dimanche 12 mars 2017

Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Année d'édition : 2017
Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 640
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture : 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d'une menace obscure... mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l'attendent.









On découvre ce qu'est devenu le monde par les yeux d'un jeune garçon, Artyom, qui ne connait que les tunnels du métro et la survie dans un milieu hostile rempli de danger.

Artyom a été sauvé d'une invasion de rats, alors qu'il n'était qu'un tout petit garçon, par un homme qui s'est occupé de lui, Sacha, et qui lui sert de père adoptif. C'est un jeune garçon curieux avec des tas de questions et il fait parler les plus anciens ceux qui ont connu la surface, avant la catastrophe. 

Il va rencontrer un stalker, genre de soldat aventurier des tunnels, qui va lui faire faire une promesse, délivrer un message de sa part si il lui arrive malheur.
Engagé par sa parole, il va partir à l'aventure des tunnels, et découvrir comment chaque quai est un monde à part. On dirait de mini pays reflétant chacun les idéologies qui ont traversées les siècles, ce que notre héros ignore. Pour arriver à ses quais disparates, il lui faut traverser les tunnels dangereux et innovants.

Tout au long de son voyage il va en apprendre un peu plus sur la vie d'avant, sur ce que les gens croient savoir ou inventent. J'avoue qu'au début j'ai crains que ce ne soit qu'une compilation de toutes les croyances qui ont découlé du passé. Mais au fur et à mesure, il y a des indices pour nous amener plus loin, de plus, je me suis prise d'affection pour ce jeune garçon qui cherche un sens à sa vie et qui est curieux des autres. L'atmosphère est lourde, étouffante , l'absurdité humaine y règne en maître mais il est tenace et veut voir dans chaque événement une raison d'aller plus loin. J'ai adoré la fin à laquelle j'avais un pressenti mais qui m'a laissé quand même ébahie; j'ai adoré et c'est avec plaisir que je découvrirai la suite, même si on peut se contenter de cette fin.

Merci à Louve du forum Mort-Sûre ainsi qu'aux éditions Le Livre de Poche pour cette belle découverte livresque!

Chronique de Distact
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Conversion de Katherine Howe

Année d'édition : 2016
Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 467
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Colleen, Deena, Emma et Anjali sont en terminale dans le prestigieux lycée St Joan. Colleen est sur le point d'être acceptée à Harvard et ne pense plus qu'à cela.
Un jour de janvier, une de ses camarades est prise de convulsions. très vite, d'autres élèves présentent d'étranges symptômes : perte de cheveux, paralysies, quintes de toux... La presse s'empare de l'affaire, un vent de panique souffle sur St Joan. Mais pas question pour Colleen de se laisser déstabiliser : elle doit travailler sur la pièce Les Sorcières de Salem, d'Arthur Miller.
Et ses recherches l'amènent en 1692. au moment du procès des sorcières de Salem, à la rencontre d'Ann Putman, qui fit semblant d'être ensorcelée...
Les époques se croisent, les drames se nouent. Qu'arrivent-ils aux élèves de St Joan ? Et si la réponse se trouvait dans le passé, trois siècles plus tôt ?






Pour l’écriture de ce roman, Katherine Howe s’est inspirées de deux faits réels.

Tout d’abord, celui de jeunes lycéennes de New-York ayant été victimes de symptômes physiques étranges dont personne ne semblait pouvoir déterminer la cause. L’auteure nous propose une réinterprétation de ce fait au travers des personnages de Colleen et de ses amies Emma, Deena et Anjali, collégiennes en Terminale au prestigieux collège privé et élitiste de St Joan, dont les élèves semblent être victimes d’une maladie mystérieuse. Ces adolescentes présentent toutes des symptômes similaires à ceux du syndrome de Gilles de la Tourette. Explosions verbales incontrôlées, bégaiements, tics physiques et faciaux. Mais quelle est donc la cause de cette étrange maladie ? Plusieurs hypothèses sont avancées : réaction allergique à un vaccin, hystérie collective où troubles de la personnalité suite à une soumission à un stress intense.

Via ce fait divers, l’auteure soulève notamment la thématique de l’énorme pression que subissent ces élèves de Terminale des divers collèges américains dont on exige la perfection en permanence. En effet, pour intégrer les meilleures universités, ces étudiantes doivent se dépasser et travailler d’arrache-pied, voir plus encore, pour obtenir les meilleures notes afin de peut-être avoir la chance d’intégrer le campus de leur choix. Car oui, ce n’est pas vous qui choisissez votre école, mais l’école qui vous choisit ! Le personnage de Colleen incarne à la perfection ce rôle d’étudiante modèle, studieuse à l’excès, sans cesse en compétition, notamment avec l’une de ses camarades de classe, afin d’avoir l’honneur de pouvoir prononcer le discours de fin d’année. Les amitiés, même celles de longue date que l’on pense inébranlables, sont mises à rude épreuve. C’est ce que Colleen constatera avec son amie Emma lorsqu’elle lui annonce son acceptation à Harvard. Emma ne peut s’empêcher de ressentir une pointe de jalousie, car son dossier à elle a été mis sur liste d’attente. Mais ce n’est pas tout, Colleen est tellement absorbée par sa course aux meilleures notes, qu’elle ne remarque même pas la profonde détresse dans laquelle s’enlise son amie d’enfance. A force de vouloir être la meilleure, Colleen risque de passer à côté des plaisirs et de l’insouciance de l’adolescence.

En parallèle, Katherine Howe nous fait remonter le temps jusqu’en l’an 1706 et nous propose de vivre le procès des sorcières de Salem au travers de la confession d’An Putnam, l’une des jeunes filles ayant accusé à tort certain villageois de sorcellerie, accusations à l’origine du fameux procès de Salem.

D’une certaine manière, An est-elle aussi soumise à une pression sociale intense. En effet, à l’époque, il était important de se faire bien voir et d’agir comme étant une fille de bonne famille aux manières parfaites. Les conséquences d’un écart de conduite pouvaient s’avérer non seulement douloureuses mais également très préjudiciables pour la réputation de toute la famille. Est-ce pour cette raison qu’An n’a alors pas osé avouer que toute cette histoire de prétendue sorcellerie n’était qu’un vaste mensonge qui a pris des proportions démesurées. Cependant, le poids de la culpabilité semble l’avoir rattrapée.

C’est d’un point de vue historique que l’auteur aborde cet épisode de l’Histoire. Bien qu’elle se soit permis quelques libertés, Katherine Howe s’est basée sur des faits historiques avérés, relatés dans le témoignage d’An Putnam qui nous éclaire sur comment une communauté a été entrainée dans une hystérie mystique par l’imagination de petites filles. Donc, pas d’extravagances paranormales, de sabbats dans les bois, de sorcières à califourchon sur des balais.

Associé à un style fluide et très plaisant à lire, l’auteure a choisi de construire son récit en alternant les époques dans chacun des chapitres. Cette fragmentation de l’histoire permet de soulever petit à petit le voile de mystère entourant les faits qui se sont déroulés à ces deux époques éloignées. Au fur et à mesure des déclarations d’An, Colleen s’enlise de plus en plus dans son enquête concernant la maladie mystère qui touche son école. Plus elle pense approcher de la vérité, plus le champ des diverses explications probables s’élargit. Il faut dire que de plus en plus d’acteurs entrent en jeu et pensent détenir LA vérité (Médias, spécialistes comportementalistes, pathologistes, ministère de la Santé…). Cependant, Colleen est la seule à avoir remarqué un détail plutôt troublant. En effet, Danvers, et plus précisément l’endroit où se situe le collège St Joan, n’est autre que le lieu où se dressait la tristement célèbre bourgade de Salem.

Alors, les amies de Colleen sont-elles en proie à un phénomène paranormale dont il faut chercher l’origine dans le folklore local ? Où jouent-elles la comédie tout comme An Putnam et ses amies de l’époque ? À vous de le découvrir si vous souhaitez accompagner Colleen dans sa quête de la vérité et écouter, enfin plutôt lire, le récit troublant d’An.

Quant à moi, c’est totalement convertie que je ressors de cet excellent moment de lecture que je conseille vivement aux personnes ayant un faible pour les romans basés sur des faits réels ainsi qu’à ceux qui souhaitent en savoir plus sur le procès des sorcières de Salem.

Chronique de Serpentinne
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Retour sur Terre de Mélanie Rose

Année d'édition : 2016
Edition : Archipoche
Nombre de pages : 435 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Michaela Anderson, une jeune Anglaise de 25 ans travaillant dans une compagnie d’assurances, a accepté de participer avec quelques collègues à un baptême de saut en parachute. Au moment de s’élancer dans le vide, la dernière, elle est emportée par une bourrasque qui l’éloigne des autres… Quand elle retrouve la terre ferme, l’aérodrome est désert, sa voiture a disparu et il fait presque nuit. C’est alors qu’elle découvre avec stupeur sa photo sur des affichettes prétendant qu’elle a disparu… il y a six ans et demi ! Qu’a-t-il bien pu se passer ? Aurait-elle perdu la raison ? Serait-elle devenue amnésique ? A-t-elle été victime d’une faille spatiotemporelle ? Mais, surtout, qu’a-t-elle bien pu faire au cours de tout ce temps ?



J’avais beaucoup aimé Coup de foudre, le roman de Mélanie Rose que j’ai déjà lu … C’était un mélange de romance et de mystère (un peu comme Drôle de Karma)…

Dans Retour sur Terre, l’auteur nous entraîne dans une aventure qui comporte des zones d’ombres !

Quand Michaela saute de l’avion avec son parachute, elle est super contente d’avoir tentée cette expérience ! Mais quand elle arrive sur terre, elle se rend vite compte que quelque chose ne va pas : 6 ans ont passé ! Étourdie, perdue, elle ne sait plus quoi faire ni quoi penser ! N’arrivant à joindre ni son fiancé, ni ses parents, elle arrive à contacter son moniteur de saut en parachute qui vient aussitôt la chercher et va l’aider à retrouver sa vie d’avant …

Entre Michaela et Mathieu (le moniteur), le courant semble bien passer, et il lui dit tout de suite que cela fait 6 ans qu’il la cherche !

Notre héroïne va tenter de recoller les morceaux de sa vie, mais en 6 ans, tout à changer, et ses proches ne veulent pas croire qu’elle ne se souvient de rien ! Les embûches sont nombreuses pour retrouver un semblant d’équilibre …

J’ai beaucoup aimé ce livre, les personnages, l’histoire … Michaela est un personnage vraiment gentil et qui veut faire passer les autres avant elle ! Depuis son retour, elle tente donc d’aider tous ses proches, même si elle semble rapidement dépassée par la tâche ! En effet, tout le monde lui reproche de les avoir abandonner alors qu’elle ne se souvient de rien ! C’est un personnage attachant, et il est facile de l’apprécier ! Son fiancé semble très perturbé par son retour, sa belle fille heureuse de la revoir, même si elle a un fort sentiment d’abandon … Et Mathieu semble prêt à vivre une histoire avec elle alors qu’il ne la connait pas ! D’ailleurs, cache t-il quelque chose ?

L’auteur distille l’intrigue par petite touche, et le lecteur, comme Michaela ne peut se fier à personne … Mélanie Rose donne deux hypothèses pour expliquer la disparition de la jeune femme, mais sans vraiment trancher. C’est donc au lecteur de décider, et j’avoue que cela m’a un peu perturbé à la fin. Car ces deux hypothèses sont très différentes, et n’engendrent donc pas les mêmes conséquences sur le personnage !

Il y a un point par contre que je n’ai pas trop aimé : pour tous les personnages, 6 ans ont passé, tandis que pour Michaela, il s’agit de quelques minutes à peine. J’ai donc trouvé cela un peu étrange qu’elle éprouve aussi rapidement des sentiments pour un autre homme que son fiancé.

verdict :
Un roman agréable et très facile à lire. Il possède une petite pointe de fantastique, comme souvent pour les livres de l’auteur ! Ce n’est pas une romance basique, mais vraiment une romance entouré de mystère, avec une petite point de mystique (par sa belle fille qui lit les cartes)….

Chronique de Roxou
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Dark Matter de Blake Crouch

Année d'édition : 2017
Edition : J'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Un soir, en rentrant chez lui, Jason Dessen, professeur de physique, est agressé et kidnappé par un inconnu masqué. Quand il reprend connaissance, tout a changé : Daniela n’est plus sa femme, leur fils Charlie n’est jamais né, et Jason lui-même est un physicien de premier plan à l’aube d’une découverte fondamentale. Que lui est-il arrivé? Qui lui a volé sa vie, et pourquoi? Les réponses à ces questions entraîneront Jason sur les multiples chemins d’un voyage extraordinaire, au cours duquel il devra se confronter à son plus dangereux ennemi : lui-même.






Jason Dessen se fait agresser et kidnappé par un homme masqué. Lorsqu'il reprend conscience sa vie n'est plus du tout la même, il n'est plus marié, son fils n'est jamais né et il est un imminent physicien et plus professeur de physique dans une petite fac. Jason va tout faire pour découvrir ce qui lui arrive et retrouver sa vie d'avant.

Ce roman est juste surréaliste au niveau de l'intrigue. C'est quelque chose qui peut rendre fou et paranoïaque. Quand j'ai finis la lecture je me posais énormément de questions... 

Je vais rester vague sur le déroulement de l'histoire pour vous laissez apprécier le pourquoi du comment. Le personnage de Jason se retrouve dans la tourmente et dans une vie qui n'est pas la sienne. Tout au long de l'histoire il n'a de cesse de vouloir retrouver la vie qui était la sienne. On commence à comprendre ce qu'il se passe peu de temps avant la révélation. Et il faut dire que c'est quelque chose de... Wouah Il n'y a pas de mots pour expliquer ce que l'auteur a mis en place. 

En un mot le scénario est époustouflant. Même s'il y a un peu de longueurs parfois et quelques notions de physique un peu compliquée pour moi on a toujours envie de savoir comment Jason va se sortir de là et s'il va y arriver.

Je vous conseille cette lecture qui est époustouflante et haletante !  

Chronique de Tica Yuna
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Yesterday's Gone saison 2 - Épisodes 5 & 6 : Au sanctuaire de David Wright & Sean Platt

Année d'édition : 2017
Edition : Fleuve Noir
Nombre de pages : ? pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Un loup lâché au sein du troupeau...
La Boricio Team est éclatée, décimée. Charlie et Adam, livrés à eux-mêmes, partent à la recherche de Boricio et Callie, qui a été enlevée. Boricio, qui, lui, se croit abandonné des siens, a décidé de se rendre au Sanctuaire pour, peut-être, les y retrouver. Ou au moins pour s'y amuser, comme un loup affamé lâché au sein du troupeau du Prophète. Mais dans un premier temps, Boricio observe et s'efforce de se faire passer pour une ouaille perdue ayant enfin retrouver le chemin de la communauté et de la sécurité.
Avec son arrivée, les choses deviennent encore plus confuses au Sanctuaire. Voilà plusieurs jours que le Prophète ne se montre plus, soi-disant alité à cause d'un virus. L'ascendant de Frère Rei en son absence est de plus en plus prégnant. Le pouvoir pourrait bientôt changé de mains. Du moins si Frère John, ou plutôt la Chose qui l'habite, le laisse faire.
Pour l'instant, son attention est surtout focalisée sur Boricio, cet étrange nouveau venu qui échappe au pouvoir de vision de la Chose. Elle sait qu'il a un rôle déterminant à jouer dans ce qui se prépare. Mais lequel ? Tout comme pour Luca, sur ce point, les voix restent silencieuses.
Peu importe, l'essentiel est de garder tout les acteurs du drame qui se prépare au sein du Sanctuaire. Et concernant la " bande du Drury ", le plan de Frère John semble avoir fonctionné : la mort de Scott, tué par ses créatures, leur a durement rappelé le danger qui les guette à l'extérieur des murs.
Quoi qu'il doive advenir, les événements suivront leur cours et nul ne semble en mesure d'aller à leur encontre...



Lien de Yesterday's gone épisode 2 tome 3 sur la fiche de l'éditeur.

Ah quel épisode exceptionnel ! Quelle fin de saison incroyable ! Je ne vais pas vous parler à nouveau de l'histoire et du style de cet épisode 5 & 6 de la seconde saison. On suit plusieurs personnages donc qui fuit d'étranges créatures mi extra-terrestre, mi-humaine et mi-zombies qui s'acharnent sur les rares survivants.

On reprend là où on s'était arrêté et le moins qu'on puisse dire c'est que ce tome-ci nous offre une tonne de rebondissements et de retournements de situation. Nos héros sont pour la plupart dans le sanctuaire, tenu par des fanatiques qui sont extrêmement dangereux sous leurs airs de saint homme. Ils m'ont d'ailleurs bien plus foutu la chair de poule que Boricio ou que les monstres !

Boricio, parlons-en justement ! Ce psychopathe qui n'est pas dépeint sous son plus beau jour dans les premiers épisodes parvient encore à nous surprendre. C'est un personnage cash et qui n'y va jamais par quatre chemin. Parfois très violent et dur à vivre (et à supporter), je ne pouvais m'empêcher pourtant de beaucoup l'apprécier. Il a un je ne sais quoi qui fait que très vite on apprécie de mec pourri. Dans ces épisodes, on en apprend un peu plus sur lui, sur son passé, son présent et sur le rôle qu'il aurait à jouer. Parce que oui Boricio a un rôle majeur à jouer dans les événements. Lequel ? Il ne le sait pas encore, nous non plus, mais son futur se dessine de plus en plus et lui et Luca sont forcément lié. (Ainsi qu'à un autre personnage clef du roman, mais je vous laisse la surprise!)

J'avoue avoir dévoré cet opus une fois commencé et je suis bien triste de ne pas avoir déjà la suite sous la main. C'est une série tellement palpitante et qui parvient toujours à nous garder réceptif à son intrigue. Pis voilà ça se termine de manière improbable, on est scotché face aux rebondissements et de voir enfin nos héros se rassembler sous une même bannière pour affronter les monstres et la folie.

Certaines séquences font froid dans le dos et prouve bien l'horreur humaine dans toute sa splendeur. J'ai eu aussi énormément mal au cœur pour Ryan et j'espère rapidement avoir de ses nouvelles !

Je ne peux pas vous parler de chacun des personnages sans risquer de vous spoiler les précédents opus, mais très franchement c'est cet opus qui m'aura le plus captivée avec le tout premier. On s'éclate, c'est vivant, bourré d'action, de désillusions, de pertes humaines (un vrai carnage ! Pire qu'un tome de Games of thrones!) et les auteurs assument totalement !

Voilà un nouvel opus qui me laisse sur ma faim et me frustre ! J'aimerais tellement que cela ne s'arrête pas, surtout vu la fin de malade que les auteurs ont choisi de nous proposer ! Bref, gros coup de cœur pour cette série, que je recommande évidemment !

Vous y trouverez :
- Des morts
- Du désespoir
- Un véritable carnage
- Une envie d'arracher le livre à cause de certains rebondissements imprévisibles !

Vous ne trouverez pas :
- D'espoir
- De bisounours dans un monde magnifique où tout va bien
- De sexe.


Chronique de Louve
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lundi 20 février 2017

The Korsican de Alexandra Lanoix

Année d'édition : 2016
Edition : Anyway Editions
Nombre de pages : 202 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Kali, tueuse à gage impitoyable et sans émotions, travaille pour l'une des plus grandes organisations de malfaiteurs des Etats-Unis. Violée et laissée pour morte quand elle avait 16 ans, elle n’a qu’un seul but, retrouver ses agresseurs et se venger. Malgré son manque d’empathie envers les autres, elle fera la rencontre d’un Escort Boy du nom de Joseph qui bouleversera le cours de sa vie et de son cœur. Est-ce que l’amour peut vous rendre meilleur et vous faire retrouver le chemin de la rédemption ?






Tout d'abord un grand merci aux éditions Anyway ainsi qu’au forum Mort Sure pour cette lecture.

A 16 ans, Kali a été violée et laissée pour morte. Aujourd’hui elle est devenue l’une des plus grandes tueuses à gage d’une organisation Américaine très puissante. Mais Kali a une particularité, elle n’a aucune émotion, c’est ce qui fait sa force de tueuse à gage.

« The Korsican » est le nom donné à Kali. Elle a été formée pour devenir la plus grande tueuse à gage du pays, et la plus redoutable car elle n’a aucun sentiment. A côté de ce travail très spécial, Kali essaye de mener une vie normale avec le souvenir très vague de ce viol qu’elle a subi à l’âge de 16 ans. Mais un jour elle rencontre Joseph, escort boy, et sa vie pourrait bien être chamboulée.

J’ai adoré Kali tout au long du roman, elle a une vraie force de caractère et ce personnage sans âme et sans émotion que nous décrit l’auteur est tout simplement fascinant. Elle est comme une machine de guerre, formée pour tuer et ne plus rien ressentir. C’est un personnage très bien détaillé et auquel on s’attache facilement également grâce à la narration à la première personne du singulier.

Même si le roman est très court, environ 200 pages, l’auteur les a bien utilisées. Il n’y a pas un moment de répit, les actions s’enchaînent les unes après les autres, rien ne se ressemble et tout est vraiment surprenant.

Les autres personnages sont beaucoup moins présents à cause de la grandeur du roman. Franck est en quelque sorte le sauveur de Kali et son entraineur, celui qui l’a formée en guerrière. Mais aussi Joseph, l’homme qui occupe maintenant les pensées de Kali et arrive peu à peu à lui rendre des sentiments. Tous ces personnages ne sont pas vraiment détaillés, Kali est la seule que l’auteur décortique en long en large et en travers afin de connaître ses moindres pensées, ses moindres actions…

Finalement ce fut une très bonne lecture, plutôt psychologique que romantique, mais une lecture agréable pleine de surprises et de rebondissements.

Je recommande chaudement cette auteur que je ne connaissais pas auparavant, sa plume est fluide et très agréable à lire, et surtout ne vous fiez pas au nombre de pages, ce roman renferme vraiment un bon potentiel ! Elle nous construit un univers unique, si surprenant et tellement addictif tant il est rempli d'actions.

Peut-être une suite dans la peau d’une autre personnage pour plus de détails, à surveiller…

Chronique de babynoux
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Jardin d'hiver de Olivier Paquet

Année d'édition : 2016
Edition : L'Atalante
Nombre de pages : 416 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Dans le contexte du réchauffement climatique, un conflit est né en Europe entre des ingénieurs réunis sous la bannière du Consortium et des groupes écoterroristes de la Coop. Cette guerre dure depuis près de 20 ans, suite à un incident appelé " le crime du siècle ". Chaque camp a développé ses propres armes : des animaux-robots pour les ingénieurs, des plantes mécanisées pour les écologistes. L'histoire tourne autour d'une bande de contrebandiers cosaques qui récupèrent des pièces détachées après les batailles et dont la philosophie se résume à cette maxime : " Nous sommes des contrebandiers, des gens qui refusent d'appartenir à un camp au nom de notre choix d'emmerder le monde. " Un soir, ils tombent sur un inconnu amnésique au comportement étrange. Cette découverte leur fera traverser l'Europe à la recherche du passé et des germes du futur.



Jardin d’hiver, titre à la fois expressif et trompeur, contraste ou antagoniste, les mots jardin et hiver ne vont généralement pas de pair, et pourtant ce titre est très bien choisi, et il se comprend bien une fois le roman lu. Pourquoi je vous parle du titre ? Parce que c’est ce qui m’a interpellé, je trouvais l’expression belle, intrigante et j’avais bien envie de découvrir ce que cachait ce titre qui me parlait tant. Dans l’ensemble, je ne suis pas déçue du voyage et une nouvelle fois, je suis surprise par un roman de science – fiction qui est de loin le genre que normalement j’affectionne le moins. Parlons en !

Dans une Europe futuriste, deux sociétés s’opposent. Le Consortium d’un côté, régnant sur Mégapôle (ancien Paris), des pro technologistes vivant au crochet d’une intelligence artificielle appelée Sublime, où certaines personnes vivent en quasi symbiose avec un daemon de métal et d’engrenages recouvert de chair et de poils, pur produit des ingénieurs du clan, et se concentrant essentiellement au sein de l’Europe de l’Ouest. Des querelles internes existent entre l’armée et la police, et la population vit insouciante dans le dédale de cette super société technologique où les cyborgs, armes extrêmes ou limite extrémiste de la technologie, circulent dans la rue sans inquiéter. De l’autre, les pro écologistes, occupant globalement l’Europe de l’Est, ils prônent le respect de la nature, et pourtant créent des armes toujours plus destructrices à l’image de celle qu’ils vénèrent, transformant, métamorphosant arbres et fleurs. Il semble être dirigé par un grand manitou répondant au doux nom de Hetman, personnage menaçant dans l’ombre. Ces derniers ont pour allier la Chine menacée par une éruption volcanique et ayant besoin de la technologie du Consortium pour y survivre. Et puis, il y a le Sanctuaire situé en Islande, qui sort de la guerre entre les deux clans précités, ils sont un lieu neutre et pacifique qui est gouverné par une ancienne écologiste, Sylvia, qui quelques années plus tôt aurait du épouser le responsable de l’armée du Consortium et ainsi assurer une paix avortée au sein de l’Europe, mais c’était avant le plus grand crime du siècle.

Et puis au milieu de tout ça, la Tchaïka, vaisseau de contrebandiers mené d’une main de fer par Natalia, se retrouve sur un champ de bataille désastreux afin de récupérer quelques pièces à vendre, où le seul survivant est un jeune homme en tenu de civil, amnésique et au drôle de réactions. Ils nomment ce dernier Innocent, démarre alors pour eux une aventure improbable, à travers l’Europe, en quête de l’identité du jeune homme et au sein du conflit qui scinde le continent en deux.

Olivier Paquet dresse un univers riche, dense et travaillé, c’est très fouillé, très inventif, on sent toute l’imagination débordante et foisonnante de l’auteur à travers ces deux peuples que tout oppose à l’extrême, à tel point qu’ils finissent un peu par se ressembler et se rejoindre, les technologistes « s’écologisent » et les écologistes se « technologisent ». Il y a là un contexte géopolitique des plus intéressants, même si le Consortium a la part belle dans l’histoire, il faut dire que l’auteur nous régale d’inventions technologiques incroyables et les daemons sortent aisément du lot, ces pseudos animaux de compagnie sont un bijou de technologie, de véritables armes dangereuses sous des airs d’animaux tendres et affectueux. Il y a presque quelque chose de chimérique dans toute cette technologie. A travers tout ça, l’auteur pose évidemment des thèmes et ouvrent à la réflexion, d’un côté la technologie s’avère magnifique et indépendante, et nettement moins dangereuse seule que gouvernée par les hommes, d’un autre la nature, amadouée, transformée en arme, surexploitée par l’homme en perd toute son innocence et sa fraîcheur, là encore l’intervention humaine vient tout détruire, on y voit donc l’idée que l’intervention humaine est bien souvent plus néfaste que bénéfique sur l’un comme sur l’autre.

« – Vous pouviez l’empêcher d’atteindre le seuil.
– Tôt ou tard, on se serait confrontés au problème. Une intelligence artificielle forte est conçue afin d’apporter une vision différente du monde, pour explorer d’autres chemins que ceux du raisonnement humain. Nos daemons font le reste. »
Laurée eut une moue dubitative. Elle finit par fermer le robinet. « Désormais, Coop et Consortium se retrouvent à égalité.
– Comment ça ?
– Les écolos fanatiques ont toujours justifié leurs actes au prétexte qu’ils défendaient la Nature, une entité tellement supérieure aux humains qu’ils n’étaient pas dignes de la comprendre et devaient en accepter les colères. Les arbres ne privilégient aucune cible. Vos ingénieurs ont créé un équivalent technologique avec Sublime. Vous devez attendre ses décisions, avec des informaticiens en guise d’oracles.
– C’est dire à quel point on est dans la merde ! »
Laurée éclata de rire. »


Du côté des personnages, Dévoreur est le héro du roman, toutefois s’il a quelque chose de profondément humain, un caractère plutôt bien dépeint et des interrogations propres à tous, il n’en manque pas moins de charisme et de nuances, une attitude immature, un peu trop spontanée, viennent entacher un potentiel énorme, car le personnage est surprenant, recèle bien des secrets et tente de se construire ou du moins se reconstruire à travers cette aventure, une quête d’identité perdue par ce « dévoreur » qu’il est devenu. Il perd aussi en saveur face à un autre personnage, Laurée, un personnage fort, qui s’impose rapidement, et qui pour le coup réserve son lot de surprises et de révélations, là encore on a un personnage perdu, qui cache des choses, qui se cherche et qui cherche une place dans cette vie où le passé lui a été imputé et imposé par l’un des siens. Encore une fois, la thématique de la quête de soi, d’une identité, d’être et d’exister en tant que personne à part entière prédomine. Ensuite, il y a l’équipe de contrebandier, Natalia et toute sa clique de cosaques ; Dimitri, Dunya, Boleslav, Fiodor, absolument géniaux, forts en gueule et en charisme, une vraie famille, des hommes et des femmes libres, sans partie pris et qui emmerdent royalement les uns comme les autres, les lois et la légalité. Il y a aussi Catherine, la marraine de Dévoreur / Innocent, un personnage froid et calculateur, dont on a beaucoup de mal à définir les objectifs, si elle est du bon ou du mauvais côté, un personnage très antagoniste. D’autres personnages secondaires ont aussi leur importance, il faut dire que l’auteur les a particulièrement soignés, les a rendu crédibles avec leur lot de casseroles à traîner et leur attitude plus « héroïque » dans l’aventure.

A partir de là, l’auteur plante un décor d’après réchauffement climatique, à l’aube d’une guerre imminente pour aventurer ses personnages à travers des rebondissements et des révélations qui viennent maintenir notre intérêt tout au long du récit. On vit là une aventure des plus palpitantes et surtout dépaysantes traversant une Europe métamorphosée et gangrenée par des idéologies extrêmes. Un reproche que l’on peut faire, c’est qu’il y a un contraste entre un fond et un univers fouillé et une intrigue légèrement moins soignée. Pourquoi ? Tout simplement, parce que les dénouements des fils d’action ou les moments d’intrigues sont souvent vite balayés par des solutions plutôt faciles et des chutes rapides, il y avait là matière à encore nous en dire davantage et à faire preuve d’autant plus d’imagination. Il nous reste toutefois, une évolution plus qu’attractive de certains personnages et une fin des plus surprenante à laquelle on ne s’attend pas forcément mais qui finit sur une note d’espoir. L’auteur écrit tout ça d’une jolie plume, un style maîtrisé plutôt agréable à lire et détaillé dans le monde dans lequel il nous immerge.

En bref, un univers très fouillé où se heurtent technologistes et écologistes permettant à l’auteur de véhiculer des idées sur les uns et les autres et où l’homme n’a pas le plus beau des rôles, des personnages charismatiques et forts, même si le héros se fait manger la vedette par les autres, il y a là toute une notion d’identité mais aussi d’amitié, d’amour, de pardon, de valeurs humaines prépondérantes, tout ça dans une aventure incroyable à travers une Europe qui n’est plus la notre. Petit bémol pour certaines facilités dans l’intrigue mais le roman est tout même plutôt réussi et on ne peut que souligner l’imagination de l’auteur !

Je remercie Louve du Forum Mort Sure et son partenaire les éditions de l’Atalante pour ce partenariat.

Chronique de Walkyrie
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