mardi 19 août 2014

la fournaise tome 1 : enfermé de Alexander Gordon Smith

Année d'édition : 2013
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 288
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Condamné à la perpétuité pour un crime qu'il n'a pas commis, Alex, treize ans, pense avoir touché le fond. Pourtant il y a pire que l'injustice... Il y a la Fournaise. Pas une prison, mais un enfer. Un monde terrifiant au plus profond des entrailles de la terre, ou règnent des gardiens inhumains et des molosses mangeurs d'hommes...
Alex n'a pas le choix : il doit trouver le moyen de s'enfuir, quitte à risquer sa vie et celle des autres. Mais à qui se fier, quand même des prisonniers sont des tueurs sans pitié ?









Alex, treize ans, vient d’être condamné à perpétuité pour un crime qu’il n’a pas commis. Il sera enfermé au sein d’une prison terrifiante dont personne ne sort vivant : la Fournaise. Cette prison souterraine accueille les adolescents délinquants. Comme dans toute prison, Alex devra se méfier de certains clans d’adolescents qui n’hésitent pas à maltraiter certains prisonniers, mais Alex sera terrifié par autre chose… Le seul moyen de sortir de cet enfer est de s’évader. Alex y arrivera-t-il ?

Je me suis très vite plongée dans cet opus et dans cet univers sombre et glauque créé par l’auteur. Attention, ce livre est, à mon sens, destiné aux adolescents entre douze et quinze ans. Je ne me suis donc pas cachée sous la couette et je n’ai pas fait de cauchemars, mais j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture avec les descriptions de l’auteur et l’ambiance sombre et angoissante qui est omniprésente lors de la lecture. Le livre se lit rapidement car le rythme est rapide et l’atmosphère oppressante. L’action est au rendez-vous, ainsi que quelques rebondissements. Je suis vite arrivée au dénouement final, frustée de ne pas avoir la suite sous la main.

Concernant les personnages, Alex se trouve perdu lorsqu’il débarque à la Fournaise. Il n’a qu’une envie : se suicider. Réaction compréhensible lorsqu’on sait qu’il est très jeune pour se retrouver dans ce genre de prison, qu’il est innocent et condamné à perpétuité, qu’il n’a droit à aucune visite, qu’il fera des travaux forcés… Heureusement, il pourra compter sur deux amis : Donovan et Zed. Mais bien assez tôt, Alex découvrira que régulièrement des monstres viennent leur rendre visite et que des prisonniers disparaissent… De quoi flipper et vouloir à tout prix s’évader de cette prison, même au prix de sa vie.

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec cet opus. Même s’il est destiné à un jeune lectorat, j’ai beaucoup aimé les idées de l’auteur et l’ambiance oppressante que j’ai ressenti. Un premier tome à découvrir !

Chronique de Titisse

Les chroniques de Nick, Tome 2 : Invincible de Sherrilyn Kenyon

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Juste au moment où il pensait que les choses ne pouvaient pas être pire ...

La vie de Nick Gautier ne cesse d'aller de mieux en mieux. Ouais, il a survécu aux attaques de zombies, pour se réveiller et se retrouver asservi à un monde de métamorphes et de démons voulant réclamer son âme.

Son nouveau directeur pense encore plus que le précédent qu'il est un truand, son entraîneur tente de le recruter pour des choses qu'il ne peut même pas mentionner et la fille qu'il ne voit pas, mais qui existe, a des secrets qui le terrifient.

Mais encore plus que ça, il a été soigné par le plus sombre des pouvoirs et s'il n'apprend pas à ressusciter les morts à la fin de la semaine, il va devenir l'un d'entre eux ...




Après avoir eu l'occasion de lire le premier tome de cette série grâce à un partenariat en Octobre 2013, je dois à nouveau remercier le forum Mort-Sure et les éditions J'ai Lu pour m'avoir offet l'opportunité de lire la suite des Chroniques de Nick. Merci! Ce second tome est encore meilleur et je l'ai dévoré.

Malgré les mois passé depuis ma lecture d'Infinité, il m'a été très facile de retrouver l'univers si particulier de Nick car Sherrilyn Kenyon fait quelques rappels discrets des événements arrivés dans le premier tome. Je ne me suis donc pas noyée face aux noms des nombreux personnages et le lancement de la nouvelle intrigue puisque l'auteur a vraiment pris soin de replacer les choses dans les premiers chapitres en apportant néanmoins de la nouveauté. Parfait! Car même les lecteurs qui enchaineraient tous les tomes ne seraient pas dérangés par ce "rappel des faits". Voila donc un gros point positif à mes yeux!

Ce qui m'a beaucoup plu également, c'est que le coté fantastique de l'histoire est bien présent de la première à la dernière page. La liste serait longue, mais en voila quelques exemples sans spoilers : communications télépathiques avec Ambrose (Nick lui même en version plus agée et démoniaque à souhait), la Mort en personne qui s'invite dans la cuisine d'un restaurant pour donner des cours à notre héros, l'attaque de Démons dans les couloirs de l'école ou encore les rituels destructeurs du nouveau coatch de l'équipe de foot. Trop génial! Et puis Nick commence à prendre le contrôle de ses dons sans pour autant pouvoir se débrouiller seul. Le jeune homme sait ce qu'il veut mais ne peut réussir seul alors il est assez malin pour trouver les bons arguments qui convaincront ses amis de l'aider. C'est cet "esprit d'équipe" qui me plait beaucoup. Les personnages secondaires ne sont pas là que pour faire joli dans le texte. Qu'ils soient humains, démons ou dieu, ils ont tous un rôle à jouer. Du coup on apprend à les connaitre davantage et dans Invincible j'ai eu un coup de cœur pour Caleb et Nekoda. Ces deux Démons aident vraiment notre héros à prendre conscience de ses responsabilités et au final l'aident à grandir. Car Nick n'est encore qu'un ado qui pense aux filles, aux jeux vidéo et à ces plats préférés. L'équilibre est entre normalité et fantastique est donc bien respecté.

Ce tome m'a donc semblé plus "crédible" que le premier qui était déjà très bon. Alors il me tarde de pouvoir lire la suite... mais la patience sera de mise jusqu'au 12 novembre. En attendant je pense que je me pencherai sur la série Dark-Hunters qui semble avoir un peu le même genre de personnages clés. Vite vite vite.  


Chronique de Yezahel

De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchee

Année d'édition : 2014
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 441
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
L'Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en ont décidé, d'un commun accord, les forces du Bien et du Mal. L'Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale, et un démon, Rampa, résidents sur Terre depuis l'époque de la première pomme. Mais voilà, suite à un coup du sort, l'enfant a été échangé à la maternité. Le vrai Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue londonienne. Et ça, ça change tout ! Une course contre la montre commence alors pour l'ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort...






"De bons présages"... J'avoue qu'au départ je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman puisque je n'avais jamais rien lu de Terry Pratchett et de Neil Gaiman. Mais le thème abordé ici est un de ceux que j'apprécie le plus : les anges, les démons, et le grand jeu auquel ils se livrent sur Terre. Rajoutez à cela l’imminence de l'Apocalypse annoncé dans le résumé pour que je craque pour ce partenariat proposé sur Mort-Sure. Alors un grand Merci à Louve et Merci aux éditions "J'ai lu" pour cette belle découverte.

Excusez moi l'expression, mais ce roman est totalement barré! Et c'est que j'ai vraiment trouvé génial. De la première à la dernière page c'est un pur délire autour d'une intrigue bien construite et prenante.  Le texte est loufoque, totalement décalé et particulièrement drôle. Je n'ai jamais autant ri en lisant qu'avec ce livre entre les mains. Bravo aux auteurs qui ont su écrire une histoire qui tient parfaitement la route en mélangeant humour et prophétie religieuse. Le top!

Mes personnages préférés sont bien sur Rampa et Arizaphale. Le démon et l'ange, amis depuis bien avant l'épisode de la pomme dans le jardin d'Eden. Bien sur ils n'avoueront jamais qu'ils s'apprécient mais ils se connaissent pas cœur l'un et l'autre. J'ai vraiment adoré les passages où ils se retrouvent tous les deux à discuter du sort du Monde, du Bien, du Mal, et du Destin fatidique qui les attend. Leurs dialogues sont exceptionnels. Et puis le coté fantastique de créatures surnaturelles m'a aussi beaucoup plu, surtout quand Arizaphale prend possession d'un corps de femme pour retrouver l'Antéchrist ou que Rampa décide de fuir le duc des Enfers en passant à travers les câbles de téléphone. Difficile de vous dire combien ces passages sont drôles, mais c'est vraiment le cas.  J'ai eu l'impression de me retrouver dans une partie de mon jeu de rôle préféré : In nominé satanis / Magna Veritas.

Bon il y a bien une ou deux longueurs ici et là mais vraiment rien de méchant. Il suffit d'attendre quelques lignes pour qu'un nouvel événement improbable vienne vous raccrocher, vous empêchant de refermer le livre avant plusieurs chapitres.

Au final j'ai passé un très bon moment de lecture même si la fin m'a semblé un peu rapide. J'aurai voulu en savoir encore plus!


Chronique de Yezahel

lundi 4 août 2014

Morts dents lames de collectif

Année d'édition : 2012
Edition : La madolière
Nombre de pages : 220
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Morts Dents Lames est une collection de textes sanglants, dérangeants, morbides et violents. Tout ce que la littérature lissée du moment n'offre plus aux lecteurs en mal de sensations fortes.

Rangez vos couteaux et vos lames de rasoir, les auteurs de cette anthologie ont sorti les leurs pour vous découper des tranches de vies aux petits oignons. De l'inquisiteur pervers &aecute; l'anatomiste fou, du cannibale improbable au légiste pointilleux, de la fille innocente à l'adolescent complexé, la victime se cache parfois là où on ne l'attend pas.

19 nouvelles, 19 expériences de ce que la violence fait de mieux.




Je tiens tout d'abord à remercier les Editions La Madolière et le forum Mort Sure pour ce partenariat aussi sanglant que savoureux. La quatrième de couverture m'avait intriguée, même carrément séduite, et c'est une véritable traversée en eaux (très) troubles qui nous est proposée. Et si la couverture de Bastien Lecouffe-Deharme vous tape dans l'oeil autant qu'a moi, je vous invite à faire une visite de son site Ici

Le sous titre du recueil, "Hommage à la Violence", annonce la couleur : Morts Dents lames est une promenade dans 19 univers différents, perversions et éclaboussures sanglantes à foison ! Non que la violence me fasse saliver particulièrement, même si j'ai une attirance particulière pour les romans et les films d'horreurs .Par contre, ce que j'appelle la “boucherie” me plaît moins (Level 26 et Saw, par exemple).

J'ai particulièrement apprécié les biographies originales qui précèdent chaque nouvelle et nous permettent de faire connaissance avec leur auteur.

On ne ressort pas complètement indemne de certains récits, je pense en particulier aux Frangins du 77 et à Petits crayons rouges sur le plan humain, à Anatomie,une histoire de l'horreur, Adelphe Ambroisie ou encore Poupée Larsen que j'ai lu en me répétant “quelle horreur” comme une litanie salvatrice . Toutes les nouvelles, les 19, m'ont plu. Faits divers, drame familial, penchants sadiques ou masochistes : l'horreur est bien humaine, plausible, et n'en est que plus inacceptable et odieuse.
“Parfois, je pleure et Thomas aussi. Elle [maman] se fâche, devient rouge écarlate et nous balance des gifles qui dévissent la tête. Nos crayons rouges dans les mains, nous écrivons nos punitions, sans relâche, les doigts gonflés et douloureux. Parfois jusqu'au sang. Des fois, William reste immobile et refuse d'écrire. Maman l'attrape par le bras et le jette sur la croix de Jésus-Christ. Nous n'y croyons plus, depuis longtemps. Jésus a peur de papa et préfère se taire à jamais.”
(p.51, Les petits crayons rouges de Nolween Eawy)

En conclusion: Ce recueil est une véritable expérience , on passe par toute une palette d'émotions qui va de l'excitation à l'horreur la plus profonde,quand ce n'est pas un peu des deux à la fois. Cela m'a donné envie de découvrir les autres écrits des auteurs.

Deux conseils : âmes sensibles s'abstenir. A déguster par petites doses, pour profiter de chaque nouvelle comme il se doit.

Bonne lecture !

Chronique de Hellza

Je suis ton ombre de Morgane Caussarieu

Année d'édition : 2014
Edition : Mnémos
Nombre de pages : 300
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le Temple, petit village du Sud-Ouest, ses plages, ses blockhaus, son unique bistro, son école où la violence est le seul remède à l’ennui.

Poil de Carotte y vit seul avec son père handicapé. Gamin perturbé auxpenchants sadiques et souffre-douleur de ses camarades de classe, sa vie bascule lorsqu’il se rend dans une ferme calcinée en lisière de forêt.

Des fantômes y rôdent, paraît-il.

Mais en lieu et place de revenants, il découvre un étrange manuscrit rédigé par des jumeaux, il y a trois cents ans. Leur vie sauvage et heureuse à La Nouvelle-Orléans tourne au cauchemar lorsqu’un sulfureux marquis les prend à son service.

Plus Poil de Carotte avance dans sa lecture, plus des événements

étranges surviennent : un chat noir qui parle, une voix qui lui chuchote la nuit à l’oreille, un enfant au teint trop pâle et aux lèvres trop rouges… Et s’il avait réveillé des forces aussi malsaines qu’attirantes ?


Poil-de-carotte est un enfant solitaire. Son seul ami est un garçon plutôt obèse et juif, David, qui lui fait découvrir les jeux vidéo et les dernières actus en matière de jeux vidéos et autres loisirs. Car Poil-de-carotte ne possède rien de valeur si ce n'est sa jument et son père, un homme infirme et hanté par un lourd passé dont Poil de carotte est à l'origine. Lorsque David et Poil-de-carotte trouvent un blockhaus, ils ne peuvent s'empêcher de l'aménager pour en faire leur repère. Mais Poil-de-carotte est mal dans sa peau et lorsqu'il aperçoit son jumeau pourtant décédé et qu'il trouve un journal vieux de trois cents ans, il comprend que quelque chose l'appelle. Poil-de-carotte cèdera-t-il à l'appel du mal ?

Morgane Caussarieu est un auteur qu'il faut suivre si on a le coeur bien accroché ! Dans les veines m'avaient captivée du début à la fin et une fois de plus j'ai ressenti le même besoin fou de lire ce roman sans interruption ou presque. J'ai été littéralement happée par l'écriture de l'auteur. C'est vif, violent, trash et tellement glauque qu'on se sent parfois coupable de voyeurisme en prenant plaisir à découvrir le roman.

L'histoire est une suite indirecte de dans les veines puisqu'on y retrouve Damien rapidement, mais surtout Gabriel, ce vampire qui a l'apparence d'un enfant de neuf ans. D'ailleurs, le roman nous raconte comment nos vampires sont devenus ceux que l'on a côtoyés dans les veines et j'ai adoré en apprendre davantage sur eux et sur leur passé. Espérons que l'auteur décide d'écrire un roman sur d'autres vampires comme elle le fait si bien ! Poil-de-carotte est un garçon de douze ans qui n'a pas vraiment de bonne étoile, et ce, jusqu'à la fin. Il découvre des choses malsaines au travers de ce journal vieux de trois cents ans qui pourrait concurrencer les écrits de Sade ! Les vampires sont malsains et effrayants! L'on n’aimerait guère qu'ils nous embrassent, je vous le garantis ! Le sexe et la violence vont de pair, une fois de plus et l'on découvre des enfants pervertis dès leur plus jeune âge par un marquis qui n'hésite pas à prendre tout ce qu'il veut par plaisir. Certaines scènes seront insoutenables pour des âmes sensibles, aussi soyez prévenus !

Ce roman mélange habilement le présent et le passé et offre deux héros différents physiquement, mais proche de caractère. Poil-de-carotte est vite influencé par Gabriel et il va oser se comporter comme un monstre, dans un but totalement égoïste. L'enfant va découvrir le sexe, le viol, le meurtre et même son penchant bisexuel au travers des épreuves qu'il va traverser en gardant cette naïveté qui le caractérise. Gabriel était lui aussi un enfant naïf plus jeune et avant de devenir un vampire, mais le marquis lui a pris tous ceux qu'il aimait et surtout son innocence.

Les autres personnages n'ont rien d'inoffensif, que ce soit Timmy, la terreur de la cour de récré de Poil-de-carotte ou le marquis dont les hommes malmènent sans cesse les esclaves. Même le chat noir, qui au final reste un vrai mystère se montre moqueur et cherche sans cesse à provoquer notre jeune héros. Le personnage le moins détestable en plus de la jeune Méli qui va se retrouver aux mains de nos enfants fous, c'est le père de Poil-de-carotte, qui souffre aussi bien physiquement que psychologiquement depuis un événement tragique causé par Poil-de-carotte lui-même.

L'auteur nous offre un tableau effroyable et criant de réalisme dans ce monde sombre et malsain où l'innocence disparaît hélas trop vite. Les vampires ne sont donc pas plus mauvais que les humains qui parviennent à rester sans souci à leur niveau. C'est une lecture dont on se souvient longtemps et qui ne vous laissera pas fermer l'oeil de la nuit ! Encore un bijou de l'auteur que je ne me lasserais jamais de redécouvrir !

Chronique de Louve

Le père Denoël est-il une ordure ? de Gordon Zola

Année d'édition : 2013
Edition : Editions Le Léopard Démasqué
Nombre de pages : 234
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
"SOS femmes tondues, j'écoute"...
Rien ne pouvait laisser deviner à Maître Lucien Bonplaisir, avocat de l'édition, défenseur des veuves tondues et des orphelines éplorée, qu'il serait tragiquement plongé dans un des mystères criminels les plus déroutants du XXe siècle !
Le 2 décembre 1945, l'éditeur de Louis-Ferdinand Céline, Robert Denoël, est assassiné à Paris d'une balle dans le dos...
Soixante-dix ans plus tard, bien que toutes les pièces du puzzle soient étalées devant nos yeux, le mystère reste entier !
Après le fameux "J'Ecluse", qui abordait une face cachée de la lune Dreyfus, Gordon Zola, surmontant l'omerta toujours en vigueur sur cette énigme, propose une vision décoiffante de l'époque et de l'affaire !




Un roman décalé écrit par une plume fantasque et délurée et qui garde un ton résolument réaliste ! Une très belle découverte.

Après la fin de la seconde guerre mondiale, le bilan des atrocités nécessitent que des têtes tombent et pas uniquement politiques. Le milieu littéraire est fortement ébranlé par l’épuration, les éditeurs collabo et les textes antisémites sont montrés du doigts par un comité d’auteur qui tente de punir ceux qui le méritent. Robert Denoël est un des éditeurs, mené au succès par un certain Céline, les plus controversé et les plus visé par cette épuration. Il est assassiné un soir d’hiver, seul, d’une balle dans le dos. La piste du rôdeur est privilégié, pourtant Maître Bonplaisir, avocat talentueux et fondateur  de l’association "SOS femme tondue", est impliqué bien malgré lui dans ce crime douteux et ne voit pas d’un bon œil cette hypothèse. Il se lance alors, au péril de sa propre vie, dans la résolution de ce meurtre que tous semblent vouloir étouffer.

Gordon zola est un écrivain de talent, maniant les jeux de mots et les expressions détournées, spontanément bien placés dans son récit. Au premier abord, déroutant, puis peu à peu, passionnant, l’humour cynique et tranchant est le maître mot de ce roman parfois absurde. Les thèmes abordés ne sont pas des plus faciles, la collaboration et l’antisémitisme de la seconde guerre mondiale, sont ici détournés au profit d’une enquête passionnante, peut-être fictive mais qui joue probablement avec une grande part de vérité. Les grands écrivains et les grandes maisons d’éditions de l’époque sont menacés par des écrits qui malgré leur antisémitisme ont eu des succès non négligeables, ces derniers en prennent pour leur grade, taillés finement par la plume incisive de cet auteur un peu barré. Que dire de cette histoire ? Des personnages fabuleux, naturellement excessifs, Maître Bonplaisir bien sous tout rapport se voit heurté à ces besoins les plus primaires face à une courtisane érotisée par ses discours lubriques et aguicheurs, tantôt naïfs, tantôt lucides. Son assistance, la rondelette et charmante Lucette, obligée de répondre aux appels surréalistes de femmes tondues ayant eu des relations intimes ou des histoires d’amour avec l’ennemi allemand. Ces derniers côtoient un meurtrier à la lame facile, passionné du rasoir et des femmes mûres ou encore un policier bâclant son travail sous la pression politique de grands hommes de pouvoir. Quelle est la vérité sur ce M. Denoël ? Cet éditeur peu innocent et aux relations douteuses se serait-il fait tué hasardeusement par un vagabond alléché par quelques francs ? Ou bien ces relations frauduleuses auraient-elle fini par se lasser ? Jusqu’à la dernier page, on attend fébrilement la vérité, le point de vue de Bonplaisir qui n’est absolument pas entaché par des manœuvres soudoyantes voire carrément menaçantes. Un polar haletant et plein d’humour grinçant attend le lecteur qui prendra ce roman entre ces mains. Objet, de plus, magnifique et sublimé par une couverture de Tristan Badoual, qui nous annonce la couleur et l’ambiance à double face de cette œuvre littéraire.

Quand la fiction frôle avec la réalité, cela donne un roman politiquement incorrect mais absolument jubilatoire et si la vérité n’était par ailleurs ?

Je remercie Louve du forum Mort sûre et Les éditions Le Léopard Démasqué pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie
 

Larmes tome 1 de Lauren Kate

Année d'édition : 2014
Edition : bayard
Nombre de pages :
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
« Ne jamais, jamais pleurer.

La mère d'Eureka Boudreaux a toujours enseigné cette règle à sa fille, et ce depuis des années. Mais, désormais, elle est morte et, qu'importe où Eureka se rende, il est présent : Ander, le grand garçon aux cheveux blond pale qui semble savoir des choses dont il devrait ignorer l'existence, qui avertit Eureka qu'elle court un grand danger, et qui parvient de plus en plus à la faire craquer pour la faire pleurer.

Mais Ander ne connaît pas le secret le plus sombre qu'Eureka possède : depuis que sa mère s'est noyée lors d'un accident étrange, Eureka souhaite qu'elle soit morte en même temps qu'elle. Il lui reste tellement peu de choses auxquelles elle tient toujours, comme sa vieille amie Brooks, un mystérieux héritage - un étrange médaillon, une lettre, et une pierre - ainsi qu'un livre ancien dont personne ne parvient à déchiffrer le langage. Le livre recèle un conte enivrant à propos d'une fille qui s'est faite briser le cœur et qui a pleuré tout un continent dans la mer.

Eureka est sur le point de découvrir que cette histoire ancienne est bien plus qu'une légende, qu'Ander lui dit peut-être la vérité... Et que sa vie possède bien plus de noirceur qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer. Lauren Kate nous livre une saga épique à la romance à couper le souffle, aux secrets dévastateurs, et au monde dans lequel tout ce que vous aimez peut être emporté sous l'eau. »




Je n’étais pas tentée par la première série de l’auteur « Damnés », mais le quatrième de couverture de cette nouvelle série m’a tout de suite tapé dans l’œil et je ne me suis pas trompée car c’est une histoire très originale !

Au début du roman, la mère de l’héroïne principale Eureka est assassinée par les « veilleurs », cette attaque visait en réalité Eureka. Eureka est une jeune fille très compliquée, pleine de colère et de tristesse, pourtant elle a un don particulier, à l’âge de 9 ans sa mère lui a défendu de pleurer, ainsi Eureka a le don de pouvoir retenir ses larmes dans n’importe quelles circonstances même à l’enterrement de sa mère.

Elle hérite de sa mère 3 objets mystérieux dont elle voudra connaître le sens à tout prix : un collier, une pierre et un livre écrit dans une langue étrangère.

Eureka est menacée par les « veilleurs » qui tentent de l’assassiner comme sa mère avant elle. Elle rencontre ensuite Ander, un jeune homme mystérieux qui l’intrigue beaucoup et qui la guidera au fil de l’histoire.

Le début de ce roman est un peu long, l’auteur met en place la psychologie des personnages, leur histoire et y mêle une légende ancienne, puis l’intrigue débute. C’est une intrigue très bien tenue que l’auteur Lauren Kate nous propose, pleine de rebondissements, de retournements de situations qui nous poussent à lire toujours plus loin afin de connaître la suite encore et encore. Malgré quelques longueurs car l’auteur use de nombreuses descriptions, le style est appréciable et se laisse lire très facilement lorsque l’intrigue à commencé.

J’ai apprécié les personnages, je n’ai pas trouvé le personnage d’Eureka agaçant, ni même aucun des personnages, ils sont très bien définit, leur manière de voir les choses, leur caractère, tout est bien délimité même si ce sont des personnages très complexes cela prouve qu’ils ont été travaillés et que l’auteur a voulu les rendre proches de la réalité. Eureka a aussi 2 amies Brooks et Cat qui elles aussi sont très bien décrites et développées, elles sont attachantes et jouent un rôle dans l’histoire.

En résumé c’est un très beau livre en tant qu’objet et l’histoire est vraiment originale, la fin de ce premier tome me laisse un peu dans le doute, j’ai hâte de pouvoir lire la suite pour voir si on en apprend d’avantage et je le conseille vraiment ! Un grand merci au Forum Mort Sure et aux Editions Bayard !


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