mardi 22 janvier 2013

Megan Chase, Tome 1 : Démons Personnels de Stacia Kane

Année d'édition : janvier 2013
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 350
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Megan ne sait pas qu’elle est la seule humaine vivante qui n’a pas de démon personnel. Ce détail ainsi que ses pouvoirs psychiques en font une arme de choix pour n’importe quelle famille de démons mafieux qui aurait assez de chance pour s’en faire une alliée. Elle est aussi une sérieuse menace pas seulement pour tous les démons personnels mais aussi pour une légion tout droit venu de l’enfer qui absorbe les âmes et appelé, L’accusateur. Il a d’ailleurs une dette ) régler avec Megan et pense que c’est le bon moment pour faire cela.
Mais Megan n’est pas seule. Un membre de la famille de démon voit en elle un bon moyen de prendre du pouvoir et se propose de la protéger et de la séduire avec une intensité démoniaque.
Est-ce que Megan accompagnée de son amant démon, d’une sorcière asociale et trois démons gardiens nommés Malleus, Maleficarum et Spud ont les moyens de défaire non seulement l’Accusateur, les démons personnels et les fantômes du passé de Megan mais aussi le journaliste qui menace la carrière de Megan ?


Cette nouvelle série Bit-Lit aux accents démoniaque m’a convaincue ! J’avoue qu’au départ j’appréhendais un peu cette lecture puisque Megan Chase est une thérapeute qui prend les commandes d’une émission de radio, « Démons intimes », et déclenche sans s’en rendre compte les hostilités du monde des démons… Un peu comme Kitty Norville qui anime « Les ondes de minuit » pour aider les créatures de l’ombre à se sentir mieux avec leurs problèmes de la vie de tous les jours, s’attirant ainsi les foudres de bons nombres de loups-garous, vampires et autres créatures mystiques. Heureusement les similitudes entre les deux romans s’arrêtent là puisque le côté radio n’est pas particulièrement développé dans Démons Personnels. D’ailleurs Megan et Kitty n’ont pas grand-chose en commun, si ce n’est leur force de caractère teinté de fragilité.

Le premier point positif : le style de l’auteur qui a une plume particulièrement agréable à suivre. On retrouve un savant mélange de descriptions et de dialogues accrocheurs qui rythment le roman pour faire patienter le lecteur entre les scènes d’actions! D’ailleurs Megan se défend plutôt bien pour une thérapeute pas franchement habituée des salles de sport. L’adrénaline affûte les réflexes et les instincts de notre héroïne.

Le personnage principal, Megan, m’a donc beaucoup plu. Ses réactions m’ont semblé vraiment très crédibles pour une humaine lorsqu’elle apprend l’existence des démons… Passant par la dérision, la colère et la peur. La jeune femme à du mal à accepter cette idée, même si des souvenirs d’enfance lui reviennent petit à petit en mémoire et accréditent les dires de Greyson Dante, le beau gosse ténébreux de l’histoire. Pas vraiment d’originalité de ce côté là, mais leur rapprochement fonctionne sur moi : j’adore ! Et puis Megan est une femme qui fait face aux problèmes qui s’accumulent devant elle sans jamais baisser les bras, quitte à développer son pouvoir de télépathe au lieu de dresser des barrières protectrices.

Les personnages secondaires sont aussi très appréciables et surtout les frères démons qui sont les gardes du corps de Megan alors que les attaques démoniaques se multiplient. Mrs Brown ! Ils m’ont beaucoup fait rire. Vraiment géniaux ces trois-là : Malleus, Maleficarum et Spud. Dans le genre : on fonce dans le tas et ensuite seulement on réfléchit aux conséquences, je n’ai pas trouvé mieux. Trop mignon.

Et puis j’ai apprécié l’évolution des relations des différents personnages qui ne tombent pas dans la facilité pour frôler le banal et le cliché. Non. L’auteur prend le temps de mettre son intrigue en place et à aucun moment je n’ai pensé que les choses allaient trop vite entre les protagonistes. Au contraire, j’ai aimé me sentir « frustrée » quand un personnage intervient et évite ainsi que la scène de rapprochement ne tourne au lémon. Il faut donc attendre un peu pour lire une scène érotique assez soft, ce qui n’est pas pour me déplaire. Fans de J.R. Ward ou Lara Adrian, cette lecture va surement vous paraitre trop plate, mais moi j’ai trouvé que c’est justement cette tension sexuelle qui perdure entre les deux héros qui donne de la saveur au roman.

Stacia Kane a donc su m’entraîner dans son univers Infernal avec beaucoup de facilité et d’autant plus que ses démons ne sont pas tous aussi cool que Greyson Dante et les trois frères. Loin de la ! J’ai adoré que certaines créatures de l’Enfer soit particulièrement manipulatrices pour accéder au pouvoir, sans se soucier de problème de conscience en laissant des morts derrières eux. On est vraiment dans un monde de démons !

Un énorme merci aux éditions « J’ai lu » et au forum Mort-Sure pour ce partenariat. J’ai adoré cette nouvelle héroïne dont je suivrais l’évolution sans hésiter.  

Chronique de Yezahel

Autre monde. Tome1 : l'alliance des trois de Maxime Chattam

Année d'édition : 2012
Edition: Le livre de poche
Nombre de pages : 456
Public visé : Young adult
Quatrième de couverture :
New York, de nos jours. Matt et Tobias sont amis depuis l’enfance, grands amateurs de jeux de rôles, de jeux vidéos. Mais ce qui leur arrive est bien réel. New York est balayée par une tempête sans précédent. Des éclairs bleus fouillent les immeubles ne laissant des humains que leurs vêtements ou les transformant en mutants répugnants. Matt et Tobias arrivent à fuir sur une île et rejoignent une communauté d’enfants épargnés… Ils sont 77, de 9 à 17 ans, se dénomment les « Pans » et s’organisent pour survivre. Leurs ennemis sont les monstres « Gloutons » et les « Cyniks »humains, « violents et perfides », des adultes qui se sont transformés. Les enfants survivants ont développé des dons surnaturels, faire jaillir le feu,créer de l’électricité. Avec Ambre, Matt et Tobias vont former l’alliance des trois et essayer de comprendre et utiliser leur nouvelle nature .Comprendre aussi l’attitude étrange de certains membres de la communauté… Leur île risque d’être envahie par les Cyniks et un traître est parmi eux. Les « Pans »gagneront la bataille mais pour Matt et ses deux amis, l’aventure commence à peine. Ils quittent l’ïle,direction plein sud vers un royaume dont la reine cherche à capturer Matt. Derrière eux, l’ombre du Rampéradon, le monstre maléfique qui hante ses cauchemars plane à leur poursuite…
 
 Depuis plusieurs années, les catastrophes naturelles s'enchaînent : éruptions volcaniques, ouragans, tsunamis... les saisons sont bouleversées. La Terre n'en peut plus. Puis un jour, une tempête d'une ampleur catastrophique survient. Le vent et la neige sont la moindre des choses. Des éclairs bleus surgissent et pulvérisent les adultes ou les transforment en mutants. Matt et Tobias ne se retrouvent plus dans ce monde qui a changé. La végétation a tout envahi en une nuit, de dangereuses créatures rôdes et il n'y a plus aucun adulte qui peut les guider. Ils ne doivent compter que sur eux pour survivre.

Je dois dire qu'au début j'étais un peu déçue quand je me suis rendu compte que Matt et Tobias avait respectivement quatorze et treize ans. Je m'attendais certes à des adolescents, mais au moins plus âgés, genre seize ou dix-sept ans. Je me suis dit que j'allais certainement passer un bon moment, sans plus. Hé bien, je suis contente de m'être fourvoyée. C'est sûr, ils sont jeunes. Mais en une nuit, leur monde a changé. En une nuit, ils sont devenus complètement seul. Si ça, ça ne fait pas mûrir! L'action se met vite en place on ne traîne pas, ce qui est un gros gros point positif! De plus, je trouve que Maxime Chattam a su inventer des personnages hors du commun. Il leur a fait conserver une certaine part d'innocence, propre aux enfants qu'ils sont, en leur insufflant la maturité qu'ils ont due acquérir pour survivre, tout en évitant de tomber dans le cliché du garçon devenu super-héros. Les personnages sont travaillés, tout en nuances et en profondeur et on balance d'un sentiment à l'autre au gré de leur périple. Je me suis énormément attachée à Matt et Tobias. Surtout Matt, le personnage central. J'ai été touchée et émue par sa fragilité d'enfant, pas encore prêt à affronter la violence du monde qui est maintenant le sien. Et j'ai été fière de voir qu'il est quand même capable de rassembler ses forces lorsqu'il le faut, de ne pas se laisser abattre. Bref, j'ai vécu avec ces personnages le temps d'une lecture!

Ce premier tome d'une saga m'a un peu fait penser à Harry Potter : un trio qui se forme avec deux garçons et une fille, des pouvoirs que les enfants développent, une ombre noire qui cherche Matt (et qui a une tête qui ressemble à une tête de mort)... Mais ce n'est pas une copie, simplement quelques éléments semblables.

Ça faisait un moment que je me promettais de découvrir la plume de Maxime Chattam, repoussant toujours par manque de temps. J'ai vraiment adoré son écriture et sa manière de raconter l'histoire. Oui d'accord, ça reste relativement simple, mais je l'ai trouvé belle. Simple dans le sens où elle nous transporte sans efforts et sans grosses fioritures, pas simple dans le sens "dépouillée". Il y a de la magie dans son écriture! Dans ce premier tome, il a créé un monde que je n'ai pas eu de mal à m'imaginer, je n'ai eu aucune difficulté pour m'immerger complètement et j'ai découvert les choses en même temps que Matt et Tobias. À vrai dire, je crois que je ne voulais pas en sortir. Certaines phrases que l'auteur a écrit, soit dans les dialogues, soit dans la narration, m'ont paru de petites perles pleines de bons sens. Notamment sur l'écologie, ce qui m'a beaucoup interpellé et fait réfléchir, même si je ne suis pas une écologiste-activiste dans l'âme. La lecture est facile, fluide et vraiment accrocheuse! Je croyais que ce livre serait destiné uniquement aux adolescents, mais franchement, je crois que même les adultes peuvent y trouver leur compte!

Sérieusement, Maxime Chattam vient de se faire une nouvelle fan, je ne suis pas passée loin du coup de coeur! En espérant que les tomes qui suivent tiendront leurs promesses!

Chronique de Se1ena

samedi 19 janvier 2013

La cité des ténèbres, les origines tome 1: L'ange mécanique de Cassandra Clare

Année d'édition : 8 novembre 2012
Edition : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 537
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture : XIXe siècle, l’ère de la révolution industrielle. Après avoir reçu une lettre de son frère, Tessa quitte New York et débarque à Londres. À peine accueillie par une vieille dame et son cocher, Tessa tombe dans un piège et se retrouve enfermée dans la chambre d’une maison obscure... Durant plusieurs semaines, on va la forcer à développer des pouvoirs qu’elle ignorait posséder. Libérée finalement par Will, un Chasseur d’Ombres, Tess va découvrir un monde qui lui était totalement inconnu…. 











Je souhaite remercier les éditions Pocket Jeunesse et le forum Mort Sure pour m’avoir permis de mettre un pied dans le monde de la cité des ténèbres. Depuis le temps que je souhaite commencer cette saga, c’est chose faite.

J’ai été impressionné par la faciliter de lecture de ce roman. Il se lit vraiment très rapidement, et on se prend facilement à l’univers de l’auteur. Les pages défilent, et on a vite passé un chapitre… C’est fluide et écrit simplement, c’est ce que j’apprécie le plus dans les livres. Pas besoin d’avoir un dictionnaire à côté de nous ou alors de relire deux fois la même phrase.

On est vite prit par l’histoire où l’action commence immédiatement avec la capture de Tessa, on en apprend plus sur ses pouvoirs, et le côté mystérieux de l’histoire, malgré qu’on en apprend beaucoup durant le livre, nous donne envie d’en savoir plus. L’univers sombre du roman est vraiment captivant, mais heureusement qu’il y a toujours une dose d’amour, cela met toujours un peu de piment. J’ai adoré aussi le fait qu’on trouve plusieurs types de créatures : bien évidemment les vampires, mais aussi des êtres qu’on n’a toujours pas l’habitude de voir, les fées…

Tessa est vraiment le type d’héroïne que j’aime : forte, qui se bat pour ce qu’elle veut et intelligente. Elle ne se laisse pas intimider même lorsqu’on la torture, par exemple au début. Ensuite, nous avons deux hommes, oui, vous l’avez compris, cela va se transformer en triangle amoureux où ces deux là vont avoir des sentiments pour Tessa. Comme tout ce genre de roman, on a toujours le vrai gentleman, gentille, calme… qui est donc Jen, et on a toujours celui qui est un peu plus « rebelle », qui se laisse pas faire, un peu froid… etc, mais qui est au fond de lui plus doux…. Bref, une bonne brochette de personnages très intéressant et attachant.

En conclusion, c’était un très bon roman qui m’a fait découvrir cette série, et je ne suis pas déçu. J’ai hâte d’en lire plus. Mais je ne sais pas si j’attends le deuxième tome de l’origine et je lis la suite…

Chronique de Sandra

J'ai épousé un serial killer de Bill Floyd

Année d'édition : 2011
Edition : pocket
Nombre de pages : 288
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
En changeant de nom et d'adresse, Leigh Wren pensait avoir tiré un trait sur son passé. Peine perdue. Les révélations du père d'une des victimes lui font tomber le masque.
Oui, la jeune femme a bien été mariée à un serial killer. Non, elle ne savait rien des meurtres horribles de son ex-époux.
Mais pour ses voisins, ses amis, elle est coupable. Comme son ex-mari. Comme ce copycat qui reproduit ses crimes et sème la terreur. Leigh est de nouveau prise au piège de l'horreur, ainsi que son fils...



 Merci aux éditions Pocket ! Merci au forum Mort-Sure ! Ce partenariat est une excellente surprise de lecture qui m’a captivé pendant toute cette journée. Impossible de décrocher. Juste le temps d’aller me préparer un thé, de revenir m’installer devant la cheminée et hop, je me suis replongée dans les lignes de ce roman jusqu'à tourner la dernière page de l’épilogue. J’ai adoré !

Il faut dire que le style de l’auteur est particulièrement fluide et efficace pour accrocher le lecteur, l’entrainant dans la vie de Leigh : ex-femme d’un tueur en série rattrapée par son passé et par les remords de n’avoir jamais rien soupçonné sur la seconde vie de Randy.

La construction du roman en lui-même permet aussi de se glisser dans l’intrigue avec beaucoup de facilité puisque les chapitres alternent des passages entre le passé d’un couple heureux, et le présent de Leigh, alors qu’une croisade est menée contre elle par le père d’une victime qui la pense complice du meurtrier malgré son innocence proclamée par la justice. Le suspens est donc bien en place, alliant l’envie de savoir Leigh et son fils en sécurité dans la vie actuelle, mais aussi le besoin d’en apprendre plus sur le quotidien mensonger du tueur en série en découvrant les souvenirs de la jeune femme.

J’ai vraiment aimé le coté « témoignage » de ce roman, plus encore que le coté thriller qui se mélange pourtant très bien à l’ensemble du récit fait par le personnage. Leigh a peut-être fait preuve de naïveté et de faiblesse amoureuse dans sa vie de couple avec Randy, mais sa détermination de mère est vraiment touchante quand elle ne pense qu’a la sécurité de son fils. A sa place je pense que je réagirais de la même manière : méfiance, peur, colère, sacrifice, amour. On en oublierait presque qu’il ne s’agit que d’une fiction et non de la réalité.

J’aurais vraiment du mal à trouver un point négatif… Si ce n’est que j’ai toujours du mal à me familiariser avec les noms américains, mais ça, c’est juste un problème de ma part^^

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment passé un très bon moment entre les pages de ce livre. Il parait que l’auteur prépare un nouveau roman… j’ai hâte de lire ça. 

Chronique de Yezahel

Le preneur d'âmes de Frank Herbert

Année d'édition : 2009
Edition : Pocket
Nombre de pages : 288
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Charles Hobuhet est un Américain moyen, d'origine indienne. Lorsque sa soeur est violée et tuée par des délinquants, il devient soudain un autre homme : il est Katsuk, le justicier, qui rétablit l'ordre du monde en réclamant le prix du sang. Il enlève un adolescent pour le sacrifier au Preneur d'Âmes. Mais il ne s'agit pas seulement de le tuer ; encore faut-il que la victime comprenne le sens de la mort et accepte d'être immolée...
Toute la machine policière se met en branle pour retrouver les fugitifs. À la frontière canadienne, au coeur d'une forêt inextricable, la course-poursuite peut commencer. 




Charles Hobuhet est d'origine indienne. Tout se déroulait bien pour lui, il était à l'université et apprenait à devenir un bon citoyen américain. Mais lorsque sa soeur est violée puis tuée par des soulards, Charles ne rêve plus que de vengeance. Il va donc décider d'enlever un innocent blanc et le sacrifier selon un rituel indien pour venger les siens. Mais lors de son périple, il va permettre à sa victime de comprendre la vie indienne et de découvrir la magie ancienne.

Le preneur d'âmes est un roman assez particulier. Il est assez lent et ne vous fiez pas à ses 288 pages, il met du temps à lire du fait de l'absence d'action et du peu de dialogues.
Je n'avais encore jamais lu Frank Herbert et j'espère sincèrement que le style dans Dune est tout autre sinon, je pense que je vais avoir du mal à apprécier le roman.
Je vais avoir beaucoup de difficulté à vous donner mon avis sur ce roman puisque j'ai lu ce roman en étant ailleurs. C'est assez lent à démarrer et tout au long de la fuite de Katsuk et de David le garçon qu'il a pris pour cible, il ne se passe que très peu de choses. C'est davantage un voyage onirique que nous offre l'auteur où les deux personnages vont en apprendre peu à peu sur chacun d'eux et tenter de changer l'autre pour lui faire comprendre son point de vue.
Pendant le voyage, j'ai pourtant apprécié les descriptions des environs, ce qui donne l'impression que la forêt s'apprête à engloutir nos deux héros, mais sinon, je n'ai pas été plus séduite que ça. La mollesse de l'ouvrage fait que le lecteur a envie de refermer le roman et non de le finir. C'est un voyage initiatique pour un Indien qui pense avoir le droit de vie ou de mort sur un innocent, suite à la demande de son Dieu Abeille.
En toute sincérité, je pense que l'histoire est trop abracadabrante et trop lourde pour être vraiment appréciée. En tout cas, je n'ai pas réussi à accrocher à l'intrigue et à vraiment m'intéresser au sort des personnages qui sont enfermés dans une bulle d'illusion et qui vont jusqu'à refuser l'aide extérieure, sachant que le final sera dramatique pour tous les deux.
J'ai regretté qu'on ne suive pas également l'histoire via les parents du garçon kidnappé, cela aurait renforcé le côté dramatique du roman, puisque là le gamin accepte presque son sort et en vient à apprécier l'Indien et à même le sauver vers la fin.
J'ai pourtant apprécié la relation étrange qui se noue entre Charles et David. Ils vont malgré tout s'apprécier et se respecter, chose étonnante dans un kidnapping. Le final est d'ailleurs troublant, on ne s'attend pas à une telle fin.
Alors, je ne sais pas pourquoi, mais cela n'a pas pris avec moi. La lecture a été laborieuse et longue et j'attendais tellement plus que je suis restée vraiment sur ma faim. A moi de vite découvrir Dune pour voir si le style est aussi lent et long .
 
Chronique de Louve

chasseuses d'aliens tome 2 : eden en enfer de Gena Showalter

Année d'édition : 2012
Edition: j'ai lu
Nombre de pages : 316
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
J’avais fait capoter une mission de la plus haute importance. Des tas d’aliens étaient morts, et j’avais bien failli y passer moi aussi. Je n’avais pas réussi à éliminer cette racaille d’EunLi, un esclavagiste sans scrupule. Pire, je n’avais pas su localiser les « portails interdimensionnels » dont se servaient les extraterrestres pour envahir la planète. J’avais été nulle sur ce coup-là, mais ce n’était pas une raison pour que mon patron me force à faire équipe avec Lucius Adaire qui se croit plus malin que tout le monde. Il a beau ressembler à un titan, je le déteste ! Moi, Eden Black, de la race des Raka, je n’ai besoin de personne pour sauver le monde, et surtout pas d’un humain aussi séduisant...
 
 
Eden Blake est une Raka, une race extra-terrestre rare sur Terre et qui possède une peau dorée, comme si de l'or coulait de sa peau. Adopté par Michael, un humain, lorsque ses parents ont été assassinés, Eden vit depuis ce jour avec son père et travaille pour lui. Son boulot ? Neutraliser les Humains ou extra-terrestres dangereux et qui sont une menace pour la Terre. Lorsque son père l'envoie en mission, Eden échoue à sauver deux humaines et laisse sa cible s'enfuir. Blessée dans le combat, elle devra désormais travailler en équipe avec Lucius Adaire, un humain imposant et séduisant. Leur mission ? Retrouver la cible numéro 1 et l'éliminer. Mais lorsqu'un humain arrogant et une extra-terrestre têtue bossent ensemble, la collaboration n'est pas de tout repos.

J'avais déjà adoré le premier tome de chasseuses d'aliens. Je ne pensais pas que le second se révélerait aussi génial. Car oui c'est un second coup de cœur pour cette série qui continue sur sa lancée de me régaler à chaque lecture.

Gena Showalter nous permet chaque fois de vivre une aventure mouvementée via des héroïnes fortes et à caractères. Le style est fluide, un véritable page-turner ! L'action est présente tout comme les scènes plus torrides, mais tout de même assez soft. On se sent entraîner par l'histoire et les événements ce qui ne rend la lecture que plus addictive.

L'univers de Gena Showalter me plaît beaucoup. Cette science-fiction légère puisqu'au fond il ne s'agit que d'extra-terrestre et de quelques voyages en dehors de la Terre via des téléportations est vraiment agréable à lire. Eden a donc pour mission de neutraliser les Humains o extra-terrestre dangereux, un peu comme Mia Snow dans le premier tome. J'ai juste trouvé que les missions de Gena étaient plus sportives, plus dangereuses et que celle-ci était d'ailleurs plus hargneuse. Les missions ont toutes pour but de faire cesser l'esclavage des Humaines et des extra-terrestres et de découvrir où se trouvent les portails de téléportations qui emmènent ces esclaves sur d'autres planètes. J'ai trouvé le rythme de l'intrigue excellente, dans le sens où ça va à l'essentiel sans être trop rapide puisqu'on a le temps d'apprendre à connaître les tenants et aboutissants de l'histoire et surtout à s'habituer à l'héroïne.

Héroïne qui n'hésite pas à utiliser tous les moyens pour mener à bien sa mission, même à se laisser kidnapper et traiter en esclave !

Les scènes d'actions sont bien rendues, très sympa à visualiser, sans être excessives. Elles sont musclées et pleines d'armes à feu, on assiste au combat acharné d'Eden pour lutter contre la violence.

Évidemment, l'action et l'intrigue ne font pas tout dans ce roman. C'est également une romance très adulte que l'on suit, où comment deux êtres parviennent à tomber amoureux alors qu'au départ ce n'était que physique. J'ai trouvé que cela venait très naturellement même si j'aurais voulu les voir succomber un peu plus tard à l'amour, par exemple lorsqu'ils sont en danger, pour ajouter de la sensualité.

Les personnages m'ont aussi beaucoup plu. Eden est courageuse, sympathique même si elle n'aime pas trop les hommes à priori, elle va vite se rendre compte qu'elle peut comme tout le monde tomber amoureuse. Son histoire est attachante, puisque ses parents ont été assassinés et qu'elle est l'une des rares de sa race à vivre sur Terre. Sa relation avec Lucius démarre avec difficulté pour peu à peu laisser leur attirance prendre le relai. Lucius qui est d'ailleurs un homme séduisant, distant et prétentieux, mais aussi très viril !

En bref peu de fausses notes pour ce second tome d'une série prometteuse et qui divertit comme il se doit le lecteur !

Chronique de Louve

samedi 12 janvier 2013

La vampire l'intégrale de Christopher Pike

Année d'édition : 2012
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 1024
Public visé : Adulte & Young Adult
Quatrième de couverture :
« Je m’appelle Alisa Perne, et malgré les apparences j’ai plus de 5000 ans. Oui, je suis une vampire, et la dernière de mon espèce. Pendant mon existence, j’ai fait bien des rencontres, côtoyé nombre d’ennemis et vécu des expériences hors du commun. Voici le moment d’en faire part, si toutefois vous êtes prêts à me suivre… »
La promesse, Sang noir, Tapis rouge, Fantôme, La soif du mal et Les Immortels : les aventures d’Alisa Perne ne vous laisseront pas de glace ! ( 6 tomes réunis en un seul !)




En règle générale je ne lis jamais une saga entière d’un seul coup et si je ne savais pas pourquoi, là je sais. Autant quand je lis les différents tomes à des moments différents, les répétitions inévitables et compréhensible d’un tome à l’autre ne me gène pas, autant là, au bout de six, je ne peux plus voir un seul rappel.

Ces livres nous raconte l’histoire de Sita, une puissante vampire qui dès le début, et à de nombreuses reprises, nous annonce qu’elle est la dernière de son espèce.
L’histoire se passe aujourd’hui mais des retours en arrière sous fond historique nous entraînent 5000 ans en arrière, à l’origine du tout premier vampire.  Le côté historique de l’histoire permet au lecteur de comprendre Sita et de la connaitre plus en profondeur.  Malgré cela, je me suis quelques fois perdue dans ces retours en arrière, ne voyant pas toujours l’intérêt des explications données.

Au fil des six tomes, nous découvrons toute une panoplie de personnages amis ou ennemis.  Des personnages qui compteront et voudront aider pour Sita, d’autres qui voudront la détruire.  Le schéma est plutôt répétitif d’un tome à l’autre pour les trois premiers tomes.  Les idées de scénario sont plutôt originales et différentes des autres livres de cette catégorie, mais parfois elles sont d’une irréalité effarante.  Je sais que c’est un roman d’un genre totalement irréel et imaginatif, mais une certaine cohérence et logique devraient être quand même respecté.

Ici, l’auteur nous fait une démonstration de son imagination débordante avec un ennemi plutôt réaliste au début, puis apparaissent des ennemis de plus en plus fantasque, allant d’un vampire dont on ne comprend pas très bien l’origine (il y a bien l’histoire de sa naissance mais pourquoi vampire, ça c’est un mystère pour moi) aux extraterrestres (?) en passant par des divinités et autres.
Toutefois, l’histoire est plutôt bien ficelée et elle nous entraine de plus en plus loin dans l’imagination de l’auteur jusqu’à nous amener à une fin plutôt surprenante.

De plus, l’auteur n’est tombé dans aucun cliché allant jusqu’à complètement changer le mode de création des vampires.

L’écriture de l’auteur est plutôt agréable, fluide et légère.  L’auteur n’est absolument pas avare de détails dont il inonde le lecteur à loisirs.  Personnellement, un peu moins de détails n’auraient pas été pour me déplaire, mais le style léger de la plume de l’auteur fait bien passé le mélange de détails, d’imagination et de surprise.

Du côté des personnages.
Vu le nombre de personnages présents au fil des six tomes, je me contenterais de n’en évoquer que quelques uns brièvement : Seymour, on peut dire que c’est le coup de foudre amical entre eux dès la première rencontre.  Il est toujours là quand elle en a besoin et ses conseilles sont très précieux.  Son plus grand rêve à lui… devenir vampire ; Ray, jeune homme plein de vie qui menait une petite vie bien tranquille jusqu’à ce que son regard croise celui de Sita, il n’a rien demandé à personne et se retrouve bien malgré lui, vampire ; Joël, courageux agent du FBI qui va aidé Sita également au péril de sa vie ; Kalita, personnage ambigu, bon ou mauvais difficile à dire, c’est le personnage qui fera le plus souffrir Sita qui avait de grands espoirs avec elle mais c’est aussi la personne la plus importante dans la vie de Sita ; Yaksha, comment ne pas l’évoquer même si on n’en sait finalement très peu sur lui, si ce n’est que c’est le tout premier vampire et que c’est lui qui a transformé Sita.  Sita l’a d’ailleurs cru mort pendant des siècles mais il réapparait subitement dans sa vie, avec une seul idée, détruire Sita puis se suicider ; et je terminerais par Eddy, psychopathe qui a trouvé la solution pour devenir vampire.  Un vampire sain d’esprit c’est déjà quelque chose mais un vampire psychopathe c’est vraiment une catastrophe pour l’humanité.

Et Sita me direz vous.  Et bien la voici.
Personnellement, j’ai trouvé Sita très égoïste et égocentrique.  Mais bon quand on a 5000 ans, on peut peut-être être égoïste et égocentrique.  Elle souffre toujours de la perte de sa vie humaine et surtout de la perte de son mari et sa fille.  Oh ! Elle a aimé des hommes durant ces 5000 ans mais elle n’a jamais pu oublier Rama son mari.
C’est une personne consciente de ses qualités et de ses défauts.  Elle assume complètement les horreurs et les meurtres qu’elle a commis, c’est une vampire, ces défauts font partie de ce qu’elle est.  Mais son plus grand rêve c’est d’être une humaine comme les autres.
D’ailleurs, ses plus grands combats sont pour protéger l’humanité.

En bref : j’ai passé un bon long (très long) moment en compagnie de Sita mais j’aurais du espacer ma lecture pour en profiter pleinement.

Chronique de Cordelia1