samedi 9 mai 2015

Reflex de Maud Mayeras

Année d'édition : 2015
Edition : pocket
Nombre de pages : 365
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafale des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné, onze ans auparavant.
Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croquemitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.
La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.





Un grand grand merci au forum Mort-Sûre ainsi qu'à Pocket Éditions et l'auteur Maud Mayeras, pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir une auteur de talent que je ne connaissais pas du tout.


Ce que j'en ai pensé !

Dès le début, l'auteur nous plonge dans l'histoire, ou devrais-je plutôt dire dans deux histoires. En effet dès le début, le lecteur est plongé dans deux histoires parallèles, l'une au présent et l'autre dans le passé. On comprend donc tout de suite que ces deux mondes vont finir par se rejoindre dans le moment présent.

J'avoue que je me suis lancée dans cette lecture avec un petit à priori : celui qu'il allait y avoir du sang et beaucoup de cadavres ... Sauf que j'avais tout faux, enfin pas tout à fait, car il y a bien de nombreux morts mais l'on assiste quasiment pas aux meurtres. Ce thriller joue plus sur l'aspect psychologique et après en avoir lu plusieurs j'avoue que je peux dire que j'adore ce genre de thriller !!

L'auteur a une plume très agréable, elle sait parfaitement entretenir le mystère, et même si l'histoire par moment me paraissait un peu longue, je n'avais jamais envie de lâcher mon livre. Malgré des passages un peu longs à mon goûts, ou parfois des explications qui me paraissaient inutiles, on se rend compte lorsque l'on arrive vers la fin que tout était calculé, l'auteur nous amène doucement vers sa conclusion. Je me suis donc aperçu que les scènes qui m'avaient d'abord semblé inutiles, prenaient tout leur sens.

Je ne parlerai ici que de Iris (le personnage central), car je n'ai pas envie de spoiler et puis avec le passé et le présent, il y a quand même pas mal de personnages. Iris m'a attendri, elle et son parcours chaotique, une enfance compliquée avec une mère très dure, parfois j'avais envie de pleurer pour elle et son petit garçon disparu, mais je dois dire que la fin m'a beaucoup surprise concernant la voisine et la maman d'Iris mais surtout concernant Iris elle même. Je pense qu'il est absolument impossible quand on commence à lire ce livre, de trouver le dénouement ... car j'avoue qu'il est quand même un peu tordu.

En conclusion

Un très très bon thriller psychologique, pour les fans du genre mais aussi les novices. Une plume que je ne regrette vraiment pas d'avoir découverte. Du suspens, des crimes, des suppositions, du mystère, tout est réuni.


Ma note : 18/20

Chronique de Lovereadandbooks

Malefica tome 1 : La voie du livre de Herve Gagnon

Année d'édition : 2015
Edition : pocket
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : En l’an 1639, la France est aux prises avec les révoltes populaires, la famine et un clergé qui voit le mal partout. On brûle comme sorcières toutes les femmes qui ont le malheur de ne pas correspondre au dogme catholique. Dans le petit village d’Abelès, Anneline Dujardin, sa mère Catherine et sa fille Jeanne, guérisseuses comme toutes leurs ancêtres, coulent des jours paisibles jusqu’à ce que le nouveau curé lance l’Inquisition à leurs trousses. Dans un hameau voisin, l’armurier François Morin voit sa femme et sa fillette sauvagement assassinées par un gabeleur et ses hommes. Il exerce une vengeance terrible et se retrouve hors-la-loi. Unis dans le malheur, dépositaires d’un mystérieux grimoire qui remet en question la légitimité de Louis XIII, Anneline et François tenteront d’échapper à l’inquisiteur, au prévôt de justice, aux mousquetaires du roi et au cardinal de Richelieu. S’enclenche alors une frénétique chasse au trésor, dont l’issue déterminera le sort des deux trônes : celui du royaume de France et celui de saint Pierre.

Dans les années 1630, le petit village d’Abelès abrite depuis toujours une famille un peu particulière: les Dujardin, sages-femmes et guérisseuses de mère en fille. La vieille Catherine transmet ses secrets à sa fille Anneline et à la petite Jeanne, d’une dizaine d’année, et veille sur le Livre. Tout le village connaît leur talent pour soulager l’enfantement, replacer les membres abîmés, guérir les blessures les plus graves, et elles vivent en bonne entente avec le vieux curé qui met de côté ses scrupules devant leur efficacité. La mort de ce vieil allié et l’arrivée d’un nouveau curé bien plus proche des idées de l’Inquisition n’est pas de très bonne augure pour elles. Dans le village voisin, alors que François Morin savoure son bonheur auprès de sa jolie épouse et de sa fille, un gabeleur vient réclamer une somme exorbitante aux habitants déjà bien pauvres. Pris à parti, François conteste la somme. La punition ne se fait pas attendre: tandis qu’il s’évanouit sous les coups de fouet, sa famille est massacrée. Détruit, submergé par la haine, il pourchasse alors le gabeleur de sa vengeance et, en fuite, blessé, à moitié mort, croise Anneline dans la forêt…

Passé le titre de la série un peu racoleur, j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Chasse aux sorcières et inquisition sont des thèmes que je trouve fascinants. Nous sommes bien loin des sorcières aux pouvoirs surnaturels fulgurants que nous vend la littérature de l’imaginaire. Elles sont avant tout des femmes en communion avec la nature, qui savent utiliser les remèdes à leur disposition pour remettre les corps d’aplomb, qui connaissent les recettes d’onguents réparateurs. De magique, c’est à peine si elles montrent ce magnétisme qui leur permet de soulager la douleur par simple application des mains. Mais si elles dérangent, c’est surtout parce qu’elles sont femmes, soudées, et libres: elles se passent de mari, de confession et même d’enfant si elles le souhaitent. Profondément vivantes, lumineuses, bien dans leur peau, ces trois femmes sont très attachantes et si l’histoire se focalise assez vite sur Anneline, j’ai beaucoup aimé la petite Jeanne et sa spontanéité perspicace qui en fait une véritable bouffée de fraicheur.
Elles forment un contraste saisissant avec François, qui se forge une réputation de démon à travers la région, qu’il arpente sous sa cape noire, l’épée à la main, en quête de sang à faire couler. Son drame et la folie dans laquelle il sombre petit à petit le rendent tout à fait pathétique et presque effrayant, à la mesure des ennemis qu’il s’est fait. Car il en faut, de la détermination ou de la folie, pour affronter les hommes les plus puissants du royaume en terme politique ou religion, en plein dix-septième siècle. Intéressant que les vraies sorcières soient aussi rassurantes et que la seule créature vraiment dangereuse soit un homme.
Autour d’eux, on redécouvre un contexte perturbé d’obscurantisme religieux. Les méthodes de torture de l’Inquisition ne sont pas atténuées, loin de là: des plus barbares aux plus raffinées, l’homme ne manque pas d’imagination quand il s’agit de faire souffrir. Si, en bon premier tome, le roman ne fait qu’effleurer les implications politiques du savoir ancestral détenu par la famille Dujardin, il n’hésite pas à lancer à leur poursuite, après les plus virulents inquisiteurs, les légendaires mousquetaires du roi et le cardinal de Richelieu lui-même. Plus le roman avance, plus le contexte historique est précis et soigné, et je serai curieuse de voir ce qu’il en advient dans les tomes suivants.

Chronique de Mélusine

Red Queen, tome 1 de Victoria Aveyard

Année d'édition : 2015
Edition : MSK
Nombre de pages : 444
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Dans le royaume de Norta, la couleur de votre sang décide du cours de votre existence. Sous l’égide de la famille royale, les Argents, doués de pouvoirs hors du commun, règnent sur les Rouges, simples mortels, qui servent d’esclaves ou de chair à canon.
Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle révèle sans le vouloir des pouvoirs extraordinaires et insoupçonnés, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais royal d’Archeon et promise à un prince argent, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un don qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis, pour faire valoir l’indépendance de son peuple.





Ce livre a séduit la majorité des blogueurs et me faisait très envie. C'est donc avec plaisir que je me suis empressée de postuler au partenariat proposé par Louve, et son forum Mort-Sûre, que je remercie !

Mare va bientôt avoir dix-huit ans et va devoir partir à la guerre, rejoindre ses trois frères déjà partis. C'est le destin réservé aux Rouges lorsqu'ils n'ont pas de travail. Des Rouges qui meurent par milliers dans cette guerre.

Dans le monde dans lequel vit Mare, il y a les Argents, des personnes qui ont le sang argenté et des pouvoirs extraordinaires, et les Rouges, des personnes qui ont le sang rouge et servent les Argents ou partent à la guerre. Quand Mare apprend que son meilleur ami va également partir à la guerre, elle va tout faire pour fuir avec lui. Mais le problème est que la liberté coûte cher. Elle va devoir voler encore plus d'argent et d'objets que d'habitude. Jusqu'au jour où elle se fait surprendre par un jeune homme qui, étonnamment, lui offre deux couronnes. Mare se confie alors à lui et lui raconte tous ses problèmes. Dès le lendemain, la vie de Mare va changer...

Grande fan de dystopie, j'ai pris grand plaisir à lire ce premier tome. Dès les premières pages, il y a beaucoup d'action, même si le rythme fini par ralentir lorsque Mare intègre le Palais Royal des Argents. Malgré un manque d'action, l'histoire est intéressante et addictive.

Concernant les personnages, Mare est une jeune fille que j'ai apprécié. Elle va évoluer dans sa nouvelle vie au sein du Palais Royal des Argents avec facilité et sans oublier son objectif : renverser le couple royal. Elle ne fait pas toujours les bons choix, mais ils sont fait pour le bien de ceux qu'elle aime. Mare fait toujours passer sa famille avant elle. Concernant les autres personnages, je ne me suis pas attachée à eux car l'auteur ne s'attarde pas beaucoup sur eux. Entre le Prince Cal et Maven, ma préférence va au Prince Cal et cela depuis le début du livre. Je ne me suis pas du tout attachée à Maven, alors que le Prince Cal m'a tout de suite plu, même si je ne lui ai pas fait entièrement confiance.

Il y a quelques facilités dans le déroulement de l'histoire, mais j'avoue avoir été assez surprise par le dénouement final.

Pour conclure, j'ai passé un très bon moment de lecture avec cet opus. Même si par moment le rythme est un peu lent, l'histoire est intéressante. Un peu de romance, un peu d'action, des complots, des trahisons : un cocktail réussi pour ce premier tome !

Je  remercie Louve, Mort-Sûre ainsi que les éditions du Masque (collection MsK) pour cette jolie découverte dans le cadre d’un partenariat.

Chronique de Titisse

L'assassin royal, deuxième époque, Tome 1 de Robin Hobb

Année d'édition : 2015
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 1037
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Au début de ce troisième tome, quinze ans ont passé... Loin de la cour, et le cœur blessé, Fitz s'est retiré dans une chaumière isolée avec son unique et fidèle ami, le loup Oeil-de-nuit. Mais des visiteurs inattendus viennent le troubler dans cette retraite.
Umbre, son vieux mentor, Astérie, la ménestrelle et accessoirement sa maîtresse, et le fou. Tous trois le supplient de revenir à la citadelle de Castelcerf où règne Kettriken pendant la minorité de son fils. Ce dernier, le prince Devoir, a mystérieusement disparu. En acceptant de partir à sa recherche pour le ramener au château de ses aïeux, Fitz s'engage dans de nouvelles aventures. Car le prince a été envoûté par une secte qui poursuit de sombres visées sur le royaume et menace de déclencher une terrible guerre civile. A nouveau, le bâtard, déguisé sous les habits d'un valet, est donc conduit à servir, jusqu'au péril de sa vie, des princes auxquels l'attachent les liens du sang. Et, pour faire face aux menaces qui surgissent de toutes parts, il doit se démultiplier sans jamais pouvoir trouver le repos auquel ses années de service lui donneraient pourtant droit.

Je remercie le forum Mort Sûre et les éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé Fitz, Oeil-de-nuit et leurs compagnons !
J'oserai même dire que j'ai pris plus de plaisir sur le début et la fin de cette intégrale (pour des raisons différentes) que sur toute la première époque de l'Assassin Royal. Ce que j'ai vraiment apprécié dans cette intégrale ? Fitz est désormais adulte, il a eu le temps de se construire sa vie à lui, au calme, d'en profiter, et même d'élever un jeune garçon qu'il a recueilli, Heur. Et ça, ça change tout lorsqu'il repart à l'aventure. Dans le premier cycle je trouvais profondément injustes toutes les difficultés et tous les malheurs qui tombaient sur le jeune Fitz alors qu'il n'avait pas eu la possibilité d'avoir sa vie, de faire ses choix. Du début à la fin, il essayait désespérément de survivre alors que tous les évènements se liguaient pour le détruire. Dans ce deuxième cycle, la dynamique du personnage change profondément. Il est toujours lié par son sang et ses devoirs, mais il n'en est plus esclave. Il a construit sa vie, a eu droit à des années d'un bonheur certes imparfait, mais simple et tranquille. Et s'il voulait vraiment dire "non", il le pourrait sans que ça menace sa vie. Bien sûr, son destin est toujours difficile, jamais vraiment le sien. Mais la marge de manoeuvre qu'il acquiert, grâce à sa maturité et au respect que lui porte la reine Kettricken, donne à son personnage plus d'ampleur et de responsabilités je trouve.

Dans cette intégrale, on peut distinguer deux parties bien différentes à mes yeux. La première, qui constitue les deux tiers du livre (en fait le roman Fool's errand en anglais), a une intrigue bien plus pauvre que tous les autres tomes que j'ai pu lire jusqu'à présent de l'Assassin Royal. Un seul ennemi, pas de véritable complot politique ou de mystère à éclaircir, une action unique qui consiste à retrouver le prince Devoir et le ramener à Castelcerf, une fin facile. Cette partie serait très décevante si elle n'était pas largement rattrapée par un autre aspect : les liens entre les personnages. Dans l'Assassin Royal, les personnages sont toujours bien travail, avec des caractères intéressants et une histoire riche. Mais durant tout le premier cycle, à cause de sa fuite en avant perpétuelle, Fitz ne prend jamais vraiment le temps de connaître ses compagnons et de travailler ses relations avec eux. Pour la première fois, j'ai trouvé ici que la légèreté de l'intrigue offrait la place au développement de ses liens entre personnages, et les rendait d'autant plus attachants. Le Fou et Fitz se retrouvent après quinze ans sans se voir. Oeil-de-nuit se fait vieux, et on sent toute l'évolution qu'il y a eu dans sa relation avec Fitz en quinze ans. Ce trio a enfin le temps de se côtoyer, de travailler et d'avancer ensemble. Et sans que le danger soit directement pour eux. Il y a plus de douceur alors dans leurs relations.

Dans la deuxième partie, les intrigues politiques et les mystères reviennent sur le devant de la scène. Les liens entre les personnages n'ont plus le temps d'être travaillés, mais peu importe ! L'action s'accélère, les découvertes s'enchainent, soulevant toujours plus de questions. La situation se complexifie de page en page, pour notre plus grand plaisir ! A la fin de cette intégrale, qui n'est que la première sur deux pour la deuxième époque de l'Assassin Royal, on meurt d'envie de savoir la suite. Tous les mystères, toutes les questions que Robin Hobb y a placés me séduisent encore plus que le cycle de la première époque. A la fois car leur horizon s'étend désormais plus loin, mais aussi car à nouveau le danger ne pèse plus directement sur Fitz. Il n'en reste pas moins un élément central dans les intrigues qui se nouent autour de la cour, mais cette (quasi) absence de danger immédiat nous permet de vivre les évènements plus sereinement je trouve. Et du coup, de savourer d'autant mieux les mystères et les complots. Que cachent vraiment les outrîliens, et surtout leur narcheska ? (j'ai ma petite idée sur la question, je verrai bien si elle se révèle exacte...) Sur quoi va aboutir l'arrivée des ambassadeurs de Terrilville, et en quoi cela va-t-il chambouler les Six-Duchés ? Ce que j'adore dans cette deuxième partie de l'intégrale, c'est qu'elle nous promet qu'on va en apprendre plus sur toutes les magies qui régissent le monde de l'Assassin Royal. Et peut-être arrivera-t-on aussi à en savoir plus sur le Fou ?

En conclusion, voici une suite que je trouve totalement à la hauteur du premier cycle, voir meilleure encore ! Si vous vous êtes arrêtés à la fin du premier cycle, lisez-la !

Chronique de Sytra

Merry Gentry, Tome 9 : Frisson de Lumière de Laurell K. Hamilton

Année d'édition : 2015
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 510
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
« Depuis que la nouvelle de ma grossesse s'est répandue, tous les nobles de la Féerie se précipitent à ma cour dans l'espoir que je fasse des miracles pour vaincre leur stérilité. Pourtant, entre la recherche de subsides et l'arrivée imminente des jumeaux, j'ai comme qui dirait d'autres préoccupations. L'une d'elles porte le nom de Taranis : non content d'avoir abusé de moi, le Roi de la Lumière et de l'Illusion revendique haut et fort la paternité de l'un des enfants. Bien que je sois sûre qu'il se trompe, il va falloir que je trouve un moyen de l'empêcher de nuire. Définitivement. »







Je tiens à remercier le forum Mort Sûre et les éditions J'ai Lu pour cette découverte.

Je tiens avant tout à préciser que je n'avais lu aucun autre tome de Merry Gentry avant de me lancer dans celui-ci. Mon avis sur ce tome 9 sera donc d'un point de vue bien différent de quelqu'un qui aurait lu toute la série. Heureusement pour moi, les références aux tomes passés et les explications sur les évènements qui s'y sont déroulés sont nombreuses. Je n'ai donc guère eu de mal à me plonger dans l'univers de cette série.

Comme je l'espérais pour une série de bit-lit, Merry Gentry est une bonne lecture "popcorn" (pour reprendre le nom donné par une amie chroniqueuse). Comme le popcorn, cela se dévore facilement, ça fait passer un bon moment sans prise de tête.
Au début de ce tome 9, Merry accouche, et l'intrigue principale du roman va tourner autour de la protection de ses enfants et de leur intégration au monde de la féérie. Pour de la bit-lit, je m'attendais à beaucoup d'action et de rebondissements. Au final, ce n'est pas le cas dans Merry Gentry (en tout cas dans ce tome-ci). Il ne se passe en fait pas grand-chose durant ce tome 9, les choses avancent calmement. Mais la lecture n'en est pas pour autant ennuyeuse. La grande galerie de personnages, tous aussi intéressants les uns que les autres, y est pour beaucoup. J'ai trouvé l'univers féérique de Merry Gentry très bien construit, et c'est une des grandes richesses de ce roman. On a envie d'en apprendre plus sur tous les peuples, toutes les magies, toutes les règles qui régissent les deux cours de la féérie.

J'ai beaucoup aimé Merry. Elle est entourée d'hommes beaux, grands et forts, mais c'est elle qui reste aux commandes malgré son 1m50. C'est elle la princesse de féérie, et elle a vraiment un caractère de dirigeante. Toutefois, elle ne tombe pas non plus dans la caricature inverse de la femme forte qui n'accepte aucune aide. Elle sait reconnaître les moments où elle doit accepter la protection de ses compagnons, sans pour autant à ce moment-là devenir une petite princesse en détresse. Elle est juste consciente de ses limites.
J'ai aussi aimé détester sa tante, la reine des Unseelies. Puis finalement la trouver un peu plus sympathique qu'au premier abord (surtout en comparaison de son oncle le roi des Seelies, qui est lui véritablement fou).
Dans les compagnons de Merry, je crois que ma préférence va à Mistral (le plus ténébreux du lot dans ce tome 9).

Deux points m'ont un peu déçue :
- les scènes hot. Elles sont plutôt bien écrites, mais je n'ai pas du tout vu leur intérêt par rapport à l'intrigue de ce tome.
- la question centrale de tout ce tome : "qui sont les vrais pères de chaque enfant ?", ne trouve même pas de réponse avant la fin du tome. J'ai trouvé dommage que le tome ne soit pas construit autour d'un véritable arc narratif complet, et que cette porte ne soit pas refermée à la fin.

En conclusion, j'ai tout de même passé un très bon moment avec ce tome 9, malgré mon ignorance du reste de la série. De ce que j'ai pu en apercevoir, l'univers de Merry Gentry mérite qu'on le découvre, ne serait-ce que pour la richesse de son background, très bien construit !

Chronique de Sytra

Felicity Atcock, tome 3 : Les anges sont de mauvais poil de Sophie Jomain

Année d'édition : 2015
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 223
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
"La fièvre du samedi soir a brûlé et mon jardin se retrouve une nouvelle fois envahi par les vampires. J’aurais dû savoir que j’allais au-devant de sacrés ennuis en acceptant de les héberger. Ma stupidité me perdra, me voilà encore plongée dans une histoire que j’aurais préféré éviter. Ce coup-ci, ce sont les changelings qui me tournent autour et ils ne sont pas de très bon poil. En ajoutant deux ou trois fées au décor, un fiancé mégalo et un lycan sexy à mourir, c’est l’explosion assurée. Il n’y a pas à dire, je suis un authentique aimant à problèmes "








Avec les révélations du dernier tome, en particulier la grossesse de l’héroïne (rien que ça hein ^^) dont l’identité du père restait un mystère, j’étais impatiente de lire ce troisième livre!

L'annonce de cette grossesse est très vite révélée. Que ce soit à ses clients ou à son patron... Et ça grâce à un Terrence bien beurré et à sa tante qui l’append de je ne sais qui. Notre pauvre héroïne n’a donc pas besoin d’annoncer la nouvelle elle-même. Cependant la jeune femme va décider d'une chose, la seule qu’elle peut maitriser au final, à savoir connaître l’identité du père qui semble être une information d’une grande importance pour les deux hommes concernés. Surtout que dans le monde des anges et des déchus, il suffit juste de toucher le ventre de la future maman pour découvrir qui est le chanceux papa. Pourtant au grand désespoir de plusieurs personnes Féli va tout simplement refuser cela. Elle se retrouve alors dans une situation hors de contrôle, donc le peu qu’elle peut avoir elle n’hésite pas. Quitte à en froisser certains.

Ce tome est largement centré sur la grossesse. Pas de meurtres ou de disparitions qui nécessitent une enquête... en tout cas pas sur la plus grande majorité du livre. Mais des nouveaux personnages font leur entrée : les métamorphes... Change-forme et Lycan arrivent dans la partie. Et ce sera de ce côté-là que les mouvements vont venir ! Féli va bien évidement se retrouver au milieu d’un conflit sans le vouloir. Mais c’est consciemment qu’elle va y resté, incapable de ne pas se mêler d’une telle histoire!

L’écriture de l’auteur ne varie pas et on reste dans le genre bit-lit facile sans prise de tête. On peut lire sans réfléchir. Les actions s’enchainent tranquillement. D’autant plus que c’est le troisième tome, alors les personnages sont connus et le nouvel arrivant est bien décrit et entre en scène au fur et à mesure. Donc c’est sans problème que l’on se plonge dans cette suite.

Pour ce qui est de l’histoire, comme je l’ai dis plus haut, c’est la grossesse de l’héroïne qui est le point le plus important. Et franchement j’ai bien aimé! C’est original. On sort du schéma classique meurtre/enquête. Une lecture légère est appréciable pour une fois. Il n’y a presque pas de côté romance dans ce tome, mais Terrence et Stan font quand même un peu leur numéro! Chacun à leur façon et tout en marchant sur des œufs car aucun des deux ne sait si oui ou non il est le père de l’enfant...

L’intrigue sur les Lycan est pas mal, mais j’ai moyennement apprécié l’entrée du très (trop ?) beau Phil. Nous voilà avec un trio d’enfer. On retombe pratiquement sur le triangle presque habituel de la bit-lit: vamp/ange/lycan. Mais je dois avouer qu’à la fin de ma lecture je suis revenue sur cet avis et pas qu’un peu ! Je salue l’auteur pour ça !

En bref, quand j’ai commencé ce tome j’avais encore en tête la déception de ma lecture du premier tome, mais en finissant ce livre il n’y en a plus aucune trace ! J’ai encore plus apprécié ce tome que son précédent. C'est une série qui se bonifie de livre en livre ! C’est distrayant à souhait, rafraichissent et surprenant. Un coup de cœur! Pourtant j’en suis avare en ce moment. Mais j’ai enfin eu un livre que j’avais du mal à lâcher ! Youpi c’était pile ce qu’il me fallait ^_^ 

Chronique de Zebuline

Prendre Lily de Marie Neuser

Année d'édition : Mai 2015
Edition : Fleuve édition
Nombre de pages : 520
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Début des années 2000. Dans une petite ville anglaise sans grands faits d’arme à célébrer ni catastrophes à déplorer, deux fillettes viennent de retrouver leur mère assassinée. Elle git dans sa baignoire, les seins méticuleusement découpés et disposés de chaque côté du corps. Entre ses doigts, deux mèches de cheveux : une brune, une blonde.
Lily, couturière et mère exemplaire, n’avait jusqu’alors jamais fait parler d’elle.

À quelques mètres du foyer de Lily Hewitt, celui de Damiano Solivo. Alors que tous les soupçons se portent sur cet immigré italien suintant protégé comme un chiot par sa femme, celui-ci oppose un alibi parfait : il travaillait. Pour preuves de sa bonne foi, il a conservé son titre de transport et se trouve en mesure de prouver qu’il a signé la feuille d’émargement ce matin-là, à l’institut qui l’accueille pour son insertion professionnelle.

Quelle magnifique histoire haletante du début à la fin! Dès les premières pages, Gordon, l'enquêteur sur le cas Hewitt, nous transporte dans son univers sombre, voire glauque, par moment. J'avais l'impression de me retrouver dans une série TV telle que Criminal Minds. Un meurtre sordide est le déclencheur de cette traque à l'homme! Lorsqu'on traque, nous savons pertinemment qu'on ne peut en sortir indemne et toute l'équipe de la criminelle en paiera le prix fort... et pour certains, ce sera leurs âmes qu’ils vendront.

Une simple histoire de meurtre et de démembrement humain sera la cause de bien des soucis pour les enquêteurs dont Gordon fait partie. Au fil de leur recherche, ils découvriront que finalement, le meurtre de Lily n'est que la pointe de l'iceberg de ce tueur en série macabre et fétichiste. Difficile par contre de récolter des preuves. Tout joue contre eux, dont le temps!

Le personnage de Gordon est très attachant et l'on s'y colle rapidement. On développe rapidement une belle complicité avec ce dernier. Tellement, qu'on a l'Impression par moment d'être sa coéquipière et sa confidente. Malgré ses allures d'homme un peu faible se cache un homme sensible et très fort de caractère malgré tout. Mais Gordon est plutôt du type impulsif, ce qui par moment rend les enquêtes plus complexes. Tranquillement, le meurtre de Lily l'obsèdera. Il finira par développer des drôles de comportements et mettra sa vie de côté quelque temps. En plus du personnage principal dont j'ai adoré sa répartie entre autres, j'ai également aimé les autres personnages qui gravitent autour de ce dernier. Évidemment, je n'ai eu aucune pitié pour ce cher tueur qui pense  entourlouper les enquêteurs qui le traquent. Les personnages sont déterminés, forts de caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds et déclarer forfait n'est aucunement envisageable avec eux.

Quelle belle découverte que je dois au Forum Mort-Sure et les Éditions Fleuve Noir. Merci à vous pour cette confiance! L'auteure a une plume dans l'ensemble très bien. Par moment, j'avais l'impression de me trouver dans un roman traduit, mais apparemment, ce n'est pas le cas. Mais honnêtement, les quelques troubles que j'ai eus lors de cette lecture ne viennent aucunement assombrir le soleil qui scintille de mille feux au-dessus de ce bijou littéraire.

Le roman est intrigant, entraînant et très addictif. Je me suis laissée tout simplement séduite par la plume de Neuser. L'intrigue se déroule sur plusieurs années, un peu moins d'une dizaine d'années. Certains d'entre vous pourraient croire qu'il y a des longueurs, mais ce n'est pas le cas. L'histoire est bien menée! Ce que j'ai apprécié le plus, c'est que cette histoire est inspirée d'un fait divers qui a eu lieu sur le territoire anglais et italien. Et c'est cette information qui fait que le roman a une si grande emprise sur son lecteur. C'est notre côté voyeurisme qui prend le dessus... la curiosité de connaître le fin mot de l'histoire. Le fait que l'histoire est réelle sur certaines informations, c'est assurément le point fort de ce roman à mon avis.

Un roman coup de coeur qui saura vous plaire, j'en suis certaine. Nous avons un minimum de détails sur la condition de la victime ce qui rend le roman moins trash à mon avis. Une intrigue bien mené malgré tout. Pas de longueur! Neuser nous garde en haleine tout le long du roman et tranquillement, on développe une haine et une rage envers le criminel. Bref, un roman que je vous recommande sans hésitation. Ce premier tome met les cartes bien en place... J'ai vraiment hâte de lire la suite de Prendre Lily, car la fin est une vraie bombe, malgré le fait qu'elle est prévisible d'une certaine manière.

Extrait :
« Voilà. Ça devait bien arriver un jour. Il fallait que ça arrive, on a beau repousser de toutes ses forces, pendant quinze ans, l'idée que ça nous tomberait forcément dessus au milieu de la torpeur bonhomme d'un petit commissariat de petite ville tranquille, on sait que ça plane, qu'on y aura droit, qu'on n'échappera pas à l'enfer. On fait ce métier en se disant qu'on finira bien par être rattrapé par l'enfer.

On sait qu'un jour, on se retrouvera en train de vomir sur une scène de crime, et qu'en contemplant dans l'herbe ce souvenir de breakfast on comprendra que c'est là le point de bascule.

J'ai basculé un 12 novembre.

Ce sont des voisins qui nous ont appelés. Quand ils ont trouvé les deux petites en train de courir dans la rue en hurlant "Maman a été coupée en morceaux". Ils ont réceptionné les deux gosses et nous ont immédiatement téléphoné. Ils ne sont pas allés voir par eux-mêmes. Normal. Ils nous ont refilé l'enfer comme on refile un bébé. »

Chronique de Froggy