jeudi 7 janvier 2016

La dernière pluie de Antti Tuomainen

Année d'édition : 2015
Edition : pocket
Nombre de pages : 240
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À Helsinki, la pluie est si violente que la plupart des habitants ont fui la ville. Tapani Lethinen, lui, est resté : il attend sa femme, Joanna, journaliste d'investigation. Partie enquêter sur une affaire dont elle n'a rien voulu dire, elle n'est toujours pas rentrée. En fouillant dans on ordinateur, il découvre que sa disparition pourrait avoir un lien avec " le Guérisseur ", un serial killer qui sévit en ville, et qu'il ne s'agissait peut-être pas pour Joanna d'une simple enquête... Tandis que la pluie ne cesse de tomber, Tapani va devoir plonger dans l'intimité de celle qu'il aime, quitte à déterrer quelques secrets de son passé.


 

Bienvenue dans notre monde mais après une véritable catastrophe climatique, nous n'avons pas voulu voir que cela arriverait si vite. Des pluies torrentielles s'abattent sur le monde, des inondations partout, un spectacle apocalyptique peu de gens ont encore l'électricité. A Helsinki, beaucoup de personnes ont déjà fuit pour aller plus au nord, les riches principalement qui peuvent faire construire de nouvelles maisons résistante et mettre en place des tours de garde grâce à des agences de sécurité privés.

Tapani Lethinen habite toujours ici, il attends que sa femme, Johanna, rentre. Il n'est jamais resté séparé d'elles sans avoir de ses nouvelles aussi longtemps. Il commence à s'inquiéter surtout que la ville n'est plus aussi sûre qu'avant. Il décide alors de la retrouver va voir toutes les personnes qu'il peut et commence à retracer le parcours de sa femme.

Mais il se rends vite compte que les personnes qu'il connaît ont aussi des secrets autant que Johana.

C'est un livre bien écrit et qui nous alerte autant sur le climat et les conséquences de jouer avec le feu que sur les secrets existants autour de nous sans que nous ne nous en rendions compte.

Chronique de Bfanny

Un dimanche soir en Alaska de Don Rearden

Année d'édition : 2015
Edition : fleuve édition
Nombre de pages : 414
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Quelques baraques bancales posées sur un monde en sursis. Aux confins de l'Amérique et des glaces, le petit village indigène de Salmon Bay vit ses derniers instants. Bientôt, le littoral cédera, la baie l'engloutira. En attendant la barge chargée de les mener au nouveau site, les habitants disent adieu à la terre – cette terre où plane l'esprit des ancêtres, cette boue où les petites filles dessinent des histoires... Adieu à la toundra pelée, à la station de radio locale où Jo-Jo, le DJ, passe sans fin des vieux disques, aux chemins de planches et aux mélopées yupik... Tyler, le premier esquimau de la planète allergique au froid, Dennis dit " l'Embrouille ", Angelic, Panika, Josh, Junior et les autres – tous sentent pourtant que Salmon Bay n'a pas dit son dernier mot. Avant la grande traversée, pour le meilleur peut-être, le village leur réserve un cataclysmique chant du départ.



Un roman magnifique et bouleversant qui raconte l’histoire de ceux qui pourraient bien être les premiers réfugiés climatiques, ceux qui devront subir les effets du réchauffement, ceux qui devront abandonner leur terre ancestrale vouée à disparaître, et dont l’action nous balade dans un Alaska sauvage et traditionnel.

A Salmon Bay, le réchauffement climatique se fait sentir, le pergelisol devient peu à peu une boue odorante, les moustiques se multiplient et les berges fragiles sont de plus en plus grignotées par l’Océan. Dans ce village au paysage froid et boueux bordé d’un lac d’excréments, aux cahutes bancales et fragiles, où les traditions de pêche et de chasse se perdent peu à peu, un peuple indigène aux conditions de vie précaires résiste, originaire des Yupiks, une peuplade esquimau d’Alaska. Pourtant, ces êtres humains attachés à leur village vont devoir tout abandonner et reconstruire ailleurs, Salmon Bay sera un jour ou l’autre engloutie et pour survivre les habitants n’ont pas d’autre choix que de déménager sur le site du nouveau village, Edward Island. Dans ce contexte dramatique, des vies humaines s’entremêlent bercées par la voix et de l’âme de Jo-Jo, le DJ de la radio locale.

Le roman est riche en personnages éclectiques tous plus attachants les uns que les autres, on vit le drame de la disparition du village mais aussi le reflux des consciences collectives face à des us et coutumes qui disparaissent, leurs vies tristes, précaires, monotones souvent blessées davantage par les addictions à l’alcool et à la drogue. Par omission, on ressent pleinement leurs épreuves quotidiennes : un mal étrange, les réminiscences passées, les problème d’adolescence, les ennuis de couple, leur peur, leur doute mais aussi et surtout leur espoir éveillée. Une ribambelle de personnages variés tout aussi importants les uns que les autres raconte la vie difficile à Salmon Bay : Jo-Jo, le DJ de la seule radio locale et passionné de vélo, le personnage central sans être vraiment le principal, tout tourne autour d’un événement qui arrive à ce personnage ; un accident de vélo et de là découlent des allers-retours temporels par rapport à cet événement, l’histoire est étalée principalement sur cette journée fatidique. Les personnages gravitent autour de ça, Josh, un adolescent en colère, Angelic, une jeune fille qui se retrouve face à une grande responsabilité, Valérie, seule et n’assumant pas sa différence, Ray, le trafiquant local, Eli, l’ancien alcoolique, Auggie, le gentil garçon qui n’a jamais eu de petite amie, Happy et sa bonne humeur innocente, Marcy et Ed, un couple en perdition, Tiffany, la maire qui cherche à assumer ses racines face aux autres habitants, Dennis dit l’embrouille accumule les ennuis, Panika, la petite fille qui dessine des histoires dans la boue au couteau,  Tyler, l’esquimau allergique au froid, Junior et sa passion ornithologique, Tim, empathique responsable de l’armée, Underwood, l’antipathique citadin… De tout âge et tout sexe, aussi différents et opposés puissent-ils être, ces personnages se retrouvent malgré tout unis face à cet événement qui approche : le déménagement. L’Etat américain a décidé de confier l’organisation de cette évacuation inévitable à l’armée, voilà des hommes en treillis et costumes de camouflage envahissant le village, étrangers à cette société. En attendant la barge qui scellera l’abandon de leur vie passée, une violente tempête s’approche du village accentuant davantage encore l’érosion des berges.

On parle donc ici des premiers réfugiés climatiques, d’un village de deux cents personnes qui devra être délocalisé, de catastrophe naturelle imminente, de réchauffement climatique, de fonte des glaces, des saumons qui ne remontent plus la Salmon River, de pergelisol devenu boueux et humide, des thèmes très actuels, des conséquences écologiques dramatiques et des êtres humains qui subissent sans pouvoir rien y faire. Des hommes et des femmes qui continuent de vivre normalement malgré un déménagement inévitable. Edward Island est dans toutes les pensées, mais Salmon Bay est dans tous les cœurs. Don Rearden rend hommage à cet Alaska isolé, parfois abandonné, mais profondément ancestrale et traditionnelle, qui malheureusement semble se perdre peu à peu. Il signe là une histoire de nature, mais surtout une histoire d’hommes, des destins, des vies liées, unies dans cette épreuve difficile, abandonner sa terre, son chez soi, pour construire une nouvelle vie à quelques dizaines de kilomètres de là. Et cette nature qui reprend ses droits, effraient, menacent. C’est fort, intense voire même haletant, qui succombera ? Qui survivra ? La mort rôde mais la vie et les croyances n’ont pas dit leur dernier mot… Une écriture rapidement envoûtante, passée les premiers paragraphes pouvant se révéler déroutant, emporté par la vague des mots intenses et si simples de l’auteur, on suit avec rythme et passion ses destins croisés non épargnés. C’est humain et beau.

En bref, un excellent roman humaniste que signe là Don Rearden, une œuvre sur une thématique forte et actuelle qui laisse un frisson d’inquiétude une fois la dernière page tournée mais également une bouffée d’air frais issue des contrées Arctiques.  Et comme disait Michel Fugain « C’est un beau roman, c’est une belle histoire… »

Je remercie Louve du forum Mort Sure et les éditions Fleuve pour ce magnifique partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

samedi 2 janvier 2016

Les intrus de Lauren Oliver

Année d'édition : 2015
Édition : Le Livre de poche
Nombre de pages : 384
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Le fortuné Richard Walker vient de mourir et laisse derrière lui un vaste manoir rempli des vestiges de toute une vie. Son ex-femme et ses enfants sont là pour récupérer l’héritage.
Mais les Walker ne sont pas seuls. Alice et Sandra, les anciennes résidentes, mortes depuis longtemps, sont liées à la demeure et s’éternisent dans ses murs. Elles observent la famille et s’expriment ou le clignotement d’une ampoule.
Lorsque le monde des esprits va se heurter à celui des humains, de terribles vérités vont refaire surface et provoquer un véritable cataclysme.

http://www.livredepoche.com/
J’ai déjà eu l’occasion de découvrir le style de Lauren Oliver grâce à sa trilogie Delirium, et ce nouveau sujet me tentait beaucoup car il est rare et original.

Caroline, mère de famille, revient vivre dans la maison de son défunt mari, la maison des Walker, avec ses deux enfants Minna et Trenton. Mais la maison est déjà habitée par Sandra et Alice, deux fantômes qui occupent les lieux depuis de nombreuses années.

On plonge donc dans une histoire de fantômes, mais pas les fantômes qui vous glacent le sang et font peur, non, aux premiers abords Sandra et Alice sont deux jeunes filles comme les autres, elles discutent, se chamaillent, et font même des paris sur les habitants de la maison. Ce sont des personnages à part entière qu’on suit comme si ils étaient vivants.

Le roman est divisé en plusieurs parties qui abordent chacune une partie différente de la maison où il se passe des choses horribles, où des souvenirs refont surface, etc.

L’atmosphère du roman est pesante car tout le roman se déroule dans une maison, chaque partie dans une pièce différente, ce sont des espaces renfermés qui renforcent cette oppression.

Les personnages font une grande partie du roman, mais ils ne sont pas très appréciables. Vraiment proches de la réalité, ils ont chacun un gros défaut, Caroline est alcoolique, Trenton est suicidaire, Minna est nymphomane. Chaque personnage évolue au fil du roman et nous suivons cette évolution à travers les chapitres remplis de souvenirs.

J’ai plutôt apprécié ce livre, il y a un léger suspense qui règne lorsqu’on découvre cette histoire, on se demande ce que vont devenir les personnages que l’ont découvre, comment ils vont vivre avec des fantômes qui ne sont pas prêts à partager leur maison.

Malgré tout j’aurais aimé qu’il y ait un peu plus d’action, j’ai trouvé par moment le temps un peu long, il y a beaucoup de moments plats.

De plus, l’écriture de l’auteur mise à part certaines lenteurs, est agréable et simple, mais l’alternance des chapitres avec les différents points de vue n’est pas un point que j’apprécie dans mes lectures, j’ai tendance à me perdre facilement entre les différents personnages.

En bref, j’ai apprécié ma lecture, c’est un roman plutôt sympathique, le style est fluide malgré quelques lenteurs, mais si vous cherchez donc une histoire de fantôme qui ne fait pas peur, ce livre est fait pour vous !

Chronique de Babynoux

Les Daces, tome 1 : Le Prince d'Ombre de Kresley Cole

Année d'édition : 2015
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 535
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Surnommé le prince d'Ombre, Trehan Daciano est le protecteur du royaume secret de Dacie. Froid, discipliné, le vampire accomplit depuis un millénaire son devoir sacré : poursuivre et éliminer tous ceux qui fuient le territoire. Une mission qu'il a toujours fait passer avant ses propres désirs. Or, son univers bascule lorsqu'il rencontre la sublime Bettina. Princesse destinée au trône, Trehan voit en elle son âme sœur. Mais la jeune sorcière est déjà promise au vainqueur d'un sanglant tournoi qui fera s'affronter tous ses prétendants. Qu'importe ! Trehan se mesurera aux créatures les plus monstrueuses qui soient si cela signifie que Bettina sera sienne pour l'éternité...


http://www.jailu.com/

Je n'ai lu que le premier tome des Ombres de la nuit, mais ça ne m'a pas du tout empêché d'apprécier l'histoire de cette nouvelle série dans son ensemble. Ouf! J'adore! Et ça me donne envie de lire le tome 2 des Ombres.

Mais voila mon avis complet.

En me proposant pour lire ce partenariat via Mort-Sure, je m'attendais à lire une "banale" histoire de bit-lit, mais, et je ne sais pas si c'est parce que ça fait un petit moment que je ne m'était pas plongé dans ce genre d'univers, ce roman est un petit coup de coeur. Alors merci au forum Mort-Sure et aux Editions J'ai lu qui m'ont permis de découvrir cette nouvelle série de Kresley Cole.

La romance peut paraître assez classique, je suis d'accord : un triangle amoureux avec ses jalousies maladives, ses quiproquos inévitables, ses prises de bec régulières, ses rapprochements inopinés rapidement accompagnés de remords... mais Bettina, Trehan et Caspion réservent néanmoins de belles surprises. J'ai franchement aimé l'évolution de leur relation du début à la fin. Et le gros plus vient de l'univers particulièrement riche imaginé par l'auteur. Je ne me risquerai pas à décrire toutes les races de créatures magiques et les différents royaumes du Mythos au risque d'en oublier, mais sachez seulement que ce n'est pas du tout indigeste. Bien au contraire! C'est ce tournois de combats à mort pour gagner la main de Bettina qui donne toute l'ampleur à l'intrigue, comme les tortures qu'a subi la princesse quelques semaines plus tôt hantant ses jours et ses nuits d'angoisses insoutenables. Les démons qu'elle doit affronter dans ses songes sont tous aussi horribles que ceux qui entrechoquent leurs armes dans le ring d'Abaddon. Beurk et Brrr! Comment ne pas compatir à ses souffrances? Pauvre Bettina...

La princesse est un personnage que j'ai beaucoup aimé parce que l'auteur teinte sa profonde fragilité d'un coté battant à travers les joailleries qu'elle adore fabriquer dans son atelier avant de s'en parer avec ses robes sexy et somptueuses qu'elle accommode de masques lors de ses sorties en public. Trehan est mon coup de coeur Razz Romantique, protecteur, résistant à la tentation, vengeur et qui ose prendre des risques qui chamboulent totalement sa vie. Impossible de lui résister ^_^ Caspion est celui qui m'a le plus agacé... je n'ai pas apprécié la manière dont il agit et parle parfois avec Bettina, mais ce personnage est clairement là pour "gêner" l’idylle naissante entre le vampire et la princesse.

Le style d'écriture de Kresley Cole est franchement fluide et agréable à lire. Aucune fausse note à signaler tant elle maîtrise son univers et ses personnages au point de savoir à quel moment il est judicieux de changer de narrateur (Bettina ou Trehan). Et puis les passages érotiques sont assez bien écrits, non répétitifs comme c'est souvent le cas dans ce genre de littérature, et au final bien moins nombreux que dans mes souvenirs de lecture du premier tome des Ombres de la nuit. Un point très positif donc puisque c'est l'émotion de nos héros qui est mise en avant. J'aime!

Les derniers chapitres sont surprenants et concluent bien ce premier tome des Daces. J'aurai aimé retrouver les personnages dans la suite de la série, mais j'imagine bien que les cousins de Trehan seront les héros des prochaines histoires. A voir!

chronique de Yezahel

Arena 13 de Joseph Delaney

Année d'édition : 2015
Edition : Bayard
Nombre de pages : 400
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture : Les temps sont funestes pour l’humanité qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entourés par une infranchissable barrière de brouillard. Dans une citadelle vit une sinistre créature, Hob, qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Des arènes de combat ont été ouvertes… La plus populaire et terrifiante est l’Arena 13 : c’est là où combat Hob. Un jeune garçon de 16 ans, Leif, décide alors de l’affronter. Pour cela, il va alors convaincre le meilleur des entraîneurs, Tyron, de le former au combat…






Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Bayard, ainsi que le forum Mort-sûre, de m'avoir permis de découvrir ce merveilleux petit bijou qu'est Arena 13. J'avais déjà lu l'auteur avec sa saga de l'Épouvanteur, que j'avais fortement appréciée, de par son côté sombre et original. J'ai donc été plus que ravie d'avoir l'occasion de retrouver sa plume avec ce roman.

J'avoue avoir eu un peu peur en lisant les premiers chapitres car j'ai eu une petite touche de déjà-vu. Même si l'univers est complètement différent de l'Épouvanteur, l'auteur garde cette obscurité tant efficace et nous retrouvons un duo maître-élève avec les personnages principaux. Mais c'est là toute la ressemblance entre les deux sagas ! En effet Joseph Delaney a su se démarquer radicalement de sa première série avec un monde post-apocalyptique et dystopique efficace et extrêmement crédible. Les créatures inhumaines qui y sont proposées sont intéressantes et intrigantes. Un glossaire est même proposé à la fin pour mieux comprendre les termes employés. Mais, en toute franchise, il ne m'a pas été utile car l'auteur a très bien su les expliquer au cours de l'histoire qu'il fait vivre à son lecteur.

Les personnages, même si j'ai eu du mal à m'y attacher dès le début tant le monde est dur et cruel autour d'eux, sont vraiment bien travaillés et plaisants à suivre. Leif est un garçon plein de surprises et on tremble avec lui lorsqu'il prend trop de risques. Même Deinon et l'infecte Palm (les autres apprentis de Tyron) arrivent à nous toucher à leur manière. J'ai trouvé Kwin un peu pénible par moment, mais l'action serait bien moins intense et l'histoire plus plate sans elle. J'attends d'en découvrir un peu plus sur Tyron et ses projets qui promettent beaucoup dans la suite !

J'ai vraiment adoré ce livre même si quelques petites choses m'ont un peu dérangée par moment, mais rien de grave et ma lecture n'en a pas été entâchée. Par exemple, on se doute fortement de ce qui allait se produire lors de la venue de Hob dans l'arène. Je pense (j'espère) que ce n'était cependant pas le but de l'auteur de surprendre à ce moment-là mais que c'était l'occasion à la fois d'en apprendre plus sur Hob mais aussi sur Tyron.

Enfin, l'histoire évolue beaucoup dans ce tome et ne prend pas la tournure que je croyais au départ. C'est une bonne nouvelle car elle va permettre de lui donner un côté plus épique auquel je ne m'attendais pas.

Pour conclure, je dirai que ce premier tome est surprenant et plein de promesses. C'est un véritable coup de coeur pour moi ! J'ai vraiment hâte de lire la suite et de connaître mieux les Genthai, de voir ce que va devenir tout ce petit monde.

Chronique de ML

dimanche 13 décembre 2015

Je suis un monstre de Keren Nott

Année d'édition : 2015
Edition : Underground
Nombre de pages : 350
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Je suis un monstre. C’est le nom qu’on me donne, l’étiquette qu’on me colle. Le mot qu’on me jette
à la figure chaque fois qu’on me voit. Et on me voit beaucoup, on me voit partout. Télé, radio, journaux, on ne parle plus que de moi.

On ne pense qu’à moi. Un monstre... étymologiquement, celui qu’on montre. Mon visage hante vos consciences. Peut-être bientôt sera-t-il présent dans le dictionnaire, parfaite illustration du mot cruauté. Ou du mot souffrance. Car les monstres naissent dans la douleur et de la douleur, c’est bien connu. Les psychanalystes diront que c’est la faute de Maman ou encore des jeux vidéo.

Ils se trompent. Tout est de votre faute. Pourrez-vous l’assumer ?



Ce livre a été vraiment très troublant pour moi car il exerce une sorte de fascination et d'empathie vis à vis d'un "monstre".

Keren Nott, nous emmène dans notre monde, mais du côté sombre de celui-ci: un quartier mal famé, une famille dont le père n'est pas là et où la mère est une prostituée, camée. L'histoire aurait pu s'arrêter là et nous faire larmoyer sur le pauvre petit Edselias. Mais Keren Nott souhaite nous montrer ce qu'il peut arriver de pire (de mon point de vue). Edselias vit donc dans cette famille monoparentale , il est petit maigrichon, pas spécialement beau, homosexuel et se trouve être le souffre douleur, celui que l'on couvre de coup à l'école comme chez lui. C'est à cause de cette souffrance que va naître 'le monstre'. C'est grâce (ou à cause) de sa rencontre avec Aiden qu'il va réellement prendre conscience de sa puissance, de son pouvoir de vie et de mort sur les autres. Mais au départ c'est de notre faute pourquoi ne l'avons nous pas sauvé ?

Ce qui m'a le plus troublé est cette empathie que j'ai pu ressentir vis à vis d'Edselias, il a une enfance horrible, il a une mère qui ne l'aime pas ou très peu, n'a pas d'amis et continue quand même son chemin. Il survit plus qu'il ne vit pour ensuite découvrir ce pouvoir qu'il détient entre ses mains. Ce pouvoir de vie et de mort qui fait de lui ce 'monstre'. J'ai eu mal pour lui, j'ai pleuré pour lui mais je pense que si je l'avais connu il ne se serait pas soucié de moi ou m'aurait tué pour son plaisir. Mais le pire c'est que malgré tous ces faits, toutes ces morts, il reste un enfant brisé à mes yeux, et j'ai du mal à avoir peur de lui (il en serait peut être autrement si je l'avais devant moi?)

Ce fut très troublant et montre à quel point l'auteur nous pousse à nous poser des questions sur tout cela: n'a -t-on jamais connu (ou été) ce pauvre gamin qui se faisait taper dessus ou insulter pour rien? Avons nous laissé faire ? Qu'est-il devenu ?.
J'avoue m'être aussi demandé si l'auteure n'étais pas cet Edselias.

Ce livre est un beau coup de cœur.
 
Chronique de Bfanny213

Moi, Benjamin V., 33 ans, l’âge du Christ, et toujours pas de miracle en vue... de Laurent Moreau

Année d'édition : 2015
Edition : La bourdonnaye
Nombre de pages : 144
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Benjamin est un grand adolescent d’un peu plus de 30 ans qui semble n’avoir qu’un but dans l’existence : défendre son titre âprement gagné de « roi de la lose ». À son âge, il ne sait toujours pas quoi faire de sa peau de vieil enfant ou de jeune grande personne, c’est selon. Il se nourrit toujours de junk food, passe son temps devant les séries télé et collectionne méticuleusement faux plans et galères. Il fait le désespoir de ses parents, d’autant que même son jeune frère est déjà casé, avec la déjà chiante Marie-Clémentine, et déjà bientôt père.

L’heure de l’ultime remise en question a donc sonné. Bardé de sa bonne humeur et de son inoxydable foi en la vie, Benjamin le Bordelais part ouvrir un bar à vins… en Laponie. Ah ! la Laponie ! Le pays des rennes, du froid, du Père Noël et de Lotta, jeune femme volage et incertaine de ses choix, mais belle comme le diable. Autant d’embrouilles au centimètre carré, c’est un appel à la gourmandise !

 
 
RAFRAÎCHISSANT!!! Voilà le premier mot qui me vient en tête une fois cette lecture terminée. J'ai ADORÉ du début à la fin... Voici une belle romance contemporaine empreinte d'une dose d'humour et d'autodérision comme je les aime. Je n'ai pas eu la chance de lire souvent des "chick-lit" écrient par des hommes, mais je dois dire que ces romans sont juste de véritables bonbons en bouche. Pétillants, drôles, tendres et imaginatifs, ces personnages masculins méritent amplement à être connus ainsi que leurs créateurs.

Quel beau personnage, ce Benjamin! Il a tellement évolué au fil des pages que je me suis surprise à verser quelques larmes à plusieurs endroits dans ce roman. Tantôt, il est funny, drôle et immature et quelques pages plus tard, on le voit déterminé, rêveur et pris d'une belle maturité. Il nous fait voyager dans ce monde froid et glacial qu'est la Finlande en compagnie de son ami Simon. Partis pour s'amuser et prendre du bon temps... et beaucoup d'alcool, nos deux amis partent pour le pays des rennes et des neiges. Direction chez le Père Noël !!! Chose certaine, ce voyage permettra à nos deux éternels adolescents de se rendre compte que la vie n'est pas juste une histoire de jeux, de sexe, d'alcool et de "feignardise". On dit que les voyages changent une personne et bien je peux vous le garantir, dans le cas de Simon et Benjamin, le voyage frappera fort. En pleine gueule et ce, lorsqu'ils ne s'y attendront pas. Un nouveau destin s'ouvrira pour l'un d'eux... Est-ce l'amour qui est au rendez-vous? Des projets d'avenir? Un boulot d'enfer? Un coup de foudre avec le Père Noël? À vous de le découvrir grâce à nos deux comparses. Mais vous ne serez pas déçu, c'est certain!

Benjamin est juste attachant. Loin d'être parfait, c'est justement cette imperfection qui fait son charme. On se laisse séduire par ce jeune trentenaire qui ne demande qu'une chose : trouver sa place dans ce monde. L'auteur Laurent Moreau a su donner un côté très adulescent à son personnage tout en le faisant évoluer afin de retrouver un jeune homme en pleine possession de son destin et de sa vie. La plume de Laurent est magique! Elle m'a séduite dès les premiers mots couchés sur la page... D'ailleurs, j'ai décoré ce dernier! Avec le titre, je m'attendais à ce que l'histoire tourne un peu autour de l'histoire du Christ puisque nous nous retrouvons dans la période des fêtes en Finlande où les rennes sont rois. Il ne faut pas oublier qu'il vient d'avoir l'âge du Christ! Bref, ce livre n'a rien à voir avec la religion à mon grand bonheur! C'est plutôt une belle leçon de vie. Un message d'espoir en quelque sorte pour tous les jeunes hommes qui se cherchent, qui ne savent pas où est leur place dans ce monde enivrant.

Si vous avez lu cette chronique, vous comprendrez que j'ai été sous le charme de ce roman dès le départ et que je ne peux que vous le recommander. Drôle, rafraîchissant, tendre par moment, il saura vous faire rire aux larmes et l'instant d'après, vous faire verser des larmes parce que vous êtes empathique aux événements de notre héros. N'hésitez surtout pas à mettre cette pépite à sourire dans votre liste du Père Noël, je suis certaine que notre beau Benjamin la remettra en main propre au Père Noël et à ses lutins!

Chronique de Froggy 80