lundi 24 août 2015

Watch Dogs - Dark Clouds de John Shirley

Année d'édition : 2015
Edition : Lumen
Nombre de pages : 404
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Mick Wolfe est un ancien militaire qui a failli laisser sa vie et sa réputation en Somalie. Aux commandes de son drone, il a été témoin d’un vol spectaculaire de billets de banque par un petit groupe d’officiers prêts à tout. De retour à la vie civile, il cherche à blanchir son nom mais se retrouve confronté à la Blume Corporation, l’entreprise tentaculaire qui a mis au point le ctOS, l’infrastructure de caméras de surveillance qui quadrille tout Chicago.
Seul contre un ennemi puissant et sans scrupules, Mick va plonger dans les bas-fonds inquiétants de la cité pour tenter de rétablir son honneur sans y laisser la vie. Aiden Pearce, le légendaire hacker qui a mis au pas une bonne partie des gangsters de la ville, acceptera-t-il de l’aider ? Qu’exigera-t-il en échange ? Une course contre la montre en forme de chasse à l’homme commence !
Dans Watch Dogs – Dark Clouds, retrouvez l’univers sombre et hyper-connecté de la nouvelle licence-phare d’Ubisoft, Watch Dogs. Action, cybercriminalité et hautes technologies : suivez pas à pas dans sa descente dans les entrailles de Chicago un hacker solitaire confronté à un défi mortel…







Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en lisant ce roman... OK, je pensais bien y retrouver des armes, de la violence et possiblement des explosions, mais je ne connais pas vraiment les jeux de "guerre" ainsi que ses univers. Mais la couverture et le 4e de couverture m'ont séduite tout de suite et je n'ai pas été capable de résister à l'envie de le découvrir en partenariat pour le forum Mort-Sure. Ce roman est juste EXPLOSIF!!! Dès les premières pages, j'ai été happé par les personnages et l'univers riche, dark et oh! combien réaliste de John Shirley, l'auteur de ce dernier. Attention, ce n'est pas parce que j'ai eu un gros coup de coeur (oui oui, ce fut un véritable coup de foudre entre lui et moi) que je suis une partisane de la guerre, loin de là ! Je suis pour la paix et je pense qu'il y a d'autres moyens que des tueries et des génocides pour régler les conflits interraciaux et religieux. Mais nous ne sommes pas là pour faire un débat à ce sujet...

Ici, les pages tournent à 300 km/h et ce n'est pas exagéré! J'ai eu beaucoup de difficulté à me détacher de lui et l'histoire me hantait même la nuit, car mon cerveau créait des scénarios durant mes songes... Vous comprendrez donc que j'ai eu quelques nuits bien mouvementées! Mais ça en valait le coup... Il est plus qu'addictif ce roman, c'est juste une bombe nucléaire (question de rester dans le thème :p ). L'univers est tellement réaliste qu'on a l'impression, nous aussi, de faire partie de cette incroyable aventure (ou mésaventure selon notre point de vue). D'ailleurs, la couverture reflète à la perfection l'ambiance que John nous a imposée dans son roman. Sombre, terrifiant, angoissant, très vivant, et nous tenant en haleine, il est impossible de s'ennuyer, ne serait-ce qu'une seule seconde.

Côté personnage, je suis tombée sous le charme de Mick Wolfe, qui se révèle être un personnage très intelligent et qui a un sens de l'observation très développé. Ancien militaire d'une unité spéciale, il était aux commandes de drones armés des dernières technologies afin d'espionner entre autres les ennemis sur le terrain. Du jour au lendemain, il est passé de héros de guerre à paria, ce qui lui a valu un séjour en prison militaire. Grâce à certaines "associations", il essaiera de faire tomber les hauts placés qui l'ont discrédité. Il devra tout faire pour blanchir son nom... et ce, même s'il doit s'associer au grand cybercriminel Aiden Pearce, ancien ami de son père. Il devra déjouer le système de ctOS (compagnie qui contrôle la ville de par ses caméras et sa reconnaissance faciale entre autres). Comment passer inaperçu lorsque des caméras épis les moindres recoins de la ville?

L'une des belles surprises de ce roman fut entre autres l'intégration d'un personnage féminin qui aura de l'importance dans l'histoire. Elle donne un côté moins sauvage et brut au roman. Attention, nous sommes loin de la fille qui se fait chouchouter. On parle ici d'une femme de la Navy. Une dure à cuire, une militaire qui demande que la justice soit faite et que les fautes soient réparées. Elle essaie coûte que coûte de rendre la crédibilité de Wolfe. C'est un trio de choc que John Shirley nous offre. Un trio difficile à détester! J'ai adoré aussi la dimension que John donne au caractère de notre héros. Il passe d'un endurci qui ne ressent absolument rien à un homme qui entrevoie peut-être un avenir moins sombre. Une belle évolution du personnage.

Finalement, je ne peux que vous recommander chaudement ce livre qui nous retient du début à la fin. Un rythme des plus enivrant, qui vous permettra de vous plonger dans l'univers peu exploité de la cybertechnologie et du piratage informatique. Un univers qui m'a complètement sorti de ma zone de confort, mais pour lequel je suis tombée en amour. Alors il est certain que je lirai la suite et pourquoi pas, aller découvrir d'autres romans de cet auteur!
Chronique de Froggy

De la corne du kirin aux ailes du fenghuang de collectif

Année d'édition : 2015
Edition : voy'[el]
Nombre de pages : 365
Public visé : Adulte & Young Adult
Quatrième de couverture :
L'Asie regorge de créatures mystérieuses, tantôt espiègles, tantôt protectrices, souvent dangereuses. Serez-vous prêt à vous confronter aux tengu japonais ? A suivre une gumiho dans les rues de Séoul ? Vous laisserez-vous porter par les paroles de la kinn.














Tout d’abord merci au forum Mort-sûre et aux éditions Voy’[el] pour ce magnifique partenariat grâce auquel j’ai passé de savoureux moments. J’avoue avoir un peu hésité avant de me proposer comme chroniqueuse pour ce livre. En tant qu’admiratrice de la culture japonaise et adepte des mythologies en tout genre, le thème m’interpellait et me faisait grandement de l’œil. Mais d’habitude, je ne lis pas de courtes histoires, leurs préférant les romans car j’aime m’attacher aux personnages. La curiosité a cependant dépassé mes craintes et je ne le regrette aucunement.
Lorsque j’ai ouvert le livre (dont la couverture est absolument fabuleuse), j’ai été ravie d’y trouver une préface sous forme de dialogue instruisant le lecteur sur ses découvertes à venir, leur organisation et leur chronologie. J’ai trouvé cette narration bien plus intéressante qu’avec une préface plus classique (que je lis rarement d’habitude, pour tout avouer). Je ne me suis donc pas sentie perdue le moins du monde au cours de mes lectures, ce qui est un bonus non négligeable en soi.
J’avais également peur de ne pas tout comprendre s’il y avait des termes étrangers (et il y en avait !) car, hormis le japonais, je ne suis pas du tout versée dans le mandarin, coréen, vietnamien, etc… Mais j’ai été là aussi très vite rassurée en notant la présence d’un lexique complet à la fin de l’ouvrage, accompagné d’une courte biographie de chaque auteur, anthologiste et illustratrice. Les dessins intérieurs, en plus d’être sublimes, sont d’ailleurs les bienvenus pour aider le lecteur a vraiment visualiser les créatures auxquelles il fait face.
En bref, c’est un livre travaillé dans tous ses détails. Et ça se voit. C’est d’autant plus agréable lorsqu’on le lit.
Dès le début, on nous promet des découvertes sur une pléthore de créatures mythiques originaires de la mystérieuse Asie. Et effectivement, des découvertes il y a, toutes aussi surprenantes et originales les unes que les autres. Mais pas uniquement. Chaque nouvelle m’a invitée au voyage et je me suis retrouvée littéralement propulsée dans chaque univers, regrettant parfois (souvent), que l’histoire se termine trop vite.
J’ai bien évidemment préféré certains voyages à d’autres. Non pas parce que certaines étaient moins bien écrites ou intéressantes. Au contraire, elles sont toutes de qualité. Mais simplement, il y en a pour tous les goûts et le lecteur sera, je pense, plus facilement touché par les unes que par les autres.
En ce qui me concerne, j’ai aimé la première « Hiderigami et le Tanuki », écrite sous forme de fable, à la fois drôle et mystérieuse. J’ai trouvé qu’elle plongeait bien dans le bain pour le reste du livre. J’ai également beaucoup apprécié l’histoire dans l’histoire de « la trace du grand serpent ». C’était vraiment un plaisir de le lire. J’ai adoré la poésie de « Les défenseurs de Siddapur », qui m’a presque fait pleurer. « Le cygne et l’albatros » est aussi magnifique. J’ai été particulièrement attachée à « Serinette pour un Qilin ». J’ai trouvé le mélange de mythes occidentaux et orientaux très réussi dans « Un parfum d’éternité », bien que l’histoire soit un peu trop courte à mes yeux (excellente mais on veut en savoir encore plus !). « Argent terni » et « Ils seront du voyage » me laissent également un très bon souvenir.
Pour conclure, c’est une anthologie que je recommande expressément à tous les amoureux de découvertes et de voyages, ainsi qu’à tous les passionnés de culture asiatique. Il ne m’a pas donné envie de lire d’autres anthologies ou recueils de nouvelles (oui, je le répète, j’aime les longues histoires ^^) mais je dirai à tous ceux qui sont comme moi, que s’il faut en lire une, celle-ci est juste parfaite.

Chronique de ML

Afterworlds de Scott Westerfeld

Année d'édition : 2015
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 670
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Darcy Patel, dix-huit ans, a mis l'université entre parenthèses. Elle vient de signer un contrat pour publier son premier roman, "Afterworlds". L'histoire de Lizzie, une ado qui échappe de justesse à une attaque terroriste en simulant la mort.

Tandis que la jeune Darcy écrit et plonge dans l'effervescence de la scène littéraire new-yorkaise, Lizzie passe de notre monde à un monde intermédiaire, un lieu entre la vie et la mort, où elle va dénouer les secrets du passé... Et rencontrer le garçon de ses rêves...



Merci beaucoup à Louve du forum Mort-Sûre et aux éditions PKJ pour ce partenariat ^-^

Je l’avais mis dans mes envie des sorties du mois de ?????, preuve qu’Afterworlds me faisait de l’œil. J’ai donc été ravie de le recevoir en partenariat et de pouvoir le lire. Il faut savoir que c’est un bon gros bébé de plus de six cent pages et qu’il est donc assez impressionnant. D’un autre côté, il y a dans le roman deux histoires qui pourraient se lire dans deux livres différents.

Tout d’abord Darcy qui est une jeune écrivain venant de signer un contrat avec une maison d’édition pour la publication d’un roman appelé Afterworlds. La première histoire la concerne donc elle. Sa nouvelle vie dans une grande ville, son budget à gérer, son prochain livre à écrire et le premier à corriger, ses relations avec les auteurs de Paradox, sa maison d’édition… Nous suivons donc son apprentissage de la vie d’adulte.

De façon très personnelle, l’histoire de Darcy m’a parlé parce que j’écris dans le but d’être publiée. J’ai donc suivit avec beaucoup d’intérêt son parcours, qui n’est certes pas donné à tout le monde, mais dont certaines choses sont communes à tous les auteurs. Notamment ses réflexions et celles d’Imogen sur l’écriture et leurs personnages. Au niveau de Darcy, j’ai parfois eu du mal avec son caractère qui est, comme elle le sait elle-même, assez immature. Au-delà de cela, c’est une héroïne à laquelle on s’attache malgré tout et ses rencontres sont toujours très intéressantes à suivre.

De l’autre côté, nous avons l’héroïne de Darcy et de son roman Afterworlds : Lizzie. J’ai adoré Afterworlds. Le début de l’histoire est prenant et l’intrigue passionnante. Après avoir fait la morte de façon bien trop réaliste, Lizzie réussit à passer dans le monde des morts à volonté et y découvre une myriade de nouvelles possibilités, excitantes tout autant qu’effrayantes. Au niveau de l’histoire, C’est cette partie-là qui m’a le plus plu même si les deux sont liées. Il est d’ailleurs vraiment extra de pouvoir suivre les changements d’Afterworlds via les réflexions de Darcy sur son histoire et on se prend à se demander comment était le roman avant les corrections et à imaginer la fin possible.

On s’attache à la plupart des personnages de la vie de Lizzie ou on les déteste, il n’y a pas de demi-mesure. Yamaraj est particulièrement intéressant et ses apparitions distillées un peu au compte-goutte au départ nous font nous poser de plus en plus de questions. Mindy est adorable et j’ai tout simplement adoré l’agent spécial Elian Reyes. Il y a parfois des personnages secondaires qu’on apprécie plus que d’autres et celui-ci a été un véritable coup de cœur.

Tout l’envers du côté est extrêmement prenant et on découvre les pouvoirs de Lizzie en même temps qu’elle. On se prend d’amitié pour Lizzie et on rêve de vengeance. J’ai partagé ses sentiments et compris ses réactions car elle réagit à l’instinct sans avoir le temps de toujours penser ses actes.

J’ai véritablement adoré cette histoire qui pourrait même se lire seule tant l’intrigue est prenante et aboutie. Et avec Untitled Patel, j’ai eu envie d’avoir la suite d’Afterworlds pour en savoir encore plus sur ses personnages et avoir le mot final de ce qui leur arrive. Je ne suis pas friande des fins ouvertes, notamment puisqu’il est clairement dit que Darcy a écrit le deuxième tome de son roman… Tome que j’aimerais beaucoup avoir entre les mains !

Afterworlds, c’est donc deux histoires en une, dont la seconde dépend de la première mais prend parfois plus de place au niveau de l’intrigue. C’est un roman prenant, qui se dévore quel que soit le chapitre et malgré sa taille. Un deuxième tome peut-être ?

Chronique de Rinne

Les enfants d'Erebus, tome 3 : Imago de Jean-Luc Marcastel

Année d'édition : 2015
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 542
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Les événements terribles qui se sont déroulés en Égypte ont marqué Jade et ébranlé ses certitudes. Peut-elle encore se fier aux Chevaliers de Saint-Michel pour vaincre les enfants d'Erebus ? Et a-t-elle le choix ? Jusqu'aux confins de l'Antarctique et de ses effroyables secrets, tous les moyens sont bons pour être victorieux.









Le premier tome plantait le décor, le second nous expliquait l’univers très riche, le troisième tome nous plonge au cœur de l’action et les révélations vont être explosives !

Maintenant, nous connaissons assez bien nos héros, et je m’y suis attachée. Jade m’a attendri dans ce roman, car elle est vraiment perdue après les événements du fin du second tome. Mais en même temps, sa personnalité m’a parfois un peu mis mal à l’aise. Mais c’est le but de l’auteur. En effet, Jade est une jeune femme d’une grande beauté mais qui cache un côté sombre… même très sombre. J’ai souffert avec elle, j’ai eu de la peine pour elle et j’ai espéré qu’elle puisse enfin vivre sa vie et ses sentiments.

Arsène est son « amoureux » transi… ces deux là ont des sentiments forts l’un pour l’autre, mais beaucoup de choses se mettent entre eux, et il ne semble pas y avoir de solutions…

Les autres personnages appartenant aux chevaliers de St Michel sont également présents dans ce roman, et nous allons beaucoup en apprendre sur eux. Nous en rencontrons d’ailleurs des nouveaux mais je ne vais pas vous en dire de trop pour ne pas gâcher les révélations.

Après avoir attendu deux tomes entiers les révélations, j’avoue que j’étais exigeante ! Et je n’ai pas été déçu ! L’univers crée est parfaitement expliqué et il est vraiment très riche. Peut-être un peu trop riche d’ailleurs… J’ai parfois un peu perdu le fil des explications.

Alors que lors de ma dernière chronique (sur le tome 2), je me plaignais du manque d’actions, ici, nous sommes servis ! Il y a beaucoup d’actions, de batailles entre les Chevaliers et les Enfants d’Erebus, c’est même parfois très violent.

Au niveau du déroulé de l’histoire, j’ai presque tout aimé, mais la fin me laisse un peu dubitative ! J’aurai aimé une autre fin, mais après tout, peut être que celle-ci est bien adaptée à l’univers.

Je me suis interrogé sur le titre, peut être vous aussi. Imago signifie « la dernière phase de développement d’un individu ». Pour faire simple, un papillon est un imago. J’ai appris pas mal de choses dans ce livre, car je dois avouer que le vocabulaire de l’auteur est très élaboré, peut être un peu trop pour un livre jeunesse ? d’ailleurs, je trouve que cette saga s’adresse plus à des jeunes adultes qu’à des adolescents… surtout qu’il y a certaines parties de ce livre qui sont assez sombres (mais peut être suis-je trop sensible).

Ce dernier tome répond bien à toutes les questions que le lecteur se posait depuis le début de la saga. Il y beaucoup d’actions ce qui en fait un livre vraiment dynamique. Une toute petite déception sur la fin par contre, que j’aurai rêvé autrement


Chronique de Roxou

Échopraxie de Peter Watts

Année d'édition : 2015
Edition : fleuve édition
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Juin 2015 En plein désert, Daniel Brüks, biologiste, poursuit son étude de la vie et de ses évolutions mutantes. À l'écart d'un monde qui voit s'éteindre l'homo sapiens au profit d'une humanité génétiquement et technologiquement upgradée, Daniel rumine sa part de responsabilité dans le concert de fléaux qui s'abat sur l'humanité. Mais aussi loin s'est-il retiré, la tornade dévastatrice l'a rattrapé, accompagnée d'une attaque de zombies. Daniel trouve alors refuge dans le monastère voisin. Mais la véritable menace n'a pas encore frappé. Dan, athée convaincu, n'a pas d'autre choix que de suivre la communauté dans son pèlerinage spatial. À bord de La Couronne d'épines, il embarque avec une pilote en quête de vengeance, un soldat en deuil, une femme vampire et un groupe de moines extatiques, à la rencontre des Anges des astéroïdes..



Daniel Brüks a beaucoup de mal avec son époque. En ces temps où les humains sont presque tous modifiés génétiquement et prennent des substances pour améliorer leurs capacités, Daniel préfère rester intégralement humain. L'homme, biologiste réputé, s'est retiré dans l'Oregon pour y examiner les évolutions animales. Voilà qui l'arrange parce que pour lui l'humanité court à sa perte. Mais voilà qu'on vient le chercher dans son désert et que des morts-vivants tueurs à gages tentent de le tuer. Se réfugiant dans un monastère pour se protéger, il est forcé de s'enfuir à bord d'un vaisseau spatial où il fera la connaissance d'un équipage pour le moins atypique.

Echopraxie avait un résumé et une couverture vraiment intrigant. J'avais bien hâte de le lire, mais lorsque j'en ai débuté la lecture voilà maintenant une dizaine de jours, très vite, j'ai déchanté et ai eu beaucoup de mal à avancer dans ma lecture. Les raisons en sont multiples et variés et je dois bien avouer que j'ai eu un mal fou à le terminer tant il était à l'opposé de ce à quoi je m'attendais.

Dès le début, le style particulier et très scientifique de l'auteur m'a refroidi. Je trouvais le tout lent, très complexe et hard à saisir. Dans cet univers où les humains sont tous plus ou moins modifiés et où la terre se meurt, on sent l'aspect professionnel de l'auteur qui a vraiment du se documenter pour offrir un résultat proche d'une thèse de science. Certains passages demandent plusieurs relectures pour saisir les différents termes et les aspects de cet univers qu'on ne rencontre pas souvent. Cela aurait pu me plaire, mais devant la lourdeur de la plume. C'est d'ailleurs le premier roman que je lis de l'auteur et bien je pense que cela sera aussi le dernier. Passer autant de temps sur un roman n'est jamais bon signe, surtout lorsqu'on se rend compte qu'on a envie de lire autre chose parce qu'on est loin d'être passionné par l'aventure du roman complexe et qui perd tout son charme. L'auteur nous abreuve de terme technique et de pensée philosophique sans jamais penser aux lecteurs qui débutent la saga. (parce qu'il semble que ce soit la suite de vision aveugle, même si pouvant se lire indépendamment).

Si l'on suit la fuite de Daniel, un personnage pour qui je n'ai ressenti aucune empathie, très vite les éléments qui viennent s'ajouter complexifie tellement l'intrigue qu'on en perd le fil. Il n'a rien d'un héros auquel on s'identifie et auquel on s'attache, faisant preuve de lâcheté et d'une façon de penser à des années lumière de la mienne. J'espérais que les autres personnages apportent davantage, mais non. Lianna par exemple est une femme religieuse et fanatique, tout l'inverse de Daniel et on sent qu'ils n'ont rien en commun. La vampire est la seule à m'avoir un peu intriguée de par sa manière à errer au sein du vaisseau spatial avec ses morts-vivants. Mais cela s'arrête là.

Avec ce roman, je découvre la hard SF et clairement, ce genre ne m'est pas destinée. Je lui préfère volontiers d'autres romans peut-être plus abordables et moins scientifiques, mais qui eux parviendront à faire travailler mon imagination, ce qui ne fut pas le cas ici. Complot, évolution de l'humanité, religion et recherche de Dieu, voilà les ingrédients de ce roman. A cela s'ajouter un vaisseau et une grande quête pour découvrir l'identité de Dieu pour les uns, la paix pour les autres.

Je n'ai d'ailleurs pas trop compris pourquoi on catalogue certains personnages "morts-vivants" ou "vampires" parce qu'ils sont tellement modifiés génétiquement et peu exploité qu'on ne retrouvera pas les capacités tant connus de ces créatures. J'ai eu beau tenté de comprendre ma lecture par les annexes, rien n'y fit.

En bref, un roman trop complexe pour moi qui a tout d'une thèse de science (en témoigne les explications de l'auteur en annexe) que d'un roman de SF rempli d'aventure et de voyage. Dommage !

Chronique de Louve

dimanche 26 juillet 2015

La Tour de Cécile Duquenne

Année d'édition : 2015 (4 juillet)
Edition : Amazon
Nombre de pages : 101 pages
Public visé : Young Adult
Quatrième de couverture :
Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu'elle se trouve au sous-sol d'une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d'en sortir est de monter jusqu'au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l'ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués… Et les révélations. Car Jessica n'a plus aucun souvenir d’avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir – surtout que son pire ennemi se trouve à l’intérieur avec elle. Bientôt, l'envie de se venger prend le pas sur l'envie de s’échapper… Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?





Avant toute chose, je souhaite remercier Louve, du forum Mort-Sûre, et l’auteur, Cécile Duquenne, pour m’avoir permis de découvrir ce petit roman qui m’a fait voyager !

Lorsque j’ai vu la couverture, mon attention a tout de suite été retenue. Lorsque j’ai parcouru le résumé, j’ai tout de suite su que je devais lire ce roman. Il avait a priori tout pour me plaire. Une histoire sans demie mesure, qui devait aller à cent à l’heure, avec des mystères à la pelle, et du suspense à me couper le souffle. Voilà ce que je m’en imaginais. Et c’est exactement ce que j’ai eu !

Le roman commence très fort, auprès de Jessica qui ne se souvient plus de qui elle, et ne comprend pas pourquoi elle se trouve dans ce marécage, entourée de crocodiles. Un bon début, qui nous amène déjà quelques sueurs froides. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. La focalisation se faisant complètement sur Jessica, nous la suivons dans ses moindres faits et gestes et découvrons ce « monde » particulier qu’est la Tour auprès d’elle. Cela nous rapproche, et nous sommes, lecteurs, gagnés à sa cause. Peu importe pourquoi elle est là, nous la soutenons.

Les péripéties s’enchaînent au fur et à mesure des étages, et nous découvrons peu à peu le passé de Jessica et ses camarades. Nous frémissons et la crise de nerf nous guette. La fin du roman se ponctue d’une montée de tension significative qui est à la limite de nous envoyer à l’hôpital, avant de finalement retomber, par une conclusion inattendue. Quand vient enfin le temps d’épiloguer, on réalise que de toutes les hypothèses possibles, cette solution finale était la plus logique. J’ai aimé cette fin !

En bref, un roman qui m’a fait passer un excellent moment, mais qui aurait pu gagner à être un peu plus long. J’aurais aimé passer un peu plus de temps dans la tour et rester aux côtés de Jessica un peu plus longtemps.
 
Chronique de merryfantasy

La vie rêvée d'Eve, tome 1 : La fuite de Anna Carey

Année d'édition : 2015
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 245
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
USA 2032. Seize ans après qu'un virus mortel a décimé la Terre, hommes et femmes vivent séparés. Ève, 18 ans, n'a jamais quitté l'enceinte de son école. Elle pense qu'un avenir radieux l'attend, jusqu'à ce qu'elle découvre la terrible vérité : les jeunes diplômées sont enfermées dans une clinique où elles enchaînent les maternités pour repeupler le monde dévasté. Horrifiée, Ève s'enfuit. Commence alors un voyage solitaire et périlleux à travers la Zone, où elle doit éviter les chiens sauvages et les hommes qui la terrifient. Jusqu'au jour où elle rencontre Caleb, un jeune rebelle qui gagne peu à peu sa confiance... puis son coeur. Mais dans ce monde ravagé, l'amour est un luxe qu'Ève ne peut se permettre. Sauf à le payer très cher.

Eve vit depuis plusieurs années dans une école pour filles où les hommes y sont interdits. On apprend à toutes ces jeunes filles qu’ils sont mauvais et qu’il faut rester éloigné d’eux. Eve va bientôt avoir dix-huit ans. Le grand jour où elle va pouvoir quitter l’école pour exercer le métier qu’elle a envie de faire approche. Mais, alors qu’Arden, une camarade, prend la fuite, Eve découvre que, durant toutes ses années, les personnes qui l’entourent lui ont menti. Elle apprend que toutes les filles sont retenues prisonnières dans un bâtiment et sont destinées à mettre au monde des enfants, comme des poules pondeuses, jusqu’à ce que le roi les autorise à arrêter. Face à cet horrible avenir, Eve décide de fuir.

Ayant été attirée par la couverture et par le synopsis j’avais hâte de me plonger dans cette dystopie J’ai passé un bon moment de lecture même si quelques points m’ont dérangée. Je trouve que l’auteure a des idées vraiment intéressantes, mais que l’histoire manque de profondeur. De plus, je trouve qu’il manque également de développement, de détails. L’auteure passe trop vite sur certaines choses. Enfin, des choses sont également un peu trop simples ; par exemple Eve ne sait pas nager mais va réussir à traverser assez rapidement le lac.

Malgré ces points négatifs, j’ai passé un bon moment de lecture et j’ai apprécié les idées de l’auteur et l’univers qu’elle a créé. J’aurai vraiment aimé que son univers soit plus développé.

Concernant les personnages, nous suivons principalement Eve, Arden, sa camarade qui s’est enfuie, et Caleb, un jeune homme qu’elles rencontreront sur leur chemin. Arden était méchante avec toutes les filles de l’école. Ici, elle va se lier peu à peu d’amitié avec Eve alors qu’elles ne s’entendaient pas du tout à l’école. Il y aura une petite romance entre Eve et Caleb. Caleb tombe vite (un peu trop vite même) sous le charme d’Eve pour qui il est prêt à tout.

Pour conclure, beaucoup de points négatifs pour ce premier tome avec lequel j’ai quand même passé un bon moment de lecture. Le dénouement final m’a donnée envie de lire la suite de cette saga, mais j’attends beaucoup plus des prochains tomes et j’espère qu’ils seront bien plus développés.

Je  remercie Louve, Mort-Sûre ainsi que les éditions Pocket Jeunesse pour cette découverte dans le cadre d’un partenariat.

Chronique de Titisse