mercredi 4 janvier 2017

Piégés de Christy Saubesty

Année d'édition : 2016
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 384 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Londres, 1853.
Aaron Wendell, riche héritier à la réputation sulfureuse, n’imaginait pas que sa vie serait bouleversée par une banale partie de campagne.
Pas plus que la jeune Abigail Fischer, qui pensait avoir connu suffisamment de drames pour toute une vie.
Dans leur dos, les jalousies s’exacerbent et dans l’ombre, l’ennemi les guette…








Une romance historique qui respecte bien les codes du genre, l’auteur a parfaitement su s’imprégner de l’atmosphère victorienne du XIXème et romantique typique de ce genre de roman, toutefois on regrette une certaine facilité dans l’intrigue et plus encore, un côté lassant et redondant dans le dernier tiers du roman.

Abigail Fisher est la fille d’un médecin renommé qui s’occupe des plus riches et aristocrates du grand monde. Cependant, depuis un accident survenu une dizaine d’année plus tôt, elle a perdu sa mère et est devenue aveugle. Une infirmité qui lui ferme, a priori, les portes d’un mariage et lui prive de l’amour d’un homme. Mais lors d’une mondanité à la campagne, Abby manque de se noyer dans un lac. Lord Wendell est intervenu suffisamment tôt pour lui éviter la noyade mais certainement pas les rumeurs qui pourrait coûter l’honneur d’Abbygail. Dans le respect des lois des gentlemen, Aaron décide de se marier avec la jeune aveugle, c’était évidemment sans compter sur une ancienne amante bien décidée à reprendre ce que la jouvencelle lui a pris.

Dans l’ensemble, le roman se lit bien. Christy Saubesty a une écriture très fluide, très douce qui colle comme il se doit avec son histoire et le genre du roman. On est vite embarqué dans un univers victorien aux codes bien régis, dans l’ambiance des libertins et des courtisanes qui trouvent dans l’ombre, le plaisir de la chair partagée, mais aussi dans celle de la bienséance, des jeunes filles innocentes posées et élégantes, charmantes et parfaitement adaptées aux convenances. Un univers très romantiques, très doux, très tendre qui se confronte à la luxure et à la débauche. Les deux personnages, héros de cette romance historique, représente chacun un de ses univers à part entière de l’époque.

Abbygail est une jeune fille innocente qui n’a jamais approché un homme si ce n’est pour le soigner et uniquement sous la présence chaperonne de son père. Elle ne croit plus en l’amour, même si elle en rêve secrètement comme toutes les jeunes filles de son âge. Abby est une fille forte, têtue et qui accepte les découvertes de l’intimité d’un couple avec beaucoup de curiosité mais aussi de plaisir. Elle se retrouve mariée suite à un quiproquos, alors qu’elle ne souhaite imposer sa tare à personne, et pis encore ne souhaite pas que son propre mari la déteste parce qu’ils ne partageraient rien d’autre que les convenances. En cela, le personnage est bien dépeint et c’est plutôt original d’avoir dressé le portrait d’une aveugle, l’idée d’ajouter ce handicap renforce bien évidemment l’intensité à la romance mais plus particulièrement à la sensualité qui se dégage du roman. Elle a également du caractère et n’hésite pas à affronter Aaron, partage ses désaccords mais reste naïve, ce qui lui jouera bien des tours.

Aaron traîne une réputation épouvantable, considéré comme l’un des plus grands débauchés et libertins de la noblesse. Il cumule les conquêtes, ayant un attrait particulier pour les femmes expérimentées et dévergondées. Aussi quand il se retrouve marié à une vierge innocente qui n’a pas eu l’éducation donnée aux jeunes filles de l’époque avant le mariage,  cela le rend nerveux et le fait énormément douter de sa capacité à la respecter dans l’intimité et à la rendre heureuse. C’en est même parfois excessif et c’est là que le dernier tiers du roman vient faire retomber la pression agréable et très sensuelle qui s’était établit entre les deux personnages. A force de se poser des questions, de fuir sa femme, de douter pendant une longue période, le récit perd de sa saveur, devient redondant voire même rébarbatif.

Heureusement, ce n’est qu’une faible partie du récit mais qui a toutefois gâché un peu mon plaisir. Par ailleurs, pour en revenir au positif, les personnages secondaires sont prometteurs, Crawford, Ellworth, Gillian et Lady Selina intriguent énormément tant sur leur passé que sur leur avenir potentiel. Enfin, il y a cette couverture très attractive, ce blanc gage de pureté évidente, ce que l’on retrouve dans le personnage d’Abby et ses touches rouges qui inspirent la passion que l’on retrouve dans le personnage d’Aaron, c’est plutôt très réussi !

En bref, un roman qui avait très bien commencé, qui me faisait battre vivement le cœur quand les deux personnages s’apprivoisaient mais qui s’essouffle malheureusement par trop de questionnement des héros et une facilité dans la finalité du récit. Toutefois, s’il y a une suite, je la lirai certainement, car les personnages de Crawford et de Gillian m’ont bien tapés dans l’œil et j’aimerai vraiment beaucoup connaître leur avenir et leur histoire.

Je remercie Louve du forum Mort Sure et son partenaire les éditions Pygmalion pour ce tendre partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

Les étoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige de Sophie Jomain

Année d'édition: 2016
Editions : Pygmalion
Nombre de pages : 496
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu'on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'esprit a choisi : c'est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu'il n'est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours...



Ce roman, je l'ai finis ya quelques jours. Le 24 précisément et j'aurais du donner mon ressenti de suite. Mais voilà on ne fait pas toujours ce que l'on veut et il m'aura fallu attendre ce soir pour le rédiger et vous le donner. L'avis n'est donc plus à chaud, et s'il l'avait été, il n'aurait été que positif. En y réfléchissant de plus près, oui j'ai passé un très bon moment avec ce premier tome de Noss Head. Vraiment. Ya énormément de qualité, mais quelques petits détails m'ont un peu fait chipoter .

Je connais Sophie Jomain pour felicity Atcock, série qui me plaît beaucoup et à force de la rencontrer dans divers salons, j'avais envie de découvrir le roman qui l'a rendu aussi populaire auprès des lecteurs. Quand la nuit devient jour est un sujet qui me touche de trop près pour tenter de le lire, aussi j'ai préféré la lire avec les étoiles de Noss Head. Moi qui suis peu friande de roman dit "Young Adult" j'étais impatiente de voir le contenu de ce livre illustré à tomber. Vraiment. Le bouquin en lui-même est magnifique. Les illustrations sont superbes et fidèles au trait des personnages, ya vraiment un boulot incroyable au niveau de l'objet-livre. Rien que ça ça mérite de figurer dans la bibliothèque ! Ensuite, je dois bien avouer que malgré quelques petits détails sur lesquels je reviendrais par la suite, l'histoire d'Hannah m'aura bien plu. J'ai retrouvé un peu mon côté midinette (encore que, c'était à peine visible à l'oeil nu).

Sophie Jomain propose un roman jeunesse fort bien écrit. Et elle prouve ce que j'ai déjà repéré à plusieurs reprises : non un roman ne doit pas être écrit avec les pieds parce qu'il est destiné à un jeune public. La preuve ! Les étoiles de Noss Head propose un très chouette style. Le vocabulaire y est riche, les phrases sont bien tournées. C'est déjà un très bon point. On suit donc l'histoire de Hannah, une adolescente de dix-huit ans qui se retrouve en Ecosse avec ses parents pour les vacances afin de rester auprès de sa grand-mère aveugle. L'utilisation de la première personne est judicieuse et c'est d'ailleurs le choix que font beaucoup d'auteurs de YA pour que le lecteur se mette vraiment à la place de l'héroïne. Là pour le coup c'est très réussi, surtout qu'enfin on a une héroïne dans l'ensemble crédible et qui ne nous pique pas des crises toutes les secondes, doublée du charisme d'une mouche...

Hannah a la tête sur les épaules. Même si comme 90% des adolescentes elle aime regarder les beaux garçons et rêver d'amour, j'ai trouvé qu'elle était assez mature. Un peu naïve également (passer des jours entiers avec un gars sortie de presque nul part, je passe mon tour pour ma part, je ne suis pas assez aventurière pour agir comme elle !), elle semble vraiment attachée à ses proches. Elle nous évite la crise d'adolescence et profite de la vie et de simplement mettre le nez dehors avec des amis. C'est un personnage pas très compliquée à apprécier et qui au moins ne se jette pas dans les bras du premier venu. ( Davis, Leith, Philip.) Hannah attend de ressentir beaucoup de choses avant de se jeter dans les bras d'un garçon qui lui plaît et j'ai aimé cela chez elle. Elle ne veut pas d'une simple relation, elle veut LA relation inoubliable, celle qui la rendra heureuse, parfois malheureuse, parfois hésitante, parfois idiote... Bref Hannah est une adolescente comme les autres et qui n'a pas confiance en elle. Forcément la rencontre avec Leith sera atypique. Et j'ai aimé que l'auteur fasse durer le plaisir des rencontres entre eux. Ils ne se tombent pas dans les bras en dix pages, mais prennent le temps de se connaître, même si Leith lui donne vite des surnoms amoureux.

Si la romance a pas mal de similitude avec twilight (série dont je n'ai lu que le premier tome et pas vu tous les films, trop chiant pour moi), j'ai apprécié que la mythologie du loup-garou soit assez complexe et que l'auteur la mette en avant. Il existe donc différentes races de loups-garous et il me tarde d'en rencontrer d'autres dans les prochains volets. La romance est du coup expliqué par une caractéristique de loup-garou et c'est assez habile pour justement éviter que tout ne soit trop précipité. Hannah ne vit pas que pour Leith dans toute la première moitié du roman. Elle vit pour elle, pour ses proches et même lorsqu'elle devient sa petite amie, ils ne sont pas collés tout le temps ensemble.

Les seuls bémols me concernant sont minimes. Par exemple pourquoi le corps d'un loup-garou est-il laissé mort aux yeux de tous quand on sait que c'est dangereux pour leur groupe que les Humains fassent des examens dessus (ou pour le coup une autopsie)? A moins que les trois silhouettes inhumaines n'emmènent le corps, mais voilà on a peu d'indications et moi j'aime avoir des infos (pas forcément nécessaires et utiles je le conçois!). L'autre bémol c'est la relation Philip/Hannah ou Davis/Hannah. Faut tout de même être hyper naïve pour ne pas voir que les deux garçons lui tournent autour et sans y mettre les formes. Bon, concernant Philip, d'accord c'est la faute à Gwen, mais pour Davis, perso, j'ai pas compris. Hannah est bien trop gentille !

Je vais cesser là de vous parler des étoiles de Noss Head parce que sinon personne ne lira cet avis vu sa taille. Si je dois en retenir quelque chose, c'est que je l'ai dévoré et j'ai passé un très bon moment. Il me tarde de lire la suite maintenant qui m'attend bien sagement dans ma bibliothèque. Un livre illustré à se procurer de toute urgence parce que vraiment, il est très beau ! (je viens d'ailleurs de l'offrir à ma soeur pour son Noël et j'espère qu'elle aimera autant que moi !)

Les plus :
- La plume de l'auteur.
- La magie de l'écosse
- La mythologie des loups-garous
- l'héroïne qui est un personnage adorable et très plaisant.

Les moins :

- Le coté naïf de Hannah 

Chronique de Louve

Le père Noël assassiné ! de Kenneth Bögh Andersen

Année d'édition : 2016
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 381
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Plus de sapins, plus de rennes, plus de lutins et surtout plus de cadeaux ! Le 1er décembre, le Père Noël a été assassiné par un monstre sanguinaire, et ses petits assistants massacrés par une horde de créatures maléfiques. Depuis, la magie de Noël a laissé place à l'effroi. Mais comment sauver Noël, quand la seule personne assez puissante pour combattre cette malédiction n'était autre que le Père Noël lui-même ? Katrine, Frederik et Jesper ont vingt-quatre jours pour empêcher l'humanité de s'enfoncer à jamais dans les ténèbres...





 https://www.pocketjeunesse.fr/livres/collection-13-ans-et-plus/le_pere_noel_assassine_-9782266254007/
 Lien vers le Père Noël Assassiné sur le site de l'éditeur.


Noël, c'est dans une semaine, tout pile. Aussi ce roman se prêtait à la lecture. On est là dans un roman jeunesse, mais plutôt sombre malgré tout. La lecture a été divertissante et même si l'auteur prend des chemins prévisibles et faciles, pour un roman jeunesse il se démarque bien. Dans la lignée d'un bon chair de poule (quoiqu'un peu plus sanglant ici pour le coup), j'ai trouvé ça très fun et original. Utiliser la mythologie du père noël et d'un tout autre personnage qui va de paire avec lui pour créer une histoire sombre où le bonhomme rouge préféré des enfants est mort, c'était amusant.

On débute le roman très fort avec l'assassinat du père noël. Ce dernier est empoisonné et commence à avoir des visions effrayantes concernant son atelier. Et puis voilà qu'un ennemi de longues dates surgit et le tue sous les yeux horrifiés d'un lutin qui parvient à s'enfuir tandis que tous les siens sont tués, torturés et séquestrés. Le voilà qui va quérir de l'aide auprès de faux jumeaux et de leur ami. Le compte à rebours commence, dans 24 jours si le père noël n'est pas sauvé, c'est la fin du monde, ou presque.

Pas de grosses surprises ni de grosses tensions, mais un roman à la hauteur de son titre. Très vite, j'ai compris comment nos héros allaient se sortir de cette situation et pour le coup, je n'ai pas été spécialement déçue parce que j'ai lu ce roman vraiment avec mon âme de gosse. Certains raccourcis sont faciles, quelques passages sont un peu lents, trop lents, mais tant qu'on s'éclate, où est le problème.

Si ça reste assez bon enfant dans sa globalité, ya quelques passages que j'ai franchement trouvé délicieux. Lorsque les enfants deviennent dangereux et ou voient des choses horribles que les adultes ne sont pas capables de capter, pureté oblige.
Citation :
   " L'enfant sursaute en voyant les deux créatures immondes aux dents aussi acérées que leurs griffes. Leur peau est verte et visqueuse, leurs bras longs comme ceux d'un orang-outan. Et elles sont bien plus rapides que le petit homme qu'elles pourchassent. Elles le rattrapent d'ailleurs bientôt au milieu de la cuisine.
   A l'ai... Sa voix se brise quand l'une des créatures tire sa tête en arrière pour permettre à l'autre d'enfoncer son couteau ans la gorge dégagée.
   - Qu'est-ce que c'est ? s'exclame la maman en se retournant.
   Bien que toute la scène se déroule sous ses yeux, elle ne voit rien. Ni le lutin, ni les monstres, ni le sang qui gicle sur les placards de la cuisine.
   Gustav, lui, voit tout et cela le remplit d'effroi. C'est bien plus que ne peut en supporter un enfant de neuf mois.
   - Doit-il oublier ? demande l'une des créatures tandis que le lutin gît inerte sur le sol.
   L'autre secoue la tête et retire sa lame de la gorge de sa victime.
   - Ca ne sert à rien. Il est trop jeune pour comprendre." Page 97


Beaucoup de passages sont assez sanglants et le combat entre gnomes et lutins et inégal. Mais puisque l'air de rien, c'est une histoire de noël, il faut bien un peu d'espoir dans ce roman et c'est grâce à trois adolescents que Noël a des chances d'être sauvé.

Pour ma part, sans trouver le roman exceptionnel, je l'ai trouvé agréable à lire, même si nos héros sont parfois de vrai tête à claque, l'auteur met assez vite de côté la romance (qui finalement n'a rien de concret) pour se focaliser sur la mythologie du Père Noël.  Le découpage est aussi sympa puisqu'au lieu de chapitre, on a le droit à chaque journée de Décembre, du premier, moment où le père Noël est tué au 25 Décembre, jour de Noël.

Derrière cette aventure pourtant, se cache une belle critique de notre société actuelle et du manque de magie de Noël désormais. Où est passé le plaisir de partager un chouette repas familiale, d'être simplement content d'être ensemble ? L'auteur avec une certaine habileté, nous montre que finalement, Noël n'est plus du tout ce qu'il était autrefois. Evolution de la société oblige, on est vraiment dans une course à celui qui sera le plus gâté, les enfants étant devenus plus matérialiste que nous à leur âge.

Idéal à lire en ce mois festif malgré ses créatures ignobles et quelques scènes gores, le Père Noël assassiné reste un roman sympathique et qui plaira aux adolescents en quête de sensations fortes. Le roman se lit plutôt vite et bien, le style étant fluide et descriptif.

Les plus :
- L'intrigue
- La mythologie de Noël assez épluché par l'auteur pour proposer un ennemi assez peu connu et pourtant bien présent.

Les moins :
- Un peu facile parfois dans la succession d'événements et leur résolution.
 
Chronique de Louve

La fille du train de Paula Hawkins

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket
Nombre de pages : 378 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…


Lien de La fille du train sur le site de l'éditeur

e remercie les éditions Pocket et Louve du forum Mort-sûre pour ce partenariat.

Ce livre me faisait vraiment très envie depuis sa sortie, je suis vraiment très contente d'avoir pu le découvrir sa sortie en poche, d'autant plus que le film est sorti récemment.

Rachel prend le train tous les matins et tous les soirs pour se rendre à Londres. Sa vie est triste et morne depuis que son mari la quittait pour une autre, elle vit en colocation avec une amie et elle a sombré dans l'alcool. Tous les jour en prenant son train elle observe les maisons sur le trajet, et une en particulier où habite un couple, qu'elle s'imagine parfait. Elle leur a même donné des noms, Jess et Jason. Jusqu'au jour où elle aperçoit Jess dans le jardin avec un autre homme et qu'elle apprenne dans les journaux quelques jours plus tard que cette dernière a disparu. Rachel décide alors de découvrir ce qu'il lui est arrivé.

Depuis que j'ai terminé ce livre je suis assez partagée. D'un côté j'ai adoré, il est très addictif mais ce qui m'a un peu gâché ma lecture c'est que j'avais deviné la fin bien trop tôt (c'est la même chose qu'avec les derniers thrillers que j'ai lu...).
Grâce à la narration de l'auteur, nous suivons trois points de vue différents au fil des chapitres. Rachel, la principale narratrice, celle que l'on suit le plus, Megan (la Jess de Rachel) que l'on suit au fil des mois avant sa disparition et Anna la nouvelle femme de l'ex mari de Rachel (vous suivez toujours??!!). J'ai adoré cette narration, on a plusieurs points de vue différents, plusieurs pans de la vie de ces femmes toutes les trois très différentes et en même temps leurs chemins se croisent.
Rachel est un personnage complètement paumé. Depuis que son mari l'a quitté pour Anna, elle est détruite, errante. Elle avait déjà commencé à boire avant la fin de son mariage et depuis son divorce cela n'a fait qu'empirer. Quand elle observe le couple de Megan tous les jours et qu'elle imagine parfait, on comprend bien qu'elle fait un transfert, que c'est la vie parfaite qu'elle aimerait avoir. Enfin la vie qu'elle imagine parfaite car qui sait ce qui se passe réellement dans une vie de couple? En essayant de découvrir ce qui est arrivé à Megan, Rachel essaye tout simplement de donner un but à sa vie, de meubler une vie devenu terriblement vide.

J'ai adoré le style de l'auteur. Bien que très narratif, il est très fluide et n'est pas ennuyeux. Moi qui aime qu'il y est beaucoup de dialogues, là, qu'il n'y en ai pas beaucoup de m'a pas dérangée et j'en est été la première surprise. L'auteure arrive à donner du rythme à son roman autrement. On est dans les pensées de chacune de ses femmes et c'est captivant. Elle nous offre beaucoup de rebondissement, on doute sans arrêt, on ne sait plus à qui faire confiance ou non. Il y a un côté très addictif également. On a toujours envie d'en apprendre plus.
Donc, si je n'avais pas deviné la fin trop tôt à mon goût ce roman aurait pu être un bon petit coup de coeur. Et même si j'ai été déçue de ne pas avoir de surprises à la fin, je conseille tout de même ce roman qui en ravira plus d'un et qui m'a fait passé un excellent moment de lecture!

Chronique de Ninis

Glacé comme la mort de James Hayman

Année d'édition : 2016
Edition : L'archipel
Nombre de pages : 490 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Macabre découverte à Portland : le corps d’une jeune avocate est retrouvé dans le coffre d’une voiture, nu et complètement gelé. Dans sa bouche a été glissé un morceau de papier sur lequel est inscrite une citation de la Bible. Pour l’inspecteur McCabe, pas de doute, il s’agit d’un tueur en série. Une femme, témoin du meurtre, reste introuvable depuis qu’elle s’est présentée à la police. Est-elle la prochaine victime ?









Glacé comme la mort est un roman qui m’avait d’abord attiré pour sa couverture, n’est-elle pas magnifique ? Et pour son titre qui donnait froid dans le dos.

Cependant j’avais lu quelques avis assez négatifs, je commençais donc ma lecture avec une certaine réticence, mais l’idée d’un thriller glacé en plein hiver me plaisait bien. J’avoue avoir fait le bon choix, ce roman est vraiment bien, pas un coup de cœur non plus à cause de certaines petites choses, mais c’est une bonne histoire.

J’ai découvert Mike, un inspecteur à la mémoire photographique qui a une vie personnelle assez houleuse. On le rencontre lors de la découverte d’un cadavre gelé dans le coffre d’une voiture. Tout semble présager un meurtre puisque le corps est nu et qu’un mot énigmatique a été glissé dans sa bouche. Cependant il ne faudra pas compter sur l’autopsie puisqu’il faudra une semaine au corps pour dégeler. L’inspecteur McCabe ne devra donc compter que sur son instinct et les témoignages des amis de la victime pour avancer dans cette histoire, enfin… Amis est un bien grand mot. En effet, il s’agit du meurtre d’une jeune avocate, Elisabeth Goff, qui était très ambitieuse et n’avait finalement que peu d’amis et aucune famille.

Alors je vous promets que l’enquête va être pleine de rebondissement, que vous frissonnerez dans le vent du Maine plus d’une fois lors de cette quête. Vous allez douter de votre choix pour le tueur, vous demandez si on ne vous mène pas en bateau et pourtant les pistes ont l’air si solide. Mais lorsque vient la phrase finale celle qui découvre tout, vous avez ce sentiment de trahison, ce suspect que vous aviez oublié et qui reprend tout l’espace. Oui l’auteur réussit à nous faire prendre des chemins biscornus en alternant les passages suivant McCabe dans son enquête, Goff dans son passé et la pauvre Abby, un peu folle et le témoin de choses affreuses. Alors même si ce dernier avait titillé votre curiosité vous aurez surement été berné par Hayman !

J’avais souvent lu que sa plume était fade, au demeurant, je ne le trouve pas. Je n’ai peut-être pas été happé dans l’histoire dès les premières lignes mais une fois que l’action s’installe j’avais bien du mal à lâcher mon roman ! Ce n’est pas la plus belle plume que j’ai lu, mais elle n’est pas mauvaise pour autant.


En bref, Hayman nous déroule une intrigue déroutante et pleine d’embûches qu’on finit par apprécier malgré un côté un peu glauque. Le tout porté par des personnages originaux et intrigants. J’ai été déçue par quelques facilités mais dans l’ensemble c’est un bon thriller qui vous fera frissonner dans ses températures négatives et avec toute cette neige : Un roman parfait pour cet hiver ! Je conseille cette lecture sans problème, je pense même que je ne tarderai pas à découvrir l’autre thriller de cet auteur ! Une belle découverte en somme.

Je remercie les éditions L'Archipel ainsi que Louve du forum Mort Sûre pour ce partenariat !

Chronique de Ferilou

Alice au Pays des Morts-Vivants, tome 2 : De l'autre côté du mouroir de Mainak Dhar

Année d'édition : 2016
Edition : Fleuve
Nombre de pages : 208 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Plus de deux ans se sont écoulés depuis qu'Alice a chuté à la suite de Grandes Oreilles. Deux ans de combats acharnés pour aboutir à une paix relative entre les Gardes Rouges et l'armée d'Alice. Depuis, elle est devenue la Reine Blanche, mi-humaine, mi-zombie, régnant sur deux royaumes : le Pays des Morts, occupé par les Mordeurs, et le Pays des Merveilles, la nouvelle communauté qu'elle a fondée. Mais de nouvelles attaques de morts-vivants affaiblissent la position d'Alice. Alors que les dissensions politiques et la peur déchirent le Pays des Merveilles, le Comité Central crée la riposte idéale pour éradiquer ce foyer de résistance : sa propre Reine Rouge. L'heure de l'affrontement a sonné entre les deux souveraines zombies.



Le premier tome avait été une bonne lecture. Quelques petits regrets par-ci par là, mais dans l'ensemble j'étais suffisamment convaincue pour me jeter sur le second opus. Et j'ai bien fait puisque ce second tome est bien meilleur que le premier ! Maintenant que je sais qu'il y a sept tomes, il me tarde vivement de lire la suite ! C'est fun, bourré d'actions, on ne s'ennuie pas et l'auteur parvient un minimum à renouveler le genre "morts-vivants" avec les mordeurs qui sont capables d'être presque de doux agneaux si leur reine le leur demande.

Très franchement, j'espère vraiment que Fleuve edition publiera l'intégralité de la saga, parce que je sens que plus on va avancer dans les tomes, plus les personnages vont morfler et plus on va se régaler. Très clairement, c'est une saga à fort potentiel et qui nous permet d'avoir une nouvelle vision du mort-vivant. Bien loin d'un cadavre en putréfaction qui ne fait que se nourrir de cerveaux, Alice aux pays des Morts-Vivants avance la possibilité d'une union entre mort et vivant et d'une possible paix. Pour autant, le roman n'est pas de tout repos et à aucun moment on ne peut dire qu'on s'ennuie. En tout cas personnellement j'ai été captivée par l'histoire de cette jeune fille mi humaine mi mort vivante.

Alice c'est une adolescente de quinze ans qui a vu sa famille mourir sous ses yeux par les Garde rouges du Comité Central. Alice est aussi devenue la reine des mordeurs malgré elle. Et voilà que les morts-vivants lui obéissent au doigt et à l'oeil. Des morts-vivants qui sont prêts à rester en retrait, sous terre, dans un hangar, peu importe où elle leur dira d'aller. Des monstres ni morts, ni vivants prêts à mourir si elle le leur demande. Ils lui sont totalement dévoués et c'est vraiment incroyable de voir qu'ils sont plus fidèles à Alice pour une cause qui finalement ne les concerne plus puisqu'ils sont morts que des Humains encore vivants et ayant des choses à protéger. Ya une très forte solidarité dans ce roman entre vivants et morts quand on y regarde de plus près et parfois, j'ai eu cette sensation que les plus humains n'étaient pas forcément les humains. Ils sont cupides, matérialistes et ils changent vite d'avis quand le besoin d'en fait ressentir pour se protéger. Ah l'Homme... il ne semble jamais comprendre ses erreurs et les renouvelle sans cesse... L'idiot !
Citation :
" Dans le pays des Morts où elle avait grandi, on lui avait enseigné dès son plus jeune âge qu'il n'y avait rien de pire que de devenir un mort-vivant. C'était la devise martelée pendant les entraînements. Mais les années passées lui avaient enseigné qu'il y avait bien quelque chose de pire : perdre sa liberté." Page 190


Ce second opus est finalement très court mais très intense. On se retrouve un an après les événements du tome 1 et Alice subit sa nouvelle condition de mort-vivante. Surtout que malgré tout elle a encore des émotions enfouis au plus profond d'elle et ce sont ses rares émotions qui vont lui donner de l'énergie pour affronter la Reine Rouge, une autre jeune fille qui possède la même condition qu'elle. C'est un beau duel que nous offre l'auteur et j'ai adoré voir ces deux filles s'entre-tuer pour le pouvoir ou la vengeance, ou tout simplement pour rester en vie. Li est une acharnée, prête à tout pour venger la mort de ses proches et elle tient Alice pour personnellement responsable du drame. A plusieurs reprises elles s'affrontent, avec une violence inouïe et profitant de leur condition de presque immortelle, je peux vous dire que le sang gicle !

D'un côté nous avons Alice, une adolescente dirigeant une armée de Mordeurs et tentant de protéger le Pays des Merveilles où cohabitent Humains et Mordeurs. Tous ne souhaitent que la liberté et même si les temps sont difficile, les problèmes sont rares. Et puis d'un autre côté, le Comité Central, qui fera tout ce qu'il peut pour faire chuter Alice de son piédestal de Reine et reconquérir le Pays des Merveilles pour reprendre possession de terrains propices à la cultivation. Un groupe humain, armé jusqu'au dent et capable des pires bassesses pour obtenir gain de cause. Leur méthode sont discutable et Alice leur tiendra tête tout au long de ce second opus, comme elle a déjà pu le faire dans le précédent. Palpitant et intense, vraiment je me suis régalée du combat de la jeune fille qui se bat pour ses idéaux et sa liberté jusqu'au bout.

Citation :
" Le Pays des Morts grouillait de prédateurs, qu'ils soient Mordeurs ou humains, et maintenant Satish et Alice allaient devoir les affronter seuls s'ils voulaient parvenir à résoudre le mystère des attaques de Mordeurs." Page 56


Voilà Alice qui doit assurer la sécurité d'une population qui au fur et à mesure penchera en sa défaveur et fera tout pour la rejeter. La guerre sera violente, sans pitié et bon nombres de victimes seront à déplorer. Heureusement, Alice pourra compter sur ses alliés du début pour affronter ensemble l'ennemi qui n'est pas forcément celui qu'on pense.

Voilà un second opus réussi, qui tente d'apporter un souffle nouveau dans le monde des zombies. L'utilisation du conte d'Alice prend son sens plus on avance dans la série et il me tarde vraiment de lire la suite ! Je ne regrette absolument pas la découverte de cette saga qui promet encore de très belles heures de lectures !

Les plus :
- L'utilisation d'un conte
- L'héroïne, moitié vivante, moitié morte.
- L'action présente de bout en bout

Les moins :
- Le récit est court et on en redemande encore !


Chronique de Louve
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Jeunesse éternelle de Nathalie Le Gendre

Année d'édition : 2016
Edition : Bayard
Nombre de pages : 237
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Léna, 16 ans, est atteinte d’une forme d’amnésie. Elle passe quelques journées dans un centre spécialisé, le Centre des Aigles Bleus.
Tous les dimanches, Étaine vient lui rendre visite chez Mary. On ignore quelle relation lie Léna à Étaine, mais il y a une grande tendresse entre les deux femmes.
Un jour, Étaine annonce à Léna qu’elles ne se verront plus pendant une longue période. En partant, elle remet à la jeune fille un manuscrit de sa soeur, qui était elle aussi atteinte d’amnésie.
Dès lors, Léna se plonge dans la lecture de la vie de Shanel.

À quarante ans, Shanel, cette femme énergique est en pleine remise en question : son mariage a été un échec, les romans dont elle est l’auteure n’ont pas rencontré le succès...
Un jour, elle décide de participer à un programme scientifique top secret, « Jeunesse Éternelle » dont l’objectif est d’éradiquer la dégénérescence des cellules.
Il s’agit d’une expérience très lucrative qui pourrait aider Shanel à s’en sortir. Mais au fur et à mesure que son corps rajeunit, Shanel se perd…
Est-ce la contrepartie de la jeunesse éternelle ?



On fait connaissance avec Léna, qui est atteinte d'une maladie qui affecte sa mémoire et se trouve dans un centre spécialisé.
Une jeune femme Etaine lui confie le journal de sa sœur Shanel afin de l'aider dans sa maladie.
Le récit est alterné entre Léna et sa vie dans ce centre et l'histoire de Shanel qui va participer à un programme expérimental de jeunesse.

On est captivé par Lena qui est perdue et qui chaque jour se bat pour se rappeler quelque chose; son nom, où elle se trouve, qui vient la voir. Elle traîne avec elle un carnet où elle note tout ce qu'elle peut afin de ne pas perdre pied, et vivre malgré ce lourd handicap, et ses effets secondaires.

Le roman est court, 236 pages, et se lit tout seul. Ça reste assez simple et il n'y a pas de prise de tête. On passe un bon moment et bien qu'on devine aisément une partie de la fin, une surprise nous attend !

Chronique de Distact