samedi 12 janvier 2013

La vampire l'intégrale de Christopher Pike

Année d'édition : 2012
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 1024
Public visé : Adulte & Young Adult
Quatrième de couverture :
« Je m’appelle Alisa Perne, et malgré les apparences j’ai plus de 5000 ans. Oui, je suis une vampire, et la dernière de mon espèce. Pendant mon existence, j’ai fait bien des rencontres, côtoyé nombre d’ennemis et vécu des expériences hors du commun. Voici le moment d’en faire part, si toutefois vous êtes prêts à me suivre… »
La promesse, Sang noir, Tapis rouge, Fantôme, La soif du mal et Les Immortels : les aventures d’Alisa Perne ne vous laisseront pas de glace ! ( 6 tomes réunis en un seul !)




En règle générale je ne lis jamais une saga entière d’un seul coup et si je ne savais pas pourquoi, là je sais. Autant quand je lis les différents tomes à des moments différents, les répétitions inévitables et compréhensible d’un tome à l’autre ne me gène pas, autant là, au bout de six, je ne peux plus voir un seul rappel.

Ces livres nous raconte l’histoire de Sita, une puissante vampire qui dès le début, et à de nombreuses reprises, nous annonce qu’elle est la dernière de son espèce.
L’histoire se passe aujourd’hui mais des retours en arrière sous fond historique nous entraînent 5000 ans en arrière, à l’origine du tout premier vampire.  Le côté historique de l’histoire permet au lecteur de comprendre Sita et de la connaitre plus en profondeur.  Malgré cela, je me suis quelques fois perdue dans ces retours en arrière, ne voyant pas toujours l’intérêt des explications données.

Au fil des six tomes, nous découvrons toute une panoplie de personnages amis ou ennemis.  Des personnages qui compteront et voudront aider pour Sita, d’autres qui voudront la détruire.  Le schéma est plutôt répétitif d’un tome à l’autre pour les trois premiers tomes.  Les idées de scénario sont plutôt originales et différentes des autres livres de cette catégorie, mais parfois elles sont d’une irréalité effarante.  Je sais que c’est un roman d’un genre totalement irréel et imaginatif, mais une certaine cohérence et logique devraient être quand même respecté.

Ici, l’auteur nous fait une démonstration de son imagination débordante avec un ennemi plutôt réaliste au début, puis apparaissent des ennemis de plus en plus fantasque, allant d’un vampire dont on ne comprend pas très bien l’origine (il y a bien l’histoire de sa naissance mais pourquoi vampire, ça c’est un mystère pour moi) aux extraterrestres (?) en passant par des divinités et autres.
Toutefois, l’histoire est plutôt bien ficelée et elle nous entraine de plus en plus loin dans l’imagination de l’auteur jusqu’à nous amener à une fin plutôt surprenante.

De plus, l’auteur n’est tombé dans aucun cliché allant jusqu’à complètement changer le mode de création des vampires.

L’écriture de l’auteur est plutôt agréable, fluide et légère.  L’auteur n’est absolument pas avare de détails dont il inonde le lecteur à loisirs.  Personnellement, un peu moins de détails n’auraient pas été pour me déplaire, mais le style léger de la plume de l’auteur fait bien passé le mélange de détails, d’imagination et de surprise.

Du côté des personnages.
Vu le nombre de personnages présents au fil des six tomes, je me contenterais de n’en évoquer que quelques uns brièvement : Seymour, on peut dire que c’est le coup de foudre amical entre eux dès la première rencontre.  Il est toujours là quand elle en a besoin et ses conseilles sont très précieux.  Son plus grand rêve à lui… devenir vampire ; Ray, jeune homme plein de vie qui menait une petite vie bien tranquille jusqu’à ce que son regard croise celui de Sita, il n’a rien demandé à personne et se retrouve bien malgré lui, vampire ; Joël, courageux agent du FBI qui va aidé Sita également au péril de sa vie ; Kalita, personnage ambigu, bon ou mauvais difficile à dire, c’est le personnage qui fera le plus souffrir Sita qui avait de grands espoirs avec elle mais c’est aussi la personne la plus importante dans la vie de Sita ; Yaksha, comment ne pas l’évoquer même si on n’en sait finalement très peu sur lui, si ce n’est que c’est le tout premier vampire et que c’est lui qui a transformé Sita.  Sita l’a d’ailleurs cru mort pendant des siècles mais il réapparait subitement dans sa vie, avec une seul idée, détruire Sita puis se suicider ; et je terminerais par Eddy, psychopathe qui a trouvé la solution pour devenir vampire.  Un vampire sain d’esprit c’est déjà quelque chose mais un vampire psychopathe c’est vraiment une catastrophe pour l’humanité.

Et Sita me direz vous.  Et bien la voici.
Personnellement, j’ai trouvé Sita très égoïste et égocentrique.  Mais bon quand on a 5000 ans, on peut peut-être être égoïste et égocentrique.  Elle souffre toujours de la perte de sa vie humaine et surtout de la perte de son mari et sa fille.  Oh ! Elle a aimé des hommes durant ces 5000 ans mais elle n’a jamais pu oublier Rama son mari.
C’est une personne consciente de ses qualités et de ses défauts.  Elle assume complètement les horreurs et les meurtres qu’elle a commis, c’est une vampire, ces défauts font partie de ce qu’elle est.  Mais son plus grand rêve c’est d’être une humaine comme les autres.
D’ailleurs, ses plus grands combats sont pour protéger l’humanité.

En bref : j’ai passé un bon long (très long) moment en compagnie de Sita mais j’aurais du espacer ma lecture pour en profiter pleinement.

Chronique de Cordelia1

jeudi 10 janvier 2013

3 villes 3 sadiques 3 enquêtes de Michael Prescott

Année d'édition : 2012
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 1147
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
L'arracheur de visages 
La prochaine victime  
Le Goût mortel de la pluie 













Je tiens tout d'abord à remercier les Editions J'ai lu et le forum Mort-sure pour ce partenariat.

C'est le premier livre de Michael Prescott que je lis et je dois dire que dans l'ensemble je suis assez déçue, avec trois livres, j'ai pu me faire une idée de l'auteur et je dois dire que je n'ai pas du tout accroché à son style.


Ce livre est un intégral de 3 romans, vu que ce n'est pas des suites je vous parlerais des histoires individuellement.

L'arracheur de visage :

Dans cette histoire, nous suivons Kaylie Mc Millan, c'est une jeune femme qui a été condamné pour le meurtre de son mari, douze ans plus tôt. Elle est en cavale. En parallèle nous suivons le meurtrier, le docteur Cray, qui tue ces victimes en leur arrachant leur visage, mais avant il "s'amuse" à les chasser comme du gibier. Kaylie décide de prendre en chasse le docteur Cray, pour le faire arrêter.

Quand j'ai lu le prologue, je me suis "waouh ! ça va être un livre superbe" et je dois dire que j'ai été un peu déçu, l'histoire met un temps fou à démarrer et c'est seulement les 100 dernières pages que ça bouge. Pourtant j'ai beaucoup aimé l'histoire mais je m'attendais à quelque chose de plus gore, beaucoup plus tourné sur les meurtres. Et en faite, c'est basé surtout sur une chasse à la souris entre le tueur et Elizabeth.

De plus tout le long du livre, l'inspecteur Sheperd prend Elizabeth pour une malade mentale et une petite discussion avec le beau père de cette dernière et il comprend tout, toute l’énigme prend place dans sa tête. J'aurais préféré qu'il comprenne tout en douceur et pas d'une façon aussi abrupte.

La prochaine victime :

Ici nous suivons une jeune inspectrice du FBI, Tess Mc Callum. Elle puirsuit un tueur en série, Mobius. Ce dernier a assassiné deux ans plus tôt l’amant de Tess et il lui envoie de temps en temps des cartes postales. Tess sait que sa vie est menacée par Mobius mais elle est bien décidée à l'arrêter.

Je ferai à nouveau le même reproche que le précèdent livre, c'est trop long à mon goût pour se mettre en place, ça se met à bouger qu'à la fin. J'ai trouvé l'enquête vraiment plate, moi qui adore les thrillers, je n'ai vraiment pas eu l'impression d'en lire un. De plus, j'ai vraiment eu l'impression que ça partait un peu dans tous les sens.

Le goût mortel de la pluie :


Nous retrouvons Tess Mc Callum que nous avons découvert dans La prochaine victime qui va faire équipe avec Abby Sinclair qui est consultante en sécurité. Elles vont travailler ensemble pour arrêter un tueur en série, qu'on surnomme Rain Man. Ce dernier kidnappe des jeunes femmes, leur fait écrire une demande de rançon qui est adressée à la ville de Los Angeles. Il attache ces victimes dans les tunnels destinés à évacuer les eaux de pluie, alors que ces tunnels sont souvent inondés à cause de la saison des pluies.

Je vais encore me répéter mais encore une fois, je suis déçue, ça ne bouge pas assez, ça manque réellement d'actions. J'ai trouvé qu'il n'y avait aucune surprise dans l'histoire. C'est un livre qui se laisse lire mais que j'oublierais très vite. J'ai vraiment du mal à trouver des points positifs à l'histoire, un thriller très banal.

La plume de l'auteur est fluide, son écriture est simple et claire.

En refermant ce livre, je me dis que plus jamais je ne lirais un livre de Michael Prescott, le style de ces livres n'est vraiment pas pour moi, à aucun moment je n'ai ressenti de l'angoisse, de la peur en lisant ces livres, pourtant vu les résumés je m'attendais à frissonner un peu. Dommage. 
 

Chronique d'Alexia

Oksa Pollock tome 1: L'inespérée de Anne Plichota & Cendrine Wolf

Année d'édition : 2012
Edition :  Pocket jeunesse
Nombre de pages : 648
Quatrième de couverture :
Oksa Pollock, 13 ans, pensait être comme tout le monde, mais ce soir tout a changé...
Un peu angoissée par la rentrée dans son nouveau collège, Oksa déclenche tout à coup des phénomènes étranges dans sa chambre. Un coin de son bureau prend feu, ses cartons de déménagement pas encore défaits explosent...
Elle qui a toujours rêvé d'être une ninja, voilà qu'elle se découvre des dons surnaturels ! Perdue et terrifiée, elle se garde bien d'en parler.
Mais ce n'est pas fini. Le même soir apparaît sur son ventre une mystérieuse empreinte. Mise dans la confidence, sa grand-mère, l'excentrique Dragomira, lui avoue le secret de ses origines : la famille Pollock vient d'Edéfia, un monde invisible caché quelque part sur Terre. Oksa est leur Inespérée, leur seul espoir d'y retourner.
Oksa ne sera plus jamais la même. Et malgré l'aide de son meilleur ami Gus, il va lui être bien difficile de concilier sa vie de collégienne ordinaire avec l'accomplissement de son stupéfiant destin.

Attention, ce livre est magique. Quand on fait la connaissance d'Oksa, on ne peut plus se passer d'elle, de la formidable famille Pollock et de ses créatures extravagantes...



Avis guère convaincu pour ce roman. Je remercie tout de même l'éditeur et le forum Mort Sûre de m'avoir permis de le découvrir grâce au partenariat.

Je suis partie dans ma lecture assez confiante, étant d'habitude plutôt bon publique pour les romans ados à succès. Mais je dois avouer que j'aurais assez vite reposé le roman si je n'avais pas dû le lire en entier pour le chroniquer...
Détaillons point par point :

- L'univers : un des aspects les mieux réussis du roman selon moi. L'univers d'Edéfia, avec notamment ses créatures et ses plantes extraordinaires, est vraiment original et sympathique. On s'attache vite aux foldinguots (des sortes d'elfes de maison au langage absolument délicieux !), à la Goranov (une plante très émotive, qui s'évanouit régulièrement), et à cette terre magique dont on entend beaucoup parler même si dans ce premier tome on ne s'y rend jamais. Le principal reproche que j'aurais par rapport à l'univers, ce sont tous les noms attribués à ces choses que nous ne connaissons pas : bien qu'ils permettent de comprendre immédiatement le rôle de chaque chose, ils sont beaucoup trop enfantins, et donc peu plausibles, à mon goût (Mainfermes, Crache-Granoks, volticaler, knock-bong, culbu-gueulard,...)

- Les personnages : je me suis beaucoup attachée aux adultes, que j'ai trouvé la majorité du temps bien campés, intéressants et crédibles. (Mention spéciale pour Dragomira, la grand-mère d'Oksa, et Abakoum) Par contre, je n'ai pas réussi à croire aux ados, qui sont pourtant les héros de l'histoire. Très stéréotypés, aux réactions très exagérées et souvent redondantes, ils ne m'ont pas paru crédibles durant la majorité du temps. Oksa entre autre accepte beaucoup trop facilement ce qui lui arrive, se montre curieuse quand ça arrange les auteurs, et arrête de poser des questions dès que les auteurs veulent maintenir un suspens un peu plus longtemps. Elle se montre toujours intrépide juste quand il le faut pour le scénario, n'a jamais peur sauf quand les auteurs veulent mettre un peu de tension dramatique. Bref, pour moi, elle ressemble plus à une marionnette qu'à une véritable ado.

- L'intrigue : lente, sans véritables surprises, et les vraies scènes de tension n'arrivent qu'à la fin du livre (seul moment où pendant une dizaine de pages je n'ai pas pu décrocher). A vrai dire, il n'y a pas vraiment d'intrigue dans ce premier tome. Oksa découvre ses pouvoirs, apprend à les maîtriser en vue de retourner à Edéfia, et doit faire face à un méchant qui veut l'utiliser pour retourner lui aussi à Edéfia. Mais voilà, il n'y a rien de plus, pas de fil rouge qui tire l'histoire vers l'avant. Le méchant attaque de temps en temps, mais ne semble pas vraiment avoir de plan prédéfini. Il fait juste quelques tentatives pour kidnapper Oksa. Et du côté d'Oksa, elle passe juste entre les différents membres de sa famille pour apprendre à contrôler différents pouvoirs. Il n'y a qu'à la toute fin que certains mystères commencent à se mettre en place (parce que bon, le mystère du début autour du prof de maths, on ne peut pas dire qu'il soit très compliqué à deviner...)

- Le style : pas désagréable, mais pas abouti pour moi. Le plus gros point noir à mon avis étant les dialogues, qui ne sonnent pas du tout réalistes. Oksa s'exclame à tout bout de champ, les adultes sortent de longues tirades informatives, les répliques sont souvent très clichés...

En conclusion, ce livre a été à l'origine auto-publié, et malheureusement ça se sent. Beaucoup de petits défauts auraient pu être supprimer par un travail éditorial.
Je comprends qu'il ait eu du succès auprès des jeunes, car il y a de l'aventure, des personnages hauts en couleur et un univers très original. Mais je dois être trop vieille, car j'y ai surtout vu les clichés et le manque d'originalité du scénario.

Chronique de Sytra

lundi 7 janvier 2013

Jill Kismet, tome 1 : Mission Nocturne de Lilith Saintcrow

Année d'édition: 2012
Editions : Le livre de poche
Nombre de pages : 384
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Mon nom est Jill Kismet. Spécialiste en trucs surnaturels. Exterminatrice d’esprits malfaisants. Tueuse de démons. Tout le monde ne supporte pas la nuit et ses créatures. Mais je ne suis pas tout le monde. Mon passé m’a beaucoup appris sur les ténèbres, et je suis entraînée par le meilleur – quoique pas le moins dangereux. Les villes ont besoin de personnes comme nous, qui font des choses que même les flics refusent de faire, quand la nuit est tombée. Bienvenue dans mon univers.
Jill Kismet est une chasseuse. Elle traque les démons et autres créatures qui causent des problèmes aux Hommes. Jeune femme au caractère particulier, elle suit les traces de son maître qui est mort et dont elle se croit responsable.Lorsque plusieurs cadavres sont découverts et de policiers, Jill voit rouge. Elle va prendre très à cœur cette enquête pour déterminer qui a tué ses hommes et surtout comment. Aidé d'un cougar-garou et d'un infernal avec lequel elle est malheureusement liée, Jill va très vite se rendre compte que les apparences sont souvent trompeuses et que le mal ne se cache pas forcément là où on pense.

Lilith Saintcrow est un auteur que j'apprécie pour sa série Danny Valentine. Même si j'ai retrouvé sa plume et sa manière d'écrire, Jill Kismet ne m'a pas autant plu. Le roman avance assez vite et le fait de découvrir l'univers via l'héroïne permet de très vite se familiariser avec les particularités de ce monde fantastique.
Pour certains lecteurs, peu habitué à ces univers sombres et plein de créatures de l'Enfer, l'immersion sera peut-être longue et difficile, heureusement un glossaire les attend à la fin du roman pour les aider à se familiariser avec Jill Kismet.

J'ai trouvé la lecture sympathique et fort divertissante. Beaucoup d'actions, quelques scènes plus émotionnelles, cependant, j'ai ressenti un vide pendant ma lecture. À l'inverse de Danny Valentine, l'héroïne n'a pas su me captiver plus que ça et je pense que c'est à cause justement de ce qu'elle est : vide, malheureuse, se sentant seule et abandonnée. Elle n'est que l'ombre d'elle-même. Il se passe trop de choses dans sa tête, mais elle ne montre aucune émotion si ce n'est que de la colère.

En fait, je me suis sentie aussi vide et lasse que l'héroïne. Ce fut troublant. L'histoire comme bien souvent débute sur une enquête de meurtres abominables et très vite l'héroïne va devoir se surpasser et accepter la douleur qu'elle ressent d'avoir perdu son maître, celui qu'elle aimait et qui l'a sauvé d'une vie misérable.

Parce que Jill n'est pas une héroïne comme les autres. Elle jongle sur deux terrains, le bien et le mal et sa frontière est très mince. Elle ne veut plus s'attacher à personne aussi, elle tente de rester de marbre face à ceux qui veulent lui apporter du réconfort et pour une fois, l'héroïne ne cédera à aucun mâle du roman, même si quelques émotions se font ressentir.

J'ai aimé le bestiaire de ce premier tome rempli de garous et d'infernaux, mais j'attendais d'en voir un peu plus et ce n'est que vers la fin que l'auteur nous énumère davantage de créatures sans s'arrêter sur leur apparence ou particularité, du coup cela m'a laissé un goût de manque et d'inachevé.

Maintenant malgré cela, j'ai quand même bien apprécié ce premier tome, mais mon cœur va sans conteste à Danny Valentine qui est plus « Humaine » dans le fond et plus bavarde. Car Jill parle peu et souvent se perd dans ses propres pensées ce qui la rend peu attachante de mon point de vue.

Ce premier tome plaira beaucoup je pense aux adeptes d'univers sombres et obscurs où l'héroïne ne se jette pas dans les bras du premier beau mâle qui passe et qui accepte d'être ce qu'elle est, sans vouloir être une autre aux yeux de ses proches. La fin du roman, avant l'épilogue, m'a semblé très belle, pleine de poésie pour cette histoire malsaine et triste.  

dimanche 6 janvier 2013

Les derniers parfaits de Paul Beorn

Année d'édition : 2012
Edition : Mnémos
Nombre de pages : 312
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Dans le royaume de France ravagé par la guerre contre les légions catharis d’Occitania, Cristo, un soldat prisonnier, échappe à ses geôliers enchaîné à trois compagnons d’infortune. Les quatre fuyards que tout oppose doivent s'entraider pour survivre, contraints de se cacher puis d'emprunter les chemins de traverse. Commence alors pour eux une haletante course-poursuite à travers un pays ennemi dominé par des démons et vivant sous le joug d’une Église catharis fanatisée. Ici, dans les vestiges d'un antique Empire disparu, une magie ancienne continue de survivre dans des talismans et d'immenses tours-statues. Au coeur des forêts profondes et des montagnes déchiquetées des terres occitanes, pris dans le fracas des combats, Cristo et ses compagnons prendront conscience de porter en eux un pouvoir insoupçonné. Ils verront leur destin basculer et le monde trembler sous leurs pas.


Sans être des coups de cœur, les précédents ouvrages de Paul Beorn publiés chez Mnémos m'avaient beaucoup plu. En ce qui concerne Les derniers parfaits, me voilà totalement conquise !!

Tout commence par quatre esclaves enchaînés que le hasard d'une pierre jetée par une catapulte sépare du reste de la chaîne humaine. En plein champ de bataille, sans se connaître les uns des autres, les quatre personnages principaux de ce roman, que rien ne réunissait sinon leurs chaînes, vont s'échapper de leurs terribles esclavagistes. Le groupe, composé de trois hommes et d'une femme déguisée en homme, parvient de justesse à quitter le champ de bataille. Les voilà partis pour une aventure qu'ils ne seront pas prêts d'oublier ! Une aventure et une fuite commune, toujours plus loin dans l'horreur et vers l'espoir, puisqu'ils traversent le pays conquis par l'ennemi enchaîné les uns aux autres : eh oui, leurs liens sont fabriqués en acier noir indestructible...

Un acier forgé dans le souffle des démons, ces terribles êtres craints à la fois des Catharis qui les contrôlent, et de leurs ennemis les Francs. Sur ce point, je n'en dirais pas plus, car toute la saveur du roman repose sur ces fameux démons, ennemis de tous au final. D'où viennent-ils ? D'où vient leur pouvoir ? Comment et pourquoi sont-ils apparus ? Les héros se dirigent, sans le savoir au début, vers la source de la magie des démons... une magie apparemment volée au Premier Empire.

Un Empire où la magie avait sa place, avant que les religions (au pluriel, oui, oui, pas de manichéisme que diable ^^) ne prennent le dessus. Mais la magie perdure à travers le peuple des derniers parfaits, mendiants cachés dans le maquis et convertissant toujours plus de monde à leur religion première. Une religion aussi proche que possible des origines, aussi éloignée que possible de celle des Catharis, qui ont détourné les enseignements premiers : interdiction de manger de la viande par exemple mais, surtout, interdiction de procréer, faisant de leur peuple un peuple de vieillards frustrés. Mais alors comment expliquer la jeunesse, la vigueur et le nombre grandissant des troupes armées catharis ? C'est là un autre secret, caché au fond des casas de juventud, que nos héros vont découvrir malgré eux...

Oui, le terme utilisé dans le roman est en occitan, car l'auteur n'hésite pas à mélanger français, occitan et même arabe. Cela donne un roman tout à fait exotique à lire, pour autant pas compliqué à comprendre puisque ce qui n'est pas compréhensible via le contexte est traduit en bas de page (et il n'y a pas énormément de notes).

Le parcours de la fuite de nos héros explique cette grande variété des langues : à travers tout le sud de la France, jusqu'en pays Maure et au-delà, ils rencontreront des personnes de tous âges et toutes origines, et converseront bien évidemment dans des langues différentes selon la nature de la rencontre... un aspect du roman très bien géré – comme le reste – que j'ai particulièrement apprécié !

Ce que j'ai aussi particulièrement apprécié, ce sont les maleficum, des objets magiques de toute taille, toutes fonctions, toutes apparences, un vrai bonheur que d'en découvrir de page en page ! Ils sont très surprenants, surtout un certain petit lacet d'apparence anodine... qui se révèle au final un allié très précieux.

La magie est aussi présente dans les personnages, puisque chaque être humain a en lui un talent, lié à un animal en particulier. Dans le groupe des quatre évadés, par exemple, l'un d'eux a le talent de l'ours : sa force surhumaine, son courage, etc. Les autres ont des talents encore plus surprenants mais je vous laisse la surprise afin de ne rien gâcher.

Autre point que j'ai adoré, justement : les quatre héros, et la manière extrêmement subtile avec laquelle l'auteur les lie entre eux. Dès le début le destin les relie entre eux par des chaînes indestructibles et, donc, ils doivent apprendre à s'entendre immédiatement. Cela se fait tout naturellement, à la foi par la force des événements et... de leurs caractères respectifs. Les rôles se répartissent bien vite, de manière subtile. Les personnages sont vraiment hyper attachants, d'autant plus qu'ils s'en prennent plein la figure tout au long du roman, et ce, jusqu'à la dernière page... mais là, j'en dirais pas plus. Seulement que la fin, si elle m'a plu, est par un autre côté extrêmement frustrante !!!

Bon, je pourrais disserter encore longtemps sur ces Derniers parfaits, sans jamais tarir d'éloges, mais je vais quand même conclure. En quelques mots : violent, noir, d'un style étonnant, à la fois fluide et percutant, Les derniers parfaits est un roman d'aventure et de fantasy historique extrêmement prenant qu'on a vraiment du mal à lâcher ! Une petite pépite qui fait regretter qu'il n'y ait pas de suite (du moins rien d'annoncé pour le moment), tant les personnages sont vivants et lumineux, au sein de cet univers d'un noir d'encre désespérant et terrifiant.

Merci aux éditions Mnémos et au forum Mort-Sûre pour ce partenariat vraiment génial !

Chronique de GabrielleTrompeLaMort

Sookie Stackhouse Présente : Mariage Mortel de Charlaine Harris

Année d'édition : 2012
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 637
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Résumé : Sookie panse encore ses blessures mais accepte de bon cœur d'accompagner Sam au mariage de son frère dans son village natal. La célébration, au départ heureuse, s'annonce sous de mauvais hospices. Les Métamorphes ne sont pas les bienvenus dans le village et le danger est partout !

Bonus présent dans ce tome :
- le test : quelle fan de Sookie êtes-vous ?
- une interview de Charlaine Harris
- les coulisses de la série TV True Blood et une interview d’Alan Ball (créateur de la série)
- des conversations secrètes entre Eric et Bill
- un guide de la série la Communauté du sud : index des personnages, lieux, etc...


Un petit bijou à avoir quand on est fan !!

Merci au forum Mort- Sûre pour ce nouveau partenariat, ainsi qu'aux éditions J'ai lu !!!

C'est un peu plus qu'une simple nouvelle que nous offre là Charlaine Harris. C'est plutôt un court roman (env 110 pages tout de même !) et qui est en fait assez important je trouve dans l'histoire de Sookie. Elle va prendre conscience de pas mal de choses, prendre du recul sur d'autres, mais elle va surtout réaliser qu'elle n'est tout simplement plus la même et que cette idée, bien que troublante, ne la dérange pas tant que ça. Forcément, elle a toujours des séquelles de ce qui lui est arrivé avant (cf tome 10) et fidèle à elle-même, elle va mettre tout ça de côté pour se consacrer entièrement à Sam et sa famille qui rencontrent d'énormes difficultés. Plus que le mariage, c'est leurs vies qui sont maintenant menacées. Sookie va également retrouvé une ancienne ennemie, mais je n'en dis pas plus Wink

Un petit roman à lire rien que pour être dans l'univers de Sam Merlotte qu'on adore ! Faire la connaissance de sa famille, le voir évoluer dans son monde, est super intéressant. Les sentiments qui unissent Sookie et Sam vont se renforcer, c'est une vraie amitié qui unit ces deux-là, et ils sont très touchants.

Quel plaisir de retrouver le style de l'auteur, simple et efficace. J'avais oublié comme c'était bon d'être dans la tête de notre chère Sookie. J'ai retrouvé son univers, ses éternels questionnements, et son indétrônable courage et loyauté avec beaucoup de plaisir.

Alors bien sûr, Eric n'est pas là, mais franchement, ça ne m'a pas manqué. L'intrigue est là, et bien menée. Certains passages sont tendus, d'autres bourrés d'émotions. Les nouveaux personnages sont attachants et j'espère qu'on verra certains dans les tomes suivants !

Outre cette nouvelle, il y a tout un tas de choses intéressantes dans ce livre. Pour ceux qui seraient un peu perdu, on a une chronologie détaillée de tous les tomes précédents, avec en bonus, des échanges par mail ou téléphones entre Eric et Bill, qui sont bien souvent hilarants !! on les imagine tellement bien comme ça, c'est fou !

Autre chose intéressante, c'est une interview du réalisateur de la série Tv, avec des questions posées directement par les fans des romans, donc de vraies questions que nous, lecteurs de la série, nous nous posons aussi, comme pourquoi a-t-il choisit de ne pas supprimer Lafayette, etc.

Charlaine Harris se prête également au jeu des questions réponses, et on a aussi tout un tas de recettes typiques de l'univers de la Communauté du sud, et pleins d'autres surprises...

En bref, un must have pour les fans !!!!

Ma note : 4/5

Chronique de Michou

vendredi 4 janvier 2013

Clairvoyance, tome 1 : La maison de l'ombre de Amélie Sarn

Année d'édition : 2012
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 220
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Ses poignets sont attachés. Serrés. Ses chevilles également. La peur est là, à présent. Au même moment, le goût. Celui du sang dans sa bouche. Et des souvenirs. Trois coups frappés au carreau. Le visage derrière la vitre. Et une main, avec une boîte en plastique débordant de framboises. Elle sourit et va ouvrir la porte...









Clairvoyance, de Amélie Sarn est le premier roman thriller jeunesse que j'ai eu entre les mains... Un résumé qui n'en dit pas long mais qui intrigue... Nous allons ici accompagné Emma, qui vient d'emménager avec sa mère dans une nouvelle ville. Elle va vite apprendre qu'une jeune fille a été tué dans sa nouvelle maison. Cela aurait-il un lien avec son rêve?

Ce roman nous plonge tout de suite au coeur du sujet principal: le meurtre! Mais pour mieux en ressortir paisiblement afin d'attérir au coeur d'une famille qui vient de se décomposer... D'une mère et d'une fille qui entame une nouvelle vie... Et Emma va effectivement se lier très rapidement d'amitié avec Anaïs, une fille énergique, pleine d'idées. Cette nouvelle vie aurait donc pu être paisible... sans compter l'obsession de Emma pour ce meurtre...

Une histoire qui se lit facilement, plusieurs chemins qui s'ouvrent et se ferment, on ne sait jamais vraiment par où se dirigeait, et pourtant, après le final, nous revoyons tous les petits indices nous ayant échappé... L'auteur sait manipuler le lecteur avec habilité et en douceur, nous guider vers de fausses pistes, nous rassurer comme nous inquièter, le personnage est-il réellement mauvais, ou est-ce l'auteur qui veut donner cette impression?

Malgré la légerté de ce thriller jeunesse, différents points sensibles sont tout de même abordés, tel que le handicap, le divorce et la pédophilie, ainsi que d'autres sujets dont je ne peux parler sans dévoiler une partie de l'histoire. L'auteur a su m'entrainer dans son roman avec envie, tout est bon dans ce livre pour qu'on ne veuille pas le lacher: l'attachement aux personnages, l'envie d'en savoir plus sur le meurtre, le mélange du fictif et du réel...

Pour conclure, j'ai passé un très bon moment avec ce livre que j'ai pris grand plaisir à ouvrir et que j'ai toujours eu du mal à lâcher. Pour une première lecture de thriller jeunesse, j'adhère complètement et le recommanderai vivement à tout ceux qui apprécie légerté et suspens. Un roman qui se lit très rapidement et qui étonne, rien de mieux pour couper deux grosses lectures!

Je remercie les Editions J'ai lu ainsi que le forum Mort-Sûre pour m'avoir permis de découvrir ce roman ainsi que le genre!

Chronique de Livresse