dimanche 25 octobre 2015

Les soeurs Thompson, Tome 4 : N'oublie pas de respirer de Charles Sheehan-Miles

Année d'édition : 2015
Edition : Cincinnatus Press
Nombre de pages : 300 pages (Seulement en ebook pour le moment)
Public visé : New Adult
Quatrième de couverture :
La vie d'Alex Thompson suit le script. Etudiante en droit à l'université de Columbia, elle est concentrée sur ses notes, sa vie, son avenir. La dernière chose dont elle ait besoin est de reprendre contact avec celui qui lui a brisé le cœur.
Dylan Paris rentre d'Afghanistan grièvement blessé et il sait que la seule chose qu'il ne peut pas se permettre est de traîner Alex dans sa vie chaotique.
Quand Dylan et Alex sont assignés à la même mission de travail-études et forcés à travailler côte à côte, ils doivent mettre en place de nouvelles règles pour ne pas s'entretuer.
Le problème est qu'ils n'arrêtent pas d'enfreindre les règles.
La première règle et de ne jamais, jamais parler de comment ils sont tombés amoureux.





Ce livre est le quatrième tome d’une saga mais apparemment il peut se lire indépendamment des autres, et n’ayant pas lu les tomes précédents je n’ai absolument pas été gênée dans ma lecture.

Alex et Dylan se sont rencontrés à 16 ans et ont vécu une histoire d’amour passionnée jusqu’à une rupture difficile. Quelques mois se sont écoulés lorsqu’ils se retrouvent au hasard dans un couloir de l’université, ces retrouvailles s’annoncent compliquées suite à cette séparation douloureuse.

C’est une histoire travaillée, pleine de rebondissements avec des personnages compliqués qu’on nous propose là.

Alex est une jeune fille brillante, très sensible et attachante, avec malgré tout un côté rebelle car elle tombe amoureuse d’un garçon qui n’entre pas vraiment dans sa classe sociale, Dylan, torturée par ses histoires de famille et son passé en Afghanistan.

Lorsqu’ils se retrouvent dans cette université avec pour mission commune durant toute l’année d’accompagner un Auteur-résident, ils réapprennent à se connaître et lutter contre leurs sentiments pour éviter de nouvelles souffrances.

Ne vous méprenez pas, cette histoire n’a rien de fantastique, c’est de la romance pure avec des personnages au passé compliqué qui se tournent autour.

Le roman est rythmé par l’alternance des points de vue des différents chapitres, un coup on se retrouve dans la tête d’Alex et le chapitre suivant dans la tête de Dylan. J’ai souvent du mal avec la lecture de ce genre de récit mais au fur et à mesure de la lecture on s’y habitue.

Le petit problème pour moi est le style d’écriture. Peut-être que cela vient de la traduction, peut-être pas, mais j’ai trouvé le style plutôt familier, il manquait des mots dans certaines phrases notamment les formes de négations, à la longue c’est assez gênant.

Cette histoire n’a rien d’original, mais un petit rien faisait que même si je savais comment ca se terminerait j’avais envie de connaître la suite, de voir comment les personnages et l’histoire allaient évoluer.

C’est une lecture sympathique et plutôt addictive mais pas inoubliable avec une écriture à retravailler, elle permet de passer un bon moment tout simplement.

Merci au Forum Mort Sure ainsi qu’aux Éditions Cincinnatus Press pour ce petit moment de détente.

Chronique de Babynoux

Trilogie de l'Inhumanité tome 1 : Portes ouvertes de Gabriel Malgrange

Année d'édition : 2015
Edition : auto -édition
Nombre de pages : 393
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Certainement l'un des romans d'horreur les plus terrifiants que vous lirez cette année...
La première élection présidentielle de la Sixième République vient de s’achever. Frédéric Moréac prend la tête du pays et entame son quinquennat par la mise en place de la Mesure Constance, une mesure visant à réduire le nombre de morts sur les routes.
Proposée par Grégoire de la Vélardière, le nouveau secrétaire d’État aux Transports, la Mesure Constance se veut radicale dans sa gestion et extrême dans son application.
Utiliser les morts pour raisonner les vivants, voilà le dessein terrifiant de ce Gouvernement corrompu qui a déclaré la guerre à l’insécurité routière.
Désormais, les véhicules et leurs cadavres sont récupérés par des dépanneuses sur les lieux des accidents et sont amenés dans les Centres, où ils sont exposés au milieu des décors macabres mises en place par les directeurs et leurs équipes.
À Paris, où s’ouvrent bientôt les quatre Centres destinés à accueillir les premiers cadavres, la contestation s’élève. Elle sera réprimée violemment par l’armée, mais sur la Toile, malgré la censure qui sévit, la résistance s’organise.
Ce matin, dans la salle des visites du Centre Pierre Lefaucheux, un groupe de lycéens et leur professeur ont rendez-vous avec l’horreur. Guidés à travers un dédale de carcasses métalliques et de corps mutilés, les élèves côtoient la mort, jusqu’à cette dernière scène, où leur parcours initiatique prend une tournure tragique.
Un père en colère a déjoué le système de sécurité du Centre et prend les élèves et les employés en otages. Il n’a plus rien à perdre.
Et va tout faire pour que la vérité éclate.

Bouclez votre ceinture.
Et surtout, restez prudents.
C’est peut-être votre seule chance.
Car cette année, la route vous ouvre ses portes...


Un livre qui ne vous laissera pas indemne....

Nous sommes dans la sixième république et le nouveau président demande à son secrétaire d'Etat aux transports une mesure pour contrer le trop grand nombre de morts au volant. Grégoire de la Vélardière a alors une idée terrifiantes: garder les morts et les carcasses des voitures et les exposer dans des centres pour inciter les jeunes et futurs conducteurs à prendre conscience des accidents qu'ils peuvent causer.

Nous nous trouvons au départ du livre dans une réunion politique entre Frédéric Moréac et son secrétaire d'Etat Grégoire de la Vélardière. Inconsciemment, je m'y suis déjà retrouvées, les noms étant plus que proches de ceux nos dirigeants actuels. Ainsi une mesure est mise en place pour sauver des vies sur les routes et un slogan tout trouvé: 'La route vous ouvre ses portes'.

La mise en place se fait relativement vite et les premières visites ont lieu en décembre par tous les professionnels de la route (chauffeurs de bus, de taxi, routiers,.....). Nul n'a le droit de photographier ou de filmer ces lieux, nul ne peut se défiler, des peines de prisons sont là pour vous y obliger. Quatre centres sont mis en place autour de Paris, quatre directeur choisis et du personnel employé : du thanatopracteur qui s'occupe de mettre en état les morts pour la présentation dans le centre à la guide qui propose une visite guidée du centre et de ses expositions macabres.....

Dans le même temps la contestation s'élève car les corps pris pour exposés sont ceux d'une mère, d'un frère ou d'un ami, et les familles doivent attendre 48h avant de pouvoir mettre en terre décemment cet être cher. De plus les corps sont utilisé comme des acteurs pour mettre en scène la mort au volant, des histoires sont inventés pour toucher le plus de personnes venant dans le centre. Comme aucune vidéo n'est autorisée, dès que l'une d'elle apparaît sur le Net, le gouvernement la fait automatiquement supprimer (que nous cache-t-on peut-on se demander).

Cette histoire entre l'horreur et le réel, nous montre comme l'on est peu de choses. Un accident de la route et nous voilà utilisés pour une œuvre mise en place par nos dirigeants (qui ne s'intéresse que peu au malheur qui touche tout un chacun). De plus nous sommes devant une présentation conspirationniste qui ne nous laisse pas de marbre, combien de choses nous ont été cachées et combien le seront encore?

Un livre qui nous remet également en question êtes vous un bon ou un mauvais conducteur? Etes vous étourdi? ferez vous partis de la prochaine salve des centres ou bien serez vous le bourreau? Car personne n'est à l'abri.
Soyez sur vos gardes, la route vous ouvres ses portes....

Chronique de Bfanny213

Les Aigles du Mississippi : L'Ange et le Faucon - 1 de Cyriane Delanghe

Année d'édition : 2015
Edition : Voy'[el]
Nombre de pages : 167
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Été 1815.
Ange Guérin se rend auprès de Bonaparte alors que celui-ci est sur le point de quitter la France. L’empereur déchu hésite entre se rendre aux Anglais, et finir sa vie en prisonnier, ou rejoindre les Amériques où il rêve d’exploration et peut-être même de reconquête.
Ange, lui, fuit la déchéance à laquelle son attirance pour les hommes semble le condamner. Il possède par ailleurs un don hérité de sa grand-mère, Euphémia, fameuse quimboiseuse qui prédit jadis à Joséphine de Beauharnais qu’elle serait plus que reine. Le jeune homme espère aussi rencontrer dans le Nouveau Monde, ce mystérieux Faucon dont la vieille femme lui a parlé.
Lorsqu’il fait la connaissance de Chayton, un Sioux qui doit l’aider à rejoindre la Louisiane par les terres, il pense avoir trouvé celui qu’il cherchait. Mais face à lui se dresse le terrible pouvoir des Conjurés. Deux sorciers, Iago et de sa sœur, feront tout pour que le jeune homme ne puisse jamais rallier à la cause de Bonaparte les troupes nécessaires à la reconquête de son trône. Découvrez ce récit uchronique mêlant batailles historiques et magie ancestrale dans ce premier volet de L’Ange et du Faucon.

http://editions-voyel.fr/
 
En préambule, petit rappel historique : 1814, Napoléon abdique, 1815, il est emprisonné et envoyé en exil sur l’île Sainte Hélène sous la surveillance des anglais où il mourra en 1821.

Dans cette Uchronie (fait de détourner un fait historique), l’auteure a choisi d’exploiter l’histoire de Napoléon 1er, ce dernier n’est pas fait prisonnier par les anglais mais réussit à fuir vers l’Amérique.
Ange, métis créole, est envoyé auprès de Napoléon, une lettre de sa défunte épouse  à la main, pour l’empêcher de tomber dans un traquenard fomenté par les anglais. Ses dires ayant été vérifiés, il devient un proche du général et l’accompagne sur les terres d’Amérique. Là, le général Français souhaite reconstruire une armée avec l’aide des américains afin de reconquérir le trône de France pour son fils, l’Aiglon. L’héritage sorcier d’Ange qu’il a toujours refusé va s’imposer à lui dans la réussite de sa quête et de sa mission. Euphémia, sa grand -mère est là pour le lui rappeler et lui conseille vivement de trouver le faucon pour l’aider, il en va de sa survie. Il se retrouve donc au cœur des terres américaines, proche du Mississippi où il est guidé par des Sioux pour rassembler une armée et rejoindre la Louisiane où l’attend Napoléon. L’un des indiens se révèle particulièrement attractif, Chayton, il possède lui aussi sa propre magie. Dans sa quête, Ange devra faire face aux conjurés, des sorciers puissants prêts à le tuer pour obtenir la défaite de Napoléon.
Ange est un créole antillais issu du métissage qui lui a offert des cheveux blonds crépus, des yeux verts et une peau bien trop sombre pour les blancs et bien trop claire pour son peuple. Issu d’une lignée de Quimboiseur, sorte de sorcier créole, il a toujours refusé l’enseignement de sa grand – mère, Euphémia pour développer ce don. Il se retrouve malgré lui mêlé dans une intrigue politique au côté de Napoléon 1er. Rapidement promu lieutenant, il a pour mission de regrouper une armée pour l’ancien dirigeant français. Dans sa mission, il sera aidé de Chayton entre autre, un sioux qui ne le laisse pas indifférent. Son attirance pour les hommes ayant eu raison de son cœur par le passé, il tente de refouler cette attraction vive qui le chamboule. Chayton est un guerrier sioux, au physique musculeux et avantageux. Il accompagne Ange pour lui servir de guide. Très vite, une amitié réciproque se crée entre les  deux hommes. Le sioux est droit, franc, compréhensif et ne juge pas le manque d’expérience d’Ange dans l’aspect belliqueux de sa mission. Autour de ces deux protagonistes, gravitent des personnages secondaires : Magaskawee, la cousine du Sioux, Ali,  le serviteur Napoléonien, Euphémia, la grand – mère d’Ange et les deux sorciers ennemis : Iago et sa sœur.
Le récit à l’intrigue historique allie avec une certaine réussite et richesse sorcellerie, croyance ancestrale, chamanisme, vaudou, intrigue politique française du XIXème, culture amérindienne, batailles, culture historique de l’Amérique et du passé créole et romance gay. Cette dernière n’est pas du tout prédominante et prend tout le temps du roman pour se construire. L’essentiel de l’ouvrage porte sur l’évolution du personnage d’Ange en tant que lieutenant mais surtout en temps que sorcier et l’apprentissage de ses pouvoirs… Le tout est bien écrit, un peu trop court cependant, on reste sur notre “faim” et cette fin qui vous achève ! On a forcément envie d’en savoir plus et donc de découvrir le second opus. Je garde espoir et me dis que peut-être ne faut-il pas croire ce qu’il parait être ou plutôt croire encore à la magie…
En bref, un court roman plaisant à lire où la magie prédomine et avec lequel on passe un bon moment. On regrette juste qu’il soit si court et donc parfois un peu précipité dans les actions. Une uchronie toutefois plutôt intéressante et réussie !
Je remercie Louve du forum Mort Sure et les éditions Voy'[El] pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

Mourir, la belle affaire de Alfredo Noriega

Année d'édition : 2015
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 221 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Arturo Fernandez, médecin légiste de Quito, superpose aux éléments d'une enquête les destins des individus condamnés à passer entre ses mains. Sur fond de ville déchirée par un relief chaotique, le premier polar équatorien publié en France, bat au rythme de vies qui s'entrecroisent.

Équateur, Quito, 2850 mètres d'altitude. Une Subaru est percutée par une Cherokee. Dans la Subaru, deux morts et une survivante, María del Carmen. A l'arrivée de la police, la jeune fille, encore sous le choc, promet à l'inspecteur Heriberto Gonzaga de l'épouser s'il retrouve les coupables. Mais à Quito, les accidents de la route sont légions et l'affaire est vite classée. Quelques mois plus tard, rongée par la culpabilité d'avoir survécu, María del Carmen se jette du haut d'une falaise. En découvrant son corps, Heriberto se souvient de sa promesse et reprend l'affaire. Il découvre que le dossier a été étouffé...

Tout en maniant le scalpel, Arturo Fernandez raconte l'histoire de María del Carmen et Heriberto, mais aussi celle des habitants anonymes d'une cité entourée de volcans, fragilement bâtie sur des collines sillonnées de ravins. L'enquête et tous ces récits peu à peu s'entrecroisent et construisent le tableau d une ville violente, indifférente, passive devant l'injustice sociale, le destin et l'acharnement de la nature. Un lieu où la mort est quotidienne et sans autres conséquences qu'intimes pour ceux qu'elle frappe.

http://www.jailu.com/

Quito, capitale de l’Équateur, un accident de la route a lieu entre une Cherokee rouge et une vieille Subaru. Bilan : deux morts violentes, une survivante et des fuyards. Quand l’inspecteur Heriberto gonzaga intervient sur les lieux, la survivante lui demande de retrouver les coupables, responsables de la mort de ses deux amis. L’affaire est vite classée dans les banalités locales. Cependant, quand on retrouve le corps de celle qui avait survécu au pied d’une falaise, probable suicide, l’inspecteur se souvient d’elle et décide de mettre son nez dans l’enquête qui a été volontairement bâclée.

Quito est une ville perché dans les hautes altitudes montagneuses des Andes et des volcans. Construit sur un remblai, cette ville est un lieu oppressant où les accidents de la route sont monnaie courante, les fusillades et les gangs, légion, et où les innocents sont des victimes collatérales d’un système corrompu et socialement injuste. La police effraie mais ne brille pas par ses déductions et ses interventions judicieuses. Ce roman, c’est un peu une visite touristique à cent à l’heure où les spécialités culinaires et monuments historiques côtoient des vies sociales antagonistes, des valeurs familiales mais surtout l’injustice et les meurtres. L’intrigue paraît quelque peu décousue, des passés et des présent qui se mélangent, des personnages divers, sans lien apparent, donnant une impression de course poursuite effrénée pour découvrir la vérité sur ce fil conducteur qu’est l’accident et la vengeance.  On croit que l’auteur s’égare mais passé les premières pages, on se fait à ce style et l’écriture se révèle fluide, efficace et très incisive. C’est assez chaotique mais les éléments sont tous intimement liés pour dépeindre un tableau tristement réaliste de la ville de Quito.

A travers le narrateur qui n’est autre que le légiste de la ville, l’auteur parle aussi de la mort dans tous ces états, des morts de tout âge, du jeune homme de dix-neuf ans au vieillard octogénaire, des morts de toute nature, accidents, fusillades, bagarres, mort naturelle et même catastrophe naturelle compte tenu de l’environnement hostile au cœur duquel, la ville est fondée. Arturo parle  donc de ces vies et surtout de ces morts dont, chaque jour, il sort les corps de leur froide conservation pour couper, peser, observer, ces êtres de chairs qui ont basculés entre ses mains bien trop tôt.

Du côté des personnages,  le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont éclectiques, le légiste Arturo qui se lasse d’être l’attention des morts et qui rêve à une vie tout autre ailleurs, l’inspecteur Heriberto Gonzaga qui se retrouve face à une promesse, à une vérité indésirable, à une jeune fille, Paulina, qui semble cacher bien des choses, un brigadier repenti, déçu par son métier de policier et qui tente une reconversion insolite et enfin la grand – mère de l’inspecteur, parfait reflet des liens familiaux unis ou non. Ces protagonistes permettent à l’auteur encore une fois de nous décrire davantage cette culture et cette société équatorienne locale qui régissent la ville de Quito.

En bref, vous sortez de votre lecture avec l’impression d’avoir visité la ville, goûté à ses spécialités culinaires, effrayé par les bavures et la circulation, émerveillé par la nature ceinturant cette ville et reprenant ses droits de manière violente. Un polar plus qu’original !

Je remercie Louve du forum Mort Sure et les éditions J’ai lu pour ce partenariat dépaysant et ébouriffant !
 
Chronique de Walkyrie

Le collège Lovecraft, Tome 1 : Professeur Gargouille de Charles Gilman

Année d'édition : 17 septembre 2015
Edition : Bayard Jeunesse
Nombre de pages : 192 pages
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Mattéo fait sa rentrée au collège Lovecraft, un bâtiment ultramoderne construit quelques mois plus tôt. Il ne connaît personne, excepté Glenn Torkells, sa bête noire depuis l'école primaire... A peine arrivé, des choses inquiétantes se produisent : des rats blancs surgissent des casiers, et le professeur de sciences, M. Garfield Gouille, se montre agressif avec les élèves... Le lendemain, Mattéo se perd dans l'immense bibliothèque de l'établissement et atterrit dans un lieu qui ne figure pas sur le plan : un grenier poussiéreux, rempli d'objets et de livres anciens. Il y fait la connaissance de Karina Ortiz, une jolie fille de son âge. En partant, il emporte un vieux grimoire écrit dans une langue inconnue, sans remarquer qu'une drôle de créature s'est glissée dans son sac... Les jours suivants, les événements étranges continuent de s'enchaîner et, lorsque deux filles de sa classe sont portées disparues, Mattéo décide, avec l'aide d'improbables amis, de comprendre ce qu'il se passe... Il découvre alors que le collège comporte des portails menant vers un monde parallèle dirigé par Crawford Tillinghast, un savant fou dont le but est de détruire l'humanité. Comment ? En volant les âmes humaines des professeurs et des élèves pour les remplacer par les esprits d'anciens démons...


http://www.bayard-editions.com/jeunesse/litterature/des-12-ans

Merci au forum Mort-Sûre et aux éditions Bayard pour ce roman ~

J’aime beaucoup la littérature jeunesse et, même si je suis plus tournée vers le Young adult, je ne rechigne pas à lire du fantastique plus « enfantin » pourvu que l’histoire me plaise. ça a été le cas pour ce roman qui m’aura totalement embarqué dans l’aventure de Mattéo.

On découvre donc un gamin solitaire puisqu’aucun de ses amis n’a été envoyé dans le même collège que lui. Sa seule connaissance se trouve être la brute de la classe, ce dont il se serait évidemment bien passé ! Mais Matteo n’est pas un garçon associable et on sent qu’il serait prompt à se faire des amis s’il n’y avait pas Glenn. Karina est d’ailleurs un personnage que j’ai beaucoup aimé et on s’attache rapidement à cette fillette en voulant en savoir plus sur elle et sur son passé.

Au niveau de l’intrigue, elle est très bien ficelée et les évènements permettent aux lecteurs d’entrer dans l’histoire et de se poser des questions tout en menant l’enquête en compagnie de Matteo. Les passages avec le professeur feront grimacer les plus jeunes et j’ai moi-même frissonné lors des moments très « arachnophobiques » (ce qui fait que je me suis encore plus attachée à Karina !)

J’ai aussi adoré Mous et Tic qui permettent de rendre Matteo plus adorable encore et lance doucement les bizarreries qui vont s’annoncer.

La fin laisse présager une suite qui reprendra le même schéma et permettra certainement d’en savoir plus sur le passé du lieu. Tout en confrontant de nouveau nos trois amis avec les instances démoniaques à l’œuvre dans le collège.

En résumé, le professeur Gargouille est un roman avec une intrigue intéressante et des personnages sympathiques qui plaira aux petits comme aux plus grands !

Par contre cette couverture… j’ai toujours du mal à m’y faire !
 
Chronique de Rinne 

mercredi 23 septembre 2015

Magisterium, tome 1 : L'épreuve de fer de Cassandra Clare & Holly Black

Année d'édition : 2015
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 377
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Depuis qu'il est tout petit, Callum Hunt, 12 ans, connaît trois règles par cœur : ne jamais faire confiance à un magicien; ne jamais réussir une épreuve soumise par un magicien; ne jamais suivre un magicien au Magisterium. Callum va enfreindre toutes ces règles et sa vie changera comme jamais il n'aurait pu l'imaginer. La plupart des jeunes feraient tout en leur pouvoir pour réussir l'épreuve de fer, mais pas Callum Hunt. Callum veut échouer. Son père lui a appris que la magie n'augurait rien de bon et qu'il valait mieux s'en éloigner. Or Callum ne réussira pas à rater le test et se retrouvera au Magisterium, un endroit à la fois sinistre et sensationnel, où le passé et l'avenir s'entremêlent d'une étrange façon. L'épreuve de fer n'est que la première d'une série d'épreuves beaucoup plus intenses.

Tout d'abord, merci beaucoup au forum et aux éditions PKJ pour ce superbe SP !

Avec ma panne de lecture actuelle, j'avoue que j'ai attendu le tout dernier moment pour me lancer dans cette lecture. D'un côté, c'était risqué, vu que je l'ai finie au dernier moment mais je crois que ça m'a aussi motivée et que ça m'a permis de le lire vite. J'ai l'impression que ça a un peu participé au fait que j'ai apprécié ma lecture d'ailleurs.

J'ai vu des avis mitigés sur ce livre alors j'avais un peu peur, mais finalement, je suis ravie de cette lecture. Je me suis très vite plongée dans l'intrigue et même si je ne suis pas dingue du personnage de Callum, j'ai adoré le trio Callum/Tamara/Aaron. On suit donc leur premiers pas d'apprentis mages au Magisterium. J'avoue avoir trouvé une ressemblance d'ambiance avec Harry Potter, encore plus dans le trio lui-même. C'était super agréable.
 
Cependant, l'environnement n'est pas du tout le même pour moi. Nous sommes dans une école de magie, certes, mais faite de roche brute et d'une magie totalement différente puisqu'elle repose uniquement sur les éléments et le chaos. J'ai adoré chercher avec nos héros les signes de la présence de l'Ennemi ou de ses sbires. C'était vraiment prenant d'analyser les paroles de certains ou les pensées de Cal. On soupçonne tout au long de notre lecture l'évolution des choses mais j'avoue que je n'avais pas pensé à ce que j'ai découvert à la fin.

Je n'ai pas trouvé qu'il y avait particulièrement de temps morts ni quoi que ce soit d'ennuyant. J'avoue que je n'ai vraiment aucun point négatif à pointer... Ce qui est vraiment très rare. Je pourrais peut-être dire que c'est louche qu'on puisse se balader vraiment comme on veut dans le Magisterium dans jamais se faire attraper mais bon, ça ne m'a pas particulièrement dérangée non plus. Les non-dits sont toujours présents comme dans la plupart des romans de ce genre et même si j'aimerais que les gens se parlent plus, ça ne m'a pas non plus donné envie de hurler comme c'est souvent le cas.

Les personnages sont attachants, surtout les trois apprentis principaux et Maître Rufus. Je trouve ce dernier vraiment bienveillant. J'espère simplement qu'il ne me décevra pas par la suite... Mon coup de cœur va à Carnage, bien entendu, un bébé loup quoi ! Comment ne pas fondre ?
L'écriture est vraiment agréable. J'avoue que je ne me suis pas du tout renseignée sur la façon dont ce livre a été écrit (vu que les auteurs sont deux) mais l'écriture est fluide, on ne voit pas de changement de style flagrant.

Je vous avouerai que ça me fait vraiment bizarre de ne rien pointer de négatif.... j'ai l'impression de ne pas avoir grand chose à dire sur ma lecture du coup. Pourtant, je n'ai pas l'impression de pouvoir dire que c'est un coup de cœur... ça n'est vraiment pas loin ceci-dit !

Conclusion : J'ai vraiment passé un super moment. J'ai adoré l'univers et j'en redemande. L'attente va être longue ! Je vous recommande vraiment cette lecture. Je me demande vraiment comme les choses vont évoluer vu la fin de ce tome mais j'espère ne pas être déçue par Callum (au pire j'enverrai des ondes dans le livre pour dire à Carnage de le manger...).

Chronique de Agnah
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Dérives fantastiques de collectif

Année d'édition : 2015
Edition : Sombres Rets
Nombre de pages : 324
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
   Où s’achève la réalité, où commence son illusion ? Pour quelles raisons les passagers d’un train se retrouvent-ils soudain dans un autre monde ? Qu’est-ce qui pousse un mafieux mexicain à pédaler comme un fou ? N’y a-t-il pas pire sort que mourir dans une tranchée ? Et pourquoi je figure au menu, ce soir ?

   Voici quelques-unes des questions qui hantent les héros des vingt-et-une nouvelles de cette anthologie.

   Dérive, déracinement, fuite éperdue, malédiction, quête, retour en arrière, emprisonnement, transmutation, rencontre incroyable, folie, nuit mortelle… rien ne leur sera épargné.





Dérives fantastiques nous propose 21 nouvelles sur des thèmes et dans des registres totalement différents. C'est toujours un exercice difficile que de donner son avis sur une anthologie, aussi je vais tâcher de faire au mieux en évitant de spoiler le contenu de ces nouvelles qui dans l'ensemble m'ont bien plu, même si certaines se démarquent largement, question de goût et d'interprétation certainement.

Je vais d'abord parler des nouvelles qui ne m'ont pas tant emballée que ça pour diverses raisons. Non pas qu'elles soient mauvaises, mais c'est vraiment une question de goût et pour le coup, je lis très très peu de nouvelles justement parce que lorsque j'aime un roman, j'ai besoin d'être plongée au maximum dans l'univers. Ayant lu plusieurs nouvelles chaque soirs entre deux romans plus dense, j'ai du forcément prendre quelques notes sur les lectures qui m'avaient le plus marqué et inversement. Je ne les citerais donc pas toutes, même si je vais tâcher d'en évoquer le plus possible ^^.

Je n'ai donc pas été très séduite par Parasites de Grégory Covin. En fait, l'histoire m'intéressait, ce couple perdu dans un vaisseau et en proie à des créatures qui n'ont qu'une envie : se nourrir d'eux. J'ai aimé l'ambiance pesante et ce besoin qu'ont nos héros de survivre et de dépasser leur limite, mais le final ne m'a pas convaincu et n'était pas tel que je l'attendais. Les maîtres du temps de Yoann Denuault m'a aussi semblé un peu trop complexe pour une nouvelle. Le thème du temps et de cet homme qui parvient à le contrôler est pourtant bien trouvé, surtout l'arrivée de ce second personnage qui cherche la femme qu'il aime, mais malgré un cadre plaisant, j'ai trouvé la nouvelle lente et sans vraiment trop d'actions ou de rebondissements puisqu'on suppose trop vite comment cela se termine.

En scène, de Sylvain Lamur n'aura pas su me séduire non plu. Je n'ai pas saisi le sens que l'auteur a voulu donner à cette nouvelle qui fut plutôt longue finalement pour pas grand chose. D'autres nouvelles n'ont pas su me plaire soit parce qu'elles se finissaient trop tôt, soit parce que l'histoire ou les personnages ne suscitaient aucun intérêt particulier pour moi. ( L’expédition, de Thepthida Hay, La princesse et le pirate, de Yohan Queyla).

Heureusement toutefois, certaines nouvelles m'ont complètement séduites. Des nouvelles pour lesquelles j'ai eu un véritable coup de coeur. Dans l'ordre voici celles que j'ai le plus aimé : Les saveurs de Banett Chevin. Cette nouvelle sans aucun dialogue m'a soufflée ! J'ai adoré ce texte qui retrace l'évolution d'un homme, Dante, qui cherche la saveur la plus incroyable qui soit. Il cuisine tout selon ses humeurs, selon la possibilité gustative des aliments. Des choses écoeurantes, d'autres délicieuses. Il se fait une renommée lui qui revient de loin ayant grandi à la cour des miracles. On fait forcément le parallèle avec le célèbre roman le parfum, même si pour le coup les saveurs tombent bien plus vite dans le malsain et le glauque jusqu'au final : crade à souhait et reprenant un événement historique bien agencé à l'intrigue !

J'ai aussi dévoré la nouvelle l'ordre des choses de Dean Venetza. La critique sous jacente de l'industrie de la viande m'a ravie. Une belle image et une nouvelle d'actualité ! J'ai aussi trouvé fissures de Morgane Dieng très sympathique et même si la fin n'a rien de bien surprenante, j'ai adhéré et au style de l'auteur et à cette histoire énigmatique où les passagers d'un métro se retrouvent sur une île déserte à priori accueillante, jusqu'à ce qu'ils découvrent que quelque chose cloche ! La naufragée d'Eric Lysoe m'a également ensorcelée. L'histoire débute sur un jeu vidéo où le héros a la possibilité via un avatar de vivre un événement marquant de l'histoire jusqu'à ce que la jeune femme qu'il tentait de séduire via le jeu apparaît chez lui. Sauf que la jeune femme fait la taille d'un doigt ! Je concluerais avec la nouvelle Ce qui se passe sous l’Arbre, de Neil Jomunsi qui m'a séduite également. Poétique et pleine de douceur, cette nouvelle ne laissera personne indifférent.

En bref, voilà une anthologie qui répondra aux attentes de tout le monde. Les nouvelles sont majoritairement de qualité et elles trouveront toutes leur lecteur. Si certaines m'ont bien plus marqué que d'autres, je dois bien avouer cependant que j'ai pris beaucoup de plaisir à les dévorer jour après jour !  

Chronique de Louve
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