu’on utilisait la poupée comme tous les autres. Parce que Vickie, dès le début du roman, n’a pas de nom, Vickie est un objet. Vraiment. Vickie sera la mère de son fils, l’amie de ses sœurs de cœur, la poupée de ces hommes ou la Blonde. Elle ne sera jamais une femme, elle sera utilisée du début à la fin de ce roman et de sa vie. Et personne, je ne dis bien personne ne s’en soucie. Même son fils, finit par la chosifier.

C’est ça l’histoire que renferme ce roman. C’est l’épopée d’une jeune fille de 16 ans qui tombe enceinte et s’en réjouis. C’est l’histoire d’une jeune femme qui se fait jeter dehors par son mari et qui ne trouvera pas de soutien dans sa famille. C’est l’histoire d’une fille qui deviendra stripteaseuse pour prendre soin de son enfant. Et finalement, c’est l’histoire d’une femme qui se vendra corps et âme pour donner du bonheur à son fils, sans pour autant y parvenir. En ne gagnant que la honte et la désapprobation de ce dernier.

Vickie est naïve, Vickie se laisse faire du début à la fin et même si on a un peu pitié d’elle, au final, elle nous dégoute tout autant qu’elle dégoute son fils. On a honte d’elle. On se sent mal de ressentir cela pour cette pauvre fille que la vie n’a pas gâtée et en même temps on a cette petite voix dans la tête qui nous murmure : « elle le mérite, non ? ». Je me suis souvent outrée moi-même et j’ai été dégoutée par les comportements de tous ces hommes qui entrent dans sa vie et en repartent comme ils peuvent.

En bref, c’est un roman contemporain qui nous conte la vie d’une jeune fille qui a tout fait pour donner une belle vie à son fils, mais qui perdra tout, même ce dernier. Elle ne reculera devant aucune bassesse pour cela, elle se vendra corps et âme. Vous la haïrez pour ses comportements, vous la trouverez trop naïve mais au fond, vous pleurerez avec elle, vous aurez peur avec elle et finalement vous ne saurez même plus qui vous êtes en sortant de ce roman. C’est un roman éprouvant qui ne peut pas vous laisser indifférent et la plume de Camille de Peretti n’y ait pas pour rien.

Je remercie les éditions Pocket et Mort Sûre pour cette redécouverte de l'auteure.

Chronique de Ferilou
Lien sur le forum

dimanche 16 avril 2017

Les derniers jours de Rabbit Hayes de Anna McPartlin

Année d'édition : 2017
Edition : Pocket (Best)
Nombre de pages : 480 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Quand Mia, que l’on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre, même si elle refuse de l’accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. Tous sont présents à ses côtés pour la soutenir : Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant ; Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille ; Marjorie, sa meilleure amie et confidente ; et enfin Juliet, sa fille de 12 ans, qu’elle élève seule. À mesure que les jours passent et que l’espoir de sauver Rabbit s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont se construire sans cette femme qui leur a tant apporté. Rabbit est au cœur de ce petit groupe et des préoccupations de chacun de ses membres. Si elle a perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Et Rabbit a quelques idées bien particulières pour leur faciliter la tâche. Mais très peu de temps pour les mettre en œuvre...



Lien de Les derniers jours de Rabbit Hayes sur le site de l'éditeur .


2017, qui dit nouvelle année, dit prise de résolutions. L’une de celles que j’ai décidé de prendre est de découvrir d’autres univers littéraire que ceux dans lesquels je me suis cantonnée depuis quelques années, à savoir, fantasy /fantastique et les thrillers. Me voilà donc avec ce livre entre les mains, « Les derniers jours de Rabbit Hayes » d’Anna McPartlin.

Ce roman est tout simplement magnifiquement bouleversant. L’auteure nous y raconte les derniers jours de Mia, surnommée Rabbit dont le cancer est en phase terminale. Heureusement, Rabbit peut compter sur l’indéfectible amour et soutien des siens pour l’accompagner dans ces derniers moments.

Tout d’abord Molly, sa mère au caractère bien tremper, véritable rock de la famille, qui tente désespérément de garder la tête haute afin de soutenir sa fille du mieux qu’elle le peut. Jack Hayes, son père qui ne peut se résoudre à ce que sa petite fille, sa petite dernière, quitte se monde avant lui. Grace, sa grande sœur sur qui elle pourra toujours compter ! Davey, son frère un peu paumé, mais avec qui elle a tissé un lien que rien ne pourra jamais détruire. Ses amis d’enfance qui souhaitent lui rendre un dernier hommage. Et enfin Juliet, sa petite fille, son amour, qui veille sur sa maman tel un ange gardien depuis que la maladie s’est immiscée dans leur vie.

L’auteure aborde le douloureux sujet de l’adieu avec beaucoup de justesse, une pointe d’humour et énormément d’émotion. La plume est simple et les chapitres sont découpés de telle manière que l’on suit les événements aux côtés de chacun des personnages.

Pages après pages, Anna McPartlin nous livre les états d’âme, les angoisses, les espoirs, les souvenirs de chacun des protagonistes. On rit parfois. On pleure beaucoup. Des sujets douloureux, entrainants parfois des disputes sont abordés. Notamment, qui aura la garde de Juliet ? Et comment annoncer à une petite fille de douze ans que sa mère va mourir ?

Nous avons tous, à un moment donné, dit adieu à un être que nous aimions et ce roman retranscrit à la perfection les étapes successives à la préparation de la douloureuse séparation et au deuil. Mais il est également une ode à la vie. Il vous rappellera que celle-ci vaut la peine d’être vécue et qu’il ne faut jamais cesser de se battre, même si quelque chose vous semble insurmontable, laissez la porte ouverte à l’espoir !

Je remercie les éditions Pocket pour ce service presse et Louve du Forum « Mort Sure » de m’avoir donné l’opportunité de découvrir cette superbe histoire, premier coup de cœur littéraire de cette année et l’un des meilleurs romans que j’ai lus.

Chronique de Serpentinne
Lien sur le forum

Serre-moi fort de Claire Favan

Année d'édition : 2017
Edition : pocket
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
" Serre-moi fort. " Cela pourrait ressembler à un appel au secours. Du jeune Nick, tout d'abord. Victime collatérale de la disparition inexpliquée de sa sœur, contraint de vivre dans un foyer brisé et entre deux parents totalement obsédés par leur quête de vérité. Il aimerait tant que sa mère le prenne dans ses bras... D'Adam Gibson, ensuite. Policier chargé de diriger l'équipe qui enquête sur la découverte d'un effroyable charnier dans l'Alabama, il doit identifier les victimes – toutes des femmes – et tenter de remonter jusqu'au tueur, qui a savamment brouillé les pistes. Si Adam parvient à cerner quelques-unes de ses motivations, c'est à peu près tout. Et il prend le risque de trop qui le jette directement dans les bras du tueur. Commence alors entre eux un affrontement psychologique d'une rare violence... N'entendez-vous pas leur appel désespéré quand tous murmurent : " Serre-moi fort " ?



Lien de Serre-Moi fort sur le site de l'éditeur

Je remercie Louve du forum Mort-sûre et les éditions Pocket pour ce partenariat.

Ce roman me tentait depuis sa sortie en grand format mais comme bien souvent par souci de place et de prix (ne nous voilons pas la face!) j'attendais avec grande impatience sa sortie en poche. Je suis vraiment très heureuse que Louve m'ait permis de le découvrir.

Claire Favan est une auteure qui dans le milieu du thriller français s'est fait un nom incontestablement. En grande amatrice de ce genre, je n'avais encore jamais découvert sa plume, voilà le mal est réparé!! Et quelle première expérience!

Le roman se découpe en trois parties distinctes.
Dans la première nous suivons Nick, adolescent dont la soeur vient de disparaître. Petit à petit, sans nouvelles de cette dernière, les parents de Nick vont tomber dans la dépression et l'alcool. La famille se disloque et Nick la tient à bout de bras comme il le peut du haut de ses 15 ans. L'enquête piétine, les parents décident de prendre les choses en main afin de découvrir ce qu'il est arrivé à leur fille. C'est ainsi qu'ils se penchent sur l'enquête de l'Origamiste, tueur qui sévit depuis des années sans pour autant être inquiété.
Le seconde partie nous offre le personnage de Adam, flic qui vient de vivre un drame familial, et qui se voit offrir une enquête qui s'annonce complexe, la découverte d'une vingtaine de corps de jeunes femmes dans des bois.
La troisième partie, je ne vous en parlerai pas pour ne pas vous spoiler les précédentes...!

Ce livre est passé à un cheveu du coup de coeur pour une seule et unique raison, la fin que j'aurais aimé différente (en revanche je suis sûre qu'elle conviendra à la plupart des lecteurs!). Vu le récit que nous offre Claire Favan, je m'attendais à une fin qui me mettrait vraiment sur les fesses, et non pas tant que ça, c'est une mini déception cependant tant j'ai apprécié l'intégralité du roman.

Les personnages que l'on découvre aussi sont d'un réalisme saisissant. J'ai eu beaucoup d'empathie pour eux, que ce soit pour Vincent ou pour Adam.
Vincent, malgré ses 15 ans au début du roman, se bat pour faire vivre sa famille après la disparition de sa soeur. Ses parents se laissent totalement couler et ils oublient totalement qu'ils ont un autre enfant. C'est très dur pour lui, malgré cela il fait preuve de beaucoup de courage.
Adam est un homme brisé, qui doit réapprendre beaucoup de choses et reprendre sa vie en main. Il a deux enfants avec lesquels il entretient des relations qui sont loin d'être simples. L'enquête qu'il récolte est compliquée, mais elle a le mérite de lui faire oublier les soucis qu'il a en dehors du boulot.

Outres des personnages qui nous marquent, Claire Favan a une écriture terriblement addictive, pour preuve j'ai lu ce roman en même pas deux jours, chose rarissime chez moi!
Dès les premières pages du roman, on est complètement happé et absorbé par cette histoire. Les chapitres sont courts, c'est très dynamique, et la tension psychologique monte crescendo au fil des pages et des chapitres.
Bien que le roman ne soit pas du tout sanglant, l'auteure a un style très tranchant et perturbant, elle n'épargne rien à son lecteur, quite à le laisser totalement démuni. Une scène en particulier m'a choqué, retourné l'estomac, si bien que j'ai du poser mon livre quelques instants pour faire autre chose. J'ai rarement été autant mal à l'aise avec un roman.
Elle finit toujours ses parties sur un énorme rebondissement donc on est obligé de continuer à lire. La dernière phrase de la première partie tout particulièrement, j'ai été obligé de la relire plusieurs fois pour être certaine d'avoir bien lu et compris!

Bref vous l'aurez compris, un énorme claque pour ce thriller psychologique, où le lecteur est mis à mal, où Claire Favan nous mène par le bout du nez de A à Z. Même si comme je l'ai dit plus haut, j'aurais aimé une fin différente, je l'oublie facilement tant j'ai apprécié ce roman. Une auteure que je prendrais plaisir à redécouvrir par la suite!

Chronique de Ninis47
Lien sur le forum

Planetfall, tome 1 de Emma Newman

Année d'édition : 2017
Edition : J'ai lu (Nouveaux Millénaires)
Nombre de pages : 320 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Touchée par la grâce, Lee Suh-Mi a reçu la vision d’une planète lointaine, un éden où serait révélé aux hommes le secret de leur place dans l’Univers. Sa conviction est telle qu’elle a entraîné plusieurs centaines de fidèles dans ce voyage sans retour à la rencontre de leur créateur. Vingt-deux ans se sont écoulés depuis qu’ils sont arrivés là-bas et qu’ils ont établi leur colonie au pied d’une énigmatique structure extraterrestre, la Cité de Dieu, dans laquelle Lee Suh-Mi a disparu depuis lors. Ingénieur impliquée dans le projet depuis son origine, Renata Ghali est la dépositaire d’un terrible secret sur lequel repose le fragile équilibre de la colonie, qui pourrait voler en éclats avec l’entrée en scène d’un nouveau membre, un homme qui ressemble étrangement à Suh-Mi, trop jeune pour faire partie de la première génération de colons...






Lien sur le site de l'éditeur

Alors que la couverture ne m'inspirait pas du tout (la modélisation 3D dans ce genre me semble un peu dépassée) le résumé de Planetfall a su révéler tout son potentiel et tout de suite m'intéresser. Une fois le livre terminé, quelques questions demeurent, mais j'ai trouvé l'histoire et ses mystères vraiment passionnants ! Pour une auteure habituée à écrire de la fantasy, j'ai trouvé ce premier roman de SF vraiment réussi ! 

Ce livre va nous permettre de suivre Ren, une ingénieure membre du projet de colonisation de la planète de Dieu depuis son début. Le récit à la première personne nous plonge directement au cœur de la nouvelle société qui s'est construite sur cette planète, toute proche d'une étrange cité-créature qu'ils pensent être la demeure de Dieu. Il faut un petit moment au lecteur avant d'assimiler toutes les particularités de cette colonie : l'utilisation des imprimantes 3D, leur politique de recyclage et, surtout, leur étrange cérémonie de la graine. 

L'auteure nous laisse volontairement dans le noir, car la plupart des colons eux même ne connaissent pas toute la vérité. Petit à petit, le lecteur se rend en effet compte que Ren cache de terribles secrets. L'arrivée de Sung-Soo, qui se dit le fils d'un des membres de l'équipage dont la navette s'est écrasée lors de l'arrivée sur cette planète, va lui rappeler les mensonges sur lesquels s'est construite leur colonie. 

Les réponses arrivent au compte goutte mais on ne s'ennuie jamais. Le final est vraiment grandiose et intense. J'ai trouvé le récit très maîtrisé même si, comme souvent, la première personne m'a une nouvelle fois gênée. Ren s'attarde beaucoup sur ses ressentiments, sa culpabilité, et rend toutes les scènes d'action très froides. Elle ne sont pas très bien décrites et beaucoup trop en retrait. Ren va réussir à nous faire ressentir tout son désespoir pourtant exagéré lors de la découverte de l'intérieur de sa maison par le reste de la communauté, et rester très neutre lors de l'attaque finale. Il y a un déséquilibre vraiment décevant entre les scènes. 

Mais ce qui m'a vraiment passionné, ce sont tous les questionnements théologiques et les réflexions sur notre monde, sur notre humanité, qui sont posés. Sung-Soo est né sur cette planète, alors que Ren a encore des souvenirs de la Terre. Ces deux visions vont se confronter et mettre en lumière tous les problèmes que l'on a créé sur Terre. Pour autant, leur société sur cette nouvelle planète a beau sembler parfaite, nombreux sont les colons qui ne sont pas heureux. 

L'auteure soulève des questions classiques (Dieu existe-t-il ? Sommes-nous seuls dans la galaxie ?) que cette étrange cité-créature arrive cependant à transcender. Ce livre m'a beaucoup fait réfléchir, et m'a fait voir certaines choses différemment. J'ai trouvé qu'il y avait un petit côté Prometheus de Ridley Scott, avec une ambiance différente mais une pensée beaucoup plus aboutie. 

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus au risque de vous gâcher la lecture. Le résumé éditeur est d'ailleurs très bien fait, il en dit juste ce qu'il faut pour donner envie. Dans tous les cas, c'est une lecture que j'ai beaucoup apprécié. J'ai aimé rassembler les pièces du puzzle et découvrir les horribles secrets de cette colonie et cette cité de Dieu. J'ai un peu moins aimé suivre le personnage principal, Ren, et cette première personne qui gâche un peu la lecture selon moi. Mais la fin le vaut.



Chronique de May
Lien sur le forum

Les Els de H. Roy

Année d'édition : 2017
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 448
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
A 18 ans, Connor vit avec son père dans une petite ville des Adirondacks. Elle mène une vie tranquille mais son meilleur ami prend subitement ses distances, sa tante s'installe chez eux et des cauchemars assaillent la jeune femme. Un secret enfoui refait surface.












Lien sur le site de l'éditeur
 


Je tiens tout d'abord à remercier les éditions J'ai Lu ainsi que le forum Mort Sure pour ce fantastique partenariat.

Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à m'investir dans la lecture de ce roman. J'ai trouvé le début très long et les personnages pas véritablement intéressants, tous un peu "bateau". Mais je me suis un peu forcée à continuer et je ne l'ai pas regretté.

Tout d'abord parce que ce livre a des points forts qui m'ont interpellée. Une toute nouvelle mythologie est présenter. Je n'en dirai pas plus pour éviter de spoiler mais ça change des créatures habituelles (même si certains ont quand même des côtés très ressemblant avec les vampires). Le personnage de Connor devient finalement très vite attachant et j'ai pensé ne pas en avoir vu assez quand j'ai refermé mon livre. L'histoire même donne envie de lire la suite. Ce qui est extrêmement positif.

Points négatifs selon moi : le triangle amoureux. Je ne supporte juste pas ce genre de complications. Ca me gave au plus haut point. Mais j'imagine que certains apprécient. Ils trouveront certainement leur compte ici. Je trouve aussi dommage le manque de rebondissements. Je me suis attendue à tout (du traitre à la venue d'un personnage sur la fin). Quelques longueurs parfois, notamment pendant les match en cours de sport. Ca n'apportait pas vraiment grand chose au récit et ne nécessitait pas autant de pages, selon moi. Enfin, j'ai trouvé M antipathique du début à la fin. Je n'ai pas réussi à apprécier le personnage, qui n'a (à mes yeux encore une fois) qu'un intérêt limité.

Ce premier opus est clairement un tome d'introduction. La véritable action et la gravité de l'histoire n'apparaît que sur la fin. Il présente parfaitement l'univers et les personnages. Je le recommande chaudement à ceux qui aiment découvrir, qui veulent de la nouveauté. Et malgré les quelques bémols, je lirai très certainement la suite.

Chronique de ML
Lien sur le forum

Les chroniques de Dani Mega O'Malley, tome 3 : Fièvre née de Karen Marie Moning

Année d'édition : 2017
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 447 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Lorsque la race immortelle des Fae a détruit l'ancien mur qui divisait les mondes des Humains et des Faes, la structure-même de l'univers a été endommagée. Désormais, la Terre s'évanouit peu à peu. Seule la Chanson de la Création, depuis longtemps perdue, une mélodie dangereuse qui est la source de toute vie, peut sauver la planète.

Mais ceux qui recherchent cette mythique Chanson - Mac, Barrons, Ryodan et Jada - doivent gérer de vieilles blessures et de nouveaux ennemis, des passions qui s'enflamment et un profond désir de vengeance. Les challenges sont nombreux : les Keltar sont en guerre contre les neuf immortels qui ont secrètement gouverné Dublin depuis une éternité, Mac et Jada sont pourchassées, la reine Seelie est introuvable, et le plus puissant des princes Unseelie de la création est déterminé à gouverner les Fae et les Hommes. La tâche de résoudre l'énigme de la Chanson incombe à une bande de guerriers eux-même divisés... entre eux et avec eux-mêmes.

Autrefois une ville normale avec une touche de magie ancienne, Dublin est désormais une ville de magie traîtresse avec seulement une touche de normalité. Et dans ces rues détruites par la guerre, Mac se retrouve face à son plus féroce ennemi : elle-même. 



 
Lien sur le site j'ai lu pour ele
 
Rappelons qu’autour de cette œuvre, il y a deux autres séries : Les Chroniques de Mackayla Lane assimilée à de l’urban fantasy et dont les chroniques de Dani Méga O’Malley est la suite directe et les Highlanders, qui correspond davantage à de la romance paranormale.

Ce troisième opus des chroniques de Dani ne déroge pas aux règles qui plaisent tant dans cette série ; un univers urban fantasy sombre et fouillé, des héroïnes fortes et meurtries, des personnages masculins affreusement sexy et arrogants en diable, des mythes et légendes qui viennent s’intercaler dans tout ça pour venir mettre la pagaille, un ton à la fois humoristique et dramatique, bref une atmosphère bien particulière qui sonne comme la marque de fabrique de l’auteure Karen Marie Moning.

Dani est de retour, après avoir parcouru le hall des miroirs pendant cinq années, alors qu’à peine quinze jours se sont passés dans le monde des humains, elle se fait maintenant appeler Jada. C’est une femme intransigeante, combative et froide à la tête des Sidhe seers qu’elle forme au mieux pour se préparer aux dangers d’un Dublin qui vit une ère apocalyptique depuis la chute des murs du monde des faës. De son côté, Mac est habitée par le Sinsar dubh, le mal incarné et tente de ne pas sombrer du mauvais côté. Par ailleurs, un peu partout dans la ville de drôle de trous noirs sont apparus, avalant tout ce qu’ils touchent et grandissant. Pour sauver le monde de ce danger qui pourrait les engloutir, il faudrait retrouver une certaine mélodie perdue depuis bien longtemps. Une nouvelle quête pour Dani, Mac, Barrons et Ryodan qui les mèneront face à des dangers qui pourraient entraîner leur propre perte.

A l’image du style de KMM dans les chroniques de Mackayla notamment, ce livre offre à la fois beaucoup de choses et en même temps, on a l’impression qu’il ne s’y passe pas grand chose. L’auteure est du genre à se perdre dans des longueurs impromptues qui peuvent ralentir ou nuire à la lecture, elle tente de nous remettre certaine chose en mémoire hors ce n’est pas forcément très utile puisqu’elle offre en fin de roman tout un récapitulatif sur les personnages, les castes, les lieux ou évènements clés qui permettent de se remettre sans difficulté dans l’histoire. Et en même temps, elle a une imagination assez débordante, on sent que ça bout dans la caboche quand elle écrit, il a cette espèce de fièvre, le titre n’est pas innocent, qui déborde et se retrouve dans les nombreux personnages et évènements qui les entourent, qui viennent leur porter préjudice, les endurcir, les mettre à l’épreuve, et tout une légende autour des faës, du pouvoir et de la magie. Des choses plutôt passionnantes qu’il ne faut pas perdre de vue pour comprendre l’ensemble de l’univers de l’auteure. Bref, un paradoxe de l’univers de KMM, qui me fait toujours cet effet, c’est addictif, on le dévore et puis d’un coup, on ralentit on avance moins vite et puis ça repart, et à la fin on se dit « mais en fait il s’est passé quoi au juste ? » Mais, quand on y repense « il y a avait ça, puis ça, ah oui et ça aussi… ».

Autre défaut à mon sens, la répartition des points de vue des personnages, si on est plus que ravis de retrouver les personnages de Mac et Barrons, de voir leur relation de couple plus que particulière, c’est passionnel, trivial, bestial et primitif, ils ont un truc ces deux là, on est assez loin du romantisme, bien que Barrons sortent parfois des choses aussi crues que terriblement belles à sa « poupée Arc en ciel », tout est qu’ils volent un peu la vedette à Dani et Ryodan et que leur histoire est déjà faite depuis les chroniques de Mackayla Lane. Mac reste un personnage principal évidement avec un sacré handicap dans ce tome et une implication face aux dangers  qui lui reste très personnelle, mais si la série s’appelle les chroniques de Dani, on devrait voir davantage ce personnage ainsi que celui de Ryodan. On en voit finalement encore trop peu à mon goût.

On la voit toutefois sous les traits de Jada. Jada est donc la petite Dani pleine de pêche qui est devenue une jeune femme froide et vindicative. Pourtant, il y a une belle évolution de ce personnage dans ce tome, grâce aux retrouvailles avec Dancer et Lor entre autre, qui sont les deux seuls personnages qui vont l’accepter telle qu’elle est devenue sans faire de sous – entendus sur ce qu’elle était, des souvenirs qui viennent titiller les profondeurs de son âme et lui rappeler ce qu’elle ressentait, et des joutes verbales pleines de sous-entendus avec Ryodan qui pour le coup, se révèle plus que sexy, mais aussi un peu rabat-joie et enfermé dans cette image de Dani qui lui colle à l’esprit et surtout au cœur. Jada va retrouver peu à peu un sens à ses émotions, être perturbées aussi, mais toujours rester très forte, tenace et courageuse. C’est un protagoniste absolument magnifique.

Évidemment, cet univers, c’est aussi énormément de personnages secondaires toujours plus funs les uns que les autres, Christian, le highlander aux yeux rêveurs devenus prince unseelie, Dancer, le petit génie aux yeux bleus devenu un beau jeune homme qui entend bien avoir sa place auprès de Jada dans cette aventure pour sauver le monde, Alina, la soeur de Mac fait un retour très remarquable ou encore Lor, si les blondes à fortes poitrines ne lui font plus autant d’effet depuis qu’il « pratique » une brune aux petits seins se montre très protecteur envers Jada et peut même se révéler intelligent.

En bref, ce troisième tome est dans l’ensemble une très bonne lecture même si il est un cran en dessous des deux premiers, on retrouve avec plaisir tout ce qui fait l’ambiance très particulière de l’univers des « Fièvres ». C’est peut-être un peu plus lent que les deux précédents tomes, un peu plus axé sur la psychologie des personnages, on a un peu moins cette sensation de dynamisme et d’action. Enfin, avec la dernière phrase du roman, on ne peut que souhaiter une sortie rapide en France de « Fever Song » !

Je remercie Louve du forum Mort Sûre et les éditions J’ai lu pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie
Lien sur le forum

Mes mots sont les fleurs de ton silence de Antoine Paje

Année d'édition : 2017
Edition : Fleuve Editions
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Antoine, 45 ans, est marié et père de deux adolescents. C'est un homme égoïste qui ne s'intéresse pas à sa famille. Son seul souvenir sentimental est celui d'une jeune fille qu'il a aimé autrefois et qui l'a trahi. Il passe d'une maîtresse à une autre. Luciane, la dernière en date de ses maîtresses, décide d'être plus futée que lui.










Lien de Mes mots sont les fleurs de ton silence sur le site de l'éditeur

J’avais beaucoup apprécié le premier roman d’Antoine Paje et lorsque j’ai découvert celui-ci j’ai de suite été tentée de le découvrir, ainsi je souhaite remercier chaleureusement Fleuve Editions et le Forum Mort Sure pour m’avoir permis de redécouvrir la plume de l’auteur.

Arnaud a tout pour être heureux, il dirige une entreprise, a beaucoup d’argent, une femme aimante et des enfants sages et travailleurs, mais Arnaud est un homme odieux qui ne se soucie que de sa petite personne et trompe sa femme à tout va, jusqu’à cet accident de voiture qui le plonge dans un coma pas si profond que ça… En effet, Arnaud entend tout et ne peut qu’assister impuissant au défilé de ses proches à son chevet. Au fil des jours Arnaud apprend de nouvelles choses, chacun « vide son sac » en pensant que celui-ci n’entend rien, et pourtant…

Arnaud est un personnage qu’on déteste d’emblée, il est agacé par ses enfants, ne regarde même plus sa femme et la trompe sans vergogne. C’est un homme sexiste et très égoïste.

Au contraire, Hélène, sa femme, est une personne qu’on apprécie, une femme courageuse  et très forte, qu’on prend en sympathie et qui même parfois nous fait de la peine.

Lorsqu’Arnaud reste « bloqué » dans son pseudo-coma, il se rend compte de beaucoup de choses et finit par réfléchir à sa vie et à son comportement antérieur, c’est un cas de figure qu’on connait trop bien, les gens changent lorsqu’ils apprennent ce que les autres pensent d’eux. On découvre alors deux points de vue différents sur chacun des personnages, le point de vu du Arnaud odieux, et celui du Arnaud piégé dans un coma où ses oreilles sont maîtresses.

Certains passages de ce roman sont parfois très longs, j’ai parfois eu du mal à rester concentrée, mais cela reste tout de même une belle histoire.

L’auteur a toujours cette belle plume et cet esprit moralisateur sur le sujet qu’il aborde, c’est un style que j’apprécie tout particulièrement.

Il me reste un titre de l’auteur à découvrir, je ne me ferais pas prier car les œuvres d’Antoine Paje sont de très bonnes lectures que je recommande.

Chronique de babynoux
Lien sur le forum