vendredi 31 octobre 2014

Un fascinant regard de Linda Howard

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Le couteau étincelle, lançant un éclat mat, s'enfonce dans la chair avec un bruit étouffé... Marlie freine à mort et se gare sur le bas-côté de la route. La vision, atroce, la submerge. Meurtre en direct... Témoin invisible, elle voit la scène par les yeux de l'assassin. Dan Hollister est sceptique, il oscille entre l'incrédulité et l'exaspération. Une femme médium qui lui donne un luxe de détails tandis que lui n'a pas la moindre piste ! Le comble pour un flic. Pire encore, les yeux de Marlie le bouleversent, le fascinent, l'envoûtent. Entre elle et lui, c'est l'affrontement, la suspicion. Un jeu dérisoire qui tourne vite à la passion. Mais le tueur tisse sa toile, et Dan songe alors à lui tendre un piège en exposant celle qu'il aime. Folle provocation ! La riposte ne se fait pas attendre...

Tout d'abord,
un grand merci à Louve l'administratrice du forum Mort-Sure
pour m'avoir permis de lire ce livre en service presse.
C'est d'abord la couverture qui m'a attirée vers ce livre. Puis le résumé, avouons le donne envie de l'ouvrir ;)

Donc, de quoi ça parle? C'est l'histoire de Marlie Keen une jeune femme en apparence comme les autres. Seulement, Marlie voit -pour ne pas dire vit- des scènes de meurtre à travers les yeux d'un tueur. L'horreur de sa première vision la pousse à aller se confier à la police. Immédiatement, Dan Hollister, l'inspecteur responsable de l'enquête, la pense complice.
Mais Dan se doit aussi de reconnaître que l'aide de la jeune femme lui est précieuse, car seule piste exploitable. Au fil des jours, ils apprennent à se comprendre et alors qu'un petit quelque chose change progressivement entre eux, les meurtres s’enchaînent. Dan songe que peut-être Marlie est sa seule arme face à l'assassin. Osera-t-il l'exposer aux yeux du tueur pour résoudre son enquête au risque de la perdre?

Mon avis maintenant?
Globalement, j'ai passé un très bon moment de lecture. L'écriture de Linda Howard est fluide et légère, si bien que j'ai lu ce livre très rapidement.
C'était d'ailleurs le deuxième roman que je lisais de cette auteur après "Mister Perfect". Si je vous évoque rapidement cette précédente lecture, c'est que  même si j'ai noté une petite évolution positive, ce qui m'avait gênée dans "Mister Perfect" m'a de nouveau fait légèrement tiquer ici.
Si l'auteur est réellement douée pour tisser des intrigues et construire des psychologies tordues et complexes pour ses tueurs, elle est à mon sens une catastrophe ambulante lorsqu'il s'agit de mettre en place une relation amoureuse. À chaque fois, on a l'impression que ses personnages et leurs cœurs d'artichaut prennent le TGV de l'amour. Mais bon comme je le disais, j'ai trouvé l'ascension un peu plus raisonnable ici (même si ça se compte encore en jour...), alors sur le long terme espérons qu'elle y parvienne!

Les personnages,eux, sont attachants.
Dan parce que c'est un ours très très maladroit. J'ai souvent souri devant son manque de délicatesse et de tact. Il se veut homme fort presque dominant, mais c'est une vraie guimauve dès qu'il s'agit de Marlie. Trop mignon ^^
Marlie parce qu'elle est à la fois fragile et battante. On se demande d'ailleurs comment un si petit bout de femme peut en encaisser autant niveau horreur en ayant en plus la force de se battre un peu contre ce rustre de Dan!

Avant de clore cette chronique, un petit retour sur l'intrigue. Je suis vraiment séduite par la facilité et la simplicité avec lesquelles l'auteur manie cette enquête si complexe, ce tueur si sombre, ces victimes si détruites. Les côtés suspens, psychologique, enquête et résolution sont de mon point de vue l'une des choses les plus dures à parfaire en littérature et Linda Howard a vraiment un talent pour ça.

En bref, une très bonne lecture de par son aspect policier mais qui reste trop rapide, trop survolée niveau romance, ce que je déplore. Je le conseille cependant pour la plume agréable de l'auteur et son manifeste talent à manier l'intrigue.

Chronique de Tahicha

Go to hell, tome 1 de Oxanna Hope

Année d'édition : 2011
Edition: Edition Nergal
Nombre de pages : 306 pages
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Cassie n’a que 18 ans mais elle a déjà beaucoup voyagé. D’une ville à l’autre, elle tente en vain de se fondre dans la masse pour échapper à son passé. Lorsqu’elle débarque à Fairfield, elle garde encore l’espoir d’y trouver un peu de tranquillité. Cependant, dès le départ, son désir est voué à l’échec ; son franc-parler et sa beauté envoûtante la feront sortir du lot.
C’est que Cassie n’est pas tout à fait comme les adolescentes de son âge. Elle aime s’amuser, se battre et jouer avec les sentiments des autres. Brian, son nouveau camarade de lycée, en fera l’amère expérience et découvrira par la même occasion qu’elle est dotée d'un pouvoir peu commun.

La rencontre entre Cassie et son professeur de philosophie, Damian, va changer la donne. Cet homme au sourire énigmatique et charmeur est très différent de tous ceux qu'elle a croisés jusqu'ici. Lui et son frère Seven ne mènent pas une vie aussi ordinaire qu’ils voudraient bien le faire croire. Eux aussi dissimulent un secret.
Mais ils ne sont pas les seuls à en posséder un…
Entre magie noire, entités démoniaques et traques, une histoire d’amour tumultueuse qui risque de les mener jusqu’aux portes de l’Enfer ou d’ailleurs…

 J'ai remarqué ce roman lors de son édition précédente et je dois dire que j'espérais un jour avoir la chance de le lire... Et bien je peux dire que c'est chose faite maintenant grâce au Forum Mort-Sure qui m'a permis de découvrir ce dernier. Je dois avouer que la couverture est cent fois plus belle avec l'édition de chez J'ai Lu que celle chez Nergal. C'est donc dans l'inconnu que j'ai plongé tête première. Globalement, j'ai aimé, mais je dois dire que je suis mitigée sur cette lecture malgré tout, et ce, pour plusieurs raisons que je vous expliquerai plus tard dans cet avis.

J'ai bien aimé les personnages qu'Oxanna nous propose ici. Très caractérielle, Cassie nous amène dans un univers bien différent d'où les héroïnes sont gentilles... Ici, on a affaire à une dure à cuir. Très difficile d'approche, Cassie essaie de rester à l'écart. Son but? Passer inaperçue! Mais je ne peux pas dire que ça lui réussit très bien, car elle passe pour tout, sauf inaperçue. Rapidement, son caractère explosif refait surface et devient de plus en plus difficile à maîtriser. Sa vie est en danger... elle le sent. Sa rencontre avec son professeur de philosophie changera beaucoup la donne et la troublera. Tranquillement, elle s'attachera et sera obsédée par Damian. Il ne faut pas oublier non plus le mystérieux Damian, professeur de philo au collègue de Cassie... Il est très difficile à cerner, mais il y a un petit quelque chose qui fait qu'on s'attache au personnage. On voit tranquillement que son passé très tourmenté le torture de plus en plus. Ce n'est pas facile pour lui, ni pour son ténébreux frère avec qui il partage son second travail.

J'ai bien aimé l'écriture d'Oxanna... Elle est sympathique, caractérielle et invite le lecteur à poursuivre une fois entrée dans l'action. D'ailleurs, c'est justement en lien avec l'action que je suis mitigée sur ma lecture. L'histoire est intéressante, mais l'action commence seulement vers le milieu du roman. La première partie m'a paru plutôt lente et longue par moment. D'ailleurs, mon rythme de lecture a considérablement diminué dans cette partie. Nous n'avions rien à nous mettre sous la dent afin de garder notre intérêt pour le roman. On ne dévoilait pas grand-chose hormis que notre héroïne déteste être en contact avec les gens et qu'elle a un sale caractère. C'est vraiment le manque d'action dans la première moitié du roman qui a fait que j'ai moins apprécié le tout. Par contre, j'ai adoré le lien qui unit Cassie et Damian... Ce lien invisible qui fait que deux inconnus sont complètement attirés l'un pour l'autre. On pouvait sentir la passion, le désir primal entre les deux!!! J'ai bien hâte de voir comment le tout se déroulera dans la suite. Autre point que j'ai apprécié, le fait que le protagoniste masculin soit "ruff", mystérieux et sensible à la fois. On sent que Damian est très tourmenté et vulnérable. J'ADORE tout simplement!

Finalement, un roman sympathique qui me donne tout de même le goût de découvrir la suite, car je suis certaine qu'on en apprendra plus sur le sorcier qu'on croise au début et à la fin du roman. J'espère que dans le second opus, nous verrons encore plus de bagarre déclenchée par notre belle rousse! Eh oui, je l'adore notre Cassie même si par moment j'ai eu le goût de la gifler afin qu'elle se réveille lllolloll... Un début plutôt lent, mais la seconde moitié rattrape le tout!

Chronique de Froggy

Le cercle Blanc, Tome 1, La croix de Morrigan de Nora Roberts

Année d'édition : 2014
Edition: J'ai lu
Nombre de pages : 537
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Irlande, 1128. Hoyt Mc Cionaoith pratique la magie tandis que son jumeau, Cian, excelle dans l'art de l'épée. Les deux frères sont très unis, même si Hoyt est austère et posé alors que Cian est désinvolte. Lorsque la démone Lilith s'approprie l'âme de ce dernier, Hoyt refuse de devenir une créature diabolique et avide de sang comme son frère. La déesse Morrigan le charge alors de combattre les vampires qui répandent leur malédiction sur le monde. Hoyt accepte, obsédé par l'espoir de sauver son frère et se retrouver propulsé au XXIè siècle, où une belle sorcière aux cheveux de feu se dresse à son côté dans le combat.




Cela faisait longtemps que j'avais envie de découvrir l'écriture de la très célèbre Nora Roberts à force de voir des chroniques positives sur la blogosphère, alors je remercie le forum Mort-Sure et les éditions J'ai Lu pour ce partenariat.  Aujourd'hui je comprends mieux pourquoi cette auteure fait autant parler d'elle! 400 millions de lecteurs dans le monde? Et bien maintenant c'est 400 millions + moi.

Le plus gros point fort est à mes yeux la facilité avec laquelle Mme Roberts réussit à emporter le lecteur dans son intrigue. A peine deux chapitres lus et je me suis retrouvée totalement happée par le combat que mène le mage Hoyt Mac Cionaoith pour sauver son frère des crocs de Lilith, la ténébreuse reine des buveurs de sang... Magie, vampires et liens fraternels sont la base de cette histoire, mais c'est ensuite l'ampleur de la mission laissée par la déesse Morrigan qui m'a donné envie de tourner pages après pages. Je me suis donc ensuite laissée porter par le voyage dans le temps, les nouvelles rencontres et le combat quotidien des personnages pour réussir à former le cercle qui viendra à bout des dessins vengeurs de Lilith. Il faut aussi avouer que la lecture est tellement fluide et agréable qu'il devient difficile de refermer le roman à chaque nouveau chapitre. J'ai adoré.

La maitrise des personnages est aussi un point fort dans ce premier opus. Que ce soit Hoyt, ou Cian son frère jumeau devenu vampire, Moïra la princesse, Larkin le changeforme ou Blair la chasseuse, ils ont tous leur importance avec leurs qualités et leurs défauts. Même si certains sont mis plus en avant que d'autres, Nora Roberts réussit à tous les rendre intrigants. Malgré cela, mon coup de cœur va à Glenna la sorcière. Ses capacités magiques et les émotions qu'elle ressent ne sont pas les seuls cotés que j'ai apprécié chez cette jeune femme. Sa compréhension du destin du cercle, ses capacités de médiatrice et sa force de caractère m'ont vraiment séduits sans parler de son petit coté romantique (parfois un peu cliché).

L'intrigue quand à elle est assez crédible même si je trouve qu'ajouter un monde parallèle au notre alourdit un peu la fluidité des péripéties. Mais pourquoi pas... Ensuite le manque de "grosse action" m'a laissé sur ma faim. Je ne dis pas qu'il ne se passe rien au cours des 536 pages, loin de là, mais en dehors des préparatifs, des entrainements et des difficultés à s'entendre entre partenaires, il m'a manqué le combat que j'attendais depuis le début. Ce premier tome pose donc les bases et j'espère vraiment que le rythme prendra plus d'ampleur dans la suite.

Au final j'ai passé un très bon moment de lecture avec l'univers du Cercle Blanc, et j'ai hâte d'en savoir plus sur ce qui attend les personnages.

Chronique de Yezahel

Indécent de Colleen Hoover

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages :
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Après la mort de son père, Layken part s’installer dans le Michigan avec sa mère et son frère. Seulement âgée de 18 ans, elle est malgré tout considérée comme un roc par sa famille. Sa rencontre avec Will change tout, surtout que des obstacles se dressent devant eux.







La quatrième de couverture ne dévoilant rien de l'intrigue, je ne m'attendais pas du tout à ce que ce soit cet obstacle qui pose problème aux deux personnages principaux. Je ne dirai évidemment pas lequel, pour ceux qui ne l'ont pas lu, mais je dois dire que j'ai eu une petite pointe de déception en le découvrant parce qu'il m'a beaucoup rappelé un autre roman du même genre... Toutefois, j'étais curieuse de connaître le dénouement, je ne me suis donc pas arrêtée à ça et j'ai finalement bien fait ! Je ne suis pas conquise à cent pour cent mais je ne suis pas totalement déçue non plus.

Layken vient d'avoir 18 ans. Elle part vivre avec sa mère et son petit frère dans le Michigan après la mort de son père, afin de remonter la pente. À peine arrivée, Lake rencontre Will, son voisin d'en face, et une relation démarre rapidement, grâce à leurs points communs et une attirance incontrôlable. Mais, très vite, ils vont se rendre compte que leur relation est impossible. Des barrières non négligeables se dressent entre eux et chacun y met du sien pour envisager l'autre comme un simple ami...

L'intrigue n'est pas très originale mais elle est prenante malgré le jeu du chat et de la souris entre Layken et Will pendant un bon moment... Lake n'est pas le genre de personnage à se laisser aller donc on n'assiste pas à une déprime sans fin de sa part. D'un côté, c'est ce qui m'a posé problème ; elle a des réactions, par rapport au comportement de Will, très posées, très calmes. À sa place, j'aurai été furieuse. Ça ne m'a donc pas aidée à bien m’immiscer dans leur relation. D'un autre, je ne tenais pas à lire une histoire déprimante où l'héroïne ne ferait que s'accrocher à un homme tout en s’apitoyant sur son sort. Je dirai donc que c'est une bonne chose, mais les émotions ne sont peut-être pas assez intenses, pas assez réalistes. Ce qui n'est qu'une question de perception et de préférence finalement.
Et la fin rattrape beaucoup de choses ! Il y a de nouveaux éléments chocs qui entrent en jeu, aussi bien dans la relation impossible entre Lake et Will, que dans le comportement général de Lake. Les émotions et la pression remontent d'un coup, au point de nous serrer le cœur à certains moments.

La narration est du point de vue de Layken tout au long du roman. Je pense que j'aurai préféré avoir celui de Will également, car je l'ai trouvé un peu trop à l'écart, surtout dans les moments où ils ne se voient pas. On ne connait pas réellement ses intentions et, personnellement, ça ne m'a pas du tout rapprochée de lui. Il a un comportement que je n'ai pas toujours compris et, même lorsqu'il s'explique, je n'en suis pas forcément ressortie convaincue.
Par contre, sans avoir d'attache particulière avec Lake à cause de ses réactions auxquelles je n'ai pas su toujours accroché, elle me plaisait de plus en plus à mesure que l'histoire avançait. D'abord un peu effacée, malheureuse et perdue, puis plus raisonnée malgré les épreuves difficiles et plus touchante.
Enfin, j'ai adoré sa nouvelle meilleure amie qui est la joie incarnée ! On sent tout de suite du dynamisme chez ce personnage, elle est très enthousiasme et altruiste. Dommage qu'elle ne soit pas davantage présente.

En bref, c'est un roman à découvrir malgré tout. Il se lit vite, la plume est plaisante et certaines situations prennent réellement aux tripes. Les personnages ont leur lot de malheur mais ils ont une grande force et apprennent beaucoup les uns avec les autres.

Chronique de Grenouille 2010

vendredi 24 octobre 2014

Chroniques des vampires, tome 06 : Armand le vampire d'Anne Rice

Année d'édition : 2014
Edition: pocket
Nombre de pages : 539
Public visé : adulte
Quatrième de couverture :
Au chevet de leur ami Lestat, plongé dans un profond coma au retour de son voyage aux Enfers, David Talbot, l'archiviste du Talamasca, rencontre Armand, peut-être le plus mystérieux et sans conteste le plus séduisant des vampires. Il entreprend de lui faire raconter l'histoire de sa vie. Une histoire cruelle et flamboyante qui nous mène des steppes de la Russie, où il est enlevé par des marchands d'esclaves, à Constantinople et enfin à Venise, où il est sauvé par Marius, un peintre qui vit avec faste et dont il ignore qu'il s'agit d'un vampire..







Tandis que Lestat est plongé dans un profond sommeil depuis son retour des Enfers, David, l'archiviste s'est donné pour mission d'interroger Armand pour consigner son histoire. Car le vampire est à ce jour le plus séduisant de tous grâce à son apparente jeunesse. Mais Armand s'y refuse d'abord pour ensuite finir par capituler afin de penser à ceux qu'il aime.

Anne Rice est une auteur particulière. Si Vittorio le vampire et Entretien avec un vampire m'avaient ensorcelée, l'effet fut tout inverse avec le violon ou le don du loup. Du coup, je voulais retenter l'expérience pour voir si vraiment c'était moi ou l'univers de l'auteur auquel j'adhère le plus. Au final, je ressors conquise par ma lecture. Ainsi, c'est bien les autres univers de l'auteur qui ne me correspondent pas, tandis que son univers vampirique est à mes yeux l'un des meilleurs jamais écrit à ce jour.

Ici, on fait davantage la connaissance d'Armand, un vampire qui restera éternellement jeune et qui semble plutôt bien le vivre, même s'il peut paraître méchant et orgueilleux. On découvre son passé et ce qui l'a amené à être celui qu'on connait désormais. Sa vie est franchement passionnante, parfois un peu triste aussi, mais on voyage, on se sent dépaysé grâce à Venise par exemple, lieu où se déroule beaucoup de choses importantes pour comprendre qui est Armand. On en apprend davantage sur Marius, celui qui transforme Armand et certaines révélations sont troublantes. Ceci dit, je pense qu'il est préférable de bien lire les tomes dans l'ordre pour vraiment comprendre la moindre allusion. Certains personnages ne m'ont pas « parlé » je n'arrivais plus à me souvenir d'eux, ce qui n'a rien d'étonnant vu qu'il me manque pas mal des tomes de la série ^_^ .

L'univers est très sensuel et empreint d'un certain érotisme plutôt agréable et différent des romans érotiques qu'on trouve aujourd'hui en librairie. C'est plus poétique ici, moins trash d'une certaine manière puisqu'on se doute qu'à cette époque les moeurs étaient différentes. Mais quel voyage intense ! J'avais parfois le coeur qui palpitait pendant ce beau voyage un peu triste cependant. Mais voilà le talent d'Anne Rice dans ce milieu vampirique : les choses tristes et parfois sordides en deviennent majestueuses et belles. Les vampires sont comme on les a toujours connus : beaux, attirants, intenses et loin d'être des enfants de choeurs.Ils vivent comme ils le veulent sans trop se soucier de ce qu'en pensent les autres.

J'ai donc vécu un moment incroyable et je suis réconciliée avec cet auteur dont j'ai pour but de relire l'intégralité de sa saga pour vraiment faire une immersion totale dans son univers vampirique !
 
Chronique de Louve

Bref de Emilie Langevin

Année d'édition : 2014
Edition : Edilivre - Aparis
Nombre de pages : 218
Public visé : Adulte / Young Adult
Quatrième de couverture :
- Cloé : Moi.
- 25 ans : Mon âge.
- Serveuse : Un état de fait.
- Célibataire : Une fatalité.
- Rapide : Un don ?
- Malpolie : Une chance.
- Vampire : À moitié seulement, et il semblerait que je sois une pièce de premier choix…
 
 
 
 

 

Dans un premier temps j'aimerais remercier Émilie Langevin et le Forum Mort Sure car sans eux je n'aurais pas pu découvrir ce livre.

Une couverture épurée, blanche avec uniquement un œil rouge, une quatrième de couverture qui renseigne le minimum de choses sur l'héroïne, un titre court et original qui donne envie d'en savoir plus, que demande le peuple ?

Cloé a 25 ans, elle est serveuse, célibataire et elle est plus rapide que la normale car elle est à moitié vampire. Pourquoi a moitié ? Car elle n'a pas de crocs et ne boit pas de sang. Elle vient de perdre son père et n'a jamais connu sa mère morte à sa naissance, et voilà que sa meilleure amie (aussi colocataire) l'appelle à l'aide car son fiancé à disparu.

On entre rapidement dans l'histoire et très vite tout s'enchaine, l'intrigue est très prenante et on retrouve le triangle amoureux du genre Bit-lit avec le beau Allan et John le patron pour qui Cloé a un petit faible.

J'ai apprécié Cloé, elle est dynamique, courageuse, franche et surtout elle n'a pas sa langue dans sa poche, elle ne se gêne pas pour dire clairement ce qu'elle pense même si ça ne plait pas, j'ai aimé son culot et ses petites parenthèses ou elle s'adresse à nous. Je me suis retrouvée dans sa personnalité de fille franche et directe.  Elle est drôle, j'ai bien rigolé pendant ma lecture.

Pour un premier roman, Émilie Langevin nous propose une belle découverte. Le titre est parfait pour le roman, il reflète à la fois la plume de l'auteur, la vitesse de l'histoire (et de l'héroïne) et la manière de parler de l'héroïne.

La fin est à couper le souffle, elle est rapide, inattendue et laisse ainsi présager une possible suite.

Le seul reproche que je pourrais faire à ce roman et qui fait que je n'ai pas eu de coup de cœur c'est la rapidité de l'enchainement des évènements qui font que parfois on a l'impression qu'il manque des éléments, j'ai parfois eu l'impression d'aller aussi vite que Cloé.

BREF, j'ai beaucoup aimé, il faut le lire car l'auteur a du potentiel et si il y a une suite je la lirais volontiers pour voir comment tout cela évolue !
 
Chronique de Babynoux

La nuit a devoré le monde de Pit Agarmen

Année d'édition : 2014
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 230
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Depuis longtemps l'hmme a atteint le stade ultime de la décadence et de la cruauté. Il n'y avait sans doute qu'un pas pour qu'il se transforme en monstre...
Une épidémie a changé la plupart des êtres humains en créatures démoniaques, avides de chair et de sang. On a vite compris leur nature : ce sont des zombies. Rien n'a pu les arrêter, ni la police, ni l'armée. Ils ont tout ravagé. Antoine Verney est un survivant par hasard. Il n'a rien d'un héros. Il se retrouve à la fois prisonnier et protégé dans un immeuble parisien, alors que dans les rues les morts-vivants pourchassent les derniers humains.
Du haut de sa tour, tel Robinson sur son île, Antoine apprend à survivre et se confronte à la terreur. Armé d'un fusil, il découvre avec surprise qu'il peut tuer et qu'il a même un certain talent pour ça.
C'est un double combat qu'il va devoir mener, pour s'inventer une nouvelle vie et ne pas sombrer dans la folie.







Ecrivain un peu raté, Antoine se saoule allègrement pendant une soirée mondaine. Lorsqu’il se réveille, l’appartement est vide. Et les murs sont couverts de sang. Un cadavre sans tête l’attend dans le salon. Et dehors, des policiers dépassés luttent contre des zombies. Toujours plus nombreux, ils se répandent à toute allure dans toute la ville. Très vite, Antoine doit se rendre à l’évidence: il est seul. Heureusement, les morts-vivants ne semblent pas très intelligents. Alors, il se barricade dans l’appartement, fait des réserve de nourritures, de boisson. Il s’organise pour survivre. Et surtout, il réfléchit. Sur son rapport aux autres, sur sa vie passé, sur ce qu’il a perdu.

Ce très court roman a commencé comme une grosse blague pour moi. Un beau bain de sang dès la quatrième page, avec des détails bien ragoûtants comme le fait que les chaussures collent au sol, la couleur est annoncée. C’est tellement gros qu’il faut le prendre avec le second degré nécessaire à ce genre de texte: entre l’horreur et le comique. D’ailleurs, le narrateur affirme ne pas savoir d’où viennent ces zombies qui débarquent d’un seul coup et ne cherchera pas plus que cela à le savoir: ce n’est pas le propos. En revanche, il essaie très vite de les apprivoiser, de se faire à cet entourage qui est maintenant le sien. Il s’amuse de leur aspect, de leur absence de réflexion et la page d’après, les fuit et les craint. Il y a un côté jouissif, très drôle car un peu absurde, il faut bien l’avouer.
Mais très vite, il apparaît que les zombies ne sont que le déclencheur de cette intrigue. C’est la réorganisation complète d’un nouveau monde qu’Antoine met en place. Sa première réaction est celle d’un Robinson chez les zombies: s’assurer de rester en hauteur dans les immeubles pour ne pas être contaminé, rassembler à manger, à boire, de quoi se chauffer. Faire survivre ce qui reste d’humain ensuite: apporter une sépulture décente aux morts, s’assurer que ses plantes fleurissent, s’habiller, se laver. Et parler, aussi. Apprivoiser son nouvel univers, en observant bien les zombies et en réinventant même leurs noms et leurs histoires. Cette solitude qui fait de lui le seul référent de l’humanité lui permet aussi de repenser à ses rapports aux autres, à ce qu’il voulait leur dire dans ses romans, à ce qu’il espérait en courtisant Stella, à ce qu’il voudrait leur dire maintenant qu’ils sont probablement tous morts, ceux qu’il connaissait et ceux qu’il ne connaissait pas. Au travers de chapitres très courts, on alterne ces réflexions sur la nature humaine et des scènes issues d’un film d’horreur. Le mélange fonctionne étonnamment bien.


Chronique de Mélusine