dimanche 18 janvier 2015

How to love de Katie Cotugno

Année d'édition : 2014
Edition : pocket jeunesse
Nombre de pages : 361
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Reena aime Sawyer depuis toujours. Lorsque ce dernier quitte, sans prévenir, leur petite ville de Floride, la jeune fille est enceinte. Meurtrie, elle découvre grâce à leur fille, Hannah, que l'amour revêt de multiples formes. Un jour, Sawyer revient.













Dès les premières pages, nous rencontrons Reena, dix-huit ans, et sa fille de deux ans Hannah. Leur vie va être bouleversée par le retour de Sawyer, le père d'Hannah, parti il y a plus de deux ans sans prévenir Reena. Le roman alterne entre leur histoire d'il y a deux ans et le présent. Comment ont-ils fini ensemble ? Pourquoi Sawyer est-il parti sans un mot ? Comment Reena, à l'époque jeune fille de seize ans, a fait face à cet abandon alors qu'elle était enceinte ? Comment l'a-t-elle vécu alors qu'elle avait d'autres projets comme aller à la fac ? Ses parents l'ont-ils soutenu ?

Les chapitres sont courts et il y a une alternance de chapitres entre "avant" (il y a deux ans) et après (dans le présent). J'ai beaucoup aimé cette façon de faire qui donne du rythme à la lecture. J'ai également apprécié la plume de l'auteur qui est fluide et addictive. Je dois avouer avoir lu ce roman en peu de temps, sans pouvoir le lâcher.

J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman, même si je suis un peu déçue car j'ai ressenti un peu trop un côté "jeunesse". Je pense que cela vient du caractère de Reena. Reena est encore jeune et ne sait pas vraiment ce qu'elle veut. Elle a un petit ami qui l'a beaucoup aidé depuis la naissance d'Hannah, un petit ami qui l'aime, qui est honnête et ne l'a pas abandonnée. Mais dès lors que Sawyer réapparaît, alors qu'elle dit lui en vouloir et ne jamais lui pardonner, on sent qu'elle l'aime encore et on sait qu'elle le choisira. Mais, avant qu'elle le sache, elle passe un peu de temps à faire sa girouette. Elle manque de maturité à ce niveau là. Mais c'est une jeune femme courageuse puisqu'elle a refusé l'avortement et choisi d'avoir Hannah alors qu'elle n'avait que seize ans, et cela malgré que son père lui en voulait énormément d'être tombée enceinte et de ne pas donner suite à ses projets (voyager, aller à la fac...). C'est une situation qui l'a endurcie et rendue plus mature sur certains points. C'est d'ailleurs une très bonne maman.

Pour conclure, même si la romance est banale et prévisible, il s'agit néanmoins d'une lecture agréable, sans prise de tête, qui m'a détendue, et qui vise un public d'adolescents.

Je  remercie Louve, Mort-Sûre ainsi que les éditions Pocket Jeunesse pour cette découverte dans le cadre d’un partenariat.

Chronique de Titisse

Animae, tome 3 : Le Cauchemar du chien de Roxane Dambre

Année d'édition : 2014
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 408
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
« Vous ai-je déjà parlé de mon talent pour me fourrer dans des situations invraisemblables ? Eh bien, ça se confirme. Il y a 48 heures une folle m’attachait sur une table de dissection, et voilà qu’aujourd’hui je découvre des Chalcrocs, nos ennemis ancestraux, en train de repérer les adresses parisiennes de tous ceux de mon peuple. Nous sommes en danger. Les plus faibles d’entre nous vont être évacués. Du coup, le jour, je bosse sur une de mes enquêtes étranges pour les services secrets, et la nuit, je pars en chasse ! Est-ce qu’un jour je pourrai passer une soirée tranquille avec mon fiancé ? Je mords le premier qui dit non ! »
Lou, 22 ans, vient d'être promue au sein du département de Recherche sur l’Inexplicable de la DCRI, les services secrets français. Ses équipiers, Arthur le hacker déjanté comme Isabelle la scientifique glacée, ne savent pas tout d’elle : même si elle a l’air d’une jolie blonde un peu fragile, la vraie nature de Lou est animale, elle se transforme à volonté. En panthère, de préférence. Le seul au courant est le beau Joshua, son fiancé-capitaine, autour duquel d’ailleurs tourne une nouvelle agente un peu trop jolie…


Un troisième tome bien plus abouti que les 2 premiers opus ; du rythme, du suspens et des révélations sont à l’honneur. Enfin, la série se pose, se densifie et s’affirme davantage.
Lou, Daierwolf de son état, se remet à peine de son expérience malheureuse avec une ancienne collègue névrosée de science qui a coûté la vie de deux personnes de son équipe et la démission de son responsable. Par ailleurs, des Chalcrocs d’un nouveau genre font surface et semble préparer une terrible vengeance contre son peuple.  A côté de cela, de mystérieux OVNIS lumineux entraînent une vive panique dans la capitale où les habitants développent une terrible phobie de l’eau…
On retrouve donc avec plaisir Lou et son sexy Capitaine Levif mais on s’attache surtout au personnages secondaires ; son équipe de choc : Arthur, le petit génie et Isabelle, la physicienne au sourire de requin ainsi que le Lieutenant Benjamin équipé d’un bras high tech depuis son amputation. L’équipe du département des mystères a vu quelques changements, entre la mort de deux d’entre eux suite à la trahison de Mona et la démission de leur responsable, ils ne sont plus que 3 pour assurer toutes les résolutions d’énigmes qui leur sont apportées. Lou a été promue, elle est devenue la numéro 2 du département et gère d’une main de maître ses nouvelles responsabilités. Par ailleurs, on en apprend davantage sur les vraies identités d’Arthur et d’Isabelle qui semblent lier plus qu’on se l’imagine ; le petit Pirate est égale à lui-même, craintif, plein d’imagination , un brin névrosé, parfois trop enfantin mais toujours aussi futé et ingénieux. Isabelle est toujours aussi secrète, froide et tyrannique et inspire crainte et respect mais sous cette image négative, elle aspire à protéger les membres de son équipe et plus particulièrement le petit génie. Quant au lieutenant, sa relation complice avec Arthur apporte quelques moments hilarants, ses deux facettes entre son personnage d’agent secret et sa véritable personnalité jonglent astucieusement et apportent beaucoup d’énergie et d’empathie pour ce personnage plutôt charismatique. On sent qu’il est cependant un peu dérouté par la nouvelle recrue de l’équipe du Capitaine, la jolie Agathe, petite jeune femme pleine d’entrain et très efficace dans son rôle d’agent secret, qui a jeté son dévolu sur le lieutenant qu’elle drague très ouvertement. Cette dernière entraînera d’ailleurs quelques jalousies excessives chez Lou qui ne verra pas d’un très bon oeil que ses performances professionnelles plaisent autant à son mâle. Du côté Daierwolfs, Camille prend également du galon au sein de la race et a par ailleurs le béguin pour une jeune humaine… D’autres petits nouveaux dont on entendait parler de part leur retrait, les fameux daierwolfs itinérants, font leur apparition. Vous l’aurez compris ce tome est très riche d’un point de vue développement des personnages mais aussi par l’apparition de nouveaux.
Concernant l’intrigue de fond, le mystère Chalcroc s’épaissit et n’annonce rien de bon, ces derniers semblent s’être « améliorés » de bien des manières et s’organiser pour nuire aux Daierwolfs, nous sommes à l’aube d’une guerre entre métamorphes qui promet d’être passionnante. Enfin, l’énigme extra-terrestre est très intelligemment menée, faisant intervenir les services secrets les plus puissants étrangers, et trouve une résolution très surprenante…
Quant au style de l’auteure, il n’est plus à présenter, Roxanne Dambre a une plume fluide qui se lit très facilement. Elle offre comme à son habitude un roman pétillant et divertissant mais nettement plus abouti et réfléchi ici, autant j’étais un peu sur la réserve sur les deux premiers, autant ce tome m’a enthousiasmée et réconciliée avec le genre.
En bref, un nouveau tome qui tient toutes ses promesses et qui apporte son lot de révélations comme de nouvelles interrogations qui devraient trouver des réponses dans le prochain tome. L’univers de la série est bien posé, il ne reste plus qu’à savourer les actions, les énigmes et les personnages excentriques !


Je remercie Louve et les éditions Le livre de poche pour ce partenariat.
 
Chronique de Walkyrie

mardi 6 janvier 2015

Mauvais garçon de Laurent Bettoni

Année d'édition : 2014
Edition : don quichotte
Nombre de pages : 305
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
« Premier de la classe le jour, bad guy la nuit. Cette dichotomie aurait de quoi rendre schizo n importe qui. Mais Thomas a tenu bon toutes ces années, convaincu que bientôt plus rien ne l obligerait au grand écart. Que bientôt il n aurait plus à composer avec sa part sombre. [...] Il se faisait penser à Superman quand il quitte sa tenue de héros pour revêtir les habits de Clark Kent. Sauf que sa tenue de combat à lui, c est un jogging de caillera dealer de beuh. » Meilleur élève de sa promo et diplômé en sociologie et philosophie politique, Thomas, 23 ans, se voit refuser stages en entreprise et emplois auxquels il postule. D autres lui passent devant, moins compétents mais mieux nés, des « fils de » qui disposent de réseaux d entraide dont Thomas est privé. Alors, en attendant de décrocher un vrai boulot qui lui permettrait de vivre une vie décente aux côtés de sa petite amie, Thomas bricole avec les gars de la cité, deal et autres matos tombés du camion, tout en aiguisant sa rancoeur. Si rien ne bouge, Thomas risque de prendre perpète en HLM : « horizon lointain limité » et de crever lentement dans sa cage de béton. Jusqu au jour où son directeur de soutenance, Louis Archambault star médiatique des sociologues politiques lui propose de venir l aider à gérer Ideo, un site d opinion qu il dirige anonymement sur le Darknet, réseau parallèle du web où la confidentialité et l anonymat sont de rigueur, octroyant une certaine impunité aux utilisateurs dotés de mauvaises intentions (trafic de drogue ou d armes, manuel de terrorisme, combats clandestins, service de tueurs à gage, etc.). Thomas. Et comprend rapidement la raison pour laquelle le professeur opère à visage masqué. Ideo propage des thèses extrémistes qu Archambault se garde bien de soutenir en public, et qui, de prime abord, interloquent Thomas. Simplement, par-delà ses idées dangereuses et discutables, l homme est aussi le seul à lui apporter une aide providentielle quand tous lui tournent le dos... Jusqu où l élève sera-t-il prêt à suivre le maître ?


Premier avis 2015 et premier gros coup de cœur. Je ne m'attendais pas du tout à lire une telle pépite lorsque j'ai découvert le synopsis. Merci au forum Mort-Sure et aux éditions Don Quichotte pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir Laurent Bettoni et son "Mauvais Garçon".

Cette histoire m'a vraiment prise aux tripes du début à la fin. Il faut dire qu'on a pas a attendre longtemps avant d'être plongé dans l’intrigue puisque, dés le premier chapitre, le héros, Thomas, se fait courser entre les immeubles de sa cité par un policier qui vient de le prendre en flagrant délit de vente de drogue. Quelle entrée en matière angoissante alors que je connaissais à peine le personnage... tout en y étant pourtant déjà très attachée! Pour ma défense, je dois dire que Thomas est particulièrement charismatique. Ensuite je n'ai pas pu m’arrêter de lire avant d'avoir tourné la dernière page. Whaou! Je ne m'attendais pas à ce que l'auteur emmène son personnage aussi loin. Et puis il n'y a pas un seul temps mort. Les actions se suivent et prennent de plus en plus d'ampleur sans me laisser l'occasion de m'ennuyer une seule seconde. Le top! Mais plus encore que l'action principale autour du site d'Ideo qui laisse libre court à des bavardages extrémistes et révolutionnaires sous couvert de l'anonymat du darknet, c'est l'évolution psychologique de Thomas qui est passionnante/troublante. Rongé par l'ambition de délaisser sa misérable existence pour gagner de l'argent et vivre dans de meilleures conditions, le jeune homme ne se rend pas compte qu'il "vend son âme au diable". Car influencé par son mentor à qui il voue une admiration sans bornes (voir même une attirance sexuelle), Thomas va petit à petit oublier d'où il vient, dénigrer son entourage et abandonner ses valeurs pour devenir un individu bien pire que ceux qu'il critique dans ses publications sur Ideo. Manipulation, violence, came, mensonges et paranoïa deviennent son quotidien. Mais à quel prix? Pas sur que l'avenir idéale promis par son ancien professeur le rende plus heureux et respectable... Tout ne serait-il pas qu'Utopie? Plus que jamais le dicton suivant prend tout son sens : "L'argent ne fait pas le bonheur".

La plume de l'auteur est terriblement saisissante puisque Laurent Bettoni réussit à adapter son écriture en fonction de ses personnages. Tantôt familière quand l'action se passe dans la cité, avec des dialogues à la caillera particulièrement crédibles. Tantôt soutenue quand il fait parler politique et justice au professeur Archambault. Vraiment bluffant! Et puis les émotions son vraiment présentes malgré une écriture à la troisième personne qui d'habitude me laisse de marbre. Là j'ai souffert avec Thomas quand il se fait humilier publiquement par ses responsables de stages, j'ai été blessée jusqu'au sang lorsqu'il se fait battre sans pouvoir justifier l'échec d'une mission, j'ai hurlé sa rage en découvrant certaines vérités que je n'avais pas vu venir et j'ai aussi pleuré à travers ses yeux quand tout s'écroule... Que dire de plus à part que j'ai tout simplement adoré.

Je ne ferais pas une analyse de la politique et des défaillances de notre système abordées dans ce livre puisque je n'y connais absolument rien et que je ne m’intéresse pas du tout à ce sujet, mais mon ressenti en sortant de cette lecture est que les hommes sont capables d'actes odieux et en total désaccord avec leur personnalité lorsqu'ils sont influencés par l'amour ou l'ambition...

La dédicace sur la première page est totalement vraie : Thomas est un mauvais garçon qui gagne à être connu. Il me tarde maintenant de me pencher sur un autre garçon sorti de l'imaginaire de Laurent Bettoni : Arthus Bayard.

Chronique de Yezahel

Nocturne de Richard Montanari

Année d'édition : 2014
Edition : Pocket
Nombre de pages : 672
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
1er novembre 1990. L'inspecteur Byrne pénètre sur sa première scène de crime. Le Nocturne en sol majeur de Chopin emplit la pièce ou la célèbre violoncelliste Christa-Marie Schönburg attend, près de son instrument maculé de sang, son arrestation.
1er novembre 2010. Un tueur, « l'homme aux échos », sème des cadavres sur des lieux déjà marqués par des crimes passés – des crimes non résolus.
Et la clé de cette partition sanglante pourrait bien être la violoncelliste dont la musique funèbre hante toujours l'esprit de Byrne, vingt ans plus tard...


Montanari réalise avec Nocturne un coup de maître. Bluffant."Madame Figaro. Ces quelques mots en quatrième de couverture résument parfaitement mon ressenti en sortant de la lecture de ce thriller qui méle scènes de crime assez gore,  grands noms de la musique classique et une psychologie poussée des personnages. Whaou! Merci au forum Mort-Sure et aux éditions Pocket pour ce partenariat qui m'a permit de découvrir un auteur aussi talentueux.

Le plus gros point fort à mes yeux : la plume de l'auteur. L'écriture est très agréable, rythmée et  parsemée d'allusions à des séries, des films, des morceaux de musiques,... Le tout parfaitement adapté au genre thriller avec une immersion dans le quotidien de la police criminelle de Philadelphie. Le top. Et puis Richard Montanari réussit à faire entrer son lecteur dans l'histoire grâce à l'utilisation de plusieurs point de vue. Celui de Kevin Byrne, l'inspecteur et héros de ce roman (Un homme respecté par ses collègues mais qui cache sa mélancolie et son coté torturé par des insomnies), Jessica sa partenaire de terrain mais aussi amie (Cette jeune femme représente l'efficacité et la ténacité de la jeunesse sur un fond de tristesse face à certaines épreuves de la vie), et le sérial killer (Complétement fou mais qui exprime ses envies de meurtre en poésie musicale).

L'intrigue peut paraitre un peu longue à se mettre en place, mais au final tous les petits éléments laissés ici et là sont utiles à l'assemblage du puzzle qu'est cette enquête particulièrement originale. J'ai vraiment aimé les idées de l'auteur et sa manière de me retourner la tête à chaque nouvelle piste qui m'emmenait à accuser tel ou tel personnage avant de revenir sur ma théorie quelques pages plus tard. Heureusement que je n'ai pas choisie de faire carrière dans la police sinon je pense que j'aurai envoyé en prison bon nombre d'innocents.

Les derniers chapitres m'ont vraiment tenus en haleine entre angoisse et découvertes surprenantes alors que je réussissais enfin à associer toutes les preuves pour mettre un nom au meurtrier. Richard Montanari réussit d'ailleurs à rendre crédible la folie démoniaque d'un personnage qui pourtant semble au dessus de tout soupçons. J'adore.

Il me tarde maintenant de me pencher sur les autres thriller de cet auteur avec qui j'ai passé un excellent moment de lecture.

Chronique de Yezahel

Une aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'ombrelle, tome 5 : Sans âge de Gail Carriger

Année d'édition : 2014
Edition : le livre de poche
Nombre de pages : 333 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Lady Maccon est en pleine béatitude domestique. Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d'un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel...

Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu'elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d'un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l'Egypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l'indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d'Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s'abat-il de nouveau sur le pays? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l'actrice la plus populaire de tout l'Empire britannique?
 

 


 
Alexia tente de jongler entre sa nouvelle vie de mère, de femme et d'amie. La vie n'est plus de tout repos depuis que sa fille a montré qu'elle avait des compétences gênantes pour les surnaturels. Et lorsqu'une reine des vampires en Égypte demande à les rencontrer, Alexia ne peut refuser et décide de camoufler cette entrevue grâce à Ivy et sa troupe de comédiens pour y faire une représentation de leur nouveau spectacle.

Ce dernier opus du protectorat de l'ombre conclut la série avec brio. On y retrouve notre pétillante Alexia qui cette fois-ci doit gérer une dernière rencontre décisive pour son futur et celui de certains de ces amis. J'adore ce personnage pour son caractère bien trempé, mais surtout par rapport à la relation qu'elle a avec Maccon. Ils sont toujours aussi amoureux l'un que l'autre sans tomber dans la mièvrerie, eh bien oui Lord Maccon est un alpha et surtout il a de la classe. Ce couple atypique fonctionne toujours aussi bien. 

L'humour est beaucoup moins présent que dans les épisodes précédents, on sent que nous voici arrivés au dénouement de cette saga fantastique et l'on voit très bien l'évolution des personnages, même les secondaires. Tous sont parvenus à devenir des personnages clefs qui ont leur importance. Biffy par exemple évolue grandement et il apporte une touche de fraîcheur à l'univers de Gail Carriger.

Que dire du nouveau personnage en la personne de la petite fille d'Alexia ? Les passages qui la mettent en scènes sont très drôles et nous font toujours rire. Pauvre enfant qui subit sa nature exceptionnelle et qui rend les gens fous autour d'elle !

J'ai trouvé que l'intrigue pour un dernier tome était un poil en dessous des précédents opus, mais c'est forcément le cas puisque l'auteur clôture sa saga et tente d'apporter une finalité à chaque situation qu'on a découverte.

En bref, l'une des meilleures sagas du genre que j'ai pu lire. Drôle, innovante et attachante, c'est avec regret que j'ai refermé ce dernier opus dont la saga m'a tant marquée.
 
Chronique de Louve

Que ta chute soit lente de Peter James

Année d'édition : 2014
Edition : fleuve édition
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
La star américaine Gaïa Lafayette va tourner dans une superproduction à Brighton. Cela n'enchante guère Roy Grace chargé de la protection de l'actrice qui compte sur ce rôle pour être nommée aux Oscars. Avant d'arriver sur les lieux du tournage, Gaïa échappe à une tentative de meurtre. Le fan épie son idole.









Cela faisait un petit moment que je ne m'étais pas plongée dans un thriller et encore plus dans un Peter James . C'est pourquoi je remercie énormément Louve du forum Mort-Sure pour ce partenariat. C'est donc avec beaucoup d'impatience et d'envie que je me suis lancée dans les nouvelles aventures de Roy Grace.

Comme dans les livres de l'auteur précédemment lus, on est tout de suite plongé dans le coeur du sujet :) un fan veut tuer une célébrité. J'adore toujours autant la plume de l'auteur mais aussi la mise en page du roman. Des chapitres courts alternant les différents points de vue de tous les personnages principaux, cela donne du rythme et du suspens à l'histoire.

Pour ce qui est des personnages, j'ai toujours autant aimé le personnage de Roy, fidèle à lui même (il va au bout de ce qu'il entreprend) et le couple qu'il forme avec Cléo (même si on la voit peu) malgré l'ombre surprenante qui plane sur eux et leur futur bébé. La suite promet d'être surprenante et mouvementée. Malgré une histoire policière bien présente, l'auteur a su intégrer différentes intrigues plus personnelles à certains personnages. Ce qui fait que l'on se pose énormément de questions.

Pour ce qui est du dénouement, je me doutais de certaines choses mais je ne savais pas exactement qui était concerné donc ça a été la surprise.

Enfin, pour finir, je vais parler de la couverture que j'aime vraiment beaucoup, avec ce jeu de transparence entre la rose et le monument.

En conclusion

En bref, tous les ingrédients d'un bon thriller sont réunis : meurtre, intrigue, suspens. Je le conseille vivement à tous les fans du genre. Je n'ai qu'une hâte, c'est de connaitre la suite !!

Chronique de Lovereadandbooks

Liavek de Megan Lindholm

Année d'édition : 2014
Edition : Actu SF
Nombre de pages : 288
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Dans la majestueuse cité portuaire de Liavek, les habitants reçoivent une dose de « chance » chaque année, le jour de leur anniversaire. La plupart des gens ne peuvent utiliser ce pouvoir, seuls les sorciers ont appris à le manipuler, souvent à leur propre profit. Kaloo, une jeune orpheline, sent qu’elle pourrait apprivoiser et développer sa « chance », mais comment faire alors qu’elle ignore sa date de naissance ? Taraudée par cette question, elle consulte un mage pour tenter de lever le voile sur ses origines. Commence pour elle une quête initiatique qui l’emmènera sur des sentiers dangereux.Certains mystères devraient rester dans l’ombre...



Liavek est une cité portuaire où chaque habitant reçoit à chacun de ses anniversaires une dose de chance. Encore faut-il savoir sa date de naissance pour l'utiliser du mieux possible. Pour les sorciers, cette chance est simple à utiliser et ils n'hésitent pas à en faire ce qu'ils en veulent. Mais pour d'autre comme Kaloo, la chance ne lui sourit pas puisqu'elle ignore sa date de naissance ayant été trouvé bébé par un couple qui finit par l'élever. Lorsqu'elle croise la route de L'Ferrti, le sorcier lui propose de l'aide en échange de plusieurs services. Kaloo va accepter tout en se méfiant du vieil homme. Cependant, grâce à lui, elle va en apprendre beaucoup plus sur elle que ce qu'elle pensait.

Liavek c'est un univers déroutant et magique. Déroutant parce qu'en lisant les nouvelles que composent ce recueil on a beaucoup de mal à se dire qu'elles ont été écrites par des auteurs différents. Chacun utilise la cité comme point d'attache et y fait vivre ses propres personnages, mais le tout avec justesse et cohérence. Megan Lindholm nous propose de découvrir Kaloo, une orpheline qui aimerait en savoir plus sur ses origines. Steven Burst lui a choisi de présenter un autre personnage clef le comte Dashif, le bras droit de son éminence écarlate, homme craint par beaucoup, mais séducteur avec les femmes.

Les nouvelles sont tantôt écrites par un seul auteur, parfois par deux et enfin la dernière est écrite par trois auteurs. Cependant, je dois bien reconnaître la qualité de la plume de chacun des auteurs. Megan Lindholm alias Robin Hobb fait partie de ces auteurs pour lesquels je plonge tête baissée dans leurs ouvrages, sachant d'avance à quel point je vais aimer. Et ce fut le cas, même si je n'ai pas spécialement retrouvé la complexité des personnages de l'auteur dans ces autres sagas. Ici Kaloo est simple et naturel, facile à comprendre, elle n'a pas de grandes ambitions. Je possède d'ailleurs d'autres ouvrages écrits par Megan Lindholm et Steven Burst, voilà donc qui me donne vraiment très envie de les lire au plus vite.

L'univers est assez facile à comprendre et même si ce sont des nouvelles, elles ont une réelle connexion entre elles. L'intrigue est bien là et l'air de rien, on a plutôt la sensation de lire un roman plutôt que six nouvelles. On apprécie le tout, ce n'est pas difficile à lire, bien au contraire et chacun y trouvera son compte dans le sens où c'est assez simple à comprendre une fois la seconde nouvelle dévorée.

En tout cas, pour ma part, ce fut une très bonne lecture comme je m'y attendais de la part de Megan Lindholm. De plus, la couverture est juste magnifique !  

Chronique de Louve