lundi 4 août 2014

Les enquêtes de l'inspecteur Pendergast Tome 12 : Descente en enfer de Douglas Preston et Lincoln Child

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 608 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Après que sa femme, Hélène, est enlevée sous ses yeux, l'agent spécial Pendergast, du FBI, se lance à la poursuite des ravisseurs, les pourchassant à travers les États-Unis jusqu'à Mexico. Mais là, ils lui échappent et Pendergast, brisé, rentre à New York pour s'enfermer dans son appartement, refusant tout contact avec le reste du monde.
C'est son fidèle ami, D'Agosta, qui vient le sortir de sa retraite. Il a besoin de son aide pour résoudre une série de meurtres étranges commis dans plusieurs hôtels de Manhattan. Le coupable ? Un garçon qui semble doué de capacités psychiques hors du commun, au point d'échapper chaque fois à la police de manière inouïe.
Pendergast découvre bien vite que les meurtres sont en fait un message des ravisseurs d'Hélène. Pourquoi ? La réponse se trouve au plus profond d'une forêt d'Amérique du Sud, où Pendergast affrontera un ennemi redoutable. Un vieux démon qu'il avait déjà combattu...
 

 


Aloysius Pendergast poursuit les ravisseurs de sa femme Hélène, enlevé sous ses yeux alors qu'il la pensé morte. Très vite, il parvient à localises les hommes et après une lutte acharnée à les tuer sauf un qui parvient à lui filer entre les doigts. Complètement abattu, Aloysius retourne à New York et s'enferme dans une solitude destructrice. Pendant ce temps-là, le docteur Felder a décidé de laisser une chance à Constance lorsqu'elle lui évoque le fait qu'un peintre a gardé une mèche de ses cheveux. Pour prouver qu'elle n'est pas folle et qu'elle n'a pas assassiné son fils, le docteur Felder va se mettre à la recherche des dossiers du peintre pour prouver que Constance a bien plus de cent cinquante ans, même si elle en parait cent de moins ! Sa quête va se révéler plus dangereuse que ce à quoi il s'attendait et va lui permettre d'ouvrir les yeux sur les sentiments qu'il éprouve pour la femme. Corrie est parvenue à trouver des documents nazis qui intéresseront beaucoup Pendergast. Mais poursuivie par des hommes qui ont tenté de la tuer, Corrie doit désormais se cacher et c'est chez son père qu'elle trouve refuge, un homme qu'elle n'a pas vu depuis quinze ans et qui d'après les dires de sa mère était alcoolique et n'a jamais cherché à avoir des nouvelles de sa fille. Pourtant, Corrie va une fois de plus se mettre en danger.

Ce douzième tome des aventures de Pendergast m'a complètement charmée. J'avais déjà beaucoup apprécie le tome précédent, sans pour autant connaître réellement le personnage, mais je peux déjà dire que je vais me procurer les premiers tomes au plus vite, parce que voilà un héros qui a su me convaincre et me faire craquer ! La plume des auteurs est franchement hyper addictive, au point qu'on trouve qu'un roman de 600 pages et bien c'est trop court pour nous tant on est pris dans l'histoire, ou plutôt dans les histoires que l'on suit. J'aime beaucoup les thrillers en général, mais la saga de Pendergast possède quelque chose en plus : une continuité dans les intrigues qui fait qu'on a la sensation de réellement connaître les personnages.

Déjà, la première partie met dans le bain. Aloysius est en pleine traque et nous montre l'étendue de ses capacités lorsqu'il a décidé de retrouver quelqu'un, en l’occurrence son épouse, Hélène qu'il avait enfin retrouvée. Cependant, à la fin du tome précédent, Hélène finit par se faire enlever sous ses yeux et Aloysius va tout mettre en oeuvre pour la libérer, mettant de côté le danger, car après tout il pensait son épouse morte et il aimerait vraiment avoir des réponses face à ce mystère. Le dénouement choisi par les auteurs pour le cas Hélène est franchement très triste, on ne s'y attend pas et forcément, on se demande comment notre héros va réussir à surmonter cette épreuve. Et bien par une autre, encore plus délicate et surprenante, car les révélations qu'une nouvelle enquête va permettre sur le passé de son épouse ont de quoi nous scotcher. À aucun moment je n'ai vu les choses arriver et je trouve ça fantastique d'être sans arrêt surpris par les événements. Les rebondissements sont légions grâce à une enquête qui va permettre à notre héros de remonter la pente et de trouver un nouveau but à son existence, même si d'une certaine manière ont est triste de découvrir que certaines personnes qui lui sont proches vont se montrer insensibles et agressives. (ou totalement l'inverse !). Cette enquête est juste énorme, les tenants et aboutissants n'ont rien de très surprenant en fin de compte (le nazisme et les expériences faites sur les jumeaux par exemple).

D'un autre côté, on a Corrie qui va devoir rencontrer son père alcoolique qu'elle n'a pas revu depuis quinze ans. De surprise en surprise, la jeune femme apprend que ce dernier est en cavale pour un braquage qu'il nie avoir commis. La jeune femme va utiliser tout son potentiel pour déceler le vrai du faux et j'ai franchement apprécié l'enquête qu'elle va mener pour blanchir son père qu'elle ne connaît pourtant pas, mais qui est très attachant ! C'est touchant et cela apporte beaucoup de profondeur à notre héroïne. Enfin, le docteur Felder va lui aussi avoir son instant de gloire grâce à l'enquête qu'il mène pour prouver que Constance n'est pas folle. En effet, la jeune femme va lui avouer avoir plus de cent cinquante ans et capable de le prouver grâce à une mèche de cheveux coupés par un peintre plus de cent ans plus tôt. Felder va donc se mettre en danger et découvrir qu'il éprouve beaucoup d'affection pour la pupille de Pendergast...

En bref, ce douzième tome est juste énorme et top ! J'ai adoré les trois enquêtes parallèles qui renforcent la personnalité de nos personnages. Nul doute que j'attends la suite de pied ferme et que je vais me commander les premiers tomes, dont le premier possède une adaptation ciné assez sympa. (Relic)
 
Chronique de Louve

La Maison de la nuit Tome 5 : Traquée de P.C. Cast & Kristin Cast

Année d'édition: 2011
Editions : pocket
Nombre de pages : 384
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture:
Zoey n'est plus seule. Les plans de Neferet pour la séparer de ses amis ont échoué.Tous se cachent désormais dans les souterrains avec les novices rouges. Mais un dangereux allié s'est rangé aux côtés de la grande prêtresse : Kalona, l'ange déchu, beau comme un dieu, aussi rusé que le diable. La Maison de la Nuit tout entière est envoûtée par son redoutable charisme,et personne ne semble se douter de la menace qu'il représente.
Plus que jamais Zoey doit apprendre à déceler le mal ? ou le bien ? qui se cache au plus profond de chacun...
Entrez dans la Maison de la Nuit à vos risques et périls.







Zoey s'est enfui de la maison de la nuit avec ses amis et Lucie qui a retrouvé son caractère d'autrefois. Cachée de Kalona l'ange déchu qui pense qu'elle lui appartient, Zoey sait que le destin de la maison de la nuit est entre ses mains. Nyx l'a choisi pour accomplir une mission et la jeune fille compte bien la réussir. Mais Zoey a bien d'autres soucis en tête. Déjà il lui faut réussir à savoir ce que son coeur souhaite vraiment au sujet des garçons qui l'entourent et réussir à garder secrète la présence des novices rouges dans les souterrains. Mais Heath, son ex-petit-ami humain ne risque-t-il pas de faire échouer tous leurs plans ?

Ce cinquième tome était pour ma part très attendu. Vu la manière dont se termine le dernier opus, je m'attendais vraiment à un tome qui prenait une nouvelle direction, loin des histoires de coeur de Zoey. Autant le dire, je suis déçue de la tournure des événements. Une fois de plus Zoey et ses histoires amoureuses dominent ce tome, mettant de côté tout le côté surnaturel et les problèmes avec la maison de la nuit dont Kalona est devenu le chef. Entre Heath, l'humain, Érik le vampire et Stark, Zoey papillonne de mec en mec et affirme pourtant ne pas être une garce... Moui très peu crédible surtout lorsque l'on sait qu'elle a perdu sa virginité avec un quatrième garçon !

Pourtant, autant le dire, la saga a un énorme potentiel, ce qui fait aussi qu'on a envie de la continuer et c'est mon cas. Je pense tout de même continuer et voir si peu à peu on part vraiment sur autre chose que les amours ennuyeux de la jeune fille. Ses amis apportent quand même quelque chose comme Aphrodite qui plus on avance dans la saga et plus devient quelqu'un d'agréable et de sympathique à suivre malgré ses airs de pestes. Le couple de garçons formé par Damien et Jack me plaît beaucoup et c'est très rare d'avoir dans les romans un couple homosexuel alors qu'ils sont très touchants et bien plus intéressants que Zoey.

Vous l'aurez compris, Zoey m'a profondément agacée. Elle semble plus intéressée par les garçons qui sont à ses pieds que par le problème de Neferet et Kalona qui pourtant semblent vouloir régner sur le monde. J'ai donc trouvé peu crédible le retour de la jeune fille à la maison de la nuit, surtout quand on sait tout ce qu'elle a enduré pour s'en échapper et surtout les raisons de sa fuite. Là, elle finit par se jeter dans la gueule du loup sans aucune crainte et là aussi cela manque de crédibilité.

Bref, j'attends de voir comment se déroulera le sixième tome pour savoir si vraiment la série a des chances de me replaire !
 

Chronique de Louve
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Pour l'honneur des Mérina de Alex Evans

Année d'édition : 2014
Edition : Voy'[el]
Nombre de pages : 35
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Améyo, fille d’une famille de riches marchands tombée dans la misère, vivote entre une belle-mère alcoolique et deux belles-sœurs. Criblées de dettes, leur jugement tombe : elles doivent tout rembourser dans trois jours, ou bien elles seront vendues comme esclaves.
En désespoir de cause, la jeune fille décide d’invoquer le fantôme de son grand-père. Il pourra peut-être lui dire où se trouve la pieuvre des Mérina. Ce joyau perdu de la famille leur permettrait de payer tous leurs créanciers.
Sauf que ce n’est pas le bon grand-père qui apparaît…


Améyo vient de découvrir que sa famille a une dette énorme. Pauvre et vivant dans la misère avec une belle-mère alcoolique et deux belles-soeurs qui manquent de courage. Si d'ici trois jours la dette n'est pas remboursée, elles seront toutes vendues comme esclave. Aussi lorsqu'une vieille femme lui propose de lui lancer les noix pour lui donner un précieux conseil après qu'Améyo l'a aidée, la jeune femme apprend que seule l'aide de ses grands-parents pourra la sortir de ce dilemme financier. Améyo va donc utiliser la magie pour appeler l'esprit de son grand-père afin de retrouver le sceau des Mérina qui pourrait les aider à régler leur dette.

Pour l'honneur des Mérina est une chouette nouvelle qui reprend un peu l'histoire de Cendrillon, mais très revisitée, et ce, pour notre plus grand plaisir. La plume d'Alex Evans est fluide et rend la lecture très sympathique. Aucun problème de compréhension, les dialogues sont sympas et l'humour est bien présent ! On en redemanderait !

L'histoire est assez rapide puisqu'il s'agit d'une nouvelle et donc l'auteur va à l'essentiel. Très vite donc on fait la connaissance d'Améyo, de son histoire et de ses proches qui ne sont pas très agréables, même si assez effacé puisqu'ils n'apparaissent que peu. Seul son grand-père intervient pendant un long moment puisqu'il a le rôle de la bonne fée qui va aider sa protégée à changer de vie, tout comme dans Cendrillon. Excepté qu'ici la bonne fée est un ancien voleur qui va enseigner l'art du vol discret à sa petite-fille. Reprendre la trame de Cendrillon à la sauce fantasy est une réussite, surtout que l'auteur ne surjoue pas. Il nous propose un ensemble intelligent et cohérent jusqu'au bout, changeant pas mal de personne comme le prince qui se révèle être quelqu'un de détestable !

Les rebondissements sont bien présents et j'ai adoré la chute et la décision prise par notre héroïne qui se révèle être une fille au fort caractère et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds à l'inverse de Cendrillon. En bref, une nouvelle qui mérite sincèrement d'être lue ! Vous passerez un excellent moment !

Chronique de Louve

dimanche 29 juin 2014

L'Eveil des Macchabs de Ty Drago

Année d'édition : 2014
Edition : bayard
Nombre de pages : 521
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
William découvre que nous sommes entourés de morts-vivants que seuls les «clairvoyants» peuvent voir...

William Ritter a 12 ans. Un matin en allant au collège, il remarque avec horreur que son voisin, pourtant bien vivant, a l’apparence d’un cadavre. Lorsqu’il découvre que certains de ses professeurs sont également des macchabées ambulants et qu’il est le seul à s’en rendre compte, le garçon commence à douter de sa santé mentale… Mais bientôt, il est pris en chasse par des zombies. Il est sauvé in extremis par Helen, une élève de sa classe qui l’emmène jusqu’au Refuge. Dans ce lieu tenu secret sont réunis près d’une centaine d’adolescents ayant le même don de voyance que Will.
Pour vivre dans notre monde, les Macchabs ont besoin d’un corps-hôte, c’est pourquoi ils utilisent des cadavres auxquels ils donnent l’apparence d’êtres vivants. Pour parvenir à leur but, ces créatures cherchent à exterminer les Clairvoyants qui menacent leur projet. Will entre alors dans la « baseAlpha » pour comprendre le fonctionnement des Macchabs et suivre une initiation aux techniques de combat…

William est un garçon de douze ans tout ce qu'il y a de plus normal. Une mère aimante, une petite soeur et des cours tout ce qu'il y a de plus banal comblent ses journées. Mais un matin, quelque chose change. Son voisin n'est plus un être vivant, mais un zombie décharné qui tente en plus de lui faire du mal. William s'enfuit et se rend à l'école, espérant que ce cauchemar prenne fin. C'était sans se douter que beaucoup d'adultes semblent être devenus eux aussi des zombies. Helen, une élève de sa classe va alors l'aider à fuir ses zombies qui cherchent à le capturer. William va alors découvrir un univers dont il ignorait l'existence et surtout que son propre père, un policier décédé, connaissait depuis des années.

L'éveil des macchabs est un bon roman qui souffre de quelques faiblesses, mais qui plaira à bon nombre de lecteurs. Son originalité réside dans cet aspect si particulier des zombies qui n'en ont que l'apparence, mais pas les caractéristiques. C'est ce qui fait le principal atout de l'univers proposé par l'auteur. On apprend très vite que nos créatures prennent possession du corps d'un adulte et que seule une minorité d'enfants ont la possibilité de voir leur vrai visage. Tuer le corps de l'un ne détruit que son enveloppe charnelle puisqu'il se trouvera rapidement un autre corps à posséder. J'ai trouvé cela original et bien pensé surtout que certaines descriptions sont très gores et visuelles pour un roman jeunesse.

Ty Drago possède une plume très agréable et qui fait que la lecture se fait toute seule. Non seulement on ne s'ennuie pas, mais en plus, on se retrouve dans la peau de William ce qui apporte une grande touche de crédibilité et nous plonge au coeur de l'action. J'ai toutefois été un peu sceptique devant le fait que le héros se découvre des talents de combattant, lui qui a toujours été discret et timide. C'était un poil de trop et forcément, pour moi ce n'est pas vraiment bien passé. J'aurais voulu le voir rester tel qu'il était au début et non devenir une machine de guerre prêt à n'importe quoi pour prouver son courage. (Tenter un sauvetage seul par exemple m'a semblé vraiment exagéré).

J'ai cependant apprécié le fait que toute l'histoire ne se repose pas sur une romance, mais sur la survie de ces enfants qui savent que quelque chose est là, prêt à conquérir le monde, utilisant maintes ruses pour parvenir à ses fins. L'action se veut donc très présente et permet au lecteur de ne pas s'ennuyer ce qui reste une bonne chose. Cependant, dans le genre, j'ai une nette préférence pour la série seul au monde ou Ennemis qui se démarquent véritablement tout en restant classiques dans leur univers. Je n'ai cependant aucun doute sur le fait que l'éveil des Macchabs trouvera très vite ses lecteurs et pour avoir passé un chouette moment, je le recommande tout de même.

En bref, l'éveil des Macchabs est une bonne lecture. Originale sans être extraordinaire, l'univers proposé par l'auteur est très sympathique, mais l'on regrettera que certaines réactions des personnages soient un peu excessives et surtout que certains changent trop vite, laissant de côté leur personnalité de départ comme notre héros. 

Chronique de Louve

la malédiction des anges de Danielle Trussoni

Année d'édition : 2014
Edition : pocket
 Nombre de pages : 552
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Les anges ont juré la perte de l'humanité.
À l'âge de douze ans, Évangéline est placée par son père au couvent franciscain Sainte-Rose, au nord de New York. Elle y apprend jour après jour l'obéissance et la dévotion. Mais à vingt-trois ans, son quotidien réglé comme du papier à musique est bouleversé par la découverte d'une lettre datée de 1943. Cette missive envoyée il y a plus d'un demi-siècle par la célèbre mécène Abigail Rockefeller à mère Innocenta, ancienne abbesse du couvent, précipite Évangéline dans une histoire secrète qui va tout faire voler en éclats. Un conflit vieux de mille ans qui oppose des spécialistes des anges, les angéologues, aux Nephilim, des êtres hybrides nés de l'union de femmes humaines et d'anges déchus. Ces Nephilim, dont la beauté extérieure n'a d'égale que leur noirceur d'âme, poursuivent un seul et même dessein depuis leur naissance : régner en maîtres sur la Terre.
Depuis des siècles, des générations d'angéologues agissent dans l'ombre pour contrecarrer leurs plans et se tenir prêts à les affronter le jour ou ils lanceront l'assaut. Ce jour approche...

Merci à Pocket et au forum Mort-Sûre pour ce partenariat.

Faire un résumé du roman sera compliqué, ça serait vous révéler certaines choses qui me semblent faire partie de l'intrigue. Coupé en trois "sphères", le roman la première et la seconde avec Evangeline en tant qu'héroïne et la seconde avec un soeur de Sainte-Rose.

Pour ma part, j'ai trouvé La Malédiction des anges assez long et lent. Danielle Trussoni nous offre un roman très fourni, en description sur les anges, la religion, tout est expliqué de long en large et en travers. Elle nous fait rentrer dans un tout autre univers, une autre façon de votre notre monde et notre Histoire, à vous en donner des doutes.

Malheureusement, si j'applaudis cet dimension du livre, j'ai eu beaucoup de mal à le lire. Je dois dire que je suis en pleine période de creux et le trop plein d'informations m'a dégouté comme je n'arrivais pas à me concentrer.
Je n'ai pas su l'apprécier à sa juste valeur.

Malgré tout, l'auteur a su donner une profondeur à l'histoire qu'elle écrit amenant un brin de réalité à tout ce concept de "guerre" entre les humains et les Nephilim.
En revanche les personnages ne m'ont pas touché plus que ça. Evangéline est une jeune soeur, fraiche et dynamique qui ne connaît rien du monde. La lettre de Verlaine va ouvrir une porte sur une réalité qu'elle ne touchait même pas du doigt.

Pour moi, le point fort de La Malédiction des anges est le contexte engagé par Danielle Trussoni. Bien disposé, les références et les interprétations donnés sont fascinantes, nous emmenant un peu plus derrière les coulisses de l'histoire humaine et angélique.

En revanche, je n'ai pas compris si Angelopolis était une suite direct ou un livre qu'on pouvait lire à part. Je sais que je me suis bien spoilée par contre. 

Chronique de Chtitepuce

Anno Dracula de Kim Newman

Année d'édition : 2014
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 432
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Londres, 1888.
La reine Victoria s'est remariée avec le comte Dracula, qui entend répandre le vampirisme dans tout le royaume. Chaque soir, au crépuscule, les non-morts poursuivent les sang-chauds pour leur donner " le baiser des Ténèbres" et boire le sang qui leur assure l'immortalité. La terreur règne, toute révolte est impitoyablement réprimée, mais un mystérieux tueur au scalpel d'argent, en aux prostituées vampires, menace la stabilité du nouveau régime.







Avant tout je dois dire que j'ai réussir à lire ce livre ! Et ce n'est pas peu dire ...

J'ai adoré la couverture de ce livre, avec le résumé j'avais encore plus hâte de me plonger dans cette histoire de "Dracula". Mais je dois dire que le début de ma lecture c'est avéré très laborieuse...

Dans cette histoire, l'auteur joue avec beaucoup de nom que l'on connais au moins juste à l'oreille : Van Helsing, mina, Bram Stoker, et même Oscar Wilde fait son apparition ! Autant que j'ai largement guetté les noms au fur et à mesure de ma lecture !

Mais ces personnages ne sont vraiment pas centraux dans cette histoire.

Les deux plus important à mes yeux son Charles Beauregard (nom qui m'a largement fait sourire !) et Geneviève Dieudonné. Le premier en tant qu'enquêteur, la seconde pour son avis en tant que vampire. Car l'enquête sur laquelle les deux personnages vont s'entraider se porte sur des meurtres sordides de prostitué vampires.

Cette histoire qui se passe en 1888 m'a vraiment intrigué et j'avais hâte de me plonger dedans! De lire une autre histoire de vampire qui change de ce que l'on a maintenant. Ce livre étant une réédition de 1992, et vu la période traité je me suis dit que ça serait sympa ! Et je me suis à moitié trompé on va dire ...

Ce qui m'a d'abord largement ralentie dans ma lecture de ce livre (et oui j'ai mis énormément de temps à lire ce livre ...) c'est d'abord le nombres de personnages mis en avant. De façon global j'ai eu l'impression que pour chaque personnages l'auteur à voulu créé un passé. Ce qui donne une histoire global très aboutie ça c'est certain ! Mais qui alourdi largement la lecture. Moi qui suis une grande fan de Bit-lit, je me suis littéralement retrouver engloutie sous les information ! Et aussi sous le nombres des personnages.
En plus de ça, chaque chapitre est avec un personnage central différent. Un peu à l'image de trône de fer. Mais dans cette autre série, l'auteur indique avec quel personnage on se retrouve pour le chapitre. Pour anno Dracula, c'est la surprise du chef. Ce qui ne m'a absolument pas déranger à la fin de ma lecture, mais m'a vraiment déstabilisé au début quand je ne connaissais pas les personnages. Surtout que ces derniers sont très différent les uns des autres.

Une fois passé les ... 150 premières pages (lentement et difficilement) je me suis un peu plus passionné pour ce livre (le fait que ma copinaute Yezahel ai commencé à lire ce livre en parallèle n'est peut-être pas étranger à mon retour de motivation !) Enfin bref ! Une fois ce passage difficile passé, j'ai commencé à mieux connaitre les différents personnages je me suis vraiment laissé porté par l'histoire !
Un Dracula un peu trop absent a mon goût, c'est bien dommage car son nom étant dans le titre je me serais attendu à un minimum de présence, mais bon.

La façon de voir les vampires m'a beaucoup plus ! Ils ne sont pas si énigmatiques ou charmant. Et la partie malsaine qui fait que les "sangs-chauds" veulent pour la plupart devenir des "non-mort" m'a semblait très réaliste.
L'utilisation de "jack l'éventreur" est très bien détourné !

Ce qui me reste en tête une fois que j'ai fini ce livre, c'est surtout le réalisme ! Les gens qui réagissent d'une certaine façon face aux meurtres qui se déroule autour d'eux accusant l'autre "race" non mort ou sang chaud d'être à l'origine de ces massacres m'a vraiment plu ! Le style d'écriture de l'auteur aussi ! Car même si j'ai eu du mal car cette histoire est un peu trop "chargé" pour moi, j'ai adoré lire chaque ligne !
Sur la première page de mon livre on peut lire de Neil Gaiman "magnifique. Une lecture obligatoire" je n'ai peu être pas eu le même sentiment, mais je ne regrette pas d'avoir lu ce livre !
Je regrette de ne pas avoir pris plus de temps au début de ma lecture, pour me plonger dans cette histoire. Car ce livre, est une autre façon de voir des personnages que l'on pense connaitre et que l'on peut découvrir autrement. 


Chronique de Zebuline

Delirium tome 1 de Lauren Oliver

Année d'édition: 2014
Editions : Le livre de poche
Nombre de pages : 452 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »


Il y a fort longtemps que je voulais me plonger dans l'univers de Delirium dont j'entendais parler souvent et qu'en bien... Alors voilà, c'est fait maintenant !!! Et je dois dire que j'ai adoré découvrir cet univers, mais également cette auteure. Une magnifique romance dystopique qui nous déchire le cœur par moment. Et c'est tellement réaliste par moment, qu'on se dit que ça pourrait nous arriver dans quelques années...

Delirium c'est la rencontre frappante et bouleversante entre une dystopie sombre et sans espoir et une douce romance young adult. C'est une ode à la vie, à l'espoir... simplement au droit vivre. Les personnages de cette saga sont tellement conditionnés que le Protocole est "LA MEILLEURE" chose qu'il peut leur arriver dans la vie, qu'il ne se questionne même pas et embarque dans le lot. Telle des brebis perdues... Ce monde est une véritable secte !!! C'est vraiment flippant d'imaginer un monde sans sentiment... mais surtout sans amour. Par contre, je pourrais être d'accord pour qu'on fasse un "protocole" pour enrayer la haine... Ainsi on enrayera peut-être la guerre. Illusion? Probablement... Chose certaine, un monde sans amour, ni émotions serait selon moi une vie fade et sans envie de la poursuivre. Le temps serait long et sans intérêts. Bon assez parlé de ce que je pense de la possibilité d'un monde ainsi...

Personnellement, j'ai adoré les personnages de Lena, Alex et malgré tout, de Hana. Et que dire de la petite Gracie qui m'a surprise à sa façon! Lena est une adolescente comme les autres. Elle aspire de subir son protocole rapidement afin qu'elle soit immunisée et en sécurité contre la maladie "Amor deliria nervosa"... Une fois son protocole subit, elle pourra vivre une vie paisible, loin de la peur de la maladie. Elle pourra étudier, se marier... avoir une vie "normale" en quelque sorte. Mais la peur reste toujours ancrée en elle... Vous vous demandez quelle est cette peur? Celle de faire une rechute comme sa mère et de subir plusieurs protocoles et d'être étiqueté comme faisant partie de la résistance. Et si le protocole ne fonctionnait pas?

Lors des examens préalables au Protocole, Lena fera la rencontre d'Alex, un jeune homme à peine plus âgé qu'elle. Cette rencontre bouleversera sa vision des choses et son futur sera terriblement compromis. Elle fera la découverte de musique dite "illégale" grâce à son amie Hana... Elle se retrouvera dans des situations des plus dangereuses. Il pourrait y avoir de grave conséquence à ses agissements. Mais elle suivra son amie Hana malgré tout. D'ailleurs, tout est plus facile pour cette dernière étant donné que ses parents sont riches et souvent en déplacement pour le travail. Elle reste donc souvent seule et peu en quelques sortes déroger d'une certaine façon aux règlements.

Franchement, Delirium est une magnifique découverte... Lauren a su maintenir mon intérêt de par sa plume fluide et enchanteresse. J'avais vraiment de la misère à lâcher ce roman... Une page ici... une page par là !!! Pas moyen de le laisser. Vraiment addictif... je voulais toujours en savoir un peu plus. Voir ce qui arriverait. En tout cas, ça fonctionné avec moi c'est certain ! Elle a su mener agilement son histoire, le tout étant bien ciselé! Oliver sait surprendre ses lecteurs au moment où ces derniers s'y attendent le moins, même si par moment on pouvait les voir venir. Des rebondissements, il y en a et c'est juste magique dans ce roman. Par moment, j'en avais le souffle coupé. Je ne respirais plus, tellement j'étais sous le choc ! Et le monde créé pourrait tellement être le nôtre dans quelques années qu'il en est troublant de penser de la sorte.

Une dystopie à découvrir absolument si ce n'est pas déjà fait !!! Malgré la noirceur des propos, ce roman dégage une telle douceur et envie d'aimer qu'on ne peut faire autrement. Et la fin.... Ouf, j'en avais le souffle coupé, les larmes aux yeux et je n'avais qu'une envie, crier mes émotions! Sautez vite dessus... Un immense merci à Louve et les Éditions Livre de poche pour cette belle découverte et coup de cœur !

Chronique de Froggy
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