dimanche 26 juillet 2015

Angelfall, tome 2 : Le règne des Anges de Susan Ee

Année d'édition : 2015
Edition : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 400
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
La mère de Penryn et sa soeur sont saines et sauves après l'explosion du nid des anges. Hélas, Paige a fait l'objet d'expériences menées par les scientifiques humains à la solde des anges. Elle est désormais munie de crocs et couverte de cicatrices. Penryn est faite prisonnière et destinée à décorer une soirée organisée par les anges. Elle y fera une rencontre improbable.







 Tandis que tous pensaient Penryn morte, cette dernière finit par reprendre le contrôle de son corps paralysé par du venin de scorpion. La pauvre revient à elle au moment où elle est transporté en lieu sûr pour les humains en compagnie de Paige, sa jeune soeur qui a retrouvé l'usage de ses jambes, perdant en même temps une grande partie de son humanité depuis que les anges ont fait des expériences sur son corps la transformant davantage en monstre effrayant qu'en petite fille humaine. Penryn que tous croyaient morte n'a plus eu de nouvelle de Raffe depuis que ce dernier l'a sortie des décombres du précédent nid des anges. Pour les humains l'heure est grave et leur survie ne tient plus qu'à un fil...

Autant le dire de suite, j'ai adoré cette suite toute aussi excellente et surprenante que le premier opus. Dès le début, on est plongé dans cet univers apocalyptique où les anges n'ont rien de ces créatures douces et adorable. Déjà, j'adore le caractère de Penryn. Même si elle se sait simplement humaine, elle n'abandonne jamais et se bat bec et ongle pour survivre et protéger les siens, notamment sa mère et sa soeur. Du coup, le personnage me plaisant énormément, la lecture en devient bien plus agréable, encore plus passionnante que le premier tome puisque plus sombre et beaucoup moins centré sur une potentielle romance entre humain et ange.

On retrouve donc Penryn après que Raffe l'ai sorti des décombres du premier nid des anges où les scorpions ont été crée pour la première fois. Penryn qui a été piqué par l'un d'eux et qui ne peut plus agir sur son corps, la laissant pour morte alors qu'elle est consciente de tout ce qu'il se passe autour d'elle. Et puis soudain, elle parvient à bouger et à parler et très vite, tous prennent peur excepté sa mère (qui est toujours aussi folle ! Mais vraiment ! C'est l'un des personnages les plus furieux que j'ai pu découvrir jusqu'à présent dans mes lectures ! Tellement imprévisible !) et Paige sa jeune soeur qui ne ressort pas indemne du premier tome. Alors qu'on pensait que Penryn allait enfin pouvoir souffler avec sa famille, l'auteur en décide tout autrement et n'hésite pas à les malmener encore plus que précédemment. Paige est rejeté par les Humains parce qu'elle a tous d'un monstre désormais (elle a subi des opérations chirurgicales qui ont enlevé son côté mignonne petite fille pour en faire un monstre de A à Z !)

Je m'attendais à un tome plus reposant que le premier en vue du troisième et à priori dernier opus, mais non, ce tome-ci est bourré d'actions, de rebondissements et de surprises ne laissant aucun répit au lecteur et aux héros. Penryn qui retrouve enfin sa famille, même si sa soeur n'a plus rien de l'enfant fragile qu'elle était avant son kidnapping étant devenue plutôt violente et dangereuse et tandis qu'elle espère enfin profiter de ce bonheur, la base humaine est à nouveau attaqué après que Paige soit mise en danger par les survivants. (ce qui est compréhensible forcément.). Et revoilà notre héroïne qui tente de survivre face à une armée de scorpions volants qui a décidé de se régaler des humains survivants. C'est violent, parfois triste et certaines descriptions sont vraiment horribles. J'adore ce côté volontairement sadique de l'auteur qui joue avec nos nerfs du début à la fin ! J'ai frémis, j'ai été soulagée et transportée par les événements. C'est certain, Angelfall est la meilleure saga YA sur les anges que j'ai lu à ce jour ! Elle met de côté l'aspect mielleux et kitch des anges pour les transformer en monstre cruel et qui prend plaisir à faire souffrir les humains.

L'autre point positif de cette série et de cet opus en particulier, c'est que l'auteur ne nous propose pas une romance toute guimauve. Raffe et Penryn ne se croient presque pas dans cet opus et lorsqu'ils se retrouvent, l'auteur ne se lâche pas sur une séquence "sortez les mouchoirs, c'est larmoyant à souhait". Et heureusement ! Parce que oui, dans Angelfall tout est sombre et violent aussi une telle romance n'y aurait absolument pas sa place. Penryn et Raffe ont quelque chose entre eux, mais c'est cohérent avec l'univers et l'aspect malsain et glauque qu'à voulu donner l'auteur à sa saga. Merci donc à Susan Ee de satisfaire une fan de l'horreur tel que moi !

Je n'en dirais pas trop sur cet opus, si ce n'est qu'il m'a férocement ouvert l'appétit pour le troisième opus qui je pense sera explosif ! Retrouver une Paige qui a totalement changé et qui m'a brisé le coeur ! Pauvre petite fille... quel déchirement de découvrir sa nouvelle condition de "chose" ! Son rapport avec Belial très troublant et bouleversant, son amour pour sa grande soeur et sa force de caractère de supporter son sort en font une héroïne hors du commun. Coup de coeur pour le style de l'auteur très rythmé, addictif et qui transforme le roman en page-turner. Coup de coeur pour la mythologie des anges vraiment revisité comme je les aime ! ( la seule autre saga qui peut rivaliser un tout petit peu c'est : La Marque des Anges, tome 1 : Fille des chimères de Laini Taylor).

En bref, j'ai adoré cette suite, plus abouti encore que le précédent opus. Ca se lit avec plaisir, on se régale du début à la fin (façon de parler). Plus que hâte de lire le troisième opus ! Vite !

Chronique de Louve

Jurassik park de Michael Crichton

Année d'édition : 2015
Edition : pocket
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Qu'est-ce qu'un dinosaure ? C'est une question que le docteur Bobbie Carter, ancienne interne de l'hôpital de Chicago, n'aurait jamais imaginé devoir se poser. Et pourtant, quand on lui amène, dans sa modeste clinique du Costa Rica, un homme couvert d'atroces blessures, et qu'elle recueille ses dernières paroles juste avant qu'il ne meure, ses certitudes basculent. Que se passe-t-il réellement sur cette île perdue du Pacifique, sur laquelle on devine des êtres terrifiants ? Et qui sont ceux qui ont donné la vie à ces créatures monstrueuses ? Le docteur Carter pensait passer quelques mois tranquilles au bord de l'océan, elle ne savait pas qu'elle était aux portes de l'enfer. Mike Browman, sa femme Ellen, leur fille Tina devaient également l'apprendre. Très vite. Trop vite... --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.





Je remercie Louve du forum Mort-sûre et les éditions Pocket pour ce partenariat.

Aors ai je vraiment besoin de vous présenter "Jurassic Park"?? Qui n'a jamais vu le célébrissime film de Steven Spielberg? C'est un des films que j'aime le plus et j'étais intriguée de lire le livre qui l'a inspiré.

Donc petite récap quand même! John Hammond est un milliardaire qui a crée un parc zoologique sur une île du Costa Rica au beau milieu de l'océan Pacifique. Seulement ce parc est inédit dans le sens où il est peuplé de dinosaures, ramenés à la vie par des scientifiques. Durant un week end, il envoie une équipe composée entre autre de Alan Grant et Ellie Sattler, paléontologues et de Ian Malcolm, mathématicien afin d'être les "visiteurs témoins" du parc. Mais bien entendu, entouré des animaux les plus féroces que la terre est jamais eue, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et tous vont comprendre qu'ils ne sont plus tout en haut de la chaîne alimentaire...

Bien entendu, je connaissais l'histoire pour avoir vu le film un nombre incalculable de fois! Mais je dirai qu'on la redécouvre d'une certaine manière avec le livre. Si vous avez vu le film et que vous souhaitez lire le livre ensuite, un conseil oubliez tout du film!!! Car il y a tellement de choses qui diffèrent...
Si j'ai trouvé que les personnages ne sont pas très développés, on ne s'y attache pas forcément mais par contre c'est vraiment très poussé sur le côté scientifique. On en apprend vraiment beaucoup sur la manière dont on était crée les dinosaures, sur leur mode de vie.
L'écriture de Michael Crichton est très agréable bien qu'elle soit très descriptive et très scientifique. A certains moments, je me suis perdue dans les termes un peu trop poussés pour moi!
Le suspense monte crescendo tout au long du roman, même si l'effet de surprise est moindre quand on a vu le film, on sent le tension bien présente au fil des pages. Et certains éléments m'ont tout de même étonné car justement différents du film: Des situations, des gens qui ne meurent pas dans le film et qui ici finissent de mauvais manière...!!
Le sujet est également innovateur, imaginé un thriller autour des dinosaures, j'adore l'idée. Mais je dirai que ce livre nous amène également à pas mal de réflexions, sur l'écologie, sur l'argent, les hommes qui en ont, jusqu'où sont-ils près à aller dans leur folie?
Je ne ressortirai pas avec un coup de coeur pour ce roman uniquement à cause du manque de surprise du au film tout simplement. Pour l'apprécier entièrement, je pense qu'il faut réussir à totalement occulté l'oeuvre de Spielberg... Mais je le conseille quand même pour découvrir l'oeuvre originale!

Chronique de Ninis47

Le Bâtard de Kosigan : Tome 2, Le fou prend le roi de Fabien Cerutti

Année d'édition : 2015
Edition : Mnémos
Nombre de pages : 432
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
1340, au c ur du comté de Flandre. Alors que les premiers feux de la guerre de Cent Ans s allument, le Bâtard de Kosigan et ses Loups se voient confier, par le sénéchal d Angleterre, la délicate mission de découvrir les tenants et aboutissants d un complot qui se trame... autour du roi de France.

Une enquête surprenante et extrêmement dangereuse, mêlant trahisons et forces obscures, dans laquelle l ascendance surnaturelle du Bâtard, habituellement son plus grand atout, pourrait bien se muer en talon d Achille.

Cinq siècles et demi plus tard, à la fin de l année 1899, l enquête engagée par le lointain descendant du chevalier tente de faire la lumière sur l inexplicable disparition des puissances magiques. Entre Bruges et Lens, peut-être mettra-t-elle à jour la nature des ombres qui se dissimulent derrière les échos cachés de l Histoire.
Après le succès du premier opus, L Ombre du pouvoir, Fabien Cerutti signe à nouveau un grand roman de fantasy historique, à cheval entre un Moyen Âge empreint de magie et un XIXe siècle scientifique et rationnel.

Combats de masse et subtiles investigations, poursuites à en perdre le souffle et réparties habiles, négociations serrées et manipulations ; on y retrouve le panache habituel de la lignée des Kosigan dans un univers qui ne cesse de gagner en richesse et en cohérence. De toute évidence, les secrets et les héros délicieusement irrévérents de cette série n ont pas fini de nous surprendre !

Kosigan a tout prévu pour son nouveau plan : sortir Adelys de Quiéret d'une mauvaise posture et l'amener à son père. Mais le plan qui semblait si parfait tourne à la catastrophe quand Kosigan se rend compte qu'il a été pris pour cible dans un terrible guet-apens. Il lui faudra tout son courage et son énergie pour en sortir vivant tout en réussissant à protéger Adelys afin d'éviter de nouveaux ennuis. Après plusieurs péripéties, Kosigan parvient enfin à ramener la jeune femme saine et sauve à son père et espère bien être remercié. Mais les précédents événements ne jouent pas en sa faveur et il en faut de peu qu'on ne le tue là tout de suite. En effet, beaucoup l'accuse d'avoir assassiné le prince Jean, chose que nie notre héros. Kosigan doit alors prouver sa bonne foie et il sera charger d'une enquête pour le roi de France, Philippe VI sans leur avouer qu'il enquête déjà pour les Anglais. Mais à trop jouer sur différents tableaux, Kosigan ne se met-il pas en danger ?


Il est rare que je parle de l'aspect d'un roman, seulement, je tiens vraiment à le souligner : je suis fan de la sobriété des couvertures de cette saga chez Mnémos. Et le livre en lui-même est juste sublime. Très classe et agréable à lire. Comme toujours, une maison d'édition qui prend soin de proposer de très beaux ouvrages à ses lecteurs. Concernant le roman en lui-même, j'ai été ravie de retrouver Kosigan, mais j'ai été finalement moins emballée qu'avec le premier opus. J'ai eu parfois la sensation de lenteur et de trop de longueurs pour vraiment me sentir à 100 % dans ma lecture. J'ai passé certes un bon moment, mais j'attendais plus je pense de cette suite.

On retrouve donc Kosigan en fâcheuse posture. Il a pour mission de secourir la fille du Connétable de France, mais rien ne va se dérouler comme il le souhaite. Dès le début, le ton est donné et l'action est au rendez-vous. Kosigan va vaillamment protéger la jeune femme et se protéger par la même occasion d'assaillants qui n'ont qu'un but : l'occire. Commencer un roman de la sorte c'est toujours positif pour la suite. Et franchement, niveau action, le roman est au top. On ne s'ennuie pas, tout s'enchaîne rapidement et on est chaque fois suspendue aux pages du roman, espérant que rien de trop dangereux ne viennent enquiquiner notre héros. On sent vraiment le côté historique du roman avec ce début de la guerre de cent ans qui se prépare tout doucement, mais malgré tout, on est davantage dans de la fantasy que dans un roman historique, l'auteur mélangeant une fois de plus habilement les deux genres.

J'ai encore été complètement séduite par le personnage de Kosigan. Il a une certaine arrogance et fierté que j'apprécie et qui en font un personnage unique et très attachant. Malgré ses défauts, qu'il ne cache pas, il est aussi loyal et courageux, de sorte qu'il fonce toujours tête baissée lorsqu'il a un but. Cependant, Kosigan joue sur deux tableaux. Il enquête en toute discrétion pour le compte du roi de France, mais en même temps pour le compte des Anglais ! Autant dire qu'il devra toujours surveiller ses arrières et ses paroles pour ne jamais se trahir !

La magie est un peu plus présente contrairement au premier opus. On sent que l'auteur veut nous proposer quelque chose d'autre et prendre un nouveau tournant pour son univers. J'ai toujours autant apprécié les lettres épistolaires des descendants de kosigan et j'ai trouvé que les deux histoires se rejoignaient encore une fois à la perfection. Kosigan doit découvrir qui a tué Jean, le fils ainé du roi et l'enquête n'en finira pas de nous surprendre.

Le seul gros bémol, c'est que l'auteur traîne à nous donner enfin des explications sur les deux enquêtes en parallèle. Cela veut donc dire qu'on aura un troisième opus et vu la complexité de ce second tome (j'ai parfois eu la sensation de me perdre entre l'époque du XIV ème siècle et le XIX ème siècle) espérons ne rien oublier d'ici sa sortie !

Finalement, je n'ai que peu de points négatifs à dire sur cette suite. Pour le coup, je n'ai pas autant apprécié que le premier opus, peut-être parce que je n'étais pas dans de bonnes dispositions pour le lire ou alors que ce n'était pas le livre à lire à ce moment-là. En tout cas, nul doute qu'il a du potentiel et qu'il n'a pas fini de faire parler de lui !

Chronique de Louve

Les étoiles de Noss Head, tome 2 : Rivalités de Sophie Jomain

Année d'édition: 2015
Editions : J'ai lu
Nombre de pages : 466
Public visé : Young adult
Quatrième de couverture:
Pour moi, une nouvelle vie commençait : l’université à St Andrews avec Leith, mon petit ami loup-garou. J’avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n’importe quelle jeune fille, ou presque. Douce utopie, rien ne se passe jamais comme on le voudrait.
Il fallait qu’ils se fassent la guerre, c’était plus fort qu’eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout. J’étais dépassée.
Je n’en avais aucune idée alors, mais les forces qui devraient s’affronter allaient au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.
J’étais au moins sûre d’une chose : tôt ou tard, je paierais les pots cassés. Peut-être même que je ne m’en sortirais pas indemne.



Après avoir lu le premier volume de cette saga, j’ai tout de suite enchainé sur ce second tome intitulé « Rivalité », et laissez-moi vous dire que ce sous-titre résume parfaitement l’atmosphère et la ligne conductrice de ce tome.

Attention ! Si vous n’avez pas lu le tome 1 sachez que cette chronique peut comporter des spoilers.

Dans ce second tome, nous retrouvons Hannah et Leith, le jeune loup-garou, qui font leur rentrée dans la célèbre université de St Andrews en Écosse. Cette nouvelle année s’annonce pleine de nouveautés et de rebondissements pour notre petit couple que j’ai adoré retrouver.
Qui dit nouveautés, dit apparition de nouveaux personnages, tel que Darius, un personnage tout de suite très attachant, mais qui changera la vie d’Hannah, ce qui ne plaira pas beaucoup à Leith.

Mais on fait également la connaissance de Minah et Julia qui apportent des créatures supplémentaires à l’histoire. Elles non plus ne dérogent pas à la règle on s’y attache instantanément. Chaque personnage que crée Sophie Jomain à son propre caractère, mais il reste appréciable de tout le monde peu importe ses défauts et ses qualités. Celle avec qui j’ai eu le plus de mal est la nouvelle colocataire d’Hannah, Tarja, je l’ai trouvé plutôt spéciale par moment sans trop savoir expliquer pourquoi.

Hannah est toujours fidèle à elle-même, elle a beaucoup de répartie et est très courageuse et aventurière. Leith reste le jeune homme qui nous fait toute craquer, le stéréotype du garçon super beau, musclé, protecteur, etc. etc. le garçon parfait sous tout rapport. Cependant, j’ai trouvé l’atmosphère différente, on est loin des vacances scolaires, on retrouve nos personnages dans le cadre des études, c’est tout à fait différent et beaucoup moins entrainant en plein mois de Juillet. De plus, contrairement au premier tome, la première partie de ce deuxième tome est assez longue à se mettre en place puisqu’il faut présenter les nouveaux visages et le nouvel environnement.

Sinon, j’ai adoré retrouver la mythologie mise en place par l’auteur. Sophie Jomain n’a pas choisi de développer qu’une seule créature surnaturelle, elle joue sur tous les fronts en nous proposant une mythologie à sa manière pour les loups-garous, comme pour les vampires, les anges, ou toute autre créature qui apparait dans ces pages. Par exemple, on en apprend un peu plus sur la meute de Loups-Garous dont fait partie Leith et c’est intéressant pour la suite.

Comme dans le premier opus, on retrouve aussi l’inspiration venue de la saga Twilight avec des éléments qui nous renvoie directement à cette dernière comme le triangle amoureux, la meute de loups, etc. Mais l’auteur réussit à s’approprier son propre univers et sa propre mythologie malgré cette possible inspiration.

La plume de Sophie Jomain est comme dans tous les romans que j’ai pu lire, super fluide, sans complication au niveau du vocabulaire, parfois même plutôt familière. Ce qui permet au lecteur d’être en harmonie et en confiance avec sa lecture. Les pages se tournent toutes seules, c’est vraiment une écriture plaisante avec de nombreux passages qui font sourire.

Le seul petit problème que je pourrais reprocher au livre en lui-même ce sont les quelques petites fautes qu’on retrouve pendant la lecture. Même si elles ne sont pas nombreuses (3 ou 4) j’ai parfois été très perturbée pendant ma lecture en me demandant comment une grande maison d’édition peut publier une livre avec des fautes d’orthographe. Certes l’erreur est humaine, nous ne sommes pas des robots et cela n’enlève rien à l’histoire alors je ne me suis pas longtemps attardée sur ce soucis.

Mais si je peux vous donner un conseil, achetez la série complète en une fois pour pouvoir les lire dès que vous en avez envie. Parce que j’ai choisi cette édition de poche car je trouvais les couvertures sublimes, mais maintenant je me retrouve coincée à la fin de ce second opus avec une cliffhanger de dingue, ce genre de fin qui vous retourne et ou vous réclamez la suite instantanément tellement c’est insoutenable. Oui vous l’aurez compris je suis frustrée de ne pas avoir la suite à porté de main dans cette édition, mais n’hésitez plus surtout lisez cette saga.

En bref vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce second tome même si il comporte de petits aspects négatifs, j’ai passé un agréable moment et je suis très impatiente de pouvoir lire le troisième tome !

Un grand merci aux Éditions J’ai Lu ainsi qu’au forum Mort Sure pour m’avoir permis de lire la suite de cette histoire !  

Chronique de Babynoux

Les annales de la compagnie noire l'intégrale 1 de Glen Cook

Année d'édition : 2015
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 1118
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Mercenaires nous sommes et nous resterons. Que nous importe si la cause de notre employeur est légitime ? On nous paye pour la servir.
Nous sommes la dernière des compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil.
C'est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi.
Pourtant, le jour où notre capitaine a signé pour nous enrôler au service de la Dame et de ses Dix Asservis, n'était-ce pas signer avec le Mal lui-même ? N'était-ce pas renoncer à notre âme en allant combattre les rebelles et l'espoir qu'ils placent en la Rose Blanche, la libératrice mythique de ce monde qui ploie sous la sorcellerie ?

Voici les trois livres du Nord, tels que composés par Toubib, médecin et annaliste de la Compagnie noire.



Toubib est le médecin de la compagnie noire, ce groupe de mercenaires qui accepte des contrats pour survivre. On les paye, ils agissent et peu importe la nature du contrat ou l'identité de l'employeur. Mais Toubib a un autre but dans la vie : il consigne par écrit tout ce que la compagnie vit au jour le jour, les bons moments comme les moins bons. Lorsque leur dernier contrat ne se passe pas comme ils le pensaient, ils sont engagés par Volesprit un Sorcier qui travaille lui-même pour la Dame...

La compagnie noire est un classique de la fantasy. Univers sombre et style d'écriture très brute et masculine, il faut aimer le genre pour apprécier et l'univers et les héros et la plume de l'auteur. J'avais lu le premier tome il y a de cela plus de dix ans et je me souvenais que j'avais plutôt bien apprécié. Le constat actuel est que oui c'est une bonne saga, mais dix ans plus tard, je ne suis pas aussi séduite que je l'avais été plus jeune. Certes, l'on passe un bon moment, mais le style n'aura pas su me convaincre.

Toubib ne dit que ce qu'il a bien envie de dire. Son style est assez brutale sans aucune finesse. D'ailleurs, le roman reste dans le flou total. On ignore le véritable prénom de nos héros, on ne connaîtra que leur surnom et leur passé est semble-t-il effacé puisqu'on n'en parle que très rarement pour certains, jamais pour d'autres. Le mystère a du bon, mais là on ne sait du coup pas quoi penser de chacun des héros que compose cette fameuse compagnie noire de mercenaire. De plus l'intégrale est très très dense, alors si au bout de cinquante pages on a du mal avec le style de narration, je ne vous explique pas l'effet au bout de mille pages ! Parce que sur la longueur, la série perd de sa saveur. Je pense que cette saga fait partie de celles qu'il faut lire en plusieurs temps, pour la savourer et ne pas faire une overdose. Parce que Toubib ne décrit pas tout et parfois les dialogues semblent un peu décousu. Il faut apprivoiser ce style particulier petit à petit et apprendre à l'interpréter.

Outre un style qu'on aime ou qu'on déteste, Toubib est vraiment un personnage à part. Ni fort, ni spécialement courageux, son principal rôle est de soigner ses compagnons et de tenir un journal de leurs actes et contrats. On ne lui demande pas souvent son avis sur les missions, il ne semble pas être le pilier de la compagnie. L'arrivée dans l'univers de Toubib est brutale et rapide, on ne prend pas le temps de découvrir le milieu dans lequel ils vont évoluer, on démarre tout de suite dans le vif du sujet. Nos mercenaires acceptent des contrats, mais ils se fichent de savoir si c'est bien ou mal, seul l'argent les intéresse. Le premier tome de cette intégrale est donc particulier et il faut s'accrocher parce que les deux autres deviennent plus intéressants.

La seconde partie est accès sur la construction d'un château noir et nos héros ne sont pas vraiment mis en avant dans cet opus, du moins au début. En fait, cette fois-ci c'est un aubergiste qui est mis en avant et qui raconte ses problèmes. C'est donc assez lent comme démarrage, mais une fois que la compagnie noire agit, l'histoire en devient très palpitante.

Peu à peu on commence à se rendre compte que les aventures de nos mercenaires manquent d'originalité. Heureusement, ce n'est pas sur cet aspect que l'auteur joue ses cartes, mais bien sur cette compagnie troublante et mystérieuse dont chaque mercenaire a ses propres secrets.

Je n'en dirais pas plus pour éviter de spoiler, je déteste ça, mais finalement, je dois bien avouer que ce fut long à lire et parfois laborieux. L'originalité n'est pas forcément au rendez-vous si ce n'est dans la manière de conter les aventures de la compagnie noire qui se fiche complètement de savoir si ce qu'ils font est bien ou mauvais. Ils avancent ensemble sans se soucier du qu'en dira-t-on. Il vaut d'ailleurs mieux espacer les lectures des tomes de cette saga pour éviter d'être écoeuré par la plume de l'auteur qui personnellement ne m'a pas convaincue du tout.

Chronique de Louve

lundi 13 juillet 2015

La Tribu, intégrale, saison 1 : La maison des horreurs de Stéphanie Lepage

Année d'édition : 2015
Edition : La Bourdonnaye (Pulp)
Nombre de pages : 134
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Chez les Monferreau, quand on aime son grand-père, on en reprend au dessert !
Pourtant, il serait plutôt vieille carne que doux agneau, Victor. Déformation professionnelle. Du temps de sa splendeur dans la vie active, il était tortionnaire. Ça laisse des traces. De sang, bien sûr, mais aussi psychologiques. Et génétiques, a prirori. Ce cher démon se retrouve ainsi à la tête d’une horrible famille qu’il mène à la baguette et dont les membres sont tous plus dérangés du ciboulot et pervers les uns que les autres. Ils vivent sous le même toit, dans une grande maison des horreurs à l’intérieur de laquelle ils peuvent commettre les pires méfaits. C’est qu’ils sont sept, les Monferreau, comme les péchés capitaux. Voilà qui en dit long.
Alors malheur à ceux qui croisent leur route. Malheur à Anne et Ludo, une sœur et un frère en cavale, que le destin pousse en ces terres maudites et qui, bien contre leur gré, vont faire éclore un à un, comme autant de fleurs vénéneuses, les pires secrets de ces horribles gens. Mais ne croyez rien de ce que vous lirez, n’ayez confiance en personne, doutez de tout et de tous, y compris de votre raison.
Une seule chose est sûre : malheur à ceux qui tombent aux mains de la tribu. On vous aura prévenus.





Anne et Ludo, deux frères et soeurs, sont en fuite. Tandis qu'Anne pense avoir renversé quelqu'un sur la petite route qu'ils ont pris, ils se retrouvent dans un étrange manoir et très vite, l'ambiance oppressante les effraye. Sur place, ils font la connaissance des membres de la famille Monferreau. Entre le grand-père, sadique et très méchant, ses trois filles toutes plus folles les unes que les autres et les petits-enfants eux-mêmes dangereux et psychopathes, Anne et Ludo ne sont pas au bout de leur surprise !

Dès le départ, le résumé m'avait plu. Je savais que j'allais grandement apprécier ma lecture puisqu'on découvre une famille complètement folle un peu comme celle présente dans des films cultes (house of mille corpses par exemple). C'est la première fois que je lis un roman avec ce schéma là, composé de plusieurs épisodes comme une série. Les épisodes sont donc courts et la première saison se lit vite surtout lorsqu'on est captivé comme moi par cette famille de dégénérés ! Et je dois bien avouer que ce genre de roman manque cruellement ces temps-ci là où la dystopie et le NA dominent le marché du livre. Quelle bonne idée donc de la part des éditions la Bourdonnaye de proposer des romans sombres et malsains pour des lecteurs en mal de sensations fortes !

D'emblée, on fait la connaissance de Ludo et Anne. Un adolescent de seize ans et sa soeur, beaucoup plus âgé qui semblent fuir quelque chose. Le mystère plane longtemps sur le duo pour notre plus grand plaisir et on va en même temps qu'eux faire la connaissance de la famille Monferreau qui vit loin de tous dans une grande bâtisse qui a vu de nombreuses années s'écouler. Nos héros semblent être un peu paumé, ils ne savent pas trop ce qu'ils font et semblent avoir chacun un lourd secret qui leur pèse sur les épaules. Anne semble très protectrice avec son jeune frère et elle le protège semble-t-il de lui-même. L'auteur ne nous en dit pas davantage, jouant avec nos nerfs, parce que jusqu'au bout on veut savoir qui ils sont et les révélations m'ont franchement bien surprise !

Mais forcément ce ne sont pas Ludo et Anne qui donne cette saveur si particulière à La Tribu ! Les vrais héros, ce sont les membres de cette famille atypique et effrayante à souhait ! Le plus âgé fait froid dans le dos et sa haine et sa méchanceté laisse à penser qu'il a commis d'atroces crimes par le passé. Pire, il ne semble même pas aimer ses filles et petits-enfants, en témoignent les dialogues très haineux que l'on découvre au fil des pages. Même ses filles sont folles et détestables ! Une véritable famille de sadique et j'ai juste regretté que la psychologie des personnages ne soient pas plus approfondie, même si le format du roman empêche d'un côté de trop se focaliser sur leurs pensées et façon de voir les choses.

A cela s'ajoute des secrets bien gardés et dont on n'en saura pas plus à la fin de cette première saison. Cela permet déjà de proposer une saison 2 toute aussi attrayante que la première. J'ai été complètement captivée par ma lecture et cela aurait été un coup de coeur si seulement les personnages étaient plus développés, mais nul doute que l'auteur nous garde en réserve encore bien des surprises pour le prochain opus.

Ce roman toutefois n'est pas à mettre entre toutes les mains parce qu'il est sombre et malsain. Des morts, des vengeances, des accidents... le nombre de morts ne cesse d'augmenter au fil des pages pour notre plus grande terreur ! On ne peut donc s'attacher à aucun personnage parce qu'on ignore s'ils garderont la vie sauve jusqu'au bout. C'est franchement très sadique de la part de l'auteur, mais j'en redemandais !

En bref, la Tribu est un roman comme je les aime. Sombre, sadique et violent, on découvre une famille complètement folle et qui n'a aucune honte de commettre les pires atrocités possibles pensant être à l'abri dans leur maison si isolée, jusqu'à ce que les choses changent. Ici, il ne faut absolument pas se fier aux apparences ! A lire !

Chronique de Louve

La vallée aux crânes, intégrale, saison 1 : Que d'os ! Que d'os ! de Françoise Benassis

Année d'édition : 2014
Edition : la bourdonnaye
Nombre de pages : 125
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Les choses ont mal tourné dans la vallée des Merveilles, à l’estive de 1945. Que s’est-il passé, là haut, à cinq heures de marche du village d’en bas, entre la France et l’Italie, entre le refuge des Savants, le pas du Diable et la caserne ?
La question se pose, en 1950, lorsque Image, le chien du maître berger Maestro Paolo, déterre des ossements humains et des crânes percés en leur sommet, disséminés le long du chemin de transhumance. Les souvenirs affluent dans l’esprit de chacun, et les sales secrets ressurgissent comme les crânes percés.
Maestro Paolo enquête auprès des bergers, plus têtus que des bourriques, plus muets que des morts. Justement, qui sont-ils, ces morts déterrés par les chiens ? Qui sont le ou les assassins, et pourquoi un tel carnage s'est-il produit ? Que savent le Père, la Mère, les jumeaux, Luigi et les autres ? Se pourrait-il que Maestro Paolo cache aussi quelque chose ?
Pourquoi la vallée des Merveilles est-elle devenue, par la folie des hommes, La Vallée aux crânes ?
 




Je tiens tout d'abord à remercier les Editions La Bourdonnaye et Louve du forum Mort Sûre pour leur confiance en me confiant ce partenariat !

Ensuite, je voulais préciser que j'adhère totalement au concept que propose La Bourdonnaye ici ! C'est d'une originalité déconcertante et vraiment super ! Une sorte de petit feuilleton en 6 épisodes que vous lirez en moins de 20 minutes, ça me rappelle beaucoup les séries TV que je dévore à longueur de temps donc ça reprend l'idée de beaucoup d'information, beaucoup d'action en peu de pages. Vous finissez un épisode tellement vite que vous ne pouvez vous empêcher de plonger dans le suivant et une saison se déroule très rapidement !
Disons que ça a quelque chose d'addictif ! Cependant, je suis bien contente d'avoir eu l'intégrale de la saison 1, si j'avais du attendre entre chacun des épisodes ça aurait vraiment été trop frustrant !

Un autre point très original qu'il faut cette fois-ci accordé à l'auteur, ce dernier choisi comme narrateur, le chien de la maison, il est malade, sur la fin de sa vie et raconte à Wolfy, le chat qui se cale contre son ventre pour dormir cette histoire. Donc tout comme lui, on ne sait pas tout, on ne comprend pas tout, on comprend certaines choses que lui ne comprend pas et peut être inversement. J'ai beaucoup aimé ce point de vu, même s'il était assez déroutant au début, surtout pour suivre le cheminement de sa pensée, disons que son esprit ressemble un peu à un petit chien fou qui saute en tout sens et qui vadrouille un peu partout. Il utilise aussi des expressions, surement un patois local, et des termes de fermier que je ne connaissais pas (j'ai du chercher ce qu'était une "estive", je suis honteuse) qui m'a un peu perturbé, mais on s'y habitue vite et cela n'est pas si gênant.

De ce fait, vous résumer l'histoire est assez compliqué, surtout je ne veux pas tout vous révéler, mais on suit Image, le chien donc, qui raconte son histoire à Wolfy, l'histoire de Maestro, un professeur italien qui a fuit son pays à cause de Mussolini et de la guerre et qui est devenu berger dans la ferme où vit Image, tout aurait pu s'arrêter là, sauf que pendant le déplacement du troupeau vers les montagnes, ce chien déterre des ossements, un cadavre et Maestro va la cacher parce que ce ne sont pas les seuls squelettes dans les placards qui existent dans cette vallée, il y a bien d'autres secrets !

Ca ressemble à une enquête mais je dois dire que c'est plus contemporain que thriller, on suit Maestro et on apprend à le connaître lui et son passé, ainsi que les gens qui l'entourent, on découvre des facettes dû à la guerre, on apprend à connaître les personnes plus qu'on cherche un coupable. On découvre la vallée et ses secrets sans vraiment savoir si ce qui est dit n'est que rumeur ou vérité.
On se laisse porter comme ci on voyageait dans cette vallée et qu'un vieux berger nous racontait cette histoire, l'histoire de sa vallée, on accepte le fait qu'il ne nous dise pas tout et qu'il nous dise certaines choses qui n'ont pas vraiment de rapport avec l'histoire principale.
On découvre les lacs, les montagnes, les inscriptions sur les rochers, les brebis, les chiens, les bergers et les ossements comme ci cela formait un tout, formait une histoire. C'est comme ci on nous racontait une part de l'histoire de France qui a été oublié, parce que cette vallée n'était ni française ni italienne, elle était perdue.

Honnêtement j'ai eu vraiment l'impression d'y être et c'est pour ça apprécié ce roman, j'ai eu l'impression de m'évader au milieu de ces montagnes, de sentir le vent, l'odeur des troupeaux, les poils de Wolfy contre mon ventre, j'ai eu l'impression de m'immerger totalement. Mais j'avoue n'avoir pas vraiment accroché à l'histoire, ça reste très plat, très descriptif et on a pas beaucoup de réponses à nos questions dans ce premier tome, alors je ne suis totalement conquise, mais je me plongerai avec un certain plaisir dans le prochain tome en espérant y trouver les réponses qu'il me manque ! Disons qu'on nous promettait beaucoup de mystère dans le résumé et qu'une fois la dernière page lu, le mystère n'est que plus épais !

En bref, un roman qui nous fait voyager jusqu'à cette vallée aux crânes, qui nous fait découvrir une foules de personnages plus qu'une enquête sur les ossements que l'on retrouve ! Peut être un peu trop "contemporain" pour moi mais qui plaira sûrement plus si vous en êtes adepte. Un bon roman mais qui laisse plus de questions que de réponses et qui appellent un tome 2 pour se faire un avis plus complet.

Chronique de Ferilou