mardi 17 mai 2016

Parfaite de Caroline Kepnes

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket
Nombre de pages : 460 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Est-ce de l’amour ? De l’obsession ? Glissez-vous dans la peau d’un psychopathe pour qui la différence entre les deux est si infime… Lorsque Beck pousse la porte de sa librairie, Joe est immédiatement sous le charme. Ravissante, effrontée, sexy, elle est tout simplement tout ce qu’il cherche chez une femme. Et quand Joe aime, c’est d’un amour total, inconditionnel. Obsessionnel. Dangereux ? Il commence par infiltrer la vie de Beck par tous les moyens. Il se procure accès à ses mails, la suit virtuellement sur les réseaux sociaux et physiquement dans les rues de New York. Comme il sait tout d’elle, il devance ses moindres désirs. Il est sensible, romantique, toujours au bon moment au bon endroit. Mais si Beck ignore l’ampleur de l’obsession de son nouveau petit ami, Joe ne connaît pas non plus toutes les facettes de sa proie…




Tout d'abord merci à Louve pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir ce livre.

Pour résumer l'histoire sans trop en dire c'est Jo un libraire qui tombe amoureux d'une de ses clientes, Beck. Au début c'est un amour à sens unique et obsessionnel et Jo va suivre Beck. Je ne préfère pas en dire sur plus sur l'histoire de peur de vous spoiler.

Bien que atypique et parfois dérangeant le personnage de Jo est attachant, on peut même comprendre ses réactions et ses actes. Son amour pour Beck le ronge et le rend obsessionnel.
Le personnage de Beck m'a moins touché du fait de sa personnalité naïve et assez superficielle.
Quant aux autres personnages, ceux qui font partis de la vie de Beck, ils sont bien construits. L'auteure a su créer une personnalité, une vie réelle autour de ses personnages ce qui permet aux lecteurs de s'attacher, s'énerver voire s'indigner du comportement des personnages.
C'est pareil je ne veux pas en dire plus pour ne pas gâcher la surprise et le suspens offert par le roman.

Même si l'on peut se douter de l'avenir de certains personnages c'est tellement bien écrit que l'on arrive à être surpris et le suspens est au rendez-vous ! Lorsque l'on lit on se dit ça va se passer comme ci comme ça... Et en fait il y a toujours un événement qui fait que ce que nous avions imaginé n'arrive pas ou autrement.
Ce suspens est d'autant plus présent que la narration se fait à la deuxième personne. En effet Jo s'adresse directement à Beck et les événements sont décrits selon sa vision et son ressenti.

Une chose qui m'a aussi fait beaucoup aimer le roman est l'amour que porte les personnages principaux aux livres. Cela m'a permit d'avoir une connexion avec les personnages et de me retrouver dans cette passion qui sont les livres et la lecture.

C'est un des rares thriller que j'ai lu et il a su me tenir en haleine du début à la fin. C'est le genre de livre que l'on commence à lire et que l'on peut difficilement lâcher.

En conclusion c'est une super découverte qui m'a donné envie de lire les autres livres de Caroline Kepnes et je vous le conseille même si vous n'aimez pas la violence car les scènes ne sont pas décrites de façon "trash". Si vous hésitiez à le lire foncez vous ne serez pas déçus !  

Chronique de TicaYuna

dimanche 15 mai 2016

The scorpion Rules de Erin Bow

Année d'édition : 2016
Edition : Lumen
Nombre de pages : 384
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
La première règle, pour éviter la guerre ? En faire une affaire personnelle… Très personnelle.

Duchesse de Halifax, princesse de la Confédération panpolaire, mais surtout… otage. Je m’appelle Greta Stuart, et ma vie ne tient qu’à un fil. Il y a quatre cents ans, une série de terribles conflits liés au changement climatique a ravagé la planète : guerres, famines, inondations, exodes… Débordées, les autorités ont fait appel à une intelligence artificielle omnisciente pour tenter de mettre un terme au massacre. Mais Talis – c’est son nom – a vite pris son indépendance et le contrôle du monde. Désormais, il garde en otages les fils et filles des grands dirigeants de la planète. À la première déclaration de guerre, les héritiers des deux camps concernés sont froidement exécutés.

Il me reste seize mois à tenir, seize mois avant d’avoir dix-huit ans et de pouvoir quitter le Préceptorat où je suis prisonnière depuis l’âge de cinq ans. Mais l’arrivée d’un nouveau pensionnaire, venu du pays voisin du mien, va tout changer. Elián, qui ne cesse de défier Talis, de mépriser les règles qui régissent notre existence, met nos vies à tous en danger. Malgré tout, son esprit de révolte est contagieux. La résistance serait-elle possible ? Car nous le savons tous : le pays natal d’Elián va forcément finir par déclarer la guerre au mien…



En grande dévoreuse de dystopies, cette nouvelle parution Lumen me faisait forcément de l’œil ! D’autant plus que je n’ai pour le moment eu que des bonnes surprises concernant les ouvrages de cette maison d’édition.

En cela, The Scorpion Rules n’a pas fait exception même si la fin m’a rendue perplexe.

Je m’explique Razz

J’ai trouvé la mise en place du roman particulièrement intéressante et on entre directement dans le vif du sujet. Les premières pages nous permettent de nous attacher rapidement aux personnages et de comprendre la peur tout autant que la résignation dans laquelle ils vivent. Ou, tout au moins, dans laquelle Greta vit. Ce premier moment permet, grâce à Sydney, de mettre une faille chez Greta et donc de la faire évoluer par la suite. Car c’est là l’une des choses que j’apprécie : Greta évolue et sa manière de voir les choses changent doucement au fil des pages. Ce qui permet à l’intrigue d’avancer mais ne montrent pas aux lecteurs les causes de la confiance que les autres placent en Greta. Car elle ne semble ici pas bien savoir ce qu’elle fait, ce qui est en contradiction avec ce que le roman nous dit d’elle tout au long de l’histoire.

Ce décalage entre qui elle est censée être et qui elle est m’a quelque peu perturbée durant ma lecture mais a sûrement permis de complexifier l’intrigue. Celle-ci, par contre, m’a totalement emportée ! J’ai dévoré les pages pour tenter de grappiller des informations et certains passages m’ont carrément fait grimacer, preuve que j’étais totalement prise dans ma lecture (et sûrement aussi que je suis une petite nature, certes Razz ).

Deux ambiances ressortent de ce livre, une première partie très psychologique où les personnages parlent surtout à demi-mots, de façon détournée et une autre un peu plus rentre dedans (oui, c’est au côté rentre dedans que j’ai grimacé. Mais c’était vachement bien !). C’est d’ailleurs finalement l’ambiance qui fait la grande force du roman car les personnages, s’ils sont sympathiques, n’ont pas réussit à m’accrocher totalement. J’ai, par contre, vraiment apprécié que l’auteur nous permette d’avoir un aperçu sur Thalis. Car lui aussi, même si on peut considérer qu’il s’agit du « Grand Méchant » de l’histoire, est sympathique. Assez neutre au final et œuvrant pour ce qui lui parait juste. La complexité des Intelligences Artificielles m’a vraiment beaucoup plu et permet une belle comparaison entre ce qui est humain de ce qui ne l’est pas, démontrant que la monstruosité ne se cache pas forcément là où on l’attend (et là, je pense à Toliver Burr).

Concernant la fin…. Je ne m’attendais pas à ça ! Et on peut finalement terminer le roman sur cette note ouverte -même s’il me semble qu’il y aura un second tome.

En résumé, un roman prenant et très bien amené dont les personnages sont cependant un poil en dessous de l’ambiance qui, elle, est carrément addictive.

Merci à Louve du forum Mort-Sûre et aux éditions Lumen pour ce roman ~

Chronique de Rinne

Mortality Doctrine, tome 1 : Le Jeu du maître de James Dashner

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 286 pages
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Quand le quotidien est sans intérêt, que les rêves n'existent plus, il reste la réalité virtuelle : comme la plupart des jeunes de son âge, Michael passe son temps sur le VirtNet, une plateforme tentaculaire à mi-chemin entre un jeu vidéo et un réseau social. Relié au serveur par des fils sensoriels, son cerveau baigne dans cet univers parallèle. Mais quand une série de suicides - bien réels, ceux-là - intervient dans le cadre du jeu, Michael et ses amis hackers doivent se rendre à l'évidence, effrayante. L'intelligence artificielle aurait-elle pris le pas sur la réalité ?






J'attendais de lire ce livre avec grande impatience parce que j'avais adoré la plume de James Dashner dans Le labyrinthe ainsi que l'univers qu'il avait créé. Ici, j'espérais surtout retrouver cette plume si captivante et addictive, et comme l'univers se situe dans mes goûts, je ne pouvais qu'en saliver d'avance. Je n'ai pas été déçue mais ça n'a pas été tout à fait ça non plus...

Désormais, tout le monde passe la majeur partie de son temps sur le VirtNet où l'on peut aussi bien jouer à différents jeux vidéo, que discuter dans un bar ou sortir en boîte de nuit, entre autres. Toutes les émotions sont retranscrites dans cette réalité virtuelle : la faim, le froid, la fatigue, la peur, la douleur, etc.
Michael et ses deux amis proches virtuels, Bryson et Sarah, n'échappe pas à ce mode de vie et passent donc leur temps sur le VirtNet. Si on ressent la douleur dans cette réalité virtuelle, on ne peut toutefois pas mourir. Pourtant, beaucoup de suicides s'enchaînent, sans que personne n'en comprenne la raison. Michael et ses deux amis sont alors chargés de remonter jusqu'à l'origine de tout ça et d'y mettre fin, au risque de leur propre vie...

J'adore les jeux vidéo donc les romans traitant ce sujet se classent forcément dans mes lectures prioritaires. J'aime en lire quand on se sent complètement immergé dans l'univers, quand on se retrouve en plein cœur de l'intrigue à souffrir ou à poursuivre une quête avec les protagonistes. Toutefois, dans cet univers-là, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans et ce, dès le début... Il n'y a pas vraiment de termes complexes mais l'univers en lui-même l'est et on est tout de suite lâché au milieu de tout ça, à tenter de comprendre vraiment ce qu'il en est. Bien sûr, il y a des explications, on finit par comprendre dans quel genre d'univers on se trouve mais ce n'est pas forcément limpide et, d'entrée de jeu, c'est difficile à digérer... Il y a tout de même beaucoup de passages qui m'ont captivée, où je n'avais plus envie d'arrêter de lire, seulement envie de poursuivre pour savoir ce qu'il allait advenir des trois héros. Malheureusement, les longueurs reviennent vite entre deux quêtes palpitantes et ça casse un peu le rythme... C'est aussi là où je me suis un peu heurtée à un mur, il s'agit de quêtes globalement et, même si elles sont intéressantes, l'univers reflète plus une grande aventure qu'un roman de science-fiction, et je n'accroche pas spécialement avec l'aventure. J'aime bien, mais à petite dose... C'est donc dans ces quêtes que l'on retrouve le plus de longueur car, lorsque Michael et ses amis échouent, ils sont bien forcés de recommencer jusqu'à ce qu'ils y arrivent et, plus ça va de l'avant, moins ils y arrivent du premier coup...
Par contre, la révélation finale m'a complètement scotchée ! Je ne m'attendais pas du tout à ça et maintenant j'ai quand même envie de découvrir la suite ! Il peut se passer tellement de choses désormais. Et on va un peu repartir à zéro, je pense, dans le second tome, parce qu'on ne sait plus tellement où est le bien et le mal dans tout ça... Bref, ça attise encore ma curiosité malgré les longueurs et le fait que je n'ai pas retrouver la plume que j'ai connue de James Dashner, donc on peut toujours espérer que ce soit mieux à mesure que l'histoire évolue ! En tout cas, je serai au rendez-vous pour la suite malgré tout.

Les personnages ne sont pas très développés... À part Michael, parce que c'est celui que l'on suit principalement mais même encore, je ne sais toujours pas quoi penser de lui après ma lecture... Ils sont sympas, certaines choses les différencient des autres, mais il y a pas de quoi s'attacher véritablement à eux, c'est dommage...

Je regrette de ne pas avoir retrouvé cette fluidité que j'aimais dans la plume de James Dashner, et son imagination qui avait été si efficace auparavant. Toutefois, la fin m'a donnée envie de poursuivre l'aventure malgré les longueurs et les personnages restés plutôt en surface. À voir...

Chronique de Grenouille

Une nouvelle vie pour le Dr Stanton de Fiona Lowe

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 320
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le Dr Josh Stanton (et sa voiture de sport) se marie mal avec la campagne. Mais, pour rembourser son emprunt d’étudiant, il a dû accepter un poste à Bear Paw et quitter Chicago. Seul. Sa fiancée a refusé de le suivre dans cette minuscule bourgade perdue dans l’immensité sauvage du Montana.
Katrina McCade est de retour à Bear Paw après huit ans d’absence. Le cœur meurtri par le chirurgien du bloc de l’hôpital de Philadelphie où elle était infirmière. Elle panse ses plaies auprès des siens, dans son petit village natal.
Perchée sur une échelle, elle repeint la chambre de sa petite bicoque quand Josh y fait son apparition et… reçoit le pot de peinture sur la tête. L’agent immobilier à qui Katrina avait confié la location de sa maison, ne la sachant de retour, l’a louée au beau médecin.
Une rencontre explosive au milieu de nulle part.



Tout d'abord je tiens à remercier Louve du forum Mort Sûre ainsi que J'ai Lu pour elle pour ce partenariat, même si au premier abord il ne me tentait pas vraiment.

Ce n'est pas vraiment une mauvaise lecture, je pense qu'elle pourra plaire à certains et certaines, mais ce ne fût pas mon cas. D'abord parce que je n'ai absolument pas le fantasme du médecin ou du cow-boy et que ce livre joue beaucoup dessus. Ni l'un, ni l'autre ne me font frétiller et voir toutes ces femmes qui se pâment devant eux pour leur profession m'ont assez rapidement fatiguée.

Mais reprenons depuis le début, ce sont deux romances en une que nous propose Fiona Lowe ici. D'un côté on a Katrina qui fuit une histoire d'amour douloureuse en retournant vivre dans le ranch de ses parents, avant de tomber sous le charme du nouveau Dr Stanton, qui a lui même une histoire d'amour douloureuse derrière lui, (oh lalalala la coincidence!) et de l'autre nous avons le si bien prénommé Beau, frère de Katrina, cowboy, avec une enfance difficle qui tombe amoureux de la patronne de Katrina qui étrangement encore, à un petit garçon en pleine crise !

Ce que je reproche à ce roman, ce n'est pas vraiment le manque de sentiment, où le manque de crédibilité des personnages, parce qu'ils sont plutôt bien, sauf peut être en ce qui concerne la mère de Katrina, mais c'est surtout le manque d'originalité. En lisant les premières pages on comprend tout ce que l'auteure cherche à nous cacher, pour laisser un peu de suspense, on comprend la fin du roman et même les petits détails insignifiants bien avant qu'ils arrivent parce que c'est du vu et revu milles fois, c'est l'histoire de base sans aucune originalité. Ce sont des reflexions de personnages que l'on a déjà vu dent fois, des idées, des obstacles déjà vu, on se sent donc très vite lassé par l'histoire. Je me souviens même avoir dit à une amie que la seule chose qui me faisait tenir dans ce livre, c'est savoir pourquoi le gamin faisait toujours la tête. Le reste je n'en avais rien à faire parce que je sentais déjà comment tout aller se goupiller et que plus j'avançais plus j'en étais certaine.

Il manque aussi un peu d'humour dans cette romance, enfin il manque un petit quelque chose qui pep's que je pense être de l'humour, Il aura fallu quelque chose en plus, des sentiments plus violents peut être, moins fade, des personnages plus drôle ou plus affirmés. Je ne sais pas quoi mais quelque chose.

En bref, c'est une petite romance sans originalité, du vu et revu milles fois mais qui pourrait plaire à d'autres que moi si le fantasme du cowboy ou du médecin vous titille. Je ne le recommande pas vraiment parce qu'il m'a manqué un peu de pep's pour vraiment me donner envie de m'y engouffrer.  

Chronique de Ferilou

Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding

Année d'édition: 2016
Édition: J'ai lu
Nombre de pages: 342
Public visé : adulte
Quatrième de couverture:
Célibataire londonienne de 30 ans, Bridget Jones décide de tenir un journal intime et de prendre des bonnes résolutions : arrêter de fumer, perdre du poids et surtout trouver enfin un petit ami correct. Daniel Cleaver le coureur de jupons ? Ou Mark Darcy le psycho-rigide ?
Ce livre fait largement écho à Orgueil et Préjugés de Jane Austen (noms, caractères, histoire...), mais avec une vision contemporaine et extrêmement humoristique. Helen Fielding approche de manière réussie et corrosive sa société dans ce roman ainsi que dans sa suite, Bridget Jones : l'Age de raison.






Je remercie les éditions J'ai Lu et le forum Mort Sûre pour m'avoir permis, grâce à ce partenariat, de remédier à ce manque dans ma culture G.

Car oui, bien que le livre et le film soient cultes, je n'avais jusqu'à ce jour ni lu l'un, ni vu l'autre !

Je me suis donc plongée dans Le journal de Bridget Jones avec beaucoup d'attentes. Trop peut-être ? La rencontre ne s'est pas autant faite que je l'espérais, même si ce livre m'a bien plu.
Le premier élément un peu déstabilisant avec ce roman, c'est la manière dont il est narré. Je m'attendais au format journal intime (ça parait assez évident...), mais pas au style télégraphique qu'emploie très souvent Bridget pour relater sa journée. Ca demande un certain temps d'adaptation pour arriver à se plonger dedans avec fluidité.
Bridget passe aussi son temps à se focaliser sur une chose en particulier : son poids. Rien de rédhibitoire là-dedans, c'est appréciable d'avoir une héroïne qui n'a pas le physique d'une chef des pompom girls. A ceci prêt que psychoter sur son poids en permanence lorsqu'on pèse 60kg, je trouve ça un peu abusé. Surtout qu'elle est ravie dès qu'elle atteint les 57kg, et déprimée dès qu'elle remonte à 59kg. Quand on a de vrais problèmes de surpoids, on a du mal à compatir avec Bridget sur ce point. Et du coup, j'aurais préféré que l'auteur assume vraiment son héroïne enrobée et lui donne quelques kilos en plus...
Mais en dehors de ça, Bridget est une jeune femme très sympathique. A la recherche du grand amour (surtout pour ne plus devoir supporter les réunions familiales où tout le monde lui fait remarquer qu'elle n'est toujours pas mariée), mais pas prête pour autant à supporter très longtemps un homme qui se servirait d'elle. Cuisinière pleine de bonne volonté mais catastrophique. Fille de parents en pleine crise (sérieusement, il n'y a qu'un amour filial pour supporter une mère aussi egocentrée que la sienne... Moi j'aurais craqué depuis longtemps !). Amie plutôt fidèle et pas si mal entourée que ça (même s'ils sont tous un peu cinglés à leur manière). Il n'y a que ses histoires de boulot auxquelles je n'ai pas adhéré car je n'arrivais pas à y croire.

J'ai attendu pendant longtemps l'histoire d'amour, mais en fait Le journal de Bridget Jones n'est pas une romance (malgré les allusions à Orgueil & Préjugés). Il y a bien une histoire d'amour (deux en fait), mais ce n'est pas le centre du roman. Le sujet principal reste la vie quotidienne de Bridget et sa crise de la trentaine : "Oh mon dieu, il faut que j'arrive à me caser ! Sinon je vais finir toute seule et quand je mourrai personne ne le saura et mon cadavre sera dévoré par mon berger allemand ! Mais tous les hommes ne sont que des salauds affectifs sur qui on ne peut pas compter. L'équation est insoluble !" (Je crois que ça résume à peu prêt bien tout le roman. ^^)
L'entourage de Bridget présente un bel éventail des réponses possibles à cette équation insoluble, de l'amie qui reste avec un salaud affectif avéré parce qu'elle l'aime, à la mère de Bridget qui décide de refaire sa vie en abandonnant son mari éploré (parce que lui aime vraiment sa femme). Mais aucun n'a vraiment trouvé la bonne solution...

Le journal de Bridget Jones, sous des airs amusants et satyriques, amène à réfléchir sur le nouvel équilibre qui se construit entre hommes et femmes depuis que les femmes travaillent et sont financièrement indépendantes. Pour les femmes, leur nouvelle place pourrait paraître évidente, pourtant pour certaines l'indépendance financière ne rime pas forcément avec l'indépendance sentimentale. Et pour les hommes, il leur faut apprendre à composer avec ces nouvelles femmes plus émancipées. Pourtant, on ne peut pas dire que Le Journal de Bridget Jones soit un roman féministe (il l'a peut-être été à sa sortie, mais aujourd'hui il serait bien en retard sur les revendications féministes actuelles). C'est peut-être ce qui m'a un peu gêné aussi dans ce roman. Il présente au début une jeune femme forte et indépendante, qui sait ce qu'elle veut (bon, ce qu'elle veut, c'est se caser. Mais pas avec n'importe qui, et elle a bien le droit d'avoir envie de ça.) Sauf qu'au final le roman ne présente aucune femme qui arrive vraiment à s'émanciper des hommes et à être leur égale. Dans ses deux boulots, Bridget est une sous-fifre avec pour patron un homme (et plutôt salaud en plus). Même sa mère qui parait la plus émancipée après son départ du domicile conjugal finit par se faire avoir par un escroc dont elle tombe amoureuse. Je pense que sur ce point le roman m'a déçue par les fausses promesses du début.

Il n'en reste pas moins que j'ai trouvé ma lecture rafraichissante, et que j'ai maintenant envie de voir le film pour compléter ma culture G (durant toute ma lecture, j'ai imaginé Bridget sous les traits de Renée Zellweger, qui lui a donné vie à l'écran, et c'est une actrice que j'aime beaucoup).

Chronique de Sytra

Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters

Année d'édition : 2016
Edition : 10/18
Nombre de pages : 288
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À quoi bon tenter de résoudre un meurtre quand tout le monde va mourir ?

Concord, New Hamsphire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un meurtre, poursuit inlassablement son enquête.

Hank sait pourtant qu’elle n’a pas grand intérêt puisque, dans six mois il sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre.

Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui la réduira en cendres. Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il au pire à sa façon.

Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des employés ont abandonné leur travail, où des dizaines de personnes se livrent à tous les excès possibles alors que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer.

Et rien, même l’apocalypse, ne pourra l’empêcher de résoudre son affaire.





Hank Palace est un flic, un des derniers vrais inspecteur, au vu de la fin du monde approchant, beaucoup sont partis d'un côté ou de l'autre. Pour vivre leur rêves ou bien choisir leur fin par un suicide. Un astéroïde fonce droit sur la terre, tout le monde sait désormais quand il entrera en collision avec celle-ci mais personne ne sait où. Alors chacun fait ce qu'il lui plaît sauf Hank qui continue coûte que coûte son boulot et ne s'arrêtera pas en chemin et ne cédera pas à la facilité. C'est d'ailleurs à cause de cela qu'il va être entraîné dans une enquête pour meurtre alors que tout le monde pense à un suicide.

Dernier meurtre avant la fin du monde est un livres vraiment surprenant de par son côté pré apocalyptique et cette enquête pour meurtre. Il mêle très bien les deux genre en exposant bien le problème du nombre de suicides et de la difficulté à prouver le suicide ou le meurtre. Le roman se lit bien, mais je pense ne pas avoir été assez tenace, j'ai eu du mal à le finir (peut être n'était ce pas le bon moment de le lire pour moi). Ce livre commence pourtant bien mais je me suis lassée du décor, je ne lis généralement pas de livre pré ou post apocalyptique de ce genre, peut être est-ce cela qui m'a dérouté?

Le fait que les gens soient résignés au point de se suicider ou bien qu'ils n'aient pas trouvé de réponse et du coup fassent comme si de rien était m'a gênée. Je ne sais pas comment je réagirai mais je le répète ce n'est pas le genre de livre que j'apprécie et là je l'ai bien senti. Le côté sympathique de ce livre pour moi a été clairement ce petit bonhomme d'enquêteur promus à la dernière minute et qui devient un enquêteur émérite, en étant le seul à se préoccuper réellement d'une enquête.

Je suis donc mitigée bien que j'apprécie l'enquête, et même en se doutant un peu du potentiel suspect, comme l'a dit Louve.
Cependant le côté pré apocalyptique ne m'a pas plu et je regrette de ne pouvoir dire que j'ai entièrement été conquise car c'est moi qui ai choisi ce partenariat en voulant changer (un peu) de mes lectures habituelles. Ce n'est donc pas un coup de coeur pour moi, mais peut être le sera-t-il pour vous. A tester.

Chronique de Bfanny

dimanche 8 mai 2016

Felicity Atcock tome 4: Les anges sont sans merci de Sophie Jomain

Année d'édition : 2015
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 300
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Des fées sorties de nulle part sont responsables du plus grand drame de ma vie. Elles m ont mise K.O., ça, c est certain, mais il ne sera pas dit que je me suis laissé marcher sur les pieds. Car s il y a bien un truc qu il ne faut jamais faire sous peine de représailles, c est voler à une femme ce qu elle a de plus cher. Alors c est vrai que je n ai pas vraiment le profil de la grande méchante, mais je suis quand même prête à leur botter l arrière-train, même si pour ça je dois d abord faire face à ce que je redoutais le plus : la trahison.




 

La fin du tome précédent laissant légèrement les lecteurs sur leur faim, (et pas qu’un peu dans mon cas !) Le tome précédent nous faisait attendre de savoir qui était le père du bébé pou finir sur un accouchement sans bébé ! Et oui il a été kidnappé … heureusement l’auteur ne joue pas plus avec les nerfs de ses lecteurs, et dévoile très rapidement son identité, que je ne donnerais pas !

Donc le début de ce tome est pour le moins sombre, et nous avons donc des personnages pour le moins énervés et pour cause ! Plusieurs questions les taraudent, qui les a trahis ? Pourquoi le bébé de Félicity a été kidnappé ? Pendant ce tome c’est ce que l’auteur va nous raconter.

On pourrait croire que Félicity serait dans une rage folle, totalement traumatisée et donc assez agaçante. OK c’est un comportement logique de sa part vu sa situation, mais bon faut avouer qu’en tant que lecteur j’avais peur de me retrouver avec une héroïne qui se morfond pendant tout le livre…

Heureusement l‘auteur a trouvé la parade pour ne pas avoir ce genre de problème, c’est Terrence dans sa grande bonté qui va « aider » Felicity a ne pas être totalement démoralisée, petit coup de magie et l’on se retrouve avec une maman sans bébé mais qui ne pleure pas !! c’est beau la magie ! Bon dans un sens j’avoue avoir aimé cette solution là, mais elle m’a quand même un peu dérangée … c’est un peu trop facile quand même mais bon bref je ne vais pas m’éterniser là-dessus.

Alors l’histoire de ce tome était assez sympa dans l’ensemble, mais je n’ai pas réussi à être captivée comme le tome précédent. Et les retournements de situations à répétition, ben je dois dire que ça lasse un peu … bon ok tout le long on est sur de quelque chose et à la fin  boum ! Et ben tu t’es trompée sur toute la ligne ! Et Bien à force c’est énervant ! ^^.

Ce tome a d’ailleurs confirmé mon aversion pour le côté des « âmes sœurs » de cette série, désolée je ne pige pas. Ensuite peut-être que dans les tomes suivants je comprendrais mieux, mais là avec ce tome-ci, ce n’est carrément pas assez.

Ceci dit j’ai aussi des points positifs sur ce tome ! Si ! Si ! L’humour, le fait que ça reste une très bonne lecture détente et Stan est un bon point positif aussi.

Je ne reviendrais pas sur le style de l’auteur, si on lit une chronique sur un tome 4, le style de l’auteur on le connaît je suppose et je ne vois pas l’intérêt de répéter.


En bref, hélas je suis déçue par ce tome. Il ne m’a pas emportée comme le précédent … je l’ai trouvé ennuyeux et pourtant je ne peux pas dire qu’il manque d’action. Mais certaines choses sont trop faciles, et la partie « des âmes sœur » a été pour moi une grosse déception, je n’en parlerais pas plus pour ne pas faire de spoiler.

Le gros point positif, je sais enfin qui est le père du bébé !!!
 
Chronique de Zebuline