dimanche 15 mai 2016

Une nouvelle vie pour le Dr Stanton de Fiona Lowe

Année d'édition : 2016
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 320
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le Dr Josh Stanton (et sa voiture de sport) se marie mal avec la campagne. Mais, pour rembourser son emprunt d’étudiant, il a dû accepter un poste à Bear Paw et quitter Chicago. Seul. Sa fiancée a refusé de le suivre dans cette minuscule bourgade perdue dans l’immensité sauvage du Montana.
Katrina McCade est de retour à Bear Paw après huit ans d’absence. Le cœur meurtri par le chirurgien du bloc de l’hôpital de Philadelphie où elle était infirmière. Elle panse ses plaies auprès des siens, dans son petit village natal.
Perchée sur une échelle, elle repeint la chambre de sa petite bicoque quand Josh y fait son apparition et… reçoit le pot de peinture sur la tête. L’agent immobilier à qui Katrina avait confié la location de sa maison, ne la sachant de retour, l’a louée au beau médecin.
Une rencontre explosive au milieu de nulle part.



Tout d'abord je tiens à remercier Louve du forum Mort Sûre ainsi que J'ai Lu pour elle pour ce partenariat, même si au premier abord il ne me tentait pas vraiment.

Ce n'est pas vraiment une mauvaise lecture, je pense qu'elle pourra plaire à certains et certaines, mais ce ne fût pas mon cas. D'abord parce que je n'ai absolument pas le fantasme du médecin ou du cow-boy et que ce livre joue beaucoup dessus. Ni l'un, ni l'autre ne me font frétiller et voir toutes ces femmes qui se pâment devant eux pour leur profession m'ont assez rapidement fatiguée.

Mais reprenons depuis le début, ce sont deux romances en une que nous propose Fiona Lowe ici. D'un côté on a Katrina qui fuit une histoire d'amour douloureuse en retournant vivre dans le ranch de ses parents, avant de tomber sous le charme du nouveau Dr Stanton, qui a lui même une histoire d'amour douloureuse derrière lui, (oh lalalala la coincidence!) et de l'autre nous avons le si bien prénommé Beau, frère de Katrina, cowboy, avec une enfance difficle qui tombe amoureux de la patronne de Katrina qui étrangement encore, à un petit garçon en pleine crise !

Ce que je reproche à ce roman, ce n'est pas vraiment le manque de sentiment, où le manque de crédibilité des personnages, parce qu'ils sont plutôt bien, sauf peut être en ce qui concerne la mère de Katrina, mais c'est surtout le manque d'originalité. En lisant les premières pages on comprend tout ce que l'auteure cherche à nous cacher, pour laisser un peu de suspense, on comprend la fin du roman et même les petits détails insignifiants bien avant qu'ils arrivent parce que c'est du vu et revu milles fois, c'est l'histoire de base sans aucune originalité. Ce sont des reflexions de personnages que l'on a déjà vu dent fois, des idées, des obstacles déjà vu, on se sent donc très vite lassé par l'histoire. Je me souviens même avoir dit à une amie que la seule chose qui me faisait tenir dans ce livre, c'est savoir pourquoi le gamin faisait toujours la tête. Le reste je n'en avais rien à faire parce que je sentais déjà comment tout aller se goupiller et que plus j'avançais plus j'en étais certaine.

Il manque aussi un peu d'humour dans cette romance, enfin il manque un petit quelque chose qui pep's que je pense être de l'humour, Il aura fallu quelque chose en plus, des sentiments plus violents peut être, moins fade, des personnages plus drôle ou plus affirmés. Je ne sais pas quoi mais quelque chose.

En bref, c'est une petite romance sans originalité, du vu et revu milles fois mais qui pourrait plaire à d'autres que moi si le fantasme du cowboy ou du médecin vous titille. Je ne le recommande pas vraiment parce qu'il m'a manqué un peu de pep's pour vraiment me donner envie de m'y engouffrer.  

Chronique de Ferilou

Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding

Année d'édition: 2016
Édition: J'ai lu
Nombre de pages: 342
Public visé : adulte
Quatrième de couverture:
Célibataire londonienne de 30 ans, Bridget Jones décide de tenir un journal intime et de prendre des bonnes résolutions : arrêter de fumer, perdre du poids et surtout trouver enfin un petit ami correct. Daniel Cleaver le coureur de jupons ? Ou Mark Darcy le psycho-rigide ?
Ce livre fait largement écho à Orgueil et Préjugés de Jane Austen (noms, caractères, histoire...), mais avec une vision contemporaine et extrêmement humoristique. Helen Fielding approche de manière réussie et corrosive sa société dans ce roman ainsi que dans sa suite, Bridget Jones : l'Age de raison.






Je remercie les éditions J'ai Lu et le forum Mort Sûre pour m'avoir permis, grâce à ce partenariat, de remédier à ce manque dans ma culture G.

Car oui, bien que le livre et le film soient cultes, je n'avais jusqu'à ce jour ni lu l'un, ni vu l'autre !

Je me suis donc plongée dans Le journal de Bridget Jones avec beaucoup d'attentes. Trop peut-être ? La rencontre ne s'est pas autant faite que je l'espérais, même si ce livre m'a bien plu.
Le premier élément un peu déstabilisant avec ce roman, c'est la manière dont il est narré. Je m'attendais au format journal intime (ça parait assez évident...), mais pas au style télégraphique qu'emploie très souvent Bridget pour relater sa journée. Ca demande un certain temps d'adaptation pour arriver à se plonger dedans avec fluidité.
Bridget passe aussi son temps à se focaliser sur une chose en particulier : son poids. Rien de rédhibitoire là-dedans, c'est appréciable d'avoir une héroïne qui n'a pas le physique d'une chef des pompom girls. A ceci prêt que psychoter sur son poids en permanence lorsqu'on pèse 60kg, je trouve ça un peu abusé. Surtout qu'elle est ravie dès qu'elle atteint les 57kg, et déprimée dès qu'elle remonte à 59kg. Quand on a de vrais problèmes de surpoids, on a du mal à compatir avec Bridget sur ce point. Et du coup, j'aurais préféré que l'auteur assume vraiment son héroïne enrobée et lui donne quelques kilos en plus...
Mais en dehors de ça, Bridget est une jeune femme très sympathique. A la recherche du grand amour (surtout pour ne plus devoir supporter les réunions familiales où tout le monde lui fait remarquer qu'elle n'est toujours pas mariée), mais pas prête pour autant à supporter très longtemps un homme qui se servirait d'elle. Cuisinière pleine de bonne volonté mais catastrophique. Fille de parents en pleine crise (sérieusement, il n'y a qu'un amour filial pour supporter une mère aussi egocentrée que la sienne... Moi j'aurais craqué depuis longtemps !). Amie plutôt fidèle et pas si mal entourée que ça (même s'ils sont tous un peu cinglés à leur manière). Il n'y a que ses histoires de boulot auxquelles je n'ai pas adhéré car je n'arrivais pas à y croire.

J'ai attendu pendant longtemps l'histoire d'amour, mais en fait Le journal de Bridget Jones n'est pas une romance (malgré les allusions à Orgueil & Préjugés). Il y a bien une histoire d'amour (deux en fait), mais ce n'est pas le centre du roman. Le sujet principal reste la vie quotidienne de Bridget et sa crise de la trentaine : "Oh mon dieu, il faut que j'arrive à me caser ! Sinon je vais finir toute seule et quand je mourrai personne ne le saura et mon cadavre sera dévoré par mon berger allemand ! Mais tous les hommes ne sont que des salauds affectifs sur qui on ne peut pas compter. L'équation est insoluble !" (Je crois que ça résume à peu prêt bien tout le roman. ^^)
L'entourage de Bridget présente un bel éventail des réponses possibles à cette équation insoluble, de l'amie qui reste avec un salaud affectif avéré parce qu'elle l'aime, à la mère de Bridget qui décide de refaire sa vie en abandonnant son mari éploré (parce que lui aime vraiment sa femme). Mais aucun n'a vraiment trouvé la bonne solution...

Le journal de Bridget Jones, sous des airs amusants et satyriques, amène à réfléchir sur le nouvel équilibre qui se construit entre hommes et femmes depuis que les femmes travaillent et sont financièrement indépendantes. Pour les femmes, leur nouvelle place pourrait paraître évidente, pourtant pour certaines l'indépendance financière ne rime pas forcément avec l'indépendance sentimentale. Et pour les hommes, il leur faut apprendre à composer avec ces nouvelles femmes plus émancipées. Pourtant, on ne peut pas dire que Le Journal de Bridget Jones soit un roman féministe (il l'a peut-être été à sa sortie, mais aujourd'hui il serait bien en retard sur les revendications féministes actuelles). C'est peut-être ce qui m'a un peu gêné aussi dans ce roman. Il présente au début une jeune femme forte et indépendante, qui sait ce qu'elle veut (bon, ce qu'elle veut, c'est se caser. Mais pas avec n'importe qui, et elle a bien le droit d'avoir envie de ça.) Sauf qu'au final le roman ne présente aucune femme qui arrive vraiment à s'émanciper des hommes et à être leur égale. Dans ses deux boulots, Bridget est une sous-fifre avec pour patron un homme (et plutôt salaud en plus). Même sa mère qui parait la plus émancipée après son départ du domicile conjugal finit par se faire avoir par un escroc dont elle tombe amoureuse. Je pense que sur ce point le roman m'a déçue par les fausses promesses du début.

Il n'en reste pas moins que j'ai trouvé ma lecture rafraichissante, et que j'ai maintenant envie de voir le film pour compléter ma culture G (durant toute ma lecture, j'ai imaginé Bridget sous les traits de Renée Zellweger, qui lui a donné vie à l'écran, et c'est une actrice que j'aime beaucoup).

Chronique de Sytra

Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters

Année d'édition : 2016
Edition : 10/18
Nombre de pages : 288
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À quoi bon tenter de résoudre un meurtre quand tout le monde va mourir ?

Concord, New Hamsphire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un meurtre, poursuit inlassablement son enquête.

Hank sait pourtant qu’elle n’a pas grand intérêt puisque, dans six mois il sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre.

Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui la réduira en cendres. Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il au pire à sa façon.

Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des employés ont abandonné leur travail, où des dizaines de personnes se livrent à tous les excès possibles alors que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer.

Et rien, même l’apocalypse, ne pourra l’empêcher de résoudre son affaire.





Hank Palace est un flic, un des derniers vrais inspecteur, au vu de la fin du monde approchant, beaucoup sont partis d'un côté ou de l'autre. Pour vivre leur rêves ou bien choisir leur fin par un suicide. Un astéroïde fonce droit sur la terre, tout le monde sait désormais quand il entrera en collision avec celle-ci mais personne ne sait où. Alors chacun fait ce qu'il lui plaît sauf Hank qui continue coûte que coûte son boulot et ne s'arrêtera pas en chemin et ne cédera pas à la facilité. C'est d'ailleurs à cause de cela qu'il va être entraîné dans une enquête pour meurtre alors que tout le monde pense à un suicide.

Dernier meurtre avant la fin du monde est un livres vraiment surprenant de par son côté pré apocalyptique et cette enquête pour meurtre. Il mêle très bien les deux genre en exposant bien le problème du nombre de suicides et de la difficulté à prouver le suicide ou le meurtre. Le roman se lit bien, mais je pense ne pas avoir été assez tenace, j'ai eu du mal à le finir (peut être n'était ce pas le bon moment de le lire pour moi). Ce livre commence pourtant bien mais je me suis lassée du décor, je ne lis généralement pas de livre pré ou post apocalyptique de ce genre, peut être est-ce cela qui m'a dérouté?

Le fait que les gens soient résignés au point de se suicider ou bien qu'ils n'aient pas trouvé de réponse et du coup fassent comme si de rien était m'a gênée. Je ne sais pas comment je réagirai mais je le répète ce n'est pas le genre de livre que j'apprécie et là je l'ai bien senti. Le côté sympathique de ce livre pour moi a été clairement ce petit bonhomme d'enquêteur promus à la dernière minute et qui devient un enquêteur émérite, en étant le seul à se préoccuper réellement d'une enquête.

Je suis donc mitigée bien que j'apprécie l'enquête, et même en se doutant un peu du potentiel suspect, comme l'a dit Louve.
Cependant le côté pré apocalyptique ne m'a pas plu et je regrette de ne pouvoir dire que j'ai entièrement été conquise car c'est moi qui ai choisi ce partenariat en voulant changer (un peu) de mes lectures habituelles. Ce n'est donc pas un coup de coeur pour moi, mais peut être le sera-t-il pour vous. A tester.

Chronique de Bfanny

dimanche 8 mai 2016

Felicity Atcock tome 4: Les anges sont sans merci de Sophie Jomain

Année d'édition : 2015
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 300
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Des fées sorties de nulle part sont responsables du plus grand drame de ma vie. Elles m ont mise K.O., ça, c est certain, mais il ne sera pas dit que je me suis laissé marcher sur les pieds. Car s il y a bien un truc qu il ne faut jamais faire sous peine de représailles, c est voler à une femme ce qu elle a de plus cher. Alors c est vrai que je n ai pas vraiment le profil de la grande méchante, mais je suis quand même prête à leur botter l arrière-train, même si pour ça je dois d abord faire face à ce que je redoutais le plus : la trahison.




 

La fin du tome précédent laissant légèrement les lecteurs sur leur faim, (et pas qu’un peu dans mon cas !) Le tome précédent nous faisait attendre de savoir qui était le père du bébé pou finir sur un accouchement sans bébé ! Et oui il a été kidnappé … heureusement l’auteur ne joue pas plus avec les nerfs de ses lecteurs, et dévoile très rapidement son identité, que je ne donnerais pas !

Donc le début de ce tome est pour le moins sombre, et nous avons donc des personnages pour le moins énervés et pour cause ! Plusieurs questions les taraudent, qui les a trahis ? Pourquoi le bébé de Félicity a été kidnappé ? Pendant ce tome c’est ce que l’auteur va nous raconter.

On pourrait croire que Félicity serait dans une rage folle, totalement traumatisée et donc assez agaçante. OK c’est un comportement logique de sa part vu sa situation, mais bon faut avouer qu’en tant que lecteur j’avais peur de me retrouver avec une héroïne qui se morfond pendant tout le livre…

Heureusement l‘auteur a trouvé la parade pour ne pas avoir ce genre de problème, c’est Terrence dans sa grande bonté qui va « aider » Felicity a ne pas être totalement démoralisée, petit coup de magie et l’on se retrouve avec une maman sans bébé mais qui ne pleure pas !! c’est beau la magie ! Bon dans un sens j’avoue avoir aimé cette solution là, mais elle m’a quand même un peu dérangée … c’est un peu trop facile quand même mais bon bref je ne vais pas m’éterniser là-dessus.

Alors l’histoire de ce tome était assez sympa dans l’ensemble, mais je n’ai pas réussi à être captivée comme le tome précédent. Et les retournements de situations à répétition, ben je dois dire que ça lasse un peu … bon ok tout le long on est sur de quelque chose et à la fin  boum ! Et ben tu t’es trompée sur toute la ligne ! Et Bien à force c’est énervant ! ^^.

Ce tome a d’ailleurs confirmé mon aversion pour le côté des « âmes sœurs » de cette série, désolée je ne pige pas. Ensuite peut-être que dans les tomes suivants je comprendrais mieux, mais là avec ce tome-ci, ce n’est carrément pas assez.

Ceci dit j’ai aussi des points positifs sur ce tome ! Si ! Si ! L’humour, le fait que ça reste une très bonne lecture détente et Stan est un bon point positif aussi.

Je ne reviendrais pas sur le style de l’auteur, si on lit une chronique sur un tome 4, le style de l’auteur on le connaît je suppose et je ne vois pas l’intérêt de répéter.


En bref, hélas je suis déçue par ce tome. Il ne m’a pas emportée comme le précédent … je l’ai trouvé ennuyeux et pourtant je ne peux pas dire qu’il manque d’action. Mais certaines choses sont trop faciles, et la partie « des âmes sœur » a été pour moi une grosse déception, je n’en parlerais pas plus pour ne pas faire de spoiler.

Le gros point positif, je sais enfin qui est le père du bébé !!!
 
Chronique de Zebuline

Nos nuits deviendront des jours de Marie Fitzgerald

Année d'édition : 2016
Edition : Fleuve edition
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Claude vit seul. Et à quatre-vingts ans, il a enfin décidé de faire ce qui lui chante. Sa dernière lubie : partir à la rencontre de cet homme qui semble avoir élu domicile sur le banc d’en face. C’est son aide à domicile, Angela, qui l’aura prévenu : son grand âge et son handicap font de lui une proie idéale. Mais qu’à cela ne tienne, Claude n’a plus une seconde à perdre. Et s’il est aveugle, il n’en est pas moins lucide et déterminé à se délecter de chaque seconde qui passe.
Corentin aura 18 ans dans un mois. La colère le brûle. Sa mère a décidé d’en faire une bête de course. Pour lui, l’affaire est conclue : une fois la majorité atteinte, il partira vivre la vie qu’il a choisie le plus loin possible du giron maternel. En attendant, Claude, son prof de piano, l’a bien compris et a remplacé la pratique par l’écoute, simplement l’écoute.
Alain est à la dérive. Mariage, boulot, tout a foutu le camp et le voilà qui rôde de foyer en foyer avec pour seules distractions un banc et un mystérieux livre qui semble vouloir répondre à ses questions. Mais c’est surtout son nouveau voisinage qui capte son attention : d’abord, il y a cette maison, visitée régulièrement par les mêmes personnes suivant une régularité de métronome. Et l’immeuble d’à côté, 2e étage, où passe et repasse dans l’obscurité une femme sous emprise. Il en est sûr, il l’a vue baisser la tête face à la rage de son homme.
Le jour où Claude part à la rencontre d’Alain, le pacte est conclu : à eux deux, et bientôt rejoints par Corentin, ils vont sauver cette femme, Carole, qui rase les murs tous les matins. Ce pacte prendra peu à peu la forme d’une joyeuse – et parfois houleuse – équipée dans laquelle quatre solitudes, sur la route d’un voyage en Espagne, transformeront l’essai en un hymne à la vie, à l’amour et à l’espoir. Celui de toujours pouvoir redistribuer les cartes.



Ce livre m’a fait un peu pensé, dans son thème, au livre Et puis Paulette …. Dans le sens où nous sommes dans un livre qui vous veut du bien, mais également un livre sur l’entraide !

Nous avons 4 narrateurs dans ce roman : Claude, Alain, Corentin et Carole. Claude est un vieil homme aveugle qui vit seul, et qui donne des leçons de piano à Corentin, ado surdoué et trop couvé par sa maman. Alain est un nouveau SDF, qui suite à un divorce difficile à tout perdu, et il aperçoit un jour par la fenêtre Carole, femme battu par son mari depuis des années.

Quand les trois hommes décident d’intervenir dans la vie de Carole pour la sortir de là, ils sont loin de se douter qu’il n’y a pas que Carole qui va être sauvée …

L’auteur fait naviguer le lecteur entre les 4 narrateurs, pendant la première partie de l’histoire. Ils n’ont, pour l’instant, aucune connexion entre eux (à part Claude et Corentin). Nous suivons leurs pensées, et nous tentons de comprendre leurs histoires. Car oui, ne l’oublions pas, mais alterner dès le début d’un roman entre 4 personnages demandent un peu de concentration.

Cependant, nous apprenons vite à les différencier, et nous apprenons également à les aimer. Chaque personnage possède des faiblesses et ne se sent pas bien dans sa vie. Quand les trois hommes décident d’aider Carole, l’histoire devient encore plus intéressante car nous les voyons chacun apporter quelque chose à l’édifice.

Le personnage le plus complexe à comprendre est sûrement Alain. Il est très effacé avec ses compagnons, et parfois franchement désagréable.

Malgré le fait que ce livre parle de sujet difficiles (la violence sur une femme, la cécité, les SDF…), je trouve qu’il les aborde avec tacts et que c’est avant tout un livre d’espoir et qui apporte de la joie. La première partie n’est pas joyeuse. Les violences qui sont faites sur Carole par son mari sont franchement difficiles à lire. Certains passages m’ont vraiment touché.

Mais passé cela, j’ai trouvé ce livre presque « beau ». Il permet d’avoir de l’espoir en la société actuelle, en imaginant que cela pourrait se produire en vrai : que des personnages ne se connaissant pas s’unissent pour avoir une meilleure vie. Ce livre est emplit d’amour, mais également d’humour. Je n’ai pas rit aux éclats durant ma lecture, mais j’ai sourit face aux réflexions des personnages et à leurs petites piques !

Un livre que je conseille à tout le monde ! En effet, il fait du bien, et apporte une petite parenthèse de bonne humeur et surtout, d’espoir !

Chronique de Roxou

Le cauchemar Edgar Poe de Polly Shulman

Année d'édition : 2016
Edition : bayard
Nombre de pages : 351
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Au lycée, Susannah est surnommée " Sukie la Bizarre ". Il faut dire qu'elle vient d'emménager dans le manoir de sa grand-tante réputé hanté... et qu'elle est constamment suivie par le fantôme de sa soeur Kitty, décédée des suites d'une maladie. Depuis ce drame, ses parents ont perdu leur emploi ; voilà pourquoi ils se sont installés chez la vieille tante Hepzibah et pourquoi le père de Sukie doit vendre des objets au marché aux puces. Un jour où elle l'aide, deux jeunes gens lui réclament un vieux balai qui n'est pas à vendre : il s'agit d'Elizabeth et Andreas, qui travaillent au Dépôt d'Objets Empruntables de la Ville de New York. Cette extraordinaire bibliothèque n'accueille que des objets ayant un jour marqué l'Histoire ou la littérature. Or, Elizabeth est très intéressée par le manoir où vit Sukie, car il a été le théâtre d'une ancienne légende. Peut-être y reste-t-il des choses qui auraient leur place dans l'annexe Edgar Poe, spécialisée dans les romans fantastiques et d'horreur ? Sukie se renseigne sur cette fameuse légende : elle est extrêmement sombre, et il y est question d'un trésor disparu. Voilà qui pourrait régler les problèmes financiers de la famille... à condition que l'histoire ne soit pas fictive. C'est du moins ce que pense Sukie jusqu'à ce qu'elle pénètre dans le Dépôt et découvre que les merveilles qui y sont entreposées ont les mêmes pouvoirs que dans les romans dont elles sont issus...



Cela fait bien longtemps que je ne me suis pas frottée à l'exercice d'un retour détaillé et spécifique pour un titre de roman ; il a suffit d'un bel appât marketing pour me voir y revenir... comme je l'avais déjà écrit un peu plus haut dans ce fil de discussion, j'ai en effet craqué sur les couvertures de la série de romans de Polly Shulman avant même de découvrir l'univers de l'auteur.

Pour être honnête, j'ai eu le premier tome, La malédiction Grimm, entre les mains en février dernier et je l'ai reposé en me promettant de l'acquérir plus tard... autant vous dire que j'en ai plus que jamais l'intention après la lecture du 3ème opus de l'auteur, Le cauchemar Edgar Poe.
Louve, je te remercie encore une fois pour ce partenariat que je n'ai vraiment pas eu matière à regretter ! :amour:

Avant tout, je m'excuse si ce retour de lecture est un peu décousu : comme toujours quand j'ai adoré me plonger dans l'imaginaire d'un auteur, j'ai tendance à pécher par excès d'enthousiasme... et de l'imagination, je peux vous assurer que Polly Shulman n'en manque pas.

Je pense d'ailleurs que j'ai particulièrement apprécié ma lecture parce que j'ai retrouvé, dans ce texte, les qualités de ceux de Diana Wynne Jones : une grande fraîcheur, un côté "décalé", parfois même "absurde", tout à fait assumé et exploité, tout en abordant des sujets de fond qui touchent, l'air de rien. Ces deux auteurs ont aussi pour point commun de faire preuve de bienveillance envers leurs personnages, lesquels sont attachants, pour ne pas dire adorables (gros coup de cœur pour la tante Hepzibah !) ou parfois tête à claques, mais personne n'est parfait ! Du coup, je me suis retrouvée avec, entre les mains, le genre même de roman que j'adore.
Un roman rempli de poésie qui emporte, ouvre des portes, émerveille, tout en restant un roman d'aventures et de découvertes, bien rythmé ; je n'avais pas envie de reposer le livre, parce que je voulais savoir ce que Sukie allait découvrir, de quelle façon ses relations avec ses proches et le personnel du Dépôt d'Objets Empruntables de la Ville de New York allaient évoluer... si elle sauverait le manoir familial ou non et de quelle façon elle allait s'attribuer ses propres particularités (sachant que pour celles-ci, dès le départ, le lecteur est mis dans le bain : Sukie n'est clairement pas la jeune fille "commune" dont elle donne l'image).

Il faut ajouter à cela que l'auteur de ce cauchemar-qui-n'en-est-pas-un glisse sans cesse des références à ses confrères, en particulier ceux du XIXème siècle, de façon toute naturelle, afin d'expliquer l'origine de certains objets fictifs devenus réels. L'un des passages du livre m'a d'ailleurs fait rire, lorsque les personnages se font des nœuds au cerveau (et moi avec...) entre ce qui est fictif, réel, et tentent de comprendre des situations pour le moins illogiques. Je vous le dis tout net, il ne faut pas en chercher, de la logique, si vous aimez les choses claires et rigoureuses et que vous n'êtes pas capables de déconnecter pour rentrer à pieds joints dans le manoir Thorne, vous resterez sur le palier.

De même, si vous cherchez de la pure romance young adult (basique et niaise) vous serez déçus, pourtant ce roman n'est pas dénué de sentiments, loin de là. Ils ne sont pas forcément là où on les attend, souvent subtils, parfois violents, car c'est avant tout une histoire de famille, une famille très étrange ; Sukie n'a pas fini, loin de là, d'en découvrir l'extraordinaire origine mais ce qui compte pour elle, au final, ne serait-ce pas d'accepter de laisser partir sa sœur ?

Après cette lecture qui a été un grand bol d'air frais, j'ai aussitôt mis la main sur L'expédition H. G. Wells, le tome précédent, que j'ai tout autant aimé. Il ne me reste plus qu'à lire La malédiction Grimm, ce qui ne saurait tarder !
Oui, je les lis dans le désordre... ce n'est pas un problème, car c'est la dernière grande qualité de cette série : là encore, je retrouve ce que j'aime chez Diana Wynne Jones, à savoir un univers cohérent, des personnages d'un tome en guest star dans un autre, pourtant chaque volume se suffit à lui-même et peut se découvrir de façon indépendante. Vu que le 2ème volet est consacré aux voyages dans le temps, je me suis dit que je pouvais bien faire une entorse à la linéarité de ma lecture... et c'est passé comme une lettre à La Poste !

En résumé, je comprends que l'univers de Polly Shulman n'emporte pas tout le monde et que certains lecteurs ne partageront pas mon enthousiasme. Pour ma part, ses romans rejoignent mon étagère de livres feel good et je sais que je pourrai compter sur eux si j'ai besoin, un jour, de me remonter le moral en relisant une "valeur sûre".

Chronique de Roanne

La Belle et le Maudit tome 1 de Page Morgan

Année d'édition : 2016
Edition : bayard
Nombre de pages : 450
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Après un étrange incident, Ingrid quitte Londres et s'installe à Paris avec sa soeur Gabby et leur mère Charlotte. En guise de Ville Lumière, elles découvrent un univers plutôt sombre, la bonne société parisienne étant ébranlée par une vague de meurtres de jeunes filles. Elles prennent leurs quartiers dans une abbaye en ruines, ornée de gargouilles, où elles rencontrent Luc, un jeune valet à leur service. D'emblée, Ingrid est fascinée par le mystérieux jeune homme... Elle ne peut pas imaginer que celui-ci est un Déchu, une créature condamnée par les Anges à passer l'éternité en gargouille, sauf lorsqu'il est chargé - c'est le cas présent - de veiller sur les habitants de l'abbaye. Bientôt, elles apprennent que Grayson, le frère jumeau d'Ingrid, qui les a devancés à Paris, a disparu. Les deux soeurs, bien décidées à le retrouver, commencent par se rendre dans une librairie qu'il fréquentait. Peu à peu, Ingrid comprend qu'elle et son frère jumeau possèdent un côté sombre qui les apparente aux Démons, des créatures vivant sous terre et provoquant des ravages sur terre... Alors qu'elle se sent de plus en plus attirée par Luc, celui-ci essaie de lutter contre ses propres sentiments car l'amour entre un humain et un Déchu mettrait en péril la vie de la jeune fille. Quant à Gabby, elle décide d'intégrer l'Alliance, une société secrète qui lutte contre les Démons aux côtés des Déchus. Mais les deux soeurs ignorent qu'elles foncent tout droit dans un piège..



"La couverture de ce livre m’avait attirée en librairie, donc lorsque Louve l’a proposé en partenariat je me suis jetée dessus.

Parlons un peu de l’histoire… Ingrid, Gabriella et leur mère Lady Charlotte Brickton quittent Londres pour emménager à Paris. Elles doivent retrouver le frère jumeau d’Ingrid, Grayson, dans une Abbaye. Mais une fois arrivées là-bas, Grayson est introuvable. Où est-il ? Comment le retrouver ? Est-il mort ou toujours en vie ?

Malheureusement, je ressors déçue de ma lecture. Alors qu’au début j’étais totalement plongée dans l’histoire, je l’ai lu en plusieurs fois car je m’ennuyais et je n’avais pas très envie de me replonger dans ce livre. J’ai trouvé que l’histoire était lente. Néanmoins, la plume de l’auteur est fluide et agréable. Le point original de ce roman est les gargouilles. Ce sont des créatures que l’on rencontre très peu en littérature jeunesse, j’ai donc été contente de passer un moment avec elles. L’histoire d’amour est au rendez-vous, ainsi que les démons et les Chiens de l’Enfer que je vous laisse découvrir. L’univers est intéressant à découvrir.

L’histoire se passe en 1899, contrairement à ce que nous laisse sous entendre la première de couverture. J’ai donc été un peu surprise de la période historique car je ne suis pas fan de ce genre de livre. D’ailleurs Ingrid et Gabriella sont naïves et je pense que c’est en partie à cause de la période historique.

Pour conclure, j’ai été attirée par cette magnifique couverture mais je n’ai malheureusement pas accrochée à l’histoire qui est trop lente. C’est dommage car l’univers est intéressant à découvrir, mais la lenteur m’a empêchée de savourer ce roman auquel j'ai décroché.

Je remercie Louve, Mort-Sûre ainsi que les éditions Bayard pour cette découverte dans le cadre d’un partenariat."

Chronique de Titisse
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