lundi 25 mars 2013

Un amour vintage de Isabel Wolff

Année d'édition : 2010
Edition: pocket
Nombre de pages : 471
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Phoebe Swift vient d’ouvrir une boutique de vêtements d’occasion à Blackheath. Pour surmonter sa tristesse due à la mort de sa meilleure amie, Emma, elle se réfugie dans son métier : rendre à ces merveilleuses pièces vintage leur splendeur passée et leur offrir une nouvelle vie.
Quelle est l’histoire de ces vêtements vintage ? Quels secrets révéleraient-ils s’ils pouvaient parler ?
Un jour, Phoebe rencontre une vieille dame française, Thérèse, qui souhaite lui vendre quelques robes et costumes élégants. Parmi sa garde-robe, Phoebe découvre un manteau d’enfant bleu ciel, datant des années 1940. Dans un premier temps, Thérèse préfère garder le secret sur l’histoire de ce manteau, mais au fur et à mesure que les deux femmes deviennent amies, elle se confie à Phoebe. Phoebe écoute l’histoire du petit manteau bleu ciel sans se douter que celui-ci a un lien profond et intime avec sa propre vie…


Ce roman a été un beau coup de cœur ! Je m'en explique...

J’ai découvert Isabel Wolff grâce à sa plume vive et déjantée d’auteur de chick-lit. Je m’étais intéressée au titre Un amour vintage suite à la lecture de chroniques et commentaires, me promettant de le lire si l’occasion se présentait. Autant dire que, lorsque le roman est arrivé en partenariat sur le forum Mort Sûre, je me suis jetée dessus. Par chance, j’ai pu l’obtenir et je remercie chaleureusement Louve pour sa confiance renouvelée.

Sans surprise, j’ai retrouvé avec un grand plaisir la plume délicieuse d’Isabel Wolff… dénuée cette fois-ci du côté déjanté que je lui connaissais. Vu le sujet du roman, ce n’est pas étonnant et tout à fait justifié !
Le marketing est d’ailleurs étrange : titre et couverture annoncent une romance, ou du moins un roman chick-lit – après tout, vu l’auteur, c’est normal – alors qu’Un amour vintage est bien plus que ça. Très clairement, Isabel Wolff a signé un roman de littérature contemporaine sur le deuil et la culpabilité, rien de moins.

Ses personnages étant toujours terriblement attachant, sa plume nous embarque donc et certains passages sont très émouvants. Comment ne pas trembler pour Phoebe quand elle ressasse la nuit terrible au cours de laquelle elle a perdu sa meilleure amie ? Souffrant du poids de la culpabilité qui la ronge depuis six mois, elle s’échappe comme elle peut, par un nouveau travail, par des flirts, mais elle devra affronter et accepter certaines vérités pour, enfin, faire son deuil.
En cela, de façon étonnante, une vieille dame qui a aussi porté son propre fardeau va l’épauler. Laquelle aide le plus l’autre au final, qu’elle importance ? Leur belle amitié va apporter à ces deux cœurs abimés la chance de cicatriser.

Là, évidemment, vous vous dites « Mais, heu, il n’a pas l’air joyeux, ton roman ? ».
Je vous rassure tout de suite : il faut compter avec la plume et le talent de l’auteur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Un amour vintage est un véritable coup de cœur. Car il est animé par une incroyable galerie de personnages, chacun avec ses rêves, ses soucis, ses excentricités (la palme revient à la mère de l’héroïne, je pense, que j’ai adorée), qui obligent Phoebe à rester ouverte aux autres, à aller de l’avant. Dans ce contexte, situer le roman dans le cadre de l’ouverture d’une boutique vintage, avec l’omniprésence de l’histoire de la mode, apporte une fraîcheur bienvenue et même salutaire, sans rien de superficiel.
Un peu comme ces robes de promotion américaines, délicieusement surnommées robes cupcakes, qui ont le don de changer la vie de celles qui craquent dessus.

Je conseille vraiment cette lecture à ceux et celles qui aiment les romans capables d'aborder des sujets difficiles avec cette touche d'espoir et de légèreté qui permettent d'en ressortir grandi.

http://plumes-sauvages.blogspot.fr/2013/03/un-amour-vintage.html

Chonique de Roanne

Juste une ombre de Karine Giebel

Année d'édition : 2012
Edition : Fleuve Noir
Nombre de pages : 512
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ? Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence...
 
 
J'ai eu la chance de recevoir Juste une Ombre ce mois-ci.
Partir à la découverte d'un auteur français était tentant ! Et qui situe son roman en France : irrésistible ! Le dernier dont j'ai ouvert un livre a été Sire Cédric avec L’Enfant des Cimetières, et j'ai eu très envie de partir dans une nouvelle aventure.

Mais c'est surtout la quatrième de couverture qui m'a donné très envie d'ouvrir ce livre. Comme un poème, un mantra. Une malédiction.
Car ce livre est bien le récit d'une malédiction, d'une descente aux Enfers. J'ai plongé avec Cloé Beauchamp dès le prologue : phrases courtes, récit rythmé, le cœur commence à battre la chamade à l'unisson du personnage, et ne se calmera qu'à la dernière page.

Je suis une lectrice très exigeante, surtout en matière de thriller. Je ne m'attendais pas à passer un aussi agréable moment avec celui-ci : le thème du harcèlement ir/réel m’apparaissait peut-être un peu trop « visité ».
Mais je n'ai pu le lâcher, une fois ma lecture commencée.

Les chapitres alternent entre deux points de vue : celui de Cloé Beauchamp, victime réelle ou imaginaire d'un harceleur ; et Alexandre Gomez, commandant de Gendarmerie . Deux personnages durs, impitoyables.
Cela crée une sorte de dynamique hypnotique, et une fois ma lecture commencée, je n'ai pu lâcher le livre ! Je me disais « Juste un petit chapitre de plus, histoire de voir ce qui lui arrive »...
J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre les personnages, tous, du plus ignoble au plus pathétique (l'ignoble qui n'est pas toujours celui qu'on croit).Ils sont tous intéressants, "complets", agréables à suivre. Avec un coup de cœur pour celui de Gomez- qui, cerise sur le gâteau, lit Chandler et boit de la Desperado...

Le récit est semé d'indices, vrais ou faux, de faux semblants, de leurres, de sous-entendus : la pression monte au fil des pages, j'ai vraiment apprécié cette façon de harponner le lecteur et ne plus lâcher.
Un vrai bon moment de lecture , qui m'a donné envie de partir à la découverte de cet auteur.
Merci aux Éditions Fleuve Noir pour cette initiative ,et à Louve, pour sa confiance.
 
 Chronique de Hellza

samedi 23 mars 2013

Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

Année d'édition :2013Edition: Le Livre de Poche
Nombre de pages :829
Public visé : Young Adult 
Prix : 8.60
Quatrième de couverture :
La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-elle la sauver ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je souhaite remercier le forum Mort-Sure et les éditions Le livre de poche pour m'avoir permis de découvrir ce roman d'une auteure que j'affectionne particulièrement depuis la lecture de la saga Twilight. Cette dernière fut pour moi un véritable coup de coeur. Tant les personnages que les émotions et la trame de l'histoire m'ont séduite. Les âmes vagabondes est un roman tout à fait différent de Twilight, alors si vous vous attendez à une histoire d'amour aussi passionelle que celle de Bella et Edward, passez votre tour. J'ai bien apprécié cette lecture, bien que ce ne soit pas un coup de coeur.

Comme de fait, le style de l'auteure me plait toujours. Je n'ai rien à redire sauf qu'elle est fidèle à elle même dans ce roman.

Concernant les personnages, j'ai eu beaucoup de difficulté à entrer dans l'histoire au début. J'ai trouvé que c'était lent et j'avais l'impression que les choses n'avançaient pas.  J'ai eu de la misère avec le personne de l'âme vagabonde qui me rebutait particulièrement. Cependant, je trouve que la richesse de ce pavé se trouve dans la morale et le contenu de l'histoire.

L'intrigue est tout à fait exceptionnelle. À travers le personnage de l'extraterrestre convertie à la cause humaine, nous avons la possibilité de porter un regard nouveau sur la nature humaine. Alors qu'on vit chaque jour comme si de rien n'était et qu'on ne réfléchie pas vraiment à ce qui nous entoure, ce roman nous permet de constater à quelle point la nature humaine est riche en couleur et en émotions. Parfois, il faut que ça passe par des personnages irréels ou par des messages subliminaux pour qu'on prenne conscience de certaines choses. C'est souvent plu bouleversant que quand on a les faits en plein visage.  Tel que mentionné précédemment, l'histoire d'amour est complètement différente de celle de Twilight. La fin cependant est positive comme les autres romans de l'auteure. Fin que j'ai d'ailleurs beaucoup appréciée et dont je garde un bon souvenir.

Je recommande fortement cette lecture si vous souhaitez découvrir une facette différente de l'auteure. La force de ce roman se situe dans le message et l'intrigue. J'ai trouvé qu'il était fort en émotions et je crois que c'est un point crucial pour rendre un livre mémorable.  

Chronique de Salsera15

vendredi 22 mars 2013

Hunger Games, tome 3 : La Révolte de Suzanne Collins

Année d'édition: 2011
Editions : pocket jeunesse
Nombre de pages : 418

Quatrième de couverture:Contre toute attente, Katniss Everdeen a survécu aux Hunger Games à deux reprises. Mais alors qu'elle est sortie de l'arène sanglante vivante, elle n'est toujours pas en sécurité. Le Capitole est en colère. Il veut se venger. Qui pensent-ils devrait payer pour les troubles ? Katniss. Et ce qui est pire, le Président Snow a été parfaitement clair sur le fait que personne d'autre n'est en sécurité non plus. Ni la famille de Katniss, ni ses amis, ni les habitants du District 12.
 
 
 
 
 
 
 
Katniss a été sauvé des Hungers Games par la rébellion des hommes du district treize que tous pensaient éteint. Et alors qu'elle se remet de ses blessures pendant les jeux, elle découvre que son sauvetage n'est pas anodin. Tous ont besoin d'elle pour incarner le geai moqueur et agrandir le nombre de partisans à la rébellion. Mais pour elle, rien ne compte plus que de retrouver Peeta et de l'arracher des mains du capitole afin d'éviter qu'il ne l'utilise contre elle. La survie du district treize et de Peeta est désormais entre ses mains tout comme le dénouement de cette guerre qui a débuté longtemps avant son entrée dans les Hunger Games. Pourra-t-elle sauver tout le monde, alors qu'elle ne pense même pas pouvoir se sauver elle ?
Ce troisième tome de Hunger Games est bien au-dessus du précédent. J'ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Suzanne Collins et sa manière de nous raconter une guerre qui est à l'origine de beaucoup trop de morts. Cet univers qui n'est pas particulièrement gai a vraiment de quoi charmer ses lecteurs parce qu'il nous rend addicts à tout ce qui s'y passe.
Le début met un peu de temps à démarrer pour nous permettre de nous remettre dans le bain, chose appréciable, surtout si vous êtes comme moi, c'est-à-dire que vous ne lisez pas les tomes d'une même série à la suite et préférez les lire petit à petit. Du coup, je n'ai même pas eu la sensation que plusieurs mois s'étaient écoulés après ma lecture du second et c'est un très bon point.
Je craignais l'aspect répétitif de ce troisième opus et je salue le génie de l'auteur puisqu'on est loin des deux premiers tomes, même si on a notre lot de cadavres une fois de plus. Ici, c'est la guerre qui se prépare. La rébellion ne demande qu'une chose : tuer le président Snow et faire cesser les Hunger Games pour protéger les enfants de ces jeux cruels et destructeurs. Et quoi de mieux comme symbole que le geai moqueur et Katniss? La pauvre va devenir une véritable poupée pour la rébellion qui ne cessera de l'envoyer tourner des spots pour montrer qu'elle est toujours en vie et qu'elle lutte, mais peu à peu on la sent devenir fragile et inquiète parce que tout dépasse ce qu'elle souhaitait.
Dans ce troisième opus, Katniss est perdue. Elle ne sait pas à qui se fier, ni si elle reverra jamais Peeta, ce garçon timide et discret qui lui a sauvé la vie à plusieurs reprises et permis de survivre aux Hunger Games. Katniss va devoir se reposer sur Gale, son ami de toujours pour qui elle ressent beaucoup d'affection, mais comme on s'en doute, elle lutte contre ses sentiments et ne sait pas qui elle aime vraiment : Gale, l'ami de toujours ou Peeta le fragile pâtissier qui a toujours été là dans les moments les plus dangereux et qui désormais est prisonnier pour avoir protéger Katniss.
J'ai aimé sa psychologie, même si j'en avais assez de la voir si instable au niveau de ses émotions et de limite comparer Gale et Peeta pour voir lequel est le meilleur. Un tome qui clôture la saga en beauté, douloureux, violent, mouvementé et qui donne la chair de poule quand à la disparition de certains personnages qu'on adore et dont on ne pouvait se passer.
Une fois que nos héros déclarent la guerre au capitole, tout va très vite. Entre pertes de leurs hommes, sacrifices et retrouvailles, impossible de lâcher ce roman comme s'il allait nous faire manquer d'oxygène. Incroyable et pourtant si vrai!
Suzanne Collins frappe fort pour cette fin très attendue et nous montre que son imagination n'a pas de limite. Là je dis chapeau et j'espère retrouver un jour une saga de dystopie aussi forte, aussi addictive et dont je ne me lasserais pas, je pense, de relire les romans !

Chronique de Louve

jeudi 21 mars 2013

La main argentée : Chroniques élémiques de Abel Felibenc

Année d'édition : 2012
Edition: amalthée
Nombre de pages : 164
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
- Mon ami, sais-tu où nous sommes dans les âges et le cours du temps ? Discernes-tu les énigmes en cours ? Une grave guerre se profile.
- Les Erates ?
- Ils sont le premier coup sur la tête du clou. Ils ont en effet décidé de sortir de leur pays misérable. Leur vengeance sera terrible. Ils ont ruminé cette guerre durant cinq cents ans car leur création indue n'est pas mince problème. L'injustice dont ils se sentent victimes les rend haineux et le temps a décuplé cette haine.


 Je dois dire que je n’avais jamais entendu parler de ce roman. Grâce au forum Mort Sure et aux éditions Amalthée, j’ai pu découvrir cette histoire de fantasy. J’avais postulé pour ce roman tout d’abord grâce à la couverture, oui le personnage sur la couverture m’a fait étrangement penser à un acteur qui joue dans Bilbo le hobbit. Bref, ça m’a donné envie, puis j’ai lu le résumé et je me suis dis, tiens un roman de fantasy, ça me tente bien. Me voilà plongée dans l’histoire. J’ai eu un petit souci avec la couverture, ce n’est qu’un détail technique, cela ne change pas le texte… elle ne fait pas vraiment réel. Le personnage est disproportionné par rapport au cheval… et en regardant de plus prêt, on voit qu’ils ont oublié des petites choses sur le découpage. Bref, ce n'est pas important, comme je l’ai dit, on veut voir le texte.

Je suis plutôt bien rentrée dans le texte, à part quelques soucis de ponctuations, etc., je me suis laissée prendre par l’écriture de l’auteur. Le seul souci que j’ai eu, c’est que je n’arrivais pas à m’imaginer les lieux. Ce que j’aime dans les livres de fantasy, ce sont les lieux magiques que l’on peut trouver, ou alors les mondes un peu chevaleresques… etc. Bref, je m’imagine toujours très bien cela. Mais là à certains moments, c'était difficile, du coup je ne voyais que des personnages. Les décors ne sont pas assez décrits. Avec un peu plus de descriptions, le roman aurait été plus long. De plus, on passe trop vite sur certaines actions, c’est dommage.

L’histoire, en elle-même, est vraiment pas mal. Surtout qu’on apprend tout ce que l’on veut savoir sur ce monde. J’ai bien aimé le début du roman avec les explications du passé avec les deux peuples et la main argentée… etc. Puis on arrive dans le « présent », et on apprend que Bafine est celui qui va arrêter la guerre, bref, on veut en savoir plus, surtout qu’il est assez isolé. J’aime quand il y a de l’aventure dans un roman, et avec les romans de fantasy, je suis servie !
Au niveau des personnages, je dois dire que je ne me suis pas attachée à eux. Même si Elina est un personnage avec beaucoup plus de caractères que son frère, Bafine, d’ailleurs il a un nom qui ressemble à un personnage de Bilbo… Bref, je les suivais dans leur aventure et c‘est tout.

Pour conclure, c’est un roman sympathique à lire, pas trop long et avec de l’action, malgré quelques petites choses qui m’ont chagrinée. Merci encore aux éditions Amalthée et au forum Mort Sure.

Chronique de Sandra

Les lumières du Zénith - Livre I de Amélia SARRY

Année d'édition : Juin 2011
Edition : Amalthée
Nombre de pages : 372
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Une terre de chaos régie par les lois de la nature. Ainsi était le monde à son commencement… Sahana, jeune fille aux pouvoirs étranges, et son félin Maïko connaissent une vie sans tourments jusqu’au jour où un événement tragique vient bouleverser leur vie. Un élément sacré a été volé. Dès lors, tous deux se retrouvent enrôlés dans un périlleux voyage aux sombres complots, où la corruption et les traîtrises ont mainmise sur le gouvernement de l’Empire, là où l’équité n’a plus lieu et où chacun est en danger, seul face à la menace qui gronde…



J'avais eu envie de découvrir Les lumières du Zenith grâce à Mort Sûre parce qu'il était extrêmement bien noté sur plusieurs sites de librairies. Malheureusement, je pense que ceux qui ont mis de si bonnes notes n'avaient pas lu les mêmes « classiques » de la Fantasy que moi...

Sahana est une jeune fille aux pouvoirs étranges : elle peut manipuler le feu et elle a un don de télépathie qu'elle partage avec un félin qui l'accompagne. C'est un félin, mais il appartient à une autre race que les tigres (même s'il y a un tigre sur la couverture). C'est une race imaginaire, mais on ne sait pas pour autant la différence avec nos tigres. En tout cas, ils vivent tous les deux en marge de la société depuis presque 10 ans à chasser pour survivre, et n'aller que très rarement en ville pour faire des achats. De plus, l'amitié entre la jeune fille et le félin, et la beauté époustouflante de la jeune fille attirent tous les regards sur eux...
On découvre très vite qu'un élément a été volé : l'air. Les éléments seraient représentés par des objets physiques et depuis que l'air a été volé, les bateaux et les moulins, sans vent, ne peuvent plus fonctionner.
Après avoir provoqué une mort accidentelle à cause de son pouvoir, Sahana est emmenée par un serviteur de l'empire dans un long périple pour sauver le roi et toute une société dont elle n'a rien à faire. Dès lors, elle doit apprendre à se maîtriser lors de ses rencontres avec ce qui l'insupporte : la noblesse... Heureusement, Maiko le félin est à ses côtés.

Je n'ai pas rappelé la quatrième de couverture, car elle est assez trompeuse. Elle promet « un monde à son commencement ", un « périlleux voyage », des « complots », « des traîtrises », « où l'équité n'a plus lieu »... Des éléments seulement effleurés et à peine abordés dans ce premier tome, mais qui n'ont pas été assez utilisés pour, à mon sens, mériter de résumer en particulier ce premier tome. J'ai trouvé qu'il y avait trop de pages pour ce qui résume à une très grosse balade, dans laquelle l'action est peut présente et l'intrigue avance presque nullement.

Heureusement, on se plait dans ce récit et son univers. On lit la totalité du roman avec plaisir et on lit plus que l'intrigue principale (un peu trop légère), plutôt pour découvrir cet univers intéressant.
S'il n'y avait pas autant de légèreté, ou de manque d'approfondissement, ma lecture m'aurait davantage convaincue, les dialogues, eux, étant particulièrement pertinents. Les nombreux noms et rôles des personnages (certaines étant de la famille de Sahana) se confondent aussi à force des retournements de situation et il devient vite dur de s'y retrouver.
L'enfance de Sahana dans les bois parait impossible alors que la population a une opinion inattendue d'elle, son physique trop parfait évite bien des descriptions, trop peu détaillées concernant les vêtements... autant d'éléments qui auraient gagné à être exploités. Alors qu'au contraire, les descriptions des bâtiments et des lieux sont étonnantes, impressionnantes et... fabuleuses ! Ce sont celles qui m'ont semblé mettre le plus en valeur le talent d'écriture d'Amélia Sarry.

Les gros atouts de cette histoire sont l'apparition de passages parlant d'un moine, bien écrits et intéressants, même si c'est dommage qu'ils provoquent trop d'attente et qu'on ne sache pas une seconde dans le tome 1 où veut en venir l'auteur, et le lien entre Maïko, le félin, et Sahana. Un lien qui survit à quelques épreuves et se renforce toujours au fil du temps. Dommage cependant qu'il soit pas assez développé, tout comme la peut être histoire d'amour vaguement naissant, de la jeune fille.

Pour résumer mon impression, comme je l'ai dit au début de mon avis, ce pavé m'a semblé être beaucoup de palabres entre les personnages pour finalement peu de chose (et une intrigue bien trop simple), ce qui laisse penser que ce ne sont que les prémices de futures intrigues, à peine commencées, méritant d'être intelligemment développées dans les tomes suivants. Avec, évidemment, la jolie écriture de cette auteur. J'espère cependant que celle-ci saura mettre plus d'action dans autant de pages.

Cette lecture m'a semblé dès le début avoir beaucoup de rapports, trop proches, avec la série ‘La Moïra’ d'Henri Loevenbruck, ce qui m'a longtemps trotté dans la tête pendant ma lecture. J'ai cependant essayé de ne pas penser à cet élément pour décrire ce que j'ai ressenti en lisant, et surtout en refermant le livre, après beaucoup de temps passé sur un texte si dense.  

Chronique de Marly

dimanche 17 mars 2013

Avant d'aller dormir de Steve Watson

Année d'édition : 2011
Edition: sonatine
Nombre de pages : 400
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À la suite d'un accident survenu une vingtaine d'années plus tôt, Christine est aujourd' hui affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu'elle a en fait 47 ans et qu'elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu'elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé... et sur son présent.


Avant d'aller dormir est un livre qui se dévore. Je l'ai d'ailleurs lu en à peine deux jours et je me suis régalée du début à la fin.
J'ai fait la connaissance d'une femme, âgée de 47 ans, totalement amnésique à la suite d'un accident dont elle aurait été victime. Le pire qui puisse arriver dans la vie de quelqu'un c'est de ne pas savoir qui l'on est, où l'on se trouve, qui est notre entourage, quel est notre passé lorsque l'on ouvre les yeux le matin.

C'est ce qui se passe dans la vie de Christine chaque matin et chaque jour elle doit réapprendre à savoir quelle est sa vie.

La première partie nous permet d'appréhender les personnages qui sont le quotidien de Christine et ses réactions face à son impossibilité de se souvenir. C'est dur, puissant, inimaginable de se mettre à sa place, difficile de se dire "et si cela m'était arrivé à moi...". Une véritable douche froide.

Et puis, il y a le Dr Nash que Christine rencontre et qui lui demande de tenir un journal pour pouvoir le relire chaque matin, pour se rappeler ce qui s'est passé la veille, pour tenter de faire ressurgir le passé oublié.

On entre alors dans la deuxième partie qui se lit quasiment d'une traite (malheureusement il faut aussi dormir, s'occuper des enfants, de la maison et là on rage bien sûr) et qui nous dévoile tellement de choses que l'on commence à fomenter des "peut-être que..." ou des "si jamais c'était lui qui..."

Le lecteur est pris dans l'engrenage de l'existence de Christine et ne pourra pas en sortir avant de connaître le fin de mot de l'histoire.

C'est addictif au possible et terriblement excitant car angoissant.
La dernière partie nous révèlera tout, bien sûr. Certaines de mes suppositions étaient bonnes et je n'ai pas été déçue même si j'ai su qui était le coupable. J'avais besoin que le voile soit levé, que l'on me certifie que je ne me trompais pas et j'ai été soulagée. En même temps, on se dit que ce genre de personne est complètement détraquée, que pour rien au monde on ne voudrait en rencontrer une dans le même genre. Qu'il n'y a qu'un pas à franchir pour que notre vie bascule définitivement.

L'écriture est prenante, l'intrigue bien menée. L'auteur a su se mettre dans la peau d'une femme mature, prête à tout pour retrouver sa mémoire afin de vivre sereinement. Non seulement pour elle-même mais aussi pour les siens.

Ce livre m'a d'ailleurs fait penser à un ouvrage que j'ai lu il n'y a pas si longtemps et pour lequel j'avais été aussi happée même s'il était un peu différent : Juste une ombre de Karine Giebel.

Si vous avez lu ce Giebel et que vous l'avez apprécié, je peux vous assurer que vous passerez un aussi bon moment avec Avant d'aller dormir.

Je remercie très sincèrement le forum Mort-Sûre et les Editions Sonatine pour m'avoir permis de faire cette lecture vraiment géniale.

A paraître chez Pocket en Mai 2013
  
Chronique de Belledenuit