jeudi 15 mai 2014

Le goût des cendres de Maëlig Duval

Année d'édition : 2014
Edition : Edition du riez
Nombre de pages : 592
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Une jeune fille de province ambitieuse traverse guerre, révolution et épidémie avec toujours le même but : revenir vers sa famille auréolée de gloire.
Alors que les combats font rage aux frontières du royaume, elle s’introduit auprès des puissants d’une grande ville concurrente de la capitale et participe à un complot contre le roi.
D’amis en ennemis, d’espoirs en désillusions, elle se lancera par amour au cœur d’une insurrection, affrontera les préjugés pour sauver sa vie, connaîtra la traîtrise et l’amitié, sans jamais oublier son objectif : rentrer au pays et y être adulée.

Un royaume désenchanté qui n’est pas sans rappeler la Renaissance italienne et la Révolution française.
Une ville qui tente de sauvegarder sa grandeur en s’enivrant de théâtre et d’opéra.


Aldire est une jeune femme courageuse et qui sait ce qu'elle désire. Quittant sa province au grand désespoir de ses proches, elle se rend en ville pour retrouver son fiancé qui ne lui donne plus de nouvelles. La jeune fille qui cache un tatouage qui pourrait la faire passer pour dangereuse espère également régler les problèmes de son village et revenir pleine de gloire avec son fiancé. Mais très vite, elle découvre une vie différente de celle qu'elle a toujours connue. Aidée par un prisonnier dont elle paye la libération, pensant au départ qu'il s'agissait de son fiancé, Aldire se rend compte que le jeune homme ne la laisse pas indifférente et pour la remercier de son aide, Aguilar va l'aider à retrouver Elias, son futur époux qui se trouve quelque part en ville.

Le goût des cendres est une bonne surprise. Profitant d'une plume addictive et bien maîtrisée, le roman nous permet de faire la rencontre d'une panoplie de personnages atypiques et intéressants. Si au départ j'étais un peu perdue face à la manière dont s'exprime Aldire, peu à peu c'est devenu naturel au point de me faire grandement apprécier cette héroïne au fort caractère et très ambitieuse. J'ai beaucoup aimé l'univers même si j'avoue que je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus sombre par rapport au titre et à la couverture. Ici j'ai trouvé le tout très léger et toujours facile au point qu'il y a peu d'action ce qui est bien dommage.

Je m'attendais à un roman plein de combats, de guerres, de magie et au final on a plutôt un roman initiatique sur la découverte de la ville par une fille de province. Ce n'est pas non plus une mauvaise chose en soi puisqu'au moins cela permet de nous faire découvrir un roman différent de ce que l'on trouve en fantasy. L'auteur nous sème de nombreux ingrédients pour renforcer notre intérêt pour son intrigue : amour, déception, trahison, haine, vengeance, pouvoir... autant d'ingrédients qui renforcent la crédibilité de l'histoire que va vivre Aldire, même si c'est dommage de la voir parvenir à s'en sortir aussi facilement à chaque fois, surtout lorsqu'on la voit affronter des mercenaires qui ont l'habitude de tuer, chose qu'Aldire ne sait pas faire.

Plus le roman avance et plus l'auteur l'enfonce dans une certaine noirceur et c'est bien l'une des choses que j'ai le plus appréciées puisque du coup on a une véritable évolution du fil directeur qui au départ semble s'éparpiller un peu partout. Petit plus pour l'utilisation des arts qui tient un rôle très présent dans l'univers de Maëlig avec le théâtre, l'écriture ou même la peinture et dont notre héroïne appréciera la découverte.

Nous avons là un bon roman de fantasy. Ce n'est certes pas le roman de l'année, mais il n'en reste pas moins qu'il fera passer un très bon moment de lecture à ceux qui ne sont pas adepte de fantasy « brute » et qui cherche plus de finesse dans le déroulement des événements. Une bonne lecture !

Chronique de Louve

Le chasseur de regards de Sebastian Fitzek

Année d'édition : 2014
Edition : l'archipel
Nombre de pages : 366
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Alexander Zorbach, reporter dans un grand quotidien berlinois, a temporairement permis de mettre un terme aux agissements du tristement célèbre Voleur de regards, un psychopathe ayant assassiné de manière bestiale quatre femmes et trois enfants – à qui il avait chacun prélevé un œil – et à sauver in extremis deux futures victimes.
Mais le journaliste a dû pour cela payer le prix fort. Pendant qu’il libérait la fillette et le garçonnet d’une cage d’ascenseur, le Voleur de regards avait choisi une nouvelle proie : Julian, le fils de Zorbach, qu’il avait enlevé non sans avoir au préalable assassiné sa mère, Nicci Zorbach…
Le compte à rebours est lancé. Zorbach sait qu’il dispose de peu de temps pour retrouver son fils vivant. D’autant que le Voleur de regard s’est évaporé dans la nature sans laisser le moindre indice susceptible de le localiser. Zorbach, pour le coincer, va devoir se muer en chasseur…


Alexander Zorbach a réussi à contrecarrer les plans du voleur de regard tout en découvrant son identité. Seulement cela lui a fort coûté : sa femme a été assassinée et son fils a été kidnappé. Pour pouvoir sauver ce dernier, il doit parvenir à le retrouver avant un temps imparti, mais bien vite, Alexander se rend compte que c'est un piège et lorsque le voleur de regard lui lance un ultimatum, Alexander se rend compte qu'il a tout perdu : Soit il se tire une balle dans la tête et sauve son fils, soit il n'a pas le courage de le faire et son fils est tué. Alexander n'hésite qu'un cours instant et utilise l'arme contre lui-même pensant sauver son fils.
Pendant ce temps-là, Alina la médium aveugle qui a aidé Alexander a découvrir l'identité du voleur de regard, se retrouve malgré elle mêlée à une nouvelle affaire de meurtrier. En effet, l'un des meilleurs ophtalmologues du monde est soupçonné de meurtre et de torture sur plusieurs femmes qu'il a ensuite assassinées, sauf une, seule survivante du meurtrier. Aline va devoir découvrir si le coupable désigné est bien le bon, sans se douter un seul instant que cette nouvelle affaire va rejoindre celle du voleur de regard.

Le chasseur de regards est une très bonne suite au voleur de regard. J'y ai retrouvé avec grand plaisir les personnages qui m'avaient tant plu dans le premier opus. On reprend donc exactement le roman là où on l'avait laissé précédemment et très vite l'auteur nous offre un lot de rebondissements énormes. S'il ne se focalise pas forcément sur des scènes très gores et horribles, le roman n'est toutefois pas à mettre entre toutes les mains puisque certaines séquences sont tout de même plutôt hard et c'est tout à fait ce que j'aime dans ce genre de roman. L'horreur de la situation d'Alexander n'est guère enviable puisque le reporter voit sa femme assassinée et son fils kidnappé, ne pouvant rien faire de concret pour sauver ce dernier. J'ai été assez étonnée de la tournure des événements, ne pensant pas un seul instant qu'Alexander accepterait le marché du voleur de regard, se tirant une balle dans la tête. On pourrait croire que cela referme ce chapitre de l'intrigue, mais Sebastian Fitzek nous surprend en faisant en sorte que son héros survive malgré tout afin de pouvoir continuer sa traque. On est tenu en haleine du début à la fin avec la quête de cet homme qui est devenu une épave tant physiquement qu'émotionnellement puisqu'il n'a plus rien à perdre. Un personnage fort et courageux que j'apprécie beaucoup !

Cependant, ce second opus nous offre un autre rebondissement avec Suker, cet ophtalmologue qui découpe les paupières de ses victimes, les viole et ensuite les tue. Alina, la médium est demandée afin d'aider la police à prouver qu'il est bien l'auteur de ces crimes odieux, mais la jeune femme va très vite devenir elle-même victime de son don de médium, surtout lorsque Suker sera relâché faute de preuve. La jeune femme ne va donc cesser de craindre cet homme qui la répugne surtout lorsqu'elle comprend qu'il l'a prise pour cible.
Je ne m'attendais pas à ce que l'auteur parvienne aussi bien à tisser un lien entre Suker et le voleur de regards de sorte que tout coule de source et semble cohérent. Plutôt que de créer une histoire spécialement pour Alina, il préfère joindre les fils de l'intrigue pour créer un lien entre nos tueurs et leur passion commune pour les yeux. C'est d'ailleurs un peu glauque, mais ça fonctionne en tout cas !

Le chasseur de regards est donc une très bonne suite qui plaira sans conteste à ceux qui ont apprécié le premier opus. Retrouver nos héros est agréable même si tout ce qu'il leur arrive n'a rien de réjouissant ! Nul doute que la suite sera aussi géniale au vu de l'épilogue !  

Chronique de Louve

Le Cercle des 17 de Richard Paul Evans

Année d'édition : Juin 2014
Edition : Pocket jeunesse
Nombre de pages :
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture : 
Michael Vey ressemble à n’importe quel lycéen de 14 ans. Sauf qu'il souffre du syndrome de la Tourette. Qu'il est régulièrement tourmenté par les caïds de son école. Que son meilleur ami est un geek. Que ses parents sont fauchés. Et surtout, il possède un super pouvoir : il irradie d'électricité. Il croit être unique en son genre, jusqu’à sa rencontre avec Taylor, une pom-pom girl qui lui révèle qu'elle possède les mêmes pouvoirs. C’est le début d’une quête pour découvrir si d’autres êtres électriques existent, aux côtés de son meilleur ami, Ostin, et de Taylor. Mais les adolescents attirent l'attention d'un groupe qui vise à contrôler les êtres électriques... Michael va devoir rassembler tous ses talents et pouvoirs pour leur faire face. 



Lorsque j’ai lu le résumé, j’ai tout de suite été conquise. Des jeunes avec des pouvoirs, c’était tout à fait pour moi. Mélangé cela avec la maison d’édition Pocket Jeunesse, je savais que j’allais passer un bon moment. Je remercie donc cette maison d’édition ainsi que le forum Mort Sure pour m’avoir permis de lire ce roman.

L’écriture était très agréable, très fluide, les pages défilaient, il y avait beaucoup d’action mais très peu de descriptions. Du coup, le texte était très dynamique. Le roman est coupé en quatre parties, qui permettent de se repérer dans l’avancement de l’histoire.

Lorsque j’ai commencé le roman je pensais trouver un livre comme Numéro quatre avec des jeunes à pouvoir et une organisation qui les chassent. C’est vrai qu’il y a un peu de similitude mais le reste est resté plus scientifique je trouve. Les pouvoirs de jeunes sont tous en rapport avec l’électricité et leur nature sont expliqué à travers de faits réels, scientifique. J’ai vraiment adoré cet aspect surtout que j’ai toujours aimé la science. Malgré tout, j’ai trouvé l’histoire très jeunesse, plus que d’autres qu’on peut lire maintenant, il n’y a pas de morts, pas de grandes actions, tout est fait pour que le héros arrivent à s’en sortir, même dans les difficultés, il s’en sort et c’est comme s’il en avait pas eu.

Au cours du roman on fait la connaissance de plusieurs personnages mais on en suit principalement trois : Michael, Tyler et Ostin. Le premier est donc le héros de l’histoire on sent tout de suite qu’il sera plus fort que les autres, du coup j’ai trouvé l’histoire un peu trop prévisible. Cependant j’ai beaucoup aimé ce personnage, il est très attachant et il ne se laisse pas faire même si on début je sentais qu’il allait m’énerver car ils ne disaient rien lorsque d’autres jeunes venaient pour se foutre de lui. Tyler est la pom pom girl, lorsque je l’ai vu, je m’attendais au gros cliché avec la fille modèle, avec des bonnes notes, finalement au cours du roman, j’ai fini par m’attacher à elle. J’ai trouvé qu’elle m’était un peu de gaieté au groupe. Enfin Ostin est l’intellectuel, il sait toujours tout, c’est la tête pensante. Je l’ai trouvé très marrant, mais je ne suis pas sur que j’aurais été aussi patiente que Michael, car il fait de très long discours pour expliquer un petit phénomène et il a toujours réponse à tout.

Bref, c’est une lecture que j’ai vraiment apprécié j’ai lu le livre en trois jours et j’attends avec impatience la suite pour savoir ce qu’il va se passer. Merci encore au forum Mort Sure et à a maison d’édition Pocket Jeunesse pour m’avoir permis de lire ce roman.

Chronique de Sandra
 

dimanche 4 mai 2014

Une enquête de l'inspecteur Bennett tome 5 : Moi, Michael Bennet de James Patterson & Michael Ledwidge

Année d'édition : 2014
Edition : l'archipel
Nombre de pages : 345
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le détective Michael Bennett procède à l’arrestation d’un parrain du crime mexicain – une intervention au cours de laquelle il perd un ami de longue date.
Depuis le fond de sa cellule, le prisonnier jure qu’il prendra sa revanche sur Bennett et sur la société, même s’il doit pour cela plonger New York dans le chaos !
Afin de mettre ses dix enfants et leur nurse Mary Catherine à l’abri du danger, Michael Bennett décide de les emmener à Newburgh, sa ville natale.
Mais bientôt, la paisible bourgade se retrouve à feu et à sang. Bennett est alors écartelé entre le désir de protéger ses enfants et celui de sauver New York.
Il pourra pour cela compter sur le soutien de Tara McLellan, procureur aussi efficace que séduisante. Au risque de compromettre sa relation avec Mary Catherine…


J'ai découvert ces auteurs l'an dernier, grâce à un partenariat . C'était avec Zoo , un roman d'aventure très sympa ,thriller écolo apocalyptique.
Je vais commencer par un mot sur la mise en page : quel bonheur de ne pas s'abîmer les yeux sur de trop petits caractères, pour une fois ! Les couleurs de la couverture m'ont aussi bien plu, comme une promesse sanglante planant sur la ville. Promesse tenue, d'ailleurs...

Ici, j'ai retrouvé le style dynamique et efficace du duo d'écrivains, pour un tout autre style de roman : du policier américain pur jus . Il s'agit du tome 5 des aventures de l'inspecteur Michal Bennett. Je souligne d'entrée que démarrer au tome 5 ne m'a pas gêné. Le roman ne débute pas par un long chapitre ennuyeux résumant les quatre tomes précédents, on entre dans l'action de suite et la découverte des personnages se fait de façon naturelle.

Michael Bennett est veuf, père d'une dizaine d'enfants (que l'on devine adoptés) , aidé par Marie-Catherine, nounou dévouée de la fratrie et amie de Bennett. Il y a aussi le personnage du grand-père de l'inspecteur,Seamus, qui est... prêtre ! Une famille atypique, bruyante, très attachante.

Michael Bennett est un inspecteur compétant, il a foi en sa mission et en son pays, ainsi qu'en Dieu bien entendu. On est aux E.U., barbecue et prières, tout ce roman fleure bon le patriotisme, la fierté du drapeau. J'ai décidé que cela faisait partie du charme du roman : la fierté de l'uniforme, l'américanisme débordant, ce leitmotiv du 11 septembre... Plutôt que d'y voir de l'hypocrisie à but commercial, ficelles faciles pour émouvoir le lecteur et se l'attacher, j'ai choisi d'y voir un idéalisme naïf mais sincère, une foi véritable. Ce qui a empêché cet amour débordant des Valeurs Américaines de me gâcher une lecture par ailleurs très agréable.

Je l'écrivais plus haut : le rythme est très dynamique, créé par un récit à la première personne : on plonge aux cotés de l'inspecteur lors des interventions, on sent le souffle des explosions avec lui ! Immersion totale, c'est réussi.
Comme dans Zoo, les auteurs nous font faire un bond d'un an : justifié ici par le besoin d'arriver au procès du criminel arrêté par Bennett, cela ne m'a pas autant gêné que dans Zoo. Le découpage du roman en cours chapitres contribue aussi à une lecture fluide, agréable.
C'est un roman qui se lit très vite, parce qu'on est pressé de savoir le fin mot de l'histoire, que ce soit l'enquête policière que les changements dans la vie personnelles du personnage.

On peut reprocher au roman ses cotés un peu caricaturaux, excessifs, mais je dirai là aussi que cela fait partie de son charme. J'y ai retrouvé un peu du roman noir américain, Michael Bennett dans le rôle du détective privé bien entendu, et ça m'a plu. Pas un grand thriller merveilleusement bien écrit, mais un bon policier efficace, aux décors agréables, aux personnages attachants et à l'intrigue intéressante. Je lirai la suite avec plaisir - parce que le roman laisse les personnages dans une situation délicate , et oui !

Je remercie les Editions l'Archipel et le forum Mort Sure pour m'avoir permis cette découverte. Moi, Michael Bennet est un roman très sympa, je suivrai les prochaines aventures de l'inspecteur avec plaisir.

Chronique d'Hellza

Widdershins, Tome 1 : Le pacte de la voleuse de Ari Marmell

Année d'édition : 2014
Edition : Lumen
Nombre de pages :
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Dans une autre vie, elle s’appelait Adrienne Satti, mais à présent, elle n’est plus que Widdershins. Gamine des rues, devenue noble, puis voleuse – la vie ne l’a pas épargnée. Orpheline très jeune, elle a connu la pauvreté et le luxe les plus extrêmes. Revenue aux ruelles sombres d’où elle était sortie, elle est désormais considérée comme l’une des voleuses les plus intrépides... Mais ses talents suffiront-ils à la sauver de la ténébreuse conspiration qui ronge inexorablement les entrailles de la cité de Davillon ? Découvrez Widdershins, l’aristocrate devenue voleuse, qui connaît mille façons de couper une bourse et autant de charmer ducs et barons dans les salons de la noblesse !


 Un grand merci aux éditions Lumen et au forum Mort Sûre pour cette super découverte !

Le roman s'ouvre sur une scène plutôt sanglante, mais qui nous place bien les enjeux. Widdershins, l'héroïne, après avoir vécu comme une aristocrate, va devoir retrouver une vie de l'ombre pour échapper aux accusations qui pèsent sur elle. On plonge tout de suite dans l'ambiance, dans la tension et dans le rythme de ce roman.
La scène suivante, on retrouve Widdershins quelques années plus tard, devenue une voleuse expérimentée qui, il faut bien l'avouer, est aidée dans ses larcins par son dieu personnel. On découvre là la particularité de l'univers que nous propose l'auteur : l'ambiance est très proche de notre renaissance, à ceci prêt qu'un grand nombre de dieux existent et sont vénérés. Et ces dieux influencent parfois la vie des mortels. Celui de Widdershins est tout de même particulier, puisqu'il est en permanence avec elle. Ces "interventions divines" sont la seule forme de magie dans le roman, mais elles sont bien gérées et la relation entre Widdershins et son dieu est juste délicieuse.

Durant le roman, le présent et le passé alternent, nous permettant de découvrir peu à peu l'histoire de Widdershins, de comprendre comment elle en est arrivée là et quels sont les enjeux dont elle n'a parfois même pas conscience. J'ai trouvé que les flashbacks étaient très bien gérés par l'auteur pour maintenir la tension tout au long de son roman. L'héroïne est dès le départ très attachante, mais elle le devient encore plus lorsqu'on découvre toutes les épreuves qu'elle a traversé.

La galerie de personnages secondaires est tout aussi plaisante, apportant aux péripéties et complétant bien le personnage de Widdershins. L'intrigue peut paraître un peu facile d'un point de vue de lecteur adulte, mais je crois que je l'aurais totalement adoré si j'avais lu ce roman adolescente ! En tout cas, l'action est au rendez-vous, et ce pour notre plus grand plaisir.

Enfin, je tiens à souligner la qualité de la langue employée par l'auteur. Bien que ce soit un roman pour adolescents, le vocabulaire est très riche, sans que les tournures de phrase soient lourdes pour autant. Les éditions Lumen promettaient des romans pour la jeunesse, mais écrits dans une langue de qualité, et l'engagement est totalement tenu ! J'ai été ravie de trouver enfin un roman jeunesse qui ne prenait pas les jeunes pour des analphabètes incapables de comprendre et d'apprécier des mots compliqués/recherchés. Comment les jeunes pourraient-ils enrichir leur vocabulaire si tous les romans qui leurs sont dédiés restent sur du vocabulaire restreint ?

En conclusion, si vous aimez les voleurs, les ambiances Renaissance, l'action et les romans bien écrit, jetez-vous sur Widdershins ! Vous ne serez pas déçu.
Et moi, je crois que je vais remettre le couvert avec d'autres publications des éditions Lumen...

Chronique de Sytra

Il de Derek Van Arman

Année d'édition : 2014
Edition : pocket
Nombre de pages : 767
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Roman choral, baroque, d’une ampleur peu commune, Il marque d’une pierre noire l’histoire du roman de serial killer. Cette descente vers le mal, angoissante et crépusculaire, au suspense implacable, outrepasse toutes les limites du genre, et nous donne un aperçu d’un réalisme rare sur les méthodes d’investigation de la police américaine. À tel point que l’auteur a été mis en examen par le FBI afin qu’il livre les sources lui ayant permis d’être aussi proche de la réalité. Problèmes judiciaires qui expliquent pourquoi ce livre, paru aux Etats-Unis en 1992 et immédiatement devenu culte, est resté inédit en France jusqu’à ce jour.



Dans un premier temps je souhaite remercier le Forum Mort Sure ainsi que les Editions Pocket de m’avoir offert l’opportunité de lire ce livre.
Ce n’est pas un livre que j’aurais lu de moi-même car j’aime les thrillers mais à petite dose, pourtant je ne suis pas déçue d’avoir découvert ce livre.
Avant toute chose il faut savoir que le FBI a bloqué la parution de ce livre pendant plus de 10 ans car il était jugé trop violent et trop réel pour être divulgué. Quant à l’auteur qui utilise ici le pseudonyme de Derek Van Arman, il a fait de la prison pour avoir écrit de telles « horreurs », donc âmes sensibles s’abstenir !

Jack Scott dirige le ViCAT qui s’occupe de la gestion des crimes violents. Jack Rivers quant à lui est considéré comme un franc-tireur au sein de la police.
Dans ce roman se déroulant à la fin des années 80 à Washington, nous suivons différentes histoires de meurtres commis par des tueurs en série plus dangereux les uns que les autres. Ce roman se déroule en 4 jours, soit 4 parties distinctes dans ce pavé de près de 1000 pages.

Bien que ce livre soit un joli pavé, il se lit plutôt vite, l’écriture est fluide, propre et agréable à lire. Le seul problème à mon sens c’est l’enchevêtrement des nombreuses histoires de meurtres suivies par le ViCAT, le passé des personnages, etc. il y a parfois un trop plein d’informations qui fait que le texte devient confus, voire brouillon, il m’a fallu m’accrocher durant certains passages un peu trop longs ou compliqués à suivre.

Cependant, en ce qui concerne les personnages, malgré leur apparence très stéréotypée, je les ai trouvé très bien travaillés, on s’y accroche facilement et en apprenant leur passé nous avons envie d’en savoir d’avantage sur eux.

L’intrigue quant à elle est bien menée, malgré le point déjà abordé des nombreuses histoires que l’on mélange facilement, Derek Van Arman nous propose là une enquête captivante avec de nombreux rebondissements et j’ai apprécié les quelques phrases toutes plus vraies les unes que les autres sur les serials killers.

Ainsi nous découvrons la vie des serials killers dans une ambiance tendue et sombre mais surtout à travers un texte violent qui peut ne pas plaire à tout le monde.
La fin quant à elle est digne d’un thriller ! Mais je n’en dirais pas d’avantage pour éviter de spoiler.

En résumé, c’est un excellent thriller, un livre très réel mais tellement violent qu’il en devient terrifiant par moment. On y apprend de nombreuses choses sur les serials killers mais également sur les modes d’investigation de la Police Américaine, c’est vraiment une lecture très intéressante.

Chronique de Louve

La maison de la nuit Tome 4 : Rebelle

Année d'édition : 2011
Edition: pocket jeunesse
Nombre de pages : 366
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Zoey vit ses jours les plus difficiles depuis qu'elle est entrée à la Maison de la Nuit. Abandonnée par ses amis, elle n'a plus personne vers qui se tourner. Sauf Aphrodite, qui lui confie ses terribles visions : Zoey est la seule à pouvoir empêcher Neferet de déclarer la guerre aux humains... Mais des forces supérieures manacent la jeune vampire : la nuit, elle est attaquée par des corbeaux terrifiants, qui annoncent peut-être la résurrection d'un vieux démon. Déterminée à déjouer les plans de la Grande Prêtresse, Zoey a cruellement besoin d'aide ! Qui sera prêt à la suivre ?





Zoey se sent seule. Depuis que ses amies ont découvert toutes les choses qu'elle leur cachait, ils lui tournent le dos. Pour couronner le tout, seule Aphrodite est au courant des derniers événements et surtout de la face cachée de Neferet. Lorsque Zoey se fait agresser par quelque chose d'invisible, elle a plus que jamais besoin de ses amis pour l'aider à affronter cette nouvelle menace. Mais réussir à se faire pardonner va peut-être se révéler aussi difficile que de leur apprendre que Lucie est toujours en vie.

J'attendais beaucoup de ce quatrième tome, espérant voir enfin les relations sentimentales de Zoey relayé au second plan. Si d'un côté mon souhait a été exaucé, d'un autre j'avoue que certaines choses ne m'ont pas réellement plu. La maison de la nuit est un roman qui se lit très vite. Être dans la peau de l'héroïne permet une totale immersion pendant la lecture même si cette dernière se révèle tête à claque par son comportement. Zoey qui veut toujours bien faire et qui n'agit pas du tout comme les circonstances le voudraient ! On peut mettre ça sur le compte de sa jeunesse et du fait qu'elle est dépassée par tout ce qu'elle vit depuis qu'elle est à la maison de la nuit et surtout depuis qu'elle a découvert que Neferet n'était pas un modèle.

La mythologie exploitée dans cet univers me plaît énormément. Mélange plutôt subtil entre magie et vampirisme, on a également le droit à des légendes cherokee qui apportent beaucoup de piments à cet univers. C'est bien dosé et ça fonctionne à merveille de ce côté-ci, même si j'aurais aimé qu'on en sache davantage sur la nature de Lucie et d'Aphrodite. On évoque certaines possibilités, mais rien de bien défini.

Cet opus prend un tournant sombre vers la fin et nous laisse penser que la suite sera beaucoup plus mouvementée surtout devant les circonstances et nouvelles menaces que va affronter Zoey avec ses amis. C'est d'ailleurs une bonne idée que de faire prendre cette direction à l'intrigue, ça évite un certain ennui même si pour le coup, c'est assez précipité et qu'on n'a pas encore toutes les réponses attendues.

Niveau sentimental c'est chouette que Zoey décide enfin d'arrêter de flirter avec tous les hommes du roman. Du coup, lorsqu'elle a ce petit passage romantique avec Stark ça m'a complètement irritée parce que j'ai trouvé que c'était de trop. Elle ne le connaît que depuis quelques instants et déjà elle l'embrasse et pleure sa perte alors qu'elle n'a pas pleuré la perte de Loren alors qu'il fut son premier amant malgré les circonstances, ça m'a semblé manquer de cohérence, parce que même si Loren était un salaud, Zoey en était amoureuse pour lui offrir sa virginité. J'espère donc qu'elle apprendra à se mesurer par la suite surtout avec Erik, personnage que j'apprécie le plus du côté masculin.

Au final, je dirais que ce quatrième opus annonce un changement de direction pour l'intrigue et ce n'est pas pour me déplaire ! Parfois un peu longuet la faute à des héros adolescents qui ont parfois des préoccupations très sommaires, la fin nous donne réellement envie de lire la suite qui promet quelque chose de très intense !

Chronique de Louve