lundi 13 juillet 2015

Vittorio le vampire de Anne Rice

Année d'édition : 2015
Edition : pocket

Nombre de pages : 288
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Vittorio est un jeune noble qui partage son temps entre la Florence des Médicis et les terres de son père dont le château domine la Toscane. Une existence dorée qui lui permet de bénéficier de tous les attraits de la Renaissance italienne, jusqu'au jour où sa famille est massacre par une confrérie démoniaque. Vittorio lui même ne devra sa survie qu'à l'intervention d'Ursula, une vampire d'une stupéfiante beauté.
Dès lors, il n'aura de cesse de venger les siens. parti à la recherche des démons pour les exterminer, il rencontre sur son chemin la guerr, les intrigues de cour et toutes sortes de mystères aussi bien sacrés que profanes.
Mais attention : celui qui nous raconte cette étonnante histoire est aujourd'hui... un vampire! Que s'est-il donc passé? Comment l'amateur d'art qui dialoguait avec les anges, l'adolescent assoiffé de vengeance a-t-il succombé à la séduction de la nuit?


Tout d'abord, un grand merci à Louve du forum Mort-Sûre et aux éditions Pocket pour ce roman ^-^

Ayant lu plusieurs romans de Anne Rice, j'étais vraiment curieuse de lire celui-ci, dont le résumé me faisait très envie. Je m'attendais pourtant à autre chose et je n'ai pas réussi à m'attacher à Vittorio. Ses pensées partent un peu dans tous les sens et je suis restée perplexes quant à tous les passages sur la religion, très très nombreux.

Au-delà de cela, l'intrigue est intéressante et le début extrêmement intriguant. On s'émeut du sort de la famille de Vittorio et de son désir de vengeance et j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture des premiers chapitres. Puis je me suis un peu perdue dans les méandres des pensées de Vittorio qui réagit étrangement entre amour pour Ursula et horreur pour ceux qui l'accompagnent.

Le fameux amour sort d'ailleurs un peu de nul part et, s'il y aurait pu y avoir un côté très romantique à l'histoire, il est totalement absent de part la manière dont se déroule le récrit et il y a beaucoup de passages dont je n'ai pas réellement compris le pourquoi.

Les vampires sont finalement assez peu présents, ce que j'ai trouvé dommage alors que les personnages présentés paraissaient intéressants. On en sait un peu plus sur certains à la fin du roman et il aurait peut-être été plus agréable de suivre alternativement Vittorio et Ursula peut-être (ce qui n'est pas possible ici étant donné que l'histoire est racontée par Vittorio lui-même).

Au final un roman qui promettait beaucoup et dont l'intrigue aurait pu être très prenant si le personnage principal ne m'avait pas perdu dans ses digressions tout au long de l'histoire.

Chronique de Rinne






Partials Sequence, Tome 1 : Partials de Dan Wells

Année d'édition : 2015
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 528
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Un virus. La guerre contre les Partials ces êtres mi-humains, mi-robots a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux le RM les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d une journée si ce n est quelques minutes. La race humaine s éteint inexorablement et aucun médecin n a de remède.
Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l ennemi juré lui-même ?
Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent...


Kira est étudiante en médecine. Depuis toujours, elle espère trouver un remède contre le RM, ce virus qui a décimé plus de 90% de la population humaine. Ce même virus lâché sur eux par leurs ennemis : les partials, ces êtres génétiquement modifiés. La guerre qui fit rage autrefois a anéanti le moral des survivants Humains. Et pour cause ! Depuis que le virus a été lâché plus un bébé n'a survécu. Le gouvernement a alors pris la décision de créer une loi obligeant les jeunes femmes de 18 ans de tomber enceinte pour tenter d'empêcher l'extinction de la race humaine. Mais Kira refuse de se soumettre et va tout mettre en œuvre pour trouver un remède au terrible virus, quitte à devoir se rendre chez leur ennemi de toujours.

Dan Wells est un très bon auteur. J'avais déjà beaucoup apprécié son thriller je ne suis pas un sérial killer et dès que j'ai eu vent de cette dytopie je l'ai mise en wish list pressée de la découvrir. Et je ne suis absolument pas déçue par le contenu de ce premier opus. J'ai eu un gros coup de cœur pour cette dytopie, malgré quelques petits moments où l'action n'est pas aussi dynamique que la grande majorité du roman. Le style est très accrocheur et addictif, dès les premières pages, j'étais totalement imergée dans l'univers !

On fait très vite la connaissance de cet univers particulier qui n'est pas sans rappeler d'autres dystopies du même genre. Un gouvernement qui cherche à maintenir un contrôle permanent sur ses habitants pour toujours mieux les diriger. Les complots fusent, les coups bas sont légions pour tenter de garder ce pouvoir fragilisé par un virus meurtrier qui empêche aux bébés de vivre. L'obligation d'avoir un bébé n'est pas sans rappeler Boy's out à ceci près, qu'ici point de viol. (parce que oui dans boy's out, moi je n'ai ressenti que des viols... étrange que personne n'ai été plus choqué que cela!). Nos jeunes femmes ont dix huit ans, encore jeunes, mais elles entrent dans l'âge adulte et elles se doivent d'avoir des enfants, en continu, jusqu'à ce que l'un d'entre eux survivent au virus. C'est incroyablement triste de voir ces jeunes femmes perdre bébés après bébés, espérant sans cesse qu'elles parviendront enfin à découvrir les joies de la maternité, chose que le destin refuse depuis la terrible guerre qui les a frappé.

Bien évidemment, un groupe d'Humains n'est absolument pas pour cette loi dite de l'espoir qui en fin de compte transforme les jeunes femmes en outil les brisant chaque fois un peu plus psychologiquement. Du coup, on a des humains plutôt faibles avec un moral en baisse parce qu'ils savent que la fin de l'humanité approche. Kira à l'inverse est ambitieuse. Elle veut trouver un remède et elle reste persuadée que les scientifiques ne cherchent pas au bon endroit. Mais elle va devenir une plaie pour le gouvernement qui semble se satisfaire de la situation pour maintenir sa domination. Kira et Marcus son petit ami sont tous deux des étudiants en médecine et cherche à aider au maximum dans les recherches pour anéantir le virus et sauver l'humanité. Kira qui très vite est confronté aux dangers que représente La Voix, ce groupe d'humains rebelles qui refusent l'autorité et les lois du gouvernement. Elle va donc très vite prendre conscience qu'une guerre est proche et pour cela elle va se mettre en danger. Son but est simple : capturer un Partial ou juste un bras pour étudier leur organisme et comprendre pourquoi ils sont immunisés contre le virus RM. Voilà une héroïne qui n'a pas froid aux yeux et qui va se mettre en danger uniquement pour sauver l'enfant à naître de sa meilleure amie.

Donc oui l'ambiance est plutôt froide et compliquée pour nos héros. Ils survivent tant bien que mal dans un minimum de confort, mais psychologiquement, le mental ne suit pas. Ils ont besoin de trouver ce remède pour espérer sauver l'humanité. Rien que là, j'étais conquise ! Et quand en plus on découvre les partials, ces êtres génétiquement modifiés par l'homme, le roman n'en devient que plus savoureux ! Ces partials sont physiquement proches des humains, on aurait beaucoup de mal à les repérer au milieu d'un groupe d'homme, mais ils ont des aptitudes qui les rendent particuliers et uniques. Ils sont résistants, forts, agiles et très intelligents, crée pour la guerre, tout simplement.Et voilà que Samm surgit, ce partial très attachant qui finalement est aussi malheureux que Kira et ses proches. J'ai crains une romance, mais l'auteur ne prend pas cette direction, du moins pas pour le moment, laissant Kira dans les bras de Marcus, malgré certaines révélations qui pourraient changer la donne. Seulement Kira et Marcus forment un couple soudé et très touchant. Ils se comprennent et sont sur la même longueur d'onde malgré l'insistance du dernier à vouloir épouser Kira.

Je n'en dirais pas plus, je veux éviter de trop vous en dire pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture, mais sincèrement, j'ai hâte de lire le second opus désormais d'une dystopie superbement écrite. De l'action on en peu au début, certes, mais peu à peu on sent que le rythme change et on est entraîné par les pages qui défilent rapidement !

Finalement, j'ai eu un gros coup de coeur pour ce premier opus. J'y ai trouvé tout ce que j'attendais, passant un excellent moment de lecture. Le style m'a plu, les personnages sont intéressants et l'histoire est vraiment bien construite ! Si je ne suis pas parvenue à vous convaincre, lisez l'avis de Ferilou du Blog Read & Escape qui elle aussi a adoré ! 

Chronique de Louve

Les étoiles de Noss Head, tome 2 : Rivalités de Sophie Jomain

Année d'édition: 2015
Editions : J'ai lu
Nombre de pages : 466
Public visé : Young adult
Quatrième de couverture:
Pour moi, une nouvelle vie commençait : l’université à St Andrews avec Leith, mon petit ami loup-garou. J’avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n’importe quelle jeune fille, ou presque. Douce utopie, rien ne se passe jamais comme on le voudrait.
Il fallait qu’ils se fassent la guerre, c’était plus fort qu’eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout. J’étais dépassée.
Je n’en avais aucune idée alors, mais les forces qui devraient s’affronter allaient au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.
J’étais au moins sûre d’une chose : tôt ou tard, je paierais les pots cassés. Peut-être même que je ne m’en sortirais pas indemne.



Après avoir lu le premier volume de cette saga, j’ai tout de suite enchainé sur ce second tome intitulé « Rivalité », et laissez-moi vous dire que ce sous-titre résume parfaitement l’atmosphère et la ligne conductrice de ce tome.

Attention ! Si vous n’avez pas lu le tome 1 sachez que cette chronique peut comporter des spoilers.

Dans ce second tome, nous retrouvons Hannah et Leith, le jeune loup-garou, qui font leur rentrée dans la célèbre université de St Andrews en Écosse. Cette nouvelle année s’annonce pleine de nouveautés et de rebondissements pour notre petit couple que j’ai adoré retrouver.
Qui dit nouveautés, dit apparition de nouveaux personnages, tel que Darius, un personnage tout de suite très attachant, mais qui changera la vie d’Hannah, ce qui ne plaira pas beaucoup à Leith.

Mais on fait également la connaissance de Minah et Julia qui apportent des créatures supplémentaires à l’histoire. Elles non plus ne dérogent pas à la règle on s’y attache instantanément. Chaque personnage que crée Sophie Jomain à son propre caractère, mais il reste appréciable de tout le monde peu importe ses défauts et ses qualités. Celle avec qui j’ai eu le plus de mal est la nouvelle colocataire d’Hannah, Tarja, je l’ai trouvé plutôt spéciale par moment sans trop savoir expliquer pourquoi.

Hannah est toujours fidèle à elle-même, elle a beaucoup de répartie et est très courageuse et aventurière. Leith reste le jeune homme qui nous fait toute craquer, le stéréotype du garçon super beau, musclé, protecteur, etc. etc. le garçon parfait sous tout rapport. Cependant, j’ai trouvé l’atmosphère différente, on est loin des vacances scolaires, on retrouve nos personnages dans le cadre des études, c’est tout à fait différent et beaucoup moins entrainant en plein mois de Juillet. De plus, contrairement au premier tome, la première partie de ce deuxième tome est assez longue à se mettre en place puisqu’il faut présenter les nouveaux visages et le nouvel environnement.

Sinon, j’ai adoré retrouver la mythologie mise en place par l’auteur. Sophie Jomain n’a pas choisi de développer qu’une seule créature surnaturelle, elle joue sur tous les fronts en nous proposant une mythologie à sa manière pour les loups-garous, comme pour les vampires, les anges, ou toute autre créature qui apparait dans ces pages. Par exemple, on en apprend un peu plus sur la meute de Loups-Garous dont fait partie Leith et c’est intéressant pour la suite.

Comme dans le premier opus, on retrouve aussi l’inspiration venue de la saga Twilight avec des éléments qui nous renvoie directement à cette dernière comme le triangle amoureux, la meute de loups, etc. Mais l’auteur réussit à s’approprier son propre univers et sa propre mythologie malgré cette possible inspiration.

La plume de Sophie Jomain est comme dans tous les romans que j’ai pu lire, super fluide, sans complication au niveau du vocabulaire, parfois même plutôt familière. Ce qui permet au lecteur d’être en harmonie et en confiance avec sa lecture. Les pages se tournent toutes seules, c’est vraiment une écriture plaisante avec de nombreux passages qui font sourire.

Le seul petit problème que je pourrais reprocher au livre en lui-même ce sont les quelques petites fautes qu’on retrouve pendant la lecture. Même si elles ne sont pas nombreuses (3 ou 4) j’ai parfois été très perturbée pendant ma lecture en me demandant comment une grande maison d’édition peut publier une livre avec des fautes d’orthographe. Certes l’erreur est humaine, nous ne sommes pas des robots et cela n’enlève rien à l’histoire alors je ne me suis pas longtemps attardée sur ce soucis.

Mais si je peux vous donner un conseil, achetez la série complète en une fois pour pouvoir les lire dès que vous en avez envie. Parce que j’ai choisi cette édition de poche car je trouvais les couvertures sublimes, mais maintenant je me retrouve coincée à la fin de ce second opus avec une cliffhanger de dingue, ce genre de fin qui vous retourne et ou vous réclamez la suite instantanément tellement c’est insoutenable. Oui vous l’aurez compris je suis frustrée de ne pas avoir la suite à porté de main dans cette édition, mais n’hésitez plus surtout lisez cette saga.

En bref vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce second tome même si il comporte de petits aspects négatifs, j’ai passé un agréable moment et je suis très impatiente de pouvoir lire le troisième tome !

Un grand merci aux Éditions J’ai Lu ainsi qu’au forum Mort Sure pour m’avoir permis de lire la suite de cette histoire !  

Chronique de Babynoux

mercredi 1 juillet 2015

Assassini, Tome 1 : Lame Damnée de Jon Courtenay Grimwood

Année d'édition : 2015
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 384
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Venise est à l'apogée de sa puissance. En théorie le duc Marco commande. Mais son oncle et sa tante gouvernent. Ils craignent des assassins meilleurs que les leurs...
Atilo est l'assassin en chef du duc. Il s'apprête à tuer lorsqu'il voit un garçon accroupi au-dessus d'un homme. La vitesse à laquelle le garçon esquive un poignard et escalade un mur stupéfie Atilo. L'assassin sait qu'il doit trouver le garçon... Non pas pour le tuer, mais parce qu'il a enfin trouvé quelqu'un digne d'être son apprenti...

Entre le vampire d'Anne Rice et l'assassin d'Assassin's creed, Jon Courtenay Grimwood nous offre ici un mélange intriguant et très efficace. 

J'ai reçu ce roman en partenariat et je l'ai commencé il y a peu. Pour tout dire, je l'ai dévoré d'une traite. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'histoire m'a complètement happée.
La présentation du livre en format poche est très propre et intrigante. L'auteur a ajouté une carte de Venise, à l'époque où se déroule son histoire et ça m'a été très utile car je ne connaissais pas du tout et que j'aurais été très vite perdue par la multitude de quartiers et leurs fonctions au sein de la ville.
Jon Courtenay Grimwood a un style d'écriture fluide et recherché, sans être spécifiquement difficile, ce qui permet une bonne immersion et des descriptions détaillées. La seule note qui m'a dérangée était le "trop" de noms italiens, hormis les personnages. Au bout d'un moment, je n'ai même plus trop cherché à quoi ils correspondaient. Cependant, ils ne sont quand même pas suffisemment nombreux pour gêner la lecture.
Pour ce qui est du thème, nous nous projetons ici dans un univers de fantasy politique basée sur l'Europe médiévale, un peu à la Jaworski. L'histoire se situe principalement dans une Venise corrompue et décadente. Ici règnent les Millioni, les descendants de Marco Polo. La "couronne" est portée par le duc Marco IV mais son état mental ne lui permettant pas vraiment d'assumer ses charges, ce sont sa mère et son oncle qui se partagent le pouvoir. Le décor est parfaitement planté pour faire germer une multitude de complots et de rivalités, en comptant également les royaumes voisins qui s'empareraient bien de cette cité prospère et bien située. D'où la nécessité de posséder les meilleurs assassins.
La magie ne se taille pas la part belle dans ce volume, même si on la côtoie régulièrement. Elle se manifeste principalement par les capacités étranges des personnages (Les hommes-loups ou la duchesse Alexa et sa protégée, par exemple, pour ne pas spoiler). Elle est cachée car elle fait peur et n'est pas forcément appréciée.
Nous suivons principalement ici les aventures de Tycho, un étrange garçon aux capacités très particulières, mais aussi celles de Giulietta, l'unique cousine du duc Marco. J'ai beaucoup aimé suivre l'évolution de Tycho, qui part de rien, qu'on apprend à connaître avec les personnages qu'il croise et qui semble grandir entre les mains d'Atilo, l'assassin en chef au service du duc et par extension de la mystérieuse Alexa. Mais il m'a tout de même un peu énervée par moments. Il sait qu'il est fort, il se vante pas mal dans ses pensées, et pourtant il n'agit pas beaucoup et je n'ai pas compris ses motivations avec Atilo. Par contre, j'ai adoré Giulietta. J'ai trouvé le personnage crédible et pas du tout au dessus de ses moyens. C'est une jeune fille au mental fort. Elle aussi évolue et prend de la maturité avec justesse. Son histoire est ponctuée de rebondissements sympathiques et pas forcément attendus. Une belle surprise, en bref.
J'ai aussi bien apprécié d'autres personnages qui n'ont, à mon goût, pas été assez développés. J'espère qu'on en apprendra plus sur eux par la suite.
Ce tome relate surtout les apprentissages, rencontres et liens entre les personnages. À la fin, j'avais vraiment très envie de savoir ce qu'ils allaient devenir et quels dangers il allaient affronter. Je lirai donc le deuxième tome avec plaisir.
Ce premier opus n'est pas un coup de coeur mais je l'ai quand même beaucoup aimé et je le conseille à ceux qui apprécient la fantasy politique.

Chronique de ML

Le Pensionnat de Mlle Géraldine, tome 1 : Etiquette & Espionnage

Année d'édition : 2015
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 377
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
C’est une chose que d’apprendre à faire une révérence comme il faut. C’en est une autre que d’apprendre à faire une révérence en lançant un couteau. Bienvenue au Pensionnat de Melle Géraldine. Angleterre, début du 19e siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre môman : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mrs Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady… aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Melle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête. Certes, les jeunes filles y apprennent l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette ; mais elles apprennent aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage – le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. Cette première année au pensionnat s’annonce tout simplement passionnante.
Situé dans le même univers que la série du Protectorat de l’ombrelle mais 25 ans plus tôt, on retrouve dans Étiquette et Espionnage le sens de l’aventure et l’humour décapant de Gail Carriger.





Je n’avais encore jamais lu de livre de Gail Carriger, et pourtant cela faisait quelques temps que j’avais bien envie de découvrir son univers!

Et j’ai donc commencé ma découverte avec la saga Le pensionnat de Mlle Géraldine…

Ce livre, sur livraddict, est classé dans deux catégories : jeunesse et Fantasy. Je trouve que ce classement lui convient bien, mais j’aurai ajouté steampunk, car la mécanique est bien présente dans cette saga.

Pourquoi est ce que je vous parle de cela ? Tout simplement parce que je n’apprécie pas spécialement ce genre littéraire.

Après avoir souligné ces quelques éléments, passons maintenant à ce que j’ai pensé de ce livre.

Le début a été très laborieux pour ma part. En effet, j’ai trouvé que le début du récit est assez brouillon et que cela a tendance à partir un peu dans tous les sens. De plus, les éléments de steampunk m’ont vraiment gêné, car je n’accroche pas du tout à ce genre.

L’univers que Gail Carriger a crée est vraiment très riche. En effet, le monde de Sophronia, notre héroïne, ne ressemble pas vraiment au nôtre. Ainsi, c’est avec un soucis de détail important que l’auteur construit ce monde. Sauf que pour le lecteur, cela fait beaucoup d’un coup, et j’avoue avoir été perdu durant les premiers chapitres.

Heureusement, notre héroïne l’est presque autant que nous par son arrivée dans sa nouvelle école. Ainsi, nous découvrons beaucoup de choses avec Sophronia, et le sentiment de malaise disparaît rapidement.

Donc, après les premiers chapitres passés, je me suis vraiment plu à découvrir l’univers, et surtout à me demander ce que notre héroïne allait encore inventer !

Car nous suivons Sophronia, qui est une jeune adolescente de 14 ans ! Autant dire que ce n’est pas une jeune fille très posée, et elle adore découvrir son nouveau pensionnat de nuit, à l’abri des regards !

J’ai beaucoup aimé ce personnage, un peu à contre courant des personnages classiques.

Le fait que ce soit une adolescente par contre m’a éloigné d’elle plus que ce n’aurait été le cas avec une héroïne plus âgée. En même temps, c’est un livre jeunesse. Mais dans l’ensemble, cela ne m’a pas beaucoup gêné.


J’ai donc adoré cette découverte du pensionnat, cette timide ouverture sur la politique du monde, l’intégration de Sophronia dans un univers inconnu pour elle…

Je pense que ce livre peut aussi bien plaire à des adultes qu’à des adolescents. Il y a de tout dedans : beaucoup d’amitié, des vampires, des loups garous, des machines, de l’intrigue, un tout petit peu d’amour… vraiment complet !


Après des débuts assez difficiles dût notamment au style steampunk que je n’apprécie pas plus que cela, j’ai finalement vraiment accroché avec cette histoire !

L’univers est totalement inédit et vraiment approfondie, ce qui change de beaucoup de romans !

J’ai été immergé dans le monde Sophronia très rapidement, et j’ai adoré découvrir son univers ! Je recommande donc ce livre et j’ai hâte de lire le 2 (dès qu’il sortira en poche, je n’aime pas avoir des collections non assorties).

Chronique de Roxou

lundi 22 juin 2015

Jusqu'à la fin des temps de Céline Guillaume

Année d'édition : 2015
Edition : Underground
Nombre de pages : 216
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Au milieu des bois, lors d’une nuit sans lune, elle m’apparut pour la première fois. Mythe ou réalité, annonciatrice d’infortune ou de réussite, je l’ignorais… Seule une antique pièce syrienne abandonnée sur mon siège témoignait de ma rencontre avec la Dame Blanche, messagère de l’au-delà qui allait me guider vers ma destinée tracée depuis la nuit des temps.

Huit siècles après le début de cette histoire dans l’Histoire, je tenais dans mes mains notre devenir.





Tout d'abord je tiens à remercier les Editions Underground, ainsi que le forum Mort Sûre, de m'avoir offert la chance de découvrir ce roman en partenariat.

J'avais tout d'abord été intriguée par la couverture de ce roman qui ressemble à un vieux manuscrit qui remonte de temps bien plus ancien et le résumé avait fini par me convaincre que j'allais découvrir une mystérieuse histoire mêlant passé et présent, ainsi qu'une touche de fantastique.

Céline Guillaume nous fait découvrir Cassandra, une jeune femme solitaire qui après sa rencontre avec une "birute", une sorte d'âme venue lui éviter un accident, va se retrouver à suivre la quête de son destin qui lui sera donnée par des rêves et des indices laissés par des esprits. Son destin est liée à la réincarnation, à une de ses vies antérieures où elle a souffert plus que n'importe qui ne pourrait supporter.

Au final, je me retrouve assez mitigé !
Ce roman part d'une bonne idée de base, qui est la quête d'une âme jumelle au travers des différentes réincarnation de l'âme de Cassandra. On se base donc sur une mythologie plutôt bien documenté et imagé. On rentre avec plaisir dans le mythe de la réincarnation, on suit Cassandra en croyant tout comme elle à l'existence des esprits annonceurs ainsi qu'à la divination et presque à la sorcellerie. On apprend aussi beaucoup de choses sur les croisades chrétiennes et sur la religion musulmane, pas de grosses informations, mais quelques brides de ci de là.
On découvre aussi un pays méconnu dans les romans, la Syrie, on se gorge des descriptions de soleil et de chaleur en cet été qui tarde à venir !
On suit aussi, une sorte d'histoire d'amour qui se reflète à travers les âges pour atteindre notre héroïne, on s'attache à elle, surtout parce qu'on la sent fragile et démunie dans sa solitude mais on s'attache aussi à cet homme qu'on ne connaît pas encore et qu'on rêve d'être parfait pour elle.
Jusqu'à la toute dernière page du roman, on ne s'attend pas à cette fin, on ne la voit pas vraiment venir, surtout pour la conclusion qu'en tire la jeune femme.

Donc c'est une bonne histoire, sur une bonne base fantastique, avec des personnages attachants et une fin surprenante, alors pourquoi n'ai je pas adhérer ? Je pense que cela tient dans son écriture.

D'une part, je n'ai pas accroché à la plume de Céline Guillaume, je ne me suis pas vraiment laissée emportée dans l'histoire, je suis restait en retrait de son écrit parce que je n'arrivais pas à m'y plonger !
Elle a fait le choix de décrire énormément de choses avec beaucoup de détails ce qui rend la progression assez lente et ardue si on n'est pas vraiment concentré, alors bien sûr ce sont de magnifiques paysages ou des faits historiques qui peuvent être très intéressants mais ici, ils ont été trop utilisé et trop mis en avant.
Enfin, Céline Guillaume utilise un langage très lourd, très fleurie, qui ne semble pas du tout naturel, on a une abondance d'adjectif pour qualifier toute chose et ceci ne serait pas trop gênant si ça ne touchait que les descriptions, mais les dialogues en eux même ne sont pas réalistes. Je veux bien croire que j'ai ma propre façon de m'exprimer mais je ne connais personne qui parle encore comme ça et les dialogues ne sont emprunts d'émotions, ils semblent vide, seulement là pour combler un espace qui ne pouvait être décrit, qui devait être dit. Les conversations, au fond n'en sont pas, ce ne sont que des étalages de faits sur lequel l'auditeur ne rebondit pas spécialement, c'est comme un mauvais dialogue de théâtre, on le sent trop lourd, trop vide.

En bref, c'est une belle histoire que nous offre Céline Guillaume teinté de la folie des religions, de fantastique avec les mythes de réincarnations et d'esprits mais qui est porté par un récit un peu trop lourd et peu naturel, trop envahi par les descriptions pour le rendre vraiment agréable.  

Chronique de Ferilou

L'homme de demain de Collectif

Année d'édition : 2015
Edition : Les Artistes Fous associés
Nombre de pages : 280
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Lectrices, lecteurs, vous tenez le destin de l'humanité entre vos mains !
À défaut de vous en lire les lignes, Les Artistes Fous Associés jouent les Nostradamus à l'occasion de leur quatrième anthologie, dédiée au futur de l’homme (et de l’Homme). 16 auteur(e)s venus de toute la francophonie, débutants comme confirmés, vous proposent leurs prophéties, entre lendemains qui chantent et lendemains qui déchantent... De l’utopie au cauchemar.





Je tiens tout d'abord à remercier Louve et Les Artistes Fous Associés pour ce partenariat. J'ai eu beaucoup de plaisir à la lecture de ce recueil de nouvelles, qui  propose des scénarios futuristes d'une grande originalité.  Mes auteurs de référence sont "classiques", Asimov, Simak, Van vogt, K Dick, Barjavel pour ne citer que les premiers qui me passent par la tête et c'est agréable de voir que l'imagination est toujours au service de la science fiction.

Chaque nouvelle est surprenante, originale, mais aussi inquiétante ! La plupart d'entre elles proposent en effet  une vision du futur très angoissante, où l'être humain est devenu l'esclave, ou la victime de ses créations .

Il y a les futurs où le libre arbitre humain est géré par une intelligence artificielle, pour « son bien » (La frontière des rêves de Tesha Garisaki, Poogle Man de Herr Mad Doktor), ceux où les hommes en sont réduits à protéger leurs enfants de leur environnement ou de ceux qui sont "différents" (Le cœur sous cloche de Ludovic Klein, Les enfants de nos enfants de Sotheast )

J'ai particulièrement aimé Vintage Porn Star de Mathieu Fluxe, auteur que j'avais déjà eu l'occasion de lire dans Morts Dents Lames avec sa nouvelle Poupée Larsen ( la fiche est ICI ).

Paradise 4 d'Emilie Querbalec et Les Héritiers d'Anthony Boulanger proposent deux nouvelles très différentes sur le thème de la séparation, de l'abandon indispensables à la survie. Neil Jomunsi allie sensualité et robotique dans Maison close et nous avons un plein bol d'obsession mégalo ou  le besoin de filiation à tout prix avec  Ergo  sumus de Nunzio Cusmano.

Caraville de Nelly Chadour est vraiment original, ce futur où les hommes doivent rester en mouvement est oppressant !

Nicolas Chapperon pousse à l'extrême la solitude, la difficulté de créer du lien, les clivages hommes/femmes dans les ressentis par rapport à la relation de couple et la vision d'une filiation, la nécessité de se défaire des enfants pour qu'ils fassent leur chemin dans La musique des sphères, une nouvelle qui donne le vertige.

L'ironie est présente aussi, avec L'absurde et très courte histoire de l'homme qui voulait monter dans la hiérarchie, de Corvis  et  Changez d'air d'Arnaud Lecointre : futur ou pas, les préoccupations humaines le pousseront toujours à des extrémités ridicules...

La légende du XIX siècle écrite par Maniak apporte une touche de Steampunk au recueil et Patrino de Vincent Leclercq a un scenario original et poétique que j'ai vraiment beaucoup aimé, d'un joli symbolisme.

La nouvelle la plus angoissante reste pour moi Moisson de Gallinacée ardent, dans laquelle l'être humain est un consommable modifié pour être récolté et conscient de son destin...Brrr, ça fiche la chair de poule !

Je tiens également à  souligner que les illustrateurs du recueil nous offrent des images hallucinées et originales.
Je ne fais que les survoler ici toutes ces nouvelles, mais chacune mériterait un retour plus attentif. Je préfère vous encourager à découvrir L'Homme de Demain.

Chronique de Hellza