jeudi 14 mars 2013

Le bois des âmes perdues de Le bois des âmes perdue

Année d'édition : Mars 2012
Edition : Amalthée
Nombre de pages : 440
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Dans la forêt de Waterbrook, poursuivis, menacés par des chevaliers tout droit sortis du Moyen Âge, des marchands ambulants meurent en laissant un nouveau-né, sauvé in extremis par Hans. Avant que le marchand n’expire, il fait jurer à Hans de veiller sur le nouveau-né, d’autant qu’une mission capitale attend ce dernier : effectuer un voyage dans le temps, retrouver les clés des éléments pour mettre un terme aux cataclysmes qui n’épargnent aucune région du monde.

Les révélations de Hans perturbent Isaure en ce jour de janvier 2077 : se pourrait-il qu’elle soit l’enfant recueilli, qu’elle vienne donc du passé ? Qui sont les « Êtres de l’Aurore » dont elle ignore tout et pour lesquels il était primordial de conserver près d’elle son coffret de bronze et d’ivoire, le « Miroir de la Destinée » ?

Sitôt après les confidences de celui qu’elle croyait être son père, Isaure allait trouver réponse à ses interrogations et être confrontée à son destin.


Je remercie le forum Mort-Sûre et les éditions Amalthée pour ce partenariat.


Le début de ma lecture a été assez difficile. J'ai eu beaucoup de mal avec le style de l'auteur, en particulier pour les dialogues. La façon de s'exprimer des personnages m'a paru horriblement lourde, et pratiquement identique pour tous. Heureusement, l'auteur fait des dialogues très courts et indique bien qui parle. Le personnage qui m'a le plus choquée dans sa façon de parler est Isaure, qui au début du livre a quatorze ans et n'a jamais été à l'école. Mais elle s'exprime comme les autres personnages. Vers le milieu du livre, ça va un peu mieux, mais ça reste dans le même style.
L'autre chose qui m'a gênée, c'est le manque de descriptions des personnages. Pour conclure sur l'écriture, c'est simple je n'adhère pas, trop lourd, trop compliqué.

Il y à l'histoire en elle-même.
En lisant le résumé, j'ai été sous le charme de l'idée de l'auteur. Situer l'histoire en 2077, mais amener des personnages du moyen-âge grâce au voyage dans le temps à cette époque est intriguant ! Donc ce mélange de futur et de passé est très intéressant !
Une fois plongée dans ce livre, je me suis rendu compte que l'auteur a mis surtout en valeur le fait de se trouver dans le futur avec une prise de conscience de la façon dont les gens d'aujourd'hui utilisent et détruisent la nature (le pétrole, les voitures...) toutes ces choses en 2077 on détruit le climat et la terre se rebelle, les catastrophes s'enchaînent et c'est uniquement grâce à ces personnes venu du moyen-âge que tout peut s'arranger, hélas d'autres veulent leur mort...

Pour les personnages le tour est rapide. Isaure est le personnage central, Jacob qui apparait au milieu du livre est intéressant, mais hélas il n'est vraiment pas très présent. J'ai adoré le capitaine de bateau John Blake ! Dommage que lui aussi ne soit pas là longtemps, c'est le personnage qui m'a donné l'impression de se démarquer du reste et c'est aussi à ce moment-là que le caractère d'Isaure pointe le bout de son nez, à partir de là, Isaure démontre qu'elle a un caractère assez insupportable à mon gout... mais au moins j'ai eu bien plus l'impression que son personnage pouvait se démarquer et donner un peu de rebondissements à cette histoire !


En conclusion, j'ai eu du mal à lire ce livre jusqu'au bout. J'aime les livres plein de rebondissements, d'humour, d'amour. Et hélas je n'ai rien retrouvé ici.

Pour les rebondissements il y en a, mais il y a souvent des passages de blanc et on retrouve par exemple notre héroïne dans un lit d'hôpital et non pas en train de se débrouiller pour s'en sortir et le plus souvent j'ai eu une impression de scène « téléphoner » aucune prise de risque donc.

Pour l'humour, là c'est le néant, mais bon ça c'est une question de gout dans ce livre c'est le sérieux qui prime. Ce livre est dans un cadre de SF, c'est-à-dire des explications des données, du solide donc !

Pour l'amour, quel dommage ! Là j'ai été déçue, car, même si dans un roman la partie sentimentale peut être mise de côté, là il y a vais matière à en faire un peu ! ça aurais donner de la légèreté à cette histoire.

Chronique de Zebuline

Dôme tome 1 de Stephen King

Année d'édition : 2013
 Edition: le livre de poche Nombre de pages : 840 Public visé : Adulte Quatrième de couverture : "Le dôme : personne n'y entre, personne n'en sort"













En une belle journée d'automne, dans la petite ville de Chester's Mill, est soudainement coupée du reste du monde. Une immense barrière, que l'on nommera bientôt le Dôme, entoure la ville empêchant les habitants de sortir ou d'entrer. Personne ne sait pourquoi il est là et surtout qui est à l'origine du phénomène, mais une chose est sûre: une situation comme celle-ci fait ressortir les bons comme les pires facettes de la race humaine. Désormais, tout est possible ...

Je pense que j'étais déjà convaincue d'aimer ce roman avant même de l'avoir commencé, car tout ce que j'ai lu de Stephen King m'a plu, jusqu'à présent. Cette lecture là ne fait pas exception.J'ai énormément apprécié pour ne pas dire adorer. L'ambiance, l'histoire, les personnages. Tous les éléments pour un bon roman sont réunis. Que vouloir de plus?

Tout d'abord, l'idée du Dôme est intéressante, sans être innovatrice. Tout dépendait de l'angle dans lequel l'auteur décidait de l'aborder. Ce tome-ci se concentre sur les gens pris à l'intérieur de la ville et non pas à ceux qui en recherchent la provenance. On fait face à l'impuissance des gens, à leur incompréhension et à la peur qui monte plus les heures passent. Le sentiment d'horreur naît de ses émotions. La force de ce roman (et de la plupart des Stephen King) réside dans l'exploitation d'un thème récurrent: la nature humaine, ses bons côtés comme ses mauvais. Certains organiseront les services à la population ou de vivre normalement et d'autres tenteront de profiter de cette situation au maximum. Le Dôme est un prétexte à tous les évènements qui se produiront. C'est aussi le seul élément surnaturel qui catégorise le roman dans le fantastique.
Toutes les hypothèses sont pourtant possibles. Une expérience gouvernementale? Une tentativede nouvelles technologies de la part de pays ennemis? Une punition divine?
Les gens de questionnent, mais que peuvent-ils faire de plus? J'ai cru, pendant un bon moment, que l'idée ne tiendrait pas plus de 300 pages et encore moins 800. J'ai été surprise de découvrir la vitesse à laquelle je les tournais. Il est vrai qu'il y a quelques longueurs pendant lesquelles l'histoire tourne un peu rond. Je ne me suis pas ennuyée pour autant.

Fidèle à son habitude, Stephen King nous présente une multitude de personnages, chacun apportant un petit quelque chose au déroulement. Certains trouveront que l'alternance et le nombre de points de vue sont un point faible, mais personnellement je trouve que c'est tout le contraire. L'histoire en devient plus complexe et moins monotone. Cela nous permet d'avoir une vue d'ensemble de tous les personnages et de mieux comprendre leur attitude. Ils n'ont pas tous une très grande importance dans l'histoire, les points de vue de ceux qui le sont reviennent plus souvent. Le plus intéressant reste Dale Barbara, dit Barbie, le cuisinier du Sweetbriar Rose et ex-soldat d'Irak.
Son passé est nébuleux et on n'en connait que quelques bribes ,mais son influence à la ville est indéniable. Il est attachant autant dans sa personnalité que dans son attitude face au Dôme. Le plus détestable est, sans aucun doute, Big Jim Rennie le deuxième conseiller de Chester's Mill. Il cache derrière un masque puritain une personnalité des plus odieuses et malsaines. Il tente, par tous les moyens, d'utiliser la vulnérabilité de la population pour asseoir son autorité sur la ville.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance oppressante qui s'installe, petit à petit. Il n'y a plus de règlement ni personne pour intervenir. La bourgade devient un pays indépendant.

Le style d'écriture de Stephen King m'a captivé, comme toujours. Il ne nous épargne pas les détails sordides tout en nous décrivant magnifiquement bien chaque situation.
Comme je le disais, les pages se tournent toutes seules et à une vitesse folle. On se laisse entraîner dans ce nouvel univers et nous devenons presque captif, à notre tour, de ce Dôme. Je me lancerai dans le tome 2, très bientôt. En conclusion, je crois pouvoir dire que c'est un coup de coeur!

Un immense merci aux éditions le livre de poche ainsi qu'au forum Mort-Sûre pour ce partenariat!  

chronique de Lady Swan

Danny Valentine tome 3 : À la droite du diable de Lilith Saintcrow

Année d'édition: 2013
Editions : le livre de poche
Nombre de pages : 480
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Danny Valentine, pour vous servir. Je dors peu et je n’ai pas un caractère facile. Il faut vous dire que je viens de tirer un trait sur sept ans de ma vie (et sur mon partenaire) pour traquer quatre démons renégats… à moins qu’ils de ne me trouvent d’abord. Mais personne n’a jamais prétendu qu’il était facile d’être le bras droit du diable, hein ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Danny Valentine pensait en avoir terminé avec le diable. Mais ce dernier lui n'a pas dit son dernier mot. Il convoque Danny et Japhrimel, le démon déchu qui a choisi de rester auprès de Danny afin de leur confier une mission. Quatre démons se sont échappés et c'est à eux de les retrouver et de les neutraliser afin de montrer aux autres, que le diable est toujours le maitre des Enfers. Mais lorsque Danny se retrouve seule face à ces 4 démons rénégats, elle devra apprendre à faire confiance aux autres, chose qu'elle n'a jamais su faire.

Ce troisième opus me laisse un goût mitigé. Autant j'avais été complètement séduite par les deux premiers, autant j'ai trouvé que celui-ci mettait du temps à démarrer et rendait la lecture laborieuse. Danny tourne en rond et pendant plus de cent pages, il ne se passe que très peu de choses si ce n'est les débats intérieurs de l'héroïne qui doute du démon qu'elle aime. Peut-elle lui faire confiance ? Tient-il vraiment à elle ? Va-t-il l'oublier lorsqu'il retournera en Enfer ? Redeviendra-t-elle humaine s'il la quitte ? Bref, bon nombre de questions sont posées, mais très peu de réponses sont réellement apportées.

Car dans ce troisième opus, il faut tout deviner ou presque ! Les personnages ne veulent jamais dire les choses clairement et au bout de plus de deux-cents pages, c'est assez lourd à accepter surtout dans un troisième tome. Du coup de voir Danny tourner comme un lion en cage et sans cesse se torturer l'esprit ça m'a rendu la lecture confuse et difficile, moi qui avait pris beaucoup de plaisir avec les deux premiers tomes.

À côté de ça, lorsqu'enfin ça bouge, on ne s'ennuie pas une minute ! Les scènes d'actions sont travaillées et musclées pour notre plus grand plaisir et ça je ne peux le cacher, j'apprécie énormément des passages de combat, guerre, règlement de compte bien écrit. C'est un très gros atout pour l'univers de Danny Valentine. Même si ma lecture ne m'a pas autant emballée, j'ai tout de même grandement apprécié de retrouver cet univers sombre et si particulier qui a fait mon plaisir dans les deux premiers tomes. C'est sombre, rien n'est beau, les oiseaux ne chantent pas, les démons s'apprêtent à sortir des Enfers et Danny est la proie de ceux-ci. Bref un monde très dur, et qui ne plaira pas à tous les lecteurs.

Si on met de côté le suspense trop présent et le fait que nos héros tournent un peu en rond pendant la moitié du roman, heureusement l'auteur a su ajouter un peu de piment avec de nouvelles têtes qui vont aider Danny et son démon dans la traque des démons du cercle inférieur. Et j'ai trouvé qu'heureusement l'auteur nous offre de nouveaux personnages pour éviter la lassitude. Maintenant, la fin laisse présager que notre couple va se fixer un objectif pour la suite et pas des moindres et j'ai hâte de voir comment ils comptent réussir à sauver cette personne !

Un troisième tome sympa, mais un peu trop lent par moment qui risque de lasser les lecteurs. Heureusement, l'auteur innove avec de nouveaux personnages et des scènes toujours aussi musclées !

Chronique de Louve

dimanche 10 mars 2013

Wonder de R.J. Palacio

Année d'édition : 2013 Edition : pocket jeunesse Nombre de pages : 405 Quatrième de couverture :
« Je m'appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire.
Né avec une malformation faciale, Auggie n'est jamais allé à l'école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège...
Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux, malgré tout ?
Ne jugez pas
un livre garçon
à sa couverture son apparence »






August est un petit garçon comme tous les autres. À un détail près. Il a une malformation faciale depuis sa naissance que les nombreuses chirurgies n'ont fait qu'empirer. Aussi ses parents, très protecteurs, ne l'ont jamais mis à l'école. Mais August est en âge d'aller au collège et sa mère ne se sent pas capable de lui faire encore cours à domicile. Aussi ils décident tous d'inscrire le petit garçon à l'école. Mais les débuts seront difficiles pour celui qui a toujours été caché du regard des autres.

En refermant ce roman, je me suis dit : « waouh ! » Autant vous dire que j'ai adoré cette lecture même si elle n'est absolument pas du registre du fantastique ! Wonder est un roman magnifique et étonnant qui m'a mis à plusieurs reprises les larmes aux yeux, alors que je ne suis pas très sensible en général avec ce genre de lecture, mais là on a un véritable bijou.
J'ai vraiment apprécié de vivre cette histoire à travers plusieurs personnages pour avoir des avis extérieurs à August qui ne peut vraiment se juger lui-même et juger son apparence. Du coup, de voir le point de vue de personnages qui ne sont pas de sa famille ( la meilleure amie de sa soeur, le petit ami de sa soeur, ses copains de collège...) permet de donner une réelle profondeur à cette histoire et de la rendre plus attachante. Parce que les faits sont là : je me suis incroyablement attachée à August, ce petit garçon qui ne cherche qu'à vivre comme les garçons de son âge malgré un physique désagréable et qui effraye les autres. C'est un roman réaliste que nous découvrons, puisque toute personne peut se voir devenir un petit August, du coup ça nous touche encore plus.

J'ai eu peur qu'à un moment le roman n'en devienne trop larmoyant avec l'apparence physique d'August qui est comparé par ses camarades de collège à Gollum, à un Orque et autres créatures. Cependant, l'auteur préfère garder une part d'humour face aux péripéties d'August plutôt que de tomber dans le dramatique et ça j'ai grandement apprécié puisque du coup on passe du rire aux larmes en un instant, l'inverse étant également possible.
Se retrouver dans la peau de ce petit garçon est une bonne idée, je le disais plus haut. Mais surtout on est ravie de découvrir qu'il est comme tout le monde. Il aime Star Wars (il en est fan), les jeux vidéos (Halo par exemple et je le comprends, j'adore moi-même ce jeu !), bref c'est un ptit gars qui a beaucoup de passions et de loisirs et qui est très bien entouré de sa famille, ce que remarqueront certaines personnes et l'envieront même un peu pour cela. J'ai vraiment envie de vous en parler en long, en large et en travers, mais je crains de trop vous en dévoiler et de vous gâcher la surprise de la découverte de ce petit bijou.

Ce qui fait la force de ce roman, mis à part son héros particulier, c'est l'attachement des gens pour ce petit garçon qui ne semble pas vraiment dérangé d'être tel qu'il est. Du coup, même si certains vont se montrer vraiment mauvais avec lui (le brusquer, l'insulter, se moquer de lui...), d'autres vont très vite prendre sa défense et devenir des amis sur qui August pourra compter. C'est donc une belle leçon de vie qu'est ce roman et je ne doute pas qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu. À lire d'urgence !!

Chronique de Louve 

samedi 9 mars 2013

Zombies Don't Cry de Rusty Fischer

Année d'édition : 2013 Edition : J'ai lu Nombre de pages : 371 Public visé : Adulte & Young adult Quatrième de couverture :
Moi, Maddy, lycéenne sans histoire, je ne croyais pas aux coups de foudre. Du moins pas avant d’en avoir été moi-même victime, et à deux reprises – laissez-moi vous expliquer.
La première fois, je venais de percuter Stamp, le nouveau, et, comme la majorité des filles de ce bahut, moi aussi je me suis mise à rêver de pouvoir un jour sortir avec lui. Ce qui a failli arriver…
Mais notre rencard a comme qui dirait été « électrique » puisqu’en chemin pour le rejoindre, j’ai justement été frappée… par la foudre ! Et j’ai beau essayer de me convaincre du contraire, je crains d’être devenue un zombie !!




Maddy est une jeune fille assez effacée. Vivant dans l'ombre de sa meilleure amie et voisine Hazel, une jeune fille extravertie et très jolie, elle n'attend rien de spécial de la vie. Même les trois filles mortes depuis le début des cours dans des accidents banals n'ont rien de vraiment alarmant pour elle. Pourtant un jour, elle percute de plein fouet un nouveau dans son lycée. Très vite, elle tombe sous le charme et sent qu'enfin les choses vont changer pour elle. Lorsque ce dernier l'invite à une fête, elle accepte bien vite. Désobéissant à son père, légiste de la ville, elle se rend donc à cette soirée, mais en route un éclair la frappe de plein fouet.Lorsqu'elle se réveille, en pleine nuit, dans la rue, elle se rend compte qu'elle n'est plus la même. Son coeur ne bat plus. Elle n'a plus besoin de respirer. Et là, elle découvre qu'elle est devenue un zombie. Mais heureusement pour elle, dans sa petite ville, elle n'est pas la seule à avoir cette nature particulière et très vite elle va comprendre que la mort des jeunes filles n'a rien d'anodin.

Zombies don't cry est un roman vraiment sympa à lire. Il m'a vraiment étonnée pour son humour et son second degré, présent du début à la fin. Se retrouver dans la peau de Maddy, une jeune fille pour une fois qui n'a rien d'exceptionnel et qui est d'une banalité affligeante, change beaucoup des autres héroïnes de littérature jeunesse. Et c'est en partie ce qui m'a le plus séduit dans ce roman. Parce que Maddy sait ce qu'elle vaut, elle est effacée, parce qu'elle le veut bien. Elle ne cherche pas à être célèbre, adulée ou admirée de tous. Elle veut simplement être normale et évoluer normalement. Du coup elle en devient vraiment attachante, je l'ai adoré pour sa simplicité et son naturel.

Après le côté fantastique est vraiment intéressant. L'auteur nous propose des zombies assez différents de ceux que l'on voit à la télé, mais qui ne sont pas sans rappeler Vivant de Isaac Marion ( sortie au cinéma ce mois-ci d'ailleurs). Maddie va nous faire découvrir le monde des zombies à travers son vécu et ses découvertes. Comme le fait de devoir se nourrir de cerveaux ( humain ou animal d'ailleurs, vivant ou mort). La raison nous est expliquée et c'est crédible surtout par le fait que dans d'autres films, c'est la raison qu'on évoque. Du coup, j'ai aimé de vivre une transformation par le biais d'un personnage et savoir un peu ce qu'on ressent lorsqu'on devient un zombie et ce qui nous change un peu. Après, je suis une fan des zombies (films, séries, romans, jeux vidéo) et forcément ça a joué sur mon appréciation de ce roman qui évite certains clichés et tente de nous donner du renouveau. Une très bonne idée puisque ça fonctionne.

D'ailleurs le second point que j'ai apprécié, c'est la romance très légère de ce roman. On a une petite histoire d'amour, enfin plutôt une amourette puisque Maddy tombe sous le charme de Stamp, un sportif beau gosse qui arrive dans son lycée et semble la trouver à son goût. Mais lorsqu'elle devient zombie, Maddy sait qu'elle ne peut rien attendre de cette relation et c'est là qu'on a un changement avec les autres romans YA, c'est qu'elle ne va pas tenter de quand même avoir une relation puisqu'elle ne peut pas. Elle va accepter les règles des Anciens, et s'éloigner de Stamp et peu à peu découvrir que ce n'est peut-être pas forcément son genre de garçons. En effet, elle va peu à peu se sentir plus proche d'un autre garçon, zombie lui aussi, mais je n'en dirais pas plus, si ce n'est qu'à la fin, la réaction de Maddy envers Stamp est vraiment sublime et pour ça j'ai trouvé qu'elle avait beaucoup de courage et de bienveillance en elle.

Au final, j'aurais trop de choses à en dire et j'ai beaucoup aimé ma lecture, même s'il m'a manqué d'un tout petit quelque chose pour en faire un coup de coeur. Une belle histoire, avec de l'action, de l'humour, du suspense et très peu de romance, mais qui devrait quand même ravir bon nombre de lecteurs ! 
 
Chronique de Louve

lundi 4 mars 2013

Le Chant des Âmes tome de Frédérick Rapilly

Année d'édition : 2012
Edition : pocket
Nombre de pages : 406
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Alors que la police s’oriente vers un rituel satanique, Marc Torkan, ex-grand reporter, est chargé d'une contre-enquête par son ancien rédacteur en chef. Accompagné d’une photographe inexpérimentée, il comprend rapidement que la police fait fausse route : la veille du meurtre, la victime semble s’être rendue à une rave-party. L’enquête prend un tournant inattendu lorsqu’en Thaïlande, un deuxième cadavre est retrouvé en marge d’un évènement similaire. Pour le journaliste et sa coéquipière, la chasse au scoop se transforme en chasse à l’homme. Seuls, ils se lancent sur la piste d’un tueur en série, qui choisit ses proies dans le tumulte et la fièvre des nuits électro.




Le corps de Clara a été retrouvé dans la forêt de Brocéliande. La jeune femme a été torturée avant d’être tuée. Mais pourquoi ? Qui pouvait lui en vouloir à ce point ? Marc Torkan, un ancien journaliste pour Paris Flash qui a quitté le métier cinq ans auparavant, est rappelé par son ancien patron – et beau-père – Patrick Boudou. Ce dernier lui demande de mener l’enquête. Mieux que ça, il lui a envoyé Katie, une photographe américaine venue tenter sa chance à Paris, pour qu’elle le seconde. Alors qu’il avait tiré un trait sur sa vie passée afin de se dédier au métier d’antiquaire, Marc accepte et va remonter une piste tout autre que celle suivie par la police. De la Bretagne à Paris, en passant par la Thaïlande, Dubaï ou l’Espagne, cette enquête va nous conduire aux quatre coins de la planète.

Le thriller est un genre que je ne lis pas souvent. Et j’avoue que j’ai été très agréablement surprise par Le Chant des âmes. En effet, le rythme est particulièrement soutenu et tient le lecteur en haleine du début à la fin. De plus, malgré quelques passages quelque peu oppressants, il n’y a rien de vraiment glauque et je n’ai pas eu de souci pour lire ce livre. Moi qui pensais que les thrillers étaient tous macabres…

En outre, cet ouvrage nous plonge dans le monde de la musique. Ainsi, chaque début de chapitre est introduit par un extrait d’une chanson de Nick Cave & The Bad Seeds. De plus, alors que les débuts de l’enquête laissaient penser que le meurtre de Clara était l’œuvre d’adeptes de Black Metal, et plus précisément du groupe Sons of Gaël, Marc découvre que Clara s’était rendue à une rave party. On découvre ainsi l’univers de la musique techno, ses DJs, ses adeptes… Pour poursuivre leurs investigations, Katie va demander l’aide de Jullian, une de ses amies DJette, connue dans cet univers sous le pseudo de Lady J.

J’ai particulièrement aimé le personnage de Marc Torkan. On découvre qu’il s’agit d’un écorché vif. On apprend qu’il a perdu Caroline, son épouse, cinq ans auparavant. Mais le lecteur va devoir attendre de le connaître mieux, avant de savoir ce qu’il lui est arrivé et quelles furent les circonstances de cet accident. Tout semble tabou, et cela ne fait qu’attiser la curiosité du lecteur. Et lorsque l’on commence à entrevoir ce qu’il s’est réellement passé, on ne peut qu’avoir de l’empathie pour cet homme qui a tout perdu. Fin limier, il ne lâche rien et on admire son sens du travail accompli. D’autres meurtres s’enchaînent, mais Marc et Katie feront tout pour trouver quel est cet adepte de musique prêt tuer et à mutiler pour… pourquoi ? Lisez et vous saurez !

Le Chant des âmes est donc un thriller captivant, avec une intrigue captivante que Frédérick Rapilly a su mener d’une main de maître de la première à la dernière page.

Merci au forum Mort-sure et aux Editions Pocket pour ce partenariat !

Chronique de Anne-Sophie

séquestrée de Shevy Stevens

Éditions : Pocket
Genre : Thriller
Pages : 383
Prix : 7.20€
Quatrième de couverture :   
Annie a été séquestrée. Elle a passé douze mois d'enfer dans une cabane perdue au fond de la forêt. Annie est libre, enfin, mais les séances chez le psychologue lui font revivre chaque minute. Annie est sauve, le plus dur est derrière elle. Du moins le croit-elle...









Je tiens tout d’abord à remercier le forum Mort-sure et les éditions Pocket pour cette superbe découverte.

Annie, une trentenaire, agent immobilier, a été séquestrée pendant douze mois. Au travers de ces trois-cents pages, elle nous fait revivre les pires moments de sa vie. Je n’en dirais pas plus, je vous laisse la surprise.
Séquestrée est un thriller qui se dévore page par page. J’ai été très intriguée de commencer par la fin si je puis dire. On sait où en est l'enquête, ce qui s'est passé et comment l'héroïne a pu en sortir. Car oui, Annie est sortie des griffes du Monstre, mais pas de la peur qui la gouverne. J’ai beaucoup aimé cette façon de raconter l’histoire avec les yeux d’Annie qui opère une rétrospective de ces douze mois enfermée dans une cabane. En parallèle, elle nous parle de sa vie actuelle, sa paranoïa, l’incompréhension voire l’ignorance de ses proches.
Elle se sent terriblement seule. De plus, c’est impressionnant de voir à quel point le Monstre l’a changé. Il a exercé un véritable contrôle sur tout ce qu’elle faisait et même après qu’elle se soit libérée, elle a gardé certaines habitudes. Je me suis sentie emportée dans cette cabane avec Annie subissant les humiliations, les contrôles constants, l’emprisonnement. On partage sa peine, l’abîme dans lequel elle se trouve après tout ça.
On essaie de voir le bout du roman, mais Chevy Stevens a fait fort. On ne sait pas où on va, quel sera le dénouement, le mystère total. Annie m’a tenu la main jusqu’au dénouement où je suis restée pantoise, je n’avais rien deviné.

Annie est une femme indépendante, elle sort avec Luc depuis quelques mois, mais on sent bien qu’elle tient à son autonomie. Au cours du roman, on la voit toucher le fond, essayer de sortir la tête de l’eau. Tout le courage dont elle a fait preuve pendant sa séquestration et même après, comment aurions-nous réagi ?
Le Monstre, c’est ainsi qu’Annie l’appelle, faute de savoir son prénom. Autoritaire, dominant, caractériel, il traite Annie comme une poupée, une servante. Il a un sacré grain, je vous le dis.
L’auteur arrive à nous faire douter des proches d’Annie. L’ont-ils toujours soutenu ? Luc est un homme généreux qui n’a eu de cesse de rechercher Annie avec Christina, sa meilleure amie. La mère d’Annie est une alcoolique qui n’arrive pas à être fière de sa fille, tantôt attachante, tantôt insupportable, on ne sait pas trop sur quel pied danser.

Chevy Stevens m’a embarquée, elle n’aurait pu mieux faire. Ses mots pèsent sur nous comme une épée de Damoclès, la sueur parcourt notre échine lors de l’enlèvement et la séquestration, la peur fait partie de nous tout du long. On est paumé, on lit entre les lignes pour pouvoir retrouver le bon chemin et arriver à la fin, on reprend notre respiration.
C’est le premier roman que je lis de cette auteur et elle est très douée, très peu d’auteurs m’ont emportée comme elle l’a fait. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de thriller, j’étais contente d’avoir été choisie pour ce partenariat.
Séquestrée est magnifique roman pour se remettre dans le bain de l’horreur et du suspens. J’ai été plus que séduite, il y a un coté jouissif à lire un roman qui vous transporte autant dans des sentiments que nous ne voudrions jamais ressentir autrement. 
Chronique de Chtitepuce