lundi 13 juillet 2015

La tour de Emmanuel Ardichvili

Année d'édition : 2015
Edition : Sombres Rets
Nombre de pages : 120
Quatrième de couverture :
   — Orkann, n’aimerais-tu pas savoir à quoi ressemble l’intérieur de la Tour ? me demande Swalee.
   — Si, bien sûr, comme tout le monde, lui dis-je avant d’ajouter : Moi, j’ai trouvé comment entrer !
   — C’est vrai ? Tu as découvert un passage ?
   — Oui, mais c’est un peu dangereux…
   — Ça ne me fait pas peur, affirme-t-elle en approchant son visage du mien.
   — Tu voudrais venir avec moi la prochaine fois ?
   — Et comment ! Quand est-ce qu’on y va, Orkann ?
   Ses grands yeux brillent d’excitation. Mon cœur s’affole dans ma poitrine. Je réponds d’une voix un peu hésitante :
   — Demain.

   Malgré les prédateurs qui rôdent, Orkann et Swalee se lancent dans l’exploration de la tour géante qui domine leur village. Avec leur ami Ool, ils découvrent qu’une grave menace plane sur leur peuple…




Un roman jeunesse très sympathique aux créatures atypiques actifs dans un univers végétal et naturel et prônant des valeurs humaines qu’il est bon d’inculquer à nos enfants : l’amitié, l’écologie, la tolérance, la curiosité…  Les plus jeunes prendront grand plaisir à suivre cette jolie aventure !

Il y a longtemps, des Géants Blancs ont débarqué et ont érigé une tour dans un milieu naturel sans aucune technologie, puis ils ont tous disparu, laissant ces monstres de métal derrière eux. Au pied de cette tour, un peuple capable de varilier vit à l’abri d’une plante énorme qui mort ceux qui la frôlent. Cependant, des drôles de métamorphoses s’opèrent chez les créatures de la forêt alentour et une sérieuse menace semble approcher le village. Orkann et ses amis, Swale et Ool, découvre le secret de la tour. Un secret qui pourrait tout changer ; les sauver ou les détruire.

Le roman est très court mais franchement bien ficelé, aucune sensation de manque ou de rapidité de l’action, c’est au contraire justement dosé et compte tenu du public visé, c’est parfait !

L’auteur propose de nous immerger dans un monde de verdure, où le peuple d’Orkann vit sereinement sous la protection d’une plante qui les protège de tout envahissement. Les dangers ne sont cependant pas rares hors du village, des Skalls, des Kroms ou des Vollrats menacent dans la forêt alentour et pour se protéger ce petit peuple d’êtres innovants sont capables de varilier. Etrange mot qui prête à sourire et laisse place à notre imagination… Ce don permet entre autre à nos personnages de s’adapter au danger ou à une situation particulière par des transformations physiques, cependant Orkann est loin d’être doué et Ool est carrément dépourvu de cette capacité qui pourtant est une aptitude à part entière des individus de leur communauté. Leur amie Swalee est nettement plus douée. Ce trio de jeunes curieux n’hésitent donc pas à s’aventurer hors du village pour découvrir les secrets de la tour, malgré leur capacités limitées, leur force face aux dangers qu’ils rencontreront s’écouleront de leur amitié, de leur réflexion sur l’environnement qui les entoure et de leurs observations. On ne les attend pas en héros et pourtant, lorsque la tour révélera ses secrets, nos trois jeunes gens devront faire preuve de courage et d’ingéniosité pour contrer la menace qui plane sur leur peuple.

Vous l’aurez donc compris, ce roman conte une jolie histoire de science-fiction où la notion d’écologie prédomine, pour les plus jeunes, la sensibilité des valeurs multiples véhiculées dans cette histoire sont importantes ; l’entraide, la réflexion et un peu d’amour innocent aussi mais pas seulement. Les mutations des ennemis du peuple, les drôles de monuments des géants blancs, approfondissent notre réflexion sur les conséquences d’envahir un univers et d’y apporter sa technologie ou encore les capacités d’êtres vivants à s’adapter à un environnement menaçant. Par cela, ce petit conte, subtil, loin d’être moralisateur et un brin futuriste peut-être, plaira aux adultes.
Pour ce qui est du style de l’auteur, c’est très fluide à lire et bien écrit !  On tirera notre chapeau à l’auteur pour avoir réussi à créer un univers unique sans pour autant perdre son lectorat malgré tous ces mots inventés, un vocabulaire nouveau et caractéristique de ce monde absolument génial.

En bref, un récit à faire lire à vos enfants, ils y trouveront leur compte ; de jeunes héros attachants à qui ils pourront s’identifier et une aventure unique sans exempt de dangers terribles. Mais aussi un récit à faire lire à vos parents, ils y trouveront une nouvelle réflexion sur un avenir à tenter d’éviter… Et bien sûr, soulignons une couverture joliment illustrée de manière enfantine et innocente, parfait reflet du contenu !

Je remercie Louve du Forum Mort Sure et Les éditions Sombres Rets pour cet excellent partenariat.
 
Chronique de Walkyrie


Ashura de Léti

Année d'édition : 2015
Edition : underground
Nombre de pages : 428
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Imaginez que notre monde ne soit pas le seul. Imaginez qu'il existe des univers parallèles pour recueillir les âmes défuntes. Imaginez maintenant que l'équilibre se brise, que les mondes se confondent, que morts et vivants se côtoient sans se rendre compte des différences qui les séparent. Une guerre éclate entre deux camps immortels. Pour l'un, une seule chose se doit d'être faite : rétablir sur le trône des Enfers l'Ashura, la Reine des Démons. Les autres refusent de la voir refaire surface et font tout pour annuler son retour. Au milieu de cette guerre, se trouve une jeune fille qui ignore encore qui elle est, occupée pour l'instant à ses problèmes d'adolescent.





Avant toute chose je veux remercier le forum Mort-Sure et les éditions Underground pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir cette histoire et la plume de Léti. Malheureusement j'ai eu beaucoup de mal à terminer ce roman... Si l'ambiance m'a plu, je ne peux pas en dire autant des personnages et du style d'écriture. Dommage car j'étais vraiment emballée par le résumé.

Dès le prologue j'ai été directement basculée dans l'univers imaginé par Léti. Les bases sont ainsi posées et permettent de rentrer dans l'intrigue avec les éléments nécessaire pour comprendre qui est l'Ashura, son rôle, sa vie, son règne, sa fin,... mais surtout qui sont ses partisans et ses ennemis car c'est bien là le principal problème. Jusque là tout allait bien, mais ensuite on bascule dans le quotidien de l’héroïne. En plus de trouver les chapitres très longs et l'intrigue pas vraiment passionnante, j'avoue avoir eu du mal à me familiariser avec les noms japonais. En effet, Yosei vit au Japon. Il y a donc des San ou Chan associés aux noms et comme je ne connais pas du tout cette culture je me suis vite perdue. Il m'a fallut énormément de temps (une bonne centaine de page) pour que la gymnastique se fasse plus aisément dans ma tête, d'autant plus que les personnages sont nombreux... Yosei donc, mais aussi Toushirô, Sei, Tatsumaki, Samon... Puis dans la seconde partie Yosei devient Nigiri et elle rencontre Nina, Djy,.. Et les changements de narrateurs sont tout aussi nombreux puisque chacun des personnages prend régulièrement "la parole". Dur dur dans ce cas de prendre plaisir à lire. Mais je me suis accrochée car malgré le rythme assez lent j'aimais assez les péripéties.

Les différents personnages ne m'ont pas aidé à avancer dans ma lecture. Je n'ai pas réussi à me projeter et aucun ne m'a réellement emballé... Au contraire, ils m'ont très souvent agacés par leurs réactions (ou manque de réaction dans certain cas), du coup certain passages ne m'ont pas paru très crédible. J'ai de nombreuses fois froncé les sourcils devant le comportement de Yosei/ Nigiri. Au final je les ai trouvé assez plats malgré l'évolution de leurs relations et des difficultés qu'ils rencontrent. Peut-être aussi parce que l'écriture est un brin trop vulgaire pour vraiment me plaire. Après c'est une histoire de goût et malheureusement ce n'est pas le mien.

Par contre j'ai aimé le travail sur la mythologie présentée dans cette histoire. Les pouvoirs de l'Ashura qui est entourée des Shinigamis et qui doit être protégée contre les Amatenshis. C'est assez original et angoissant. Je regrette simplement d'être passée un peu à coté à cause de mes difficultés à avancer dans ma lecture.

J'espère que ce livre rencontrera son public même si ça n'a pas été mon cas.

Chronique de Yezahel


La Balafre de Dieu de Francis Jr Benet

Année d'édition : 2015
Edition : underground
Nombre de pages : 404
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
« Dieu m’a assassiné… »

Et si ces quelques mots griffonnés sur un papier ébranlaient l’Armonésie ? Comment décrire ce pays ? Un Armonésien le ferait en ces termes : « Berceau de la perfection ! Si nous connaissons aujourd’hui des vies sans histoires, c’est grâce au Conseil des Sages – loué soit-il ! – qui nous a purgés de ces maudits rêves et de ces parasites de sentiments… »

Mais quels secrets se cachent derrière cette perfection ? À travers les destinées croisées d’un croquemort immortel, d’une prostituée, d’un médecin du label Mochitude, d’une Dame Pipi, d’un inspecteur de la Karma Police et d’un serial killer, les indices vont peu à peu s’imbriquer comme les pièces d’un puzzle.

Mais peut-être la véritable solution se terre-t-elle en vous, vous qui porterez cette histoire jusqu’aux frontières de la réalité, de l’imaginaire et de la folie ?

Oui, bienvenue en Armonésie, un pays dont vous ne pourrez plus partir…






L'Armonésie, un lieu où tout le monde est parfait grâce au conseil des sages (loué soit-il) qui as eu l'excellente idée de supprimer les rêves et les sentiments, plus de peur, plus d'amour, plus rien. Bienvenue en Armonésie, un pays d'où vous ne reviendrez pas indemne.....

En lisant le résumé, je me suis dit 'ce livre va me plaire c'est sûr'. Alors ni une, ni deux me voici avec ma liseuse dès réception du roman, et,.....

Bah je ne sais pas...

En premier lieu j'ai eu du mal à me mettre dans ce livre qui m'a paru long (surtout les deux premières parties). La troisième partie m'a paru plus aisée à lire (peut être me suis-je adaptée à l'écriture, mais je pense que c'est surtout le style de l'auteur qui a changé de narrateur qui m'a permis de terminer ce livre. Les termes utilisés pour décrire ce monde sont proches du notre tout en étant différents, ce qui parfois demande une relecture afin d'être sûr d'avoir bien lu.


Nous sommes donc en Armonésie, un lieu très proche du notre mais aussi très lointain. Les Armonésiens ne jugent que par la beauté. Si vous êtes beau vous réussirez dans la vie sinon, vous devez changer (label mochitude,...). Ce qui est étrange est aussi l'absence de rêve, car un Armonésien ne rêve pas, ce sont les rêves qui nous font commettre des choses horrible ( par le biais des sentiments que nous ressentons) alors le conseil des sages (loué soit-il) nous as sauvé en supprimant ces aléas grâce au crêve-jour.


Nous suivons la vie de plusieurs personnes différentes afin de comprendre comment s'est créé ce monde et pourquoi nous en sommes arrivés là. Ainsi nous découvrons le quotidien d'un croque mort, d'une dame pipi, d'une prostituée, d'un sérial killer, d'un médecin, et d'un policier de la KP (comprenez Kharma Police). Chacun nous fait découvrir l'Armonésie sous un jour différent parfois beau (parfait, car les Armonésiens sont parfait depuis qu'ils ne rêvent plus) et souvent effrayant (car un monde sans sentiments est vraiment horrible, chacun fait ce qui lui plaît alors le chaos n'est jamais bien loin). Comment imaginer un monde où l'on ne se soucie de personne à part de soi, où les moches sont rejetés, marqués et doivent changer, où les meurtres sont monnaie courante, où les sentiments n'existent plus tellement qu'un enfant ne peut pas aimer ses parents....


Ce livre est intrigant, il ne laisse pas de marbre, dans ce sens c'est un excellent livre. Mais j'ai vraiment eu du mal à entrer dedans et à y rester. Le vocabulaire utilisé m'a rendu sceptique et ne m'as pas donné cette envie de continuer le livre (je l'ai tout de même fini, mais ne le relirai pas).

Chronique de Bfanny213

L´Enfer de l´ange de Elodie Costet

Année d'édition : 2015
Edition : Nats édition
Nombre de pages : 372
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Après avoir délibérément abandonné un de ses protégés, l´ange Gabriel est condamné par les Archanges à se racheter lors d´une mission de la dernière chance : sauver Anna, dont les 7 Déchus ont fait leur cible.
Secondé par sa sœur, la chérubine Zéléniah, et le très ésotérique Danny, Gabriel découvre le monde à travers le corps d´un humain et tente par tous les moyens de sauver sa nouvelle protégée ainsi que son statut d´ange.
Mais la tâche s´annonce ardue, d´autant plus qu´Anna se montre réceptive aux tentations des Déchus…








Je souhaite tout d'abord remercier les Editions Nats et le forum Mort Sûre, surtout Louve, de m'avoir offert la chance de découvrir ce livre en partenariat !

Je ne sais pas vraiment par où commencer, parce que ce livre renferme quelque chose d'épique, une sorte d'histoire d'amour et de bataille céleste qui m'a complètement retourné. J'ai vraiment adoré ce roman, ce fût un coup de coeur !
J'ai découvert à travers la plume si douce d'Elodie Costet que les anges peuvent se tromper, qu'ils peuvent être mis à l'épreuve et qu'ils peuvent aussi être manipulés.

Si je devais résumé ce livre, je vous dirai que c'est un combat épique entre les forces du Mal, les démons et la bonté naturel, les forces du bien et la force de l'espoir humain. Ne vous attendez pas à des batailles épiques, même si certains combats sont impressionnants, attendez vous plutôt à une histoire d'amour qui va vous bouleversé. Une histoire qui restera gravée en vous pendant des mois. Une histoire où un Ange pour sauver l'humanité devra devenir un Homme et devra apprendre à écouter un coeur qu'il ne connaît pas.

Ce roman est porté par deux personnages très différents, d'un côté on a Anna, une personne douce, pleine de sagesse et d'empathie pour les autres. Une femme pompier qui a du mal à s'imposer dans une profession si masculine ! Pourtant, elle a une telle force de caractère qu'elle finira par se creuser sa place et montrer à tous qu'elle vaut autant qu'un autre, quelques fois au risque de sa propre vie. Mais si son seul problème avait été ce dernier, je pense que sa vie aurait été beaucoup plus simple. Cependant Anna est l'élue, elle va donc être mise à l'épreuve par 7 démons ou plutôt 7 anges déchus qui voudront la pervertir pour faire basculer l'équilibre du monde de leur côté.
C'est là qu'intervient Gabriel. Gabriel est un ange, un ange qui a failli à sa mission et a perdu un protégé, sa mort lui incombe totalement et le procès qui découle de cette erreur le condamne à passer 72 jours sur Terre dans la peau d'un homme pour sauver Anna, pour lui rendre sa capacité à aimer afin de retrouver l'espoir et de continuer à être douce et bonne.
Mais Gabriel est têtu, il est peu clairvoyant et malgré une envie d'aider Anna très forte, il ne le fait que par égoïsme ce qui rend sa mission complexe.
J'ai été touchée par leur personnalité à chacun, le combat qu'il mène en eux même pour se connaître et se forger mais aussi le combat extérieur de chacun visant à trouver sa place dans le monde qui est le leur malgré le fait qu'on accepte pas leur différence. Pour Anna, le fait qu'elle soit une femme dans un monde d'Homme et pour Gabriel, le fait qu'il soit trop distant des humains pour sa mission.
Mais plus encore j'ai adoré leur histoire, elle est arrivée en douceur, comme une plume d'ange qui se pose sur Terre, elle est arrivée sans que ces deux là s'en rendent compte mais une fois qu'elle était ancrée, elle était inébranlable, elle était magique et magnifique.

On suit ces deux personnages, allant de l'un à l'autre comme narrateur, suivant leurs péripéties comme ci elles nous arrivaient à nous. On ressent avec force l'invasion des démons sur Anna, à travers son écriture Elodie Costet réussi à nous faire ressentir tout le combat intérieur qui habite Anna. On a envie de l'aider, de combattre avec elle, mais en simple lecteur, on est bien trop loin. L'auteur nous fait donc ressentir, toute notre humanité et notre incapacité à agir face à un démon en nous faisant lire son histoire.
Elodie Costet a aussi réussi à m'envoûter avec l'originalité de son mythe sur les anges, de la construction de l'univers qu'elle a mis en place. Elle choisit de crée des castes d'Anges, séparant Archanges, Anges et Chérubins par leur mission sur les humains. Il en va de même pour les démons qu'elle lance aux trousses d'Anna, elle a choisit de représenter les 7 péchés capitaux ! J'avoue avoir été totalement charmé par cet univers qu'elle a crée, par ses choix et son renouveau.
Au fond, ce livre malgré son côté angélique a un fil conducteur assez banal mais qui sous la plume d'Elodie Costet devient beaucoup plus doux, beaucoup plus fort et se rend donc plus original, plus incroyable. On a beau avoir compris bien avant les protagonistes ce qui va se passer, ce qui va en coûter à chacun des personnages, ce qui va leur arriver, on ne peut s'empêcher d'engloutir les pages, on ne peut s'empêcher de douter de notre bon sens, de notre impression de déjà vu, parce que tout est différent et bien plus fort que ce qu'on ne pensait.

Ensuite les personnages secondaires que développent Costet sont bien travaillés, il y en a peu, je ne pense principalement qu'à Zeleniah la soeur de Gabrielle qui par les joutes qu'elle aura avec Gabriel, le rendra plus humain, j'ai ri pendant bons nombres de leurs échanges, ils se chamaillent comme des enfants, comme des frères et c'est très appréciable. Ensuite il y a Daniel, le meilleur ami d'Anna, il sera toujours là pour elle, il sera l'ami fidèle par excellence, qui saura l'aider ou la laisser selon son besoin, il est aussi très drôle et je pense que sans lui et sans Zéléniah, ce roman, n'aurait pas eu le même goût, il aurait paru inachevé !

En bref, une histoire d'anges qui m'a totalement conquise parce que c'est l'histoire d'un combat épique entre le bien et le mal, entre la vie et la mort qui repose sur une histoire d'amour qui nous envoûte totalement. On s'attache aux protagonistes comme-ci on les connaissait vraiment et on espère jusqu'à la toute fin que tout finira bien pour eux. Un roman que je conseille donc, si vous souhaitez vous envolez dans des cieux plus cléments à travers des mots, il est fait pour vous !  

Chronique de Ferilou

Fille des deux rives de Ophélie Bruneau

Année d'édition : 2015
Edition : mythologica
Nombre de pages : 270
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Il y a quelques jours, Bodmaëlle Galliep était une jeune exorciste brillante, promise à un bel avenir. Aujourd’hui, à cause d’un imbécile à moitié ivre, elle grelotte dans les geôles de sa propre inquisition, accusée d’hérésie. Elle, dont la foi a toujours guidé les pas, traitée comme le dernier des mécréants !

Comment s’est-elle retrouvée liée, au mépris des interdits les plus sacrés de sa religion, à cet alter-monde où les sorciers puisent leur magie ? Qui l’aidera à prouver son innocence, quand les autres prêtres refusent de la croire ? Que lui cache-t-on ?

Pour le savoir, Bodmaëlle craint de devoir d’abord répondre à une autre question, celle qu’elle redoute depuis toujours : qui est-elle vraiment ?

Ophélie Bruneau, c’est beaucoup de tendresse, un peu d’humour noir, et une plume qui vogue sans complexe d’un univers à l’autre.

Avec Fille des deux rives elle vous propose un univers de fantasy d’une rare qualité qui vous emportera  au fil des pages au gré des aventures de Bodmaëlle.






Avant toute chose, je souhaite remercier Louve, du forum Mort-Sûre, ainsi que les Éditions Mythologica pour l'envoi de ce roman. Ensuite, je voudrais m'excuser, car je n'ai pas adhéré au roman, et je l'ai abandonné à environ 28 %. Ceci n'est pas dans mes habitudes, et j'essaie toujours de terminer un livre pour le chroniquer, car je considère ne pas avoir le droit de le chroniquer si je n'ai pas su aller au bout. Ce roman étant un service presse, je dois faire un retour, et le voici.

Que vous soyez l'éditeur, l'auteur, des adeptes de ce roman ou des lecteurs qui cherchent des avis avant de se lancer dans la lecture, ce que vous allez lire ne vous plaira pas. Je ne tiens pas à descendre ce roman, mais à expliquer les raisons qui m'ont poussée à l'abandonner. Peut-être que certains d'entre vous aimeront cet ouvrage et n'y liront pas ce que j'y ai lu. Je l'espère du moins !

J'ai abandonné ce roman principalement car je m'y ennuyais. Pour vous donner une idée, il m'a fallu relire plusieurs fois certaines pages tant je perdais ma concentration et tant mon esprit préférait vaquer à d'autres occupations mentales, telles que « quel livre vais-je bien pouvoir lire pour me sortir de cet enfer ? » ou bien « tiens, je ferai bien les poussières, c'est le moment, non ?! »... Bref, vous l'aurez compris, je n'étais pas dedans.

Il faut dire que, dès le début, le style est très (trop ?) descriptif. De belles longueurs ont commencé à jalonné ma lecture. En soi, les descriptions ne me dérangent pas... s'il y a un peu d'action. Ce n'était ici pas du tout le cas. Les événements se suivaient sans suspense, sans surprise, de manière monocorde. De même, rien ne vaut quelques descriptions pour détonner un peu avec des personnages pimentés ! Sauf, que je leur ai trouvé à tous la même personnalité... Pour tout vous dire, je confondais même certains d'entre eux tant ils étaient similaires...

Enfin, je n'ai peu ou pas compris le monde. J'ignore s'il est mal introduit ou si c'est parce que je m'y suis ennuyée et que je perdais le fil (c'est bien possible, en plus !), mais je ne comprenais pas les différences entre les religions et les lieux. Je me suis un peu perdue dans les méandres d'une intrigue qui n'avait, pour moi, rien d'intriguant.

Le résumé m'avait beaucoup alléchée. Je trouve également la couverture très belle et mystérieuse. Je me suis induite en erreur moi-même, car j'espérais qu'il s'agirait de fantasy traitée avec du suspense, de nombreux personnages, des intrigues qui n'ont a priori rien à voir et dont on découvre les liens au fur et à mesure de notre lecture, au milieu d'un univers intriguant et original. Au final, j'y ai trouvé une description factuelle, plate et sans âme.

Chronique de Merryfantasy


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J’ai eu l’occasion de découvrir ce livre dans le cadre d’un partenariat proposé par les éditions Mythologica via Louve du forum Mort-Sure.

Hélas, je n’ai que moyennement apprécié « Fille des deux rives » d’Ophélie Bruneau.
A la lecture du résumé,  je m’attendais à une histoire palpitante dans laquelle Bodmaëlle se démènerait sans relâche afin de prouver son innocence. 


Au lieu de cela, nous suivons une héroïne fataliste qui subit les événements plus qu’elle ne les combat. Il est vrai que son éducation ainsi que son apprentissage pour devenir un prêtre exorciste ne l’ont pas muni des ressources nécessaires afin de pouvoir faire face à une accusation d’hérésie dont ses pairs n’ont aucun doute  sur sa culpabilité. Il n’est certes pas aisé non plus que voir ses certitudes s’effondrer et remises en question et de découvrir par un malheureux concours de circonstances que l’on n’est pas ce que l’on pensait être. A mon sens, le personnage de Bodmaëlle aurait été plus intéressant si  tous ces éléments auraient fait naître en elle un sentiment de combativité au lieu d’apitoiement voir de résignation. 


Je pensais également suivre une intrigue passionnante, pleine de rebondissements qui me ferait voyager au cœur de deux mondes dont l’un serait régi par l’Eglise et l’autre par des pouvoirs et êtres plus obscures.

Une nouvelle fois, ce fut une déception. Le seul moment palpitant fut l’évasion de Bodmaëlle des geôles du clergé qui fut rendue possible par la magie du sorcier Murello, personnage fougueux à l’humour pince sans rire,  qui deviendra son compagnon de fuite. Durant le reste du récit, nous suivons les deux protagonistes à la recherche de la vérité sur la nature peu commune de Bodmaëlle. Hélas, il ne se passe rien. Ni quand Bodmaëlle retourne dans la maison de son enfance pour parler à sa mère, ni lorsque celle-ci fuit sa patrie pour s’exiler vers une terre où les ecclésiastiques de la Sainte Sagesse ne pourront l’atteindre.
A aucun moment on ne ressent de danger ou de crainte pour la jeune exorciste. Même lorsque celle-ci se retrouve de l’autre côté du miroir, au pays du malin. Tous les éléments se goupillent trop facilement, tout lui réussit, aucun obstacle ne se dresse sur sa route ce qui rend la lecture ennuyeuse. Et en ce qui concerne le dénouement, il est des plus classiques et prévisibles.
Je regrette également de ne pas en avoir appris davantage sur l’Alter-Monde, ce monde parallèle considéré comme l’Enfer pour la Sainte Sagesse et  un puits d’énergie pour les mages. 

L’intrigue proposée n’est certainement pas le point fort de ce roman.

Par contre, l’univers dans lequel évoluent les personnages est d’une grande qualité.
En effet, Ophélie Bruneau prend le temps tout d’abord d’expliquer le fonctionnement de son monde régi par deux croyances opposées. 
D’un côté, la Sainte Sagesse que l’on pourrait comparer à l’Eglise catholique telle que nous la connaissons. Les Sapientistes, adeptes de cette religion croient en l’élévation des âmes. Cette croyance est surtout répandue en Soviaron, le pays où Bodmaëlle a grandi. 
Et de l’autre, les sorciers, maîtres de la magie qui par le biais d’une substance appelée l’alter-essence, substance bien entendu prohibée par les Sapientistes, ont recours pour puiser l’énergie nécessaire à leur sorts. Les mages vivent quant à eux pour la plupart en Lorusie. 
Il existe également des contrées où tout un chacun est libre de vivre selon le culte qu’il choisit. Notamment la ville de Beldoroz en Menonde où Bodmaëlle se réfugiera pour échapper à la Sainte Sagesse. 
La fluidité du style simple, mais très plaisant de l’auteur, qui prend le temps de décrire avec ce qu’il faut de détails les divers lieux visités par Bodmaëlle et Murello, facilite l’immersion dans ce monde aux allures moyenâgeuses.

En conclusion, je dirai que Fille des deux rives est un roman frustrant car bien que l’univers soit intéressant, riche et très plaisant, la platitude de l’intrigue ne captive pas l’attention du lecteur qui vagabonde déjà vers les prochains mondes et romans en attente de découverte. 

Chronique de Serpentinne

En revenir aux fées de Nathalie Dau

Année d'édition : 2015
Edition : mythologica
Nombre de pages : 180
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :


La Terre, futur proche.
À force de mépris, l’humanité a provoqué l’Échec. La technologie a régressé. La Nature a grandement souffert. L’air et le sol sont si pollués que les gens vivent confinés, mal nourris.
De leur côté du monde, les fées s’interrogent. Faut-il agir pour sauver ce qui peut l’être, ou doit-on achever de purger la planète de ceux qui l’ont défigurée ?





 Je remercie le forum Mort Sûre et les éditions Mythologica pour ce partenariat.

Quand je me suis intéressée à ce livre, j'ai cru, au vu de sa quatrième de couverture, qu'il s'agissait d'un roman d'urban fantasy mêlée de post-apo. Je dois l'avouer, lorsque j'ai ouvert l'epub et que j'ai constaté à la structure de la table des matières qu'il ne s'agissait pas d'un roman, eh bien j'ai été pas mal déçue ! J'avais envie de mon roman d'urban fantasy, et j'ai un peu eu l'impression de m'être fait avoir. S'il ne s'était pas agi d'un partenariat, pour lequel je m'étais donc engagée à le lire, je pense qu'il serait resté tout au fond de ma pile à lire, et pour longtemps.
Mais j'ai fini par me lancer dans cet ouvrage, et par l'accepter tel qu'il est : un recueil de contes et légendes revisités et de poèmes, tous reliés par un fil rouge plus ou moins marqué en fonction des textes. (La quatrième de couverture présente en fait ce fil rouge, mais on s'en éloigne parfois beaucoup le temps d'un texte.)
Je ne m'arrêterai pas sur les poèmes, car je suis passée à côté des trois-quarts d'entre eux, incapable d'en comprendre les propos (j'avoue ma très faible culture en poésie, qui ne m'a pas aidée sans doute).

J'ai découvert par contre dans les contes la belle plume, où la poésie se retrouve, de Nathalie Dau. Il faut apprécier le "style" spécifique aux contes. Y alternent des descriptions parfois longues car mettant en place toute une poésie avec de nombreux éléments symboliques, et de soudains raccourcis scénaristiques où les explications ont peu d'importance car seul le message de fond prime. On est bien loin des styles à la mode pour les romans contemporains (vifs, incisifs et au coeur de l'action). Le rythme est totalement différent. Mais personnellement, j'apprécie. Surtout lorsque ça nous est proposé sous forme de recueil, ce qui permet de le savourer par petites doses. Sur un roman entier, je ne sais pas si j'aurais tenu la longueur. Mais le temps d'une nouvelle/conte, ça lui apporte un véritable charme et ça se savoure comme une douceur.

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans cet ouvrage, plus que les parties "modernes" (ie se situant après l'apocalypse de cet univers), ce sont les revisites (ou inventions) de légendes. La plus connue, mais très intéressante dans la nouvelle vision proposée, est celle d'Arthur, Guenièvre et Lancelot. Elle offre avant tout un nouveau regard sur Guenièvre. Celle qui a le plus marqué ma mémoire parle de dragons et de la Femme-Soleil et l'Homme-Lune. Il y a beaucoup de poésie dans sa conclusion. Et j'ai ri avec celle sur les semi-hommes, si bien trouvée par rapport à leur peuple !

Au final, j'ai découvert avec plaisir la toile que tissent les textes qui composent "En revenir aux fées". Légendes et contes du futur alternent, pour nous mener à réfléchir sur notre monde, notre rapport à lui et l'évolution au cours des âges de ce rapport. Le tout porté par une très belle plume, qui maîtrise parfaitement le style auquel elle s'adonne. A découvrir si vous aimez les textes proches des contes !

Chronique de Sytra

The Girl at Midnight, tome 1 : De plumes et de feu de Melissa Grey

Année d'édition : 2015
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages :
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Sous les rues de New York vivent les Avicen, une ancienne race aux chevelures de plumes et dont les veines sont parcourues de magie. Des enchantements séculaires les gardent dissimulés aux humains. Tous sauf une. Echo est une fugueuse, une pickpocket qui survit en vendant des trésors volés au marché noir, et les Avicen sont la seule famille qu’elle a jamais connu.
Echo est intelligente et audacieuse, et parfois impertinente, mais elle est d’une loyauté farouche avant tout. Alors quand une guerre antique arrive à ses portes, elle décide qu’il est temps d’agir.
Selon les légendes, il y a un moyen de mettre fin au conflit une bonne fois pour toutes : il faut trouver le Firebird, une entité mythique qui posséderait un pouvoir dont le monde n’a jamais été témoin. Ce ne sera pas une tâche facile, mais si la vie de voleuse a appris quelque chose à Echo, c’est comment trouver ce qu’elle veut… et comment en prendre possession.
Mais certaines tâches ne sont pas aussi simples qu’elles ne paraissent. Et celle-ci pourrait embraser le monde entier.





Difficile de passer à côté de ce titre au regard de sa couverture magnifique, sombre et pleine de promesse sur le contenu ! Le roman, malgré des situations sans surprises et presque déjà vu dans le Young adult Fantasy offre toutefois un univers atypique et fantastique !

A l’ombre de la société humaine, deux peuples s’affrontent depuis des siècles ; les Avicens, créatures de plumes et les Drakharins, créatures de feu. Echo, une jeune humaine adoptée par une Avicen 10 ans plus tôt, se retrouve à la recherche de l’Oiseau de Feu, qui semble être la seule chose capable de faire cesser cette guerre. Mais elle n’est pas la seule en quête de l’objet, et pour le trouver, elle devra coopérer avec l’ennemi, Caïus, un mystérieux Drakharin.

Ce roman est mené tambour battant par une jeune héroïne humaine de 17 ans, dynamique, téméraire et pleine d’humour. Ayant quitté un foyer familial violent, elle vole pour survivre depuis l’âge de 7 ans et vit dans une bibliothèque où elle profite pleinement de sa passion des livres.  C’est aussi un personnage au bagout provocateur et ayant du répondant, ce qui la met souvent dans des situations désagréables et de grands dangers. Elle a été adoptée par l’Ala, une Avicen, elle partage depuis la vie de ce peuple qu’elle considère comme sa famille, bien que l’inverse ne soit pas forcément le cas. Du coup, c’est la seule humaine qui use de la magie et voyage dans l’Entre Deux pour aller d’un point du monde à un autre, pouvant se déplacer autant sur les terres des Avicens que des Drakharins.

Les créatures de ces deux peuples sont tous décrits comme plus beaux les uns que les autres tant au sens figuré qu’au sens propre et portent physiquement la distinction de leur espèce. Des plumages mordorées ou aux couleurs incroyables pour les Avicens, des êtres mi-hommes, mi-oiseaux au goût prononcé pour les sucreries. Des écailles iridescentes et des prunelles d’une intensité captivante pour les Drakharins, des êtres mi-hommes, mi-dragons aux charmes irrésistibles. Dans les légendes, il est dit que ces deux créatures peuvent enfin trouver la paix grâce au pouvoir de l’oiseau de Feu.

L’oiseau de Feu est secrètement convoité chez les Avicen par l’Ala qui aspire à la paix entre les deux peuples que la guerre sanglante dévastent depuis des siècles. Les indices menant sur les terres drakharines, l’Ala demande à Echo de faire usage de ses talents de voleuses pour faire des recherches pour elle. Du côté des Drakharins, Caïus, le Prince Dragon souhaite également mettre un terme aux querelles funestes des deux peuples pour offrir un temps de paix à son peuple. Il devra cependant faire face à l’incrédulité de certains de ces disciples qui ne croient pas en cet artefact et qui considère cette recherche comme une perte de temps, jusqu’à ce qu’il soit trahi et qu’il se voit obliger de fuir.

Dans sa mission, Echo devra donc s’allier à Caius, soit un drakharin, peuple considéré depuis toujours comme l’ennemi chez les Avicen et considérés comme des créatures viles et violentes aux yeux d’Echo. Tous deux seront accompagnés de Dorian, le Drakharin borgne fidèle allié de Caïus, d’Ivy, l’innocente Avicen guérisseuse, meilleure amie d’Echo et de Jasper, un voleur Avicen un brin bobo qui vit en marge de sa société. Une équipe hétéroclite constituée de personnages attachants, aux relations complexes, peut-être un peu trop rapides parfois mais qui donnent lieu à des situations intimes irrésistibles, intenses et comiques. C’est là, un des atouts charmes de cette série.

L’autre atout, c’est l’univers créé par l’auteur, de magnifiques créatures, un vocabulaire qui leur est associé, des distinctions physiques atypiques et charmantes, des habitats propres à chacun, une culture, des croyances, une organisation sociétaire, tout est bien pensé, bien décrit, on s’immerge sans aucune difficulté. C’est parfois léger dans le ton avec des traits d’humour et des échanges séduisants, c’est aussi parfois plus sombre, la guerre, le feu, le sang, les tortures sont omniprésents. Cela reste du young adult addictif, ça se dévore même si les relations entre personnages sont attendues, que certaines actions sont sans surprises, à force de lire ce genre, les codes deviennent vite évidents. C’est toutefois très plaisant, captivant et invite le lecteur dans un univers magique dépaysant qui l’évade complètement.

En bref, une nouvelle fois PKJ offre une lecture addictive et divertissante qui emporte le lecteur dans un univers fantastique où se côtoient des personnages beaux et attachants. On craque forcément !

Je remercie Louve du Forum Mort Sure et les éditions PKJ pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie