mercredi 14 août 2013

Les Six Royaumes, tome 2 : La Maison des Mages de Adrien Tomas

Année d'édition : 2013
Edition : Mnémos
Nombre de pages : 440
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Quand le Bien et le Mal n’existent pas, seuls restent les choix.

Tiul est le plus mauvais étudiant de La Maison des mages, plus intéressé par les filles des tavernes que par l’art qui permet à ses confrères de manipuler les forces de ce monde.
Anthalus est un mercenaire de bas étage qui vit au jour le jour entre tueries et trahisons.
Qiruë, craintive et chétive, est la dernière représentante du peuple moribond et décadent des Elfes, méprisée et haïe par ses supérieurs.
Alishr est un jeune écuyer malingre qui rêve de devenir paladin, malgré les brimades et l’ostracisme dont il est la victime.
Ce ne sont pas des héros, et il est probable qu’ils ne le deviennent jamais.
Pourtant, alors que la mystérieuse Maison des mages, qui apporte aide et éducation aux populations, tisse son réseau tentaculaire au cœur des Six Royaumes, le destin du monde va heurter le leur de plein fouet et les jeter face à des forces magiques aussi anciennes que l'univers.
C’est avec et contre elles qu’ils devront écrire la légende des siècles à venir.


Tiul est étudiant à la maison des mages. Le jeune homme préfère toutefois s'enivrer et profiter de la vie plutôt que d'étudier. Il est d'ailleurs un peu la brebis galeuse de la maison des mages et cela ne le gène pas tellement. Lorsqu'il fait la connaissance d'Anthalus, un nain mercenaire qui ne vit que grâce aux contrats qu'il accomplit pour la maison des mages, un fil se tisse entre eux, tandis que leur entente n'est pas au beau fixe.
Pendant ce temps, Quiruë, dernière elfe clairvoyante, se voit confier une mission de la plus haute importance. Il lui faut trouver son champion, celui qui l'aidera à mener à bien sa quête, soit protéger un enfant qui permettra de sauver le sixième royaume.
Car la maison des mages se prépare à éradiquer tout peuple non humain pour devenir l'entité la plus puissante de tout le territoire.

J'avais adoré la geste du sixième royaume, premier tome des Six Royaumes. Le coup de coeur ne se confirmera cependant pas pour cette suite, que j'ai pourtant bien appréciée. Adrien Tomas nous propose une nouvelle intrigue au sein de son univers. Intrigue qui n'a rien de bien innovante puisqu'il s'agit comme dans bon nombre de roman de fantasy d'une éternelle guerre entre plusieurs entités qui se battent la domination d'un royaume, mais aussi de plusieurs peuples qui cherchent à défendre leur Esprit. Du coup, j'ai un peu été déçue de ce fil directeur. Même si les rebondissements sont bien présents et que l'épopée est intrigante, on nage dans un fil assez commun et presque déjà vu (guerre, prophétie...) . L'atout de ce second opus ce n'est donc pas l'intrigue, mais plutôt le style de l'auteur et la multitude de personnages, choses qu'il a l'air d'apprécier.

La plume d'Adrien Tomas est toujours aussi fluide, limpide, addictive. On apprécie de le lire et d'être emmené avec lui. Les descriptions sont soignées, justes et permettent une bonne visualisation des scènes et personnages. Une excellente chose donc.

Ma lecture du premier opus datait certes un peu, mais j'ai pu toutefois réussir à faire le rapprochement avec certains événements et personnages qui sont évoqués dans cette suite qui n'en est pas vraiment une, puisque je pense que la maison des mages peut se lire indépendamment du fait que cela se situe des années plus tard (des siècles même, si ma mémoire est bonne) et que les personnages sont tout nouveaux (excepté Moineau qui réapparait dans ce deuxième opus).

Concernant les personnages, j'ai trouvé qu'ils étaient tous crédibles et visiblement bien travaillés, mais parfois un peu trop nombreux. Ceux qui n'interviennent qu'une fois ou deux n'aurait pas vraiment, à mes yeux, mérité d'avoir des chapitres les concernant, puisque personnellement, ça m'a un peu coupée dans ma lecture, qui fut assez longue en plus (5 jours). Je pense par exemple à Noix-de-fer, personnage que je n'ai pas réellement su cerner et qui n'a à mon sens pas vraiment apporté grand-chose au roman. L'évoquer via les autres personnages aurait été suffisant. Il en est de même pour Iseline qui m'a agacée à chacune de ses apparitions pour son côté superficiel et trop sûr d'elle. Certes son dernier passage apporte un certain côté dramatique au roman (événement auquel je ne m'attendais pas!), mais je n'ai pas accroché avec elle.

Le problème avec des romans qui utilisent trop de personnages, c'est que j'ai tendance à vite m'ennuyer avec ceux qui n'arrivent pas à me captiver, tandis que je dévore les chapitres sur mes personnages chouchou et fort heureusement il y en a eu ! Tiul par exemple m'a complètement conquise. J'ai adoré ce mage au tempérament si différent de ceux de sa classe sociale. Légèrement alcoolique, trouillard et profiteur, il se montre sournois et drôle et j'avoue que je n'ai eu quasi qu'une seule envie dévorer chaque passage qui le concerne ! Alishr est aussi un personnage que j'appréciais jusqu'au moment où l'esprit du Loup vient en lui. Après cela, j'ai ressenti une baisse d'intérêt pour ce jeune héros tandis que la salamandre de givre prenait plus d'ampleur dans le roman. Pour Anthalus, je suis mitigée. Même s'il ne reste qu'un mercenaire qui travaille pour le plus offrant, il a parfois eu des réactions que j'ai grandement aimé et qui l'ont presque rendu chevaleresque.

La gent féminine n'est pas en reste puisqu'Esmée par exemple m'a conquise également par son courage, la force de ses convictions et sa fidélité, tandis que Quiruë se montre faible, un peu trouillarde et sans trop de caractère. Cependant, sa tâche est difficile et on ne peut que compatir de tout ce qu'elle va endurer pour protéger cet enfant.

La maison des mages est donc un bon second opus. Pas aussi fort que son prédécesseur, mais toutefois agréable à lire, il plaira sans souci aux amateurs de fantasy classique qui aime les héros qui n'en sont pas, les personnages multiples et les guerres ancestrales.

Toutefois, mon dernier mot serait pour demander à l'auteur s'il envisage un roman intégralement sur Tiul, parce que j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce magicien qui par certain côté m'a fait penser à Rincevent dans les annales du disque monde.

Chronique de Louve

Warm Bodies de Isaac Marion

Année d'édition : 2013
Édition : le livre de poche
Nombre de pages : 318 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve.
Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.
Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts.
Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.
 
 
Je remercie les éditions le livre de poche et mort-sure pour ce partenariat!

J'avais envie de lire ce livre, car les histoires de zombie ce n'est vraiment pas un genre que je li.
J'hésite souvent à lire un livre en mode "réédition" à cause d'une sortie cinéma. Mais cette histoire me tenter vraiment et je n'avais pas vue le film donc pourquoi pas ??

L'histoire de ce livre est celle de R. C'est un zombie, il ne sait pas quant il est mort, ni son nom, ni son âge. Il ne sait rien de lui même, et jusqu'a maintenant il se contentait de "vivre" dans un aéroport avec d'autre zombie sans aucun but si ce n'est de sortir pour manger, ensuite de revenir à l'aéroport et ainsi de suite ... mais un jour pendant une attaque contre des humains, R va épargner une jeune fille, il ne sait pas vraiment pourquoi, mais il l'a ramène à l'aéroport pour la protégée ....


J'ai été vraiment agréablement surprise par cette lecture. dés les premières lignes j'ai adoré le style de l'auteur. C'est une écriture légère, et particulièrement drôle ! cette histoire est vraiment original (bon c'est vraiment que c'est la première histoire de zombie que je li donc forcement ^^).
Le début du livre en particulier m'a plu, car on découvre R, l'auteur nous raconte sa façon de voir le monde, la façon dont il se voit, dont il voit les autres zombies. c'est génial je trouve de se retrouver à découvrir les zombies comme ça, et non pas comme juste des méchants mangeur de chair ! mais au contraire de savoir ce qu'ils pensent, et R lui, il pense beaucoup !

En ce qui concerne les personnages j'ai adorée R ! un zombies qui veut "revenir à la vie" qui veut changer. Julie aussi est un personnages intéressent, au fils des pages elle oublie le dégout qu'elle éprouve envers les zombies avec R. Niveau personnage ce livre est léger mais au moins on ne se perd pas dans les noms !!!

Pour l'histoire, ce livre est si je ne me trompe pas une "dystopie", une genre qui ne m'ai pas très familier non plus ... je n'ai lu que quelques livres de ce genre. tous m'on plu, et celui là ne fait pas exception ! j'ai aimé me plonger dans un monde où les humain vive reclus dans des stade, où ils ne sont plus très nombreux. Au final il n'on plus tellement d'espoir. Et au contraire l'espoir va venir d'un zombie !
Cette histoire a des passages un peu "gore", mais je pense que je m'attendais à pire pour une histoire de zombie ! et même si j'ai été surprise par certaines choses, j'ai adoré suivre la routine de R (xD)

Pour conclure, j'ai adoré ce livre!! et si j'avais eu plus de temps à consacré à cette lecture je l'aurais probablement lu en deux jours et non pas une semaine. surtout qu'il n'est pas très long, et que l'écriture est très plaisante à lire ! c'est une histoire rafraichissant et légère !
 
Chronique de Zebuline

Les Vagues de Clamatlice, suivi de Saison de pluie sur Clamatlice de Vanessa Terral

Année d'édition : 2013
Edition : Voy'[el]
Nombre de pages : 30
Public visé : Adulte & Young Adult
Quatrième de couverture :
Clamatlice, un monde bien loin de notre Terre, surprend les voyageurs par ses plages de sable vert, ses deux lunes, sa végétation singulière et son surnom : la Planète aux Mille Pensées. Les premiers colons évoquent parfois, à mi-voix, des créatures gigantesques et une nature guidée par une forme de conscience. Bien entendu, les nouveaux arrivés – tel Noota, un jeune surfeur – ne croient pas à ces superstitions…

Jusqu’à ce que Clamatlice murmure à leur esprit.
 
 
 
J'ai vraiment bien aimé ce recueil, même si j'avais peur, au début de ne pas vraiment rentrer dans le texte. J'avais peur que ce soit trop abstrait.
Mais en fait ce n'est pas du tout le cas, et je compte suivre avec attention la collection E-Court de Voyel.

Pour le partenariat de Mort Sure, j’ai lu Les Vagues de Clamatlice, un mini recueil de deux nouvelles de Vanessa Terral, parues dans la collection E-court de Voyel.

Je connaissais déjà l’écriture de Vanessa pour l’avoir lu dans quelques fanzines, et je savais que je l’appréciais.

Dans ces deux histoires, on est transporté sur Clamatlices. Une planète « aux Mille Pensées ». Habitée d’animaux « monstrueux », incarnant une vertu particulière.  On découvre très vite qu’il n’y a ni mauvais « totems », ni bons « totems ». Ils sont là, et ce sont les hommes autour, la civilisation qui décide si c’est une bonne chose ou pas (par exemple pour le clan des Abysse, ou pour le totem de la petite Luccine).

Le tour de force de ces nouvelles réside dans la réussite d’un tour du monde, sans avoir l’air de négliger ni le monde (magnifique, et bien décrit), ni l’action et les évènements. On nous donne à voir un nouveau monde, magnifique et aussi un peu effrayant. Puis comment on l’apprivoise tous les jours. Noota, qui veut apprivoiser la mer, et qui ne comprend pas qu’il doit d’abord être apprivoisé par elle. Luccine qui essaye de se fondre dans une société qui ne lui est pas adapté.

Ces nouvelles, quasiment des contes, m’ont particulièrement plu. Pourquoi ? Peut-être parce qu’elles étaient vraiment toute douces, toutes gentille, comme un conte d’un soir de pluie. Il y a du soleil, des enfants ou adolescents qui ont leurs problèmes, mais surtout, ce qu’ils apprennent, c’est la vie. Et leur vie est belle et fait rêver.

Je le recommande chaudement à tout ceux qui aiment se poser, et découvrir un nouveau monde, un monde où le moindre souci dans la vie de tous les jours dévoile une face du monde.

N’y cherchez pas des quêtes et des trésors, la seule choses que gagnent les héros, c’est d’être en accord avec eux-même. Et la nature de Clamatlice qui les entoure. Mais n’est-ce pas le plus important ?
 
Chronique de Selsynn

vendredi 2 août 2013

Mothership de Martin Leicht, Isla Neal

Année d'édition : 2013
Edition : fleuve noir (territoire)
Nombre de pages : 364
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Enceinte à 16 ans, admettons. Mais dans l’espace ? Pendant une attaque extraterrestre ? C’est une blague ?
Elvie, 16 ans, n’avait pas prévu de tomber enceinte du sublime – mais idiot – Cole. Son père, toujours prêt à gérer les crises, l’envoie sur une ancienne station spatiale transformée en maternité pour mineures. Première surprise : sa pire ennemie est là, enceinte elle aussi. Deuxième surprise : la maternité est attaquée par un commando, mené par… Cole qui lui annonce que les profs sont des aliens !
Elvie est bien décidée à sauver sa peau et à retourner sur Terre dare-dare. Et il semblerait que Cole n’est pas si crétin que ça finalement…



Elvie est une jeune fille de seize ans. Très cultivée et intelligente, elle vit seule avec son père, un homme charmant et paré à presque tout. Ducky, son meilleur ami est là pour elle en toute circonstance. Lorsque la jeune fille découvre qu'elle est enceinte, c'est grâce à Ducky (et à cause de lui) qu'elle trouvera le courage de l'avouer à son père. Ce dernier n'hésitera pas une seule seconde et décidera de l'envoyer sur une ancienne station spatiale transformée en maternité pour adolescentes !
Tout irait pour le mieux si Breta, son ennemie de toujours ne s'y trouvait pas elle aussi et si la station ne se faisait pas attaquer par un étrange commando !

Elvie va devoir utiliser toute son intelligence et sa répartie pour s'en sortir !

Mothership est un très bon roman de science-fiction. Très drôle et bourré de clin d'oeil, on ne peut empêcher un sourire de pointer tout au long de la lecture. La lecture est rapide, fluide, amusante, les auteurs ayant créé un personnage très drôle avec beaucoup de répartie et qui fait preuve de beaucoup de courage face à tout ce qu'elle va endurer.

L'adolescence est traitée avec beaucoup d'humour, mais c'est surtout sur la maternité des adolescentes que les auteurs ont tout misé. Elvie ne sait pas quoi faire de cet enfant qu'elle n'a pas voulu. Le père, en plus, ne lui donne plus de nouvelles et ne répond pas à ses appels et sous cette carapace volontairement drôle et loufoque, le sujet est sensible. Comment réagit quand on découvre que notre fille est enceinte ? A-t-on la même réaction que son père, tout prévoir pour l'aider à vivre au mieux ce moment important ? Du coup, la façon dont Elvie parle de son enfant ne m'a pas dérangée parce qu'on ressent son angoisse et sa panique. Celui qu'elle surnomme le lardon (son bébé) l'empêche de réaliser ses rêves et c'est ce qui effraye le plus la jeune fille qui se donne du mal pour les réaliser.

Le sujet plutôt sensible est amené de manière un peu barrée et folle et rend le tout léger, sans tomber dans le dramatique. Pourtant, au cours de la lecture, on voit des personnages mourir dans d'atroces souffrances, mais Mothership ne se veut pas sérieux et forcément, on en vient à oublier ceux qui n'ont pas eu de chance. Ce que j'ai plutôt aimé dans ce roman c'est qu'on sort du schéma classique. Si triangle amoureux il y a, c'est Elvie qui est victime et non elle qui devient l'héroïne qui ne parvient pas à choisir entre deux garçons. En effet, celui qu'elle aime est déjà en couple (avec la pimbêche de service) et en plus il va avoir un enfant d'elle ! Forcément, la situation est délicate, mais loufoque à souhait !

Alors certes l'humour est bien présent, mais ce n'est pas un humour comme Terry Pratchett. On est davantage dans les situations à la Benny Hill, le genre que j'affectionne aussi beaucoup puisque je n'y suis pas imperméable. Aussi si vous aimez les situations cocasses, folles et les héroïnes qui passent leur temps sur les fesses, jetez-vous sur Mothership !

Mothership est un roman qui se déroule en une seule journée et si on comprend le tout, c'est grâce aux nombreux flashbacks de l'héroïne pour nous permettre de comprendre comment elle en est arrivée là. L'intrigue est volontairement rapide, vive, de quoi nous empêcher de nous sentir triste pour ceux qui n'auront pas la chance de survivre à l'attaque de la station qui au final m'a beaucoup fait penser au roman Mon prof est un extraterrestre de Bruce Coville.

Au final, même si je n'ai pas eu un coup de coeur pour ce roman, puisque les auteurs ont parfois choisi la facilité, j'ai passé un excellent moment et je pense que ce roman est parfait pour se détendre ! Je me demande ce que vaudra la suite !

Chronique de Louve

Coeurs brisés.com de Emma Garcia

Année d'édition : 2013
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 415
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Abandonnée par son fiancé, Rob, pour la troisième fois à la veille de leur mariage, Vivienne Summers, une londonienne d'une trentaine d'années, imagine alors un site Internet, coeurs- brisés.com, où tous les coeurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l'amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes. Notamment lorsqu'elle se réveille auprès de son meilleur ami, Max, un peintre qu'elle a connu à la Fac et qui l'aime en secret depuis toutes ces années. Ensemble, ils vont passer quelques journées merveilleuses, et Vivienne se sent enfin capable d'oublier Rob. Mais ce dernier réapparait et lui avoue qu'il ne peut vivre sans elle. La vie de rêve qu'elle s'était imaginée avec lui redevient tout à coup possible... Pétillant, drôle, actuel, le premier roman d'Emma Garcia séduira toutes les femmes. Car nous avons toutes en nous un peu de Vivienne Summers..
.

Avec cet ouvrage, je me suis à nouveau plongée dans la chick-lit. Sachez que j’ai passé un bon moment, mais qu’il n’a cependant rien d’extraordinaire : une jeune femme (Vivienne) se fait plaquer pour la troisième fois (par le même mec) peu avant son mariage, et alors qu’elle espérait qu’il soit au fond du trou et revienne en rampant, elle découvre qu’il a refait sa vie avec une femme magnifique. Elle profite donc d’une cérémonie à laquelle ils étaient tous les deux invités pour tenter un rapprochement… Mais non ! Puis finalement, à force de verre de vin, Viv finit par perdre un peu les pédales et se retrouve au lit avec Max, son meilleur ami qui l’aime en secret. Et si une belle histoire d’amour pouvait commencer ? Oui, mais c’est sans compter sur son ex, qui regrette de l’avoir laissée partir et souhaite la reconquérir…

Déjà, j’ai été un peu déçue car je pensais que l’on allait beaucoup s’attarder sur le fait que Viv crée un site internet destiné aux cœurs brisés… Oui, mais non, on ne fait que survoler la question par le biais de petites références en début de chapitres. C’est dommage, je trouvais ça innovant et j’aurais bien voulu voir ce qu’aurait pu donner un tel site. Mais malheureusement, ce n’est qu’une idée jetée à la mer qui n’est pas vraiment développée dans le livre.

Par contre, les personnages sont super. Viv est vraiment drôle, et elle peut compter sur sa meilleure amie. De gaffes en situations incongrues, Viv n’en loupe pas une, et c’est tant mieux pour nous lecteur. Bien sûr, cela ne rénove pas le genre, mais comme c’est sympa de lire un roman pour filles de temps à autre (surtout l’été, allez savoir pourquoi ^^). Cependant, on reste assez distante de Viv, elle m’a paru un peu trop superficielle, un peu trop éloignée de mon quotidien pour que je puisse m’y attacher

Ce roman très girly est écrit par une femme à la plume agréable. Les mots coulent tout seuls, on passe d’une page à l’autre sans vraiment s’en rendre compte, et on l’a finalement terminé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
Cet ouvrage met en avant les codes chick-lit que l’on retrouve communément, ce qui explique que l’on devine très rapidement comment il va se finir et qu’il n’y ait pas de grosses surprises à travers ses pages. Néanmoins, ce roman est réellement drôle vous promet de passer un bon moment sur la plage, ou en faisant bronzette dans votre jardin. Alors, pourquoi passer à côté ?

Chronique de Anne-Sophie

Chroniques d'une magie annoncée de Nicolas Cluzeau

Année d'édition : 2013
Edition : Midgard
Nombre de pages : 427
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Au sein d’un multivers sans limites, on ne peut rien prédire, même la magie. Dans un monde où la magie est à la fois une science et un don, les mystères qui mettent en échec les autorités nécessitent parfois la présence d’un magicien. Et dans ce cadre précis, une thaumaturge et sa fille, dont la réputation grandit d’affaire en affaire, sortent du lot. Au fil des années, Harmelinde et Deirdre, insolentes, gourmandes, lucides et capricieuses, parcourent le continent et démêlent, au risque de leur vie, les énigmes et affaires les plus déroutantes qui soient. Confrontant vampires, fées, dragons, oiseaux de feu, korrigans, spectres et autres créatures soi-disant meurtrières, elles comprendront cependant que des apparences parfois trompeuses peuvent pousser la plus douée des mages à commettre des erreurs.


Je tiens à remercier le forum Mort Sûre et les éditions Midgard pour cette belle découverte reçue en partenariat.

Le titre m'avait intriguée, la couverture m'avait séduite et la quatrième de couverture, qui promet de l'originalité en mêlant fantasy et policier, m'avait convaincue de postuler sur ce partenariat. Je n'ai pas été déçue !

Comme l'indique la quatrième de couverture, cet ouvrage est en fait un recueil de nouvelles, mais toutes se déroulent dans le même univers, et avec les deux mêmes personnages principaux : Harmelinde et Deirdre de Crommlink. Elles sont de plus toutes des nouvelles-enquêtes, avec un mystère (bien souvent des assassinats) magique à résoudre. Je ne chroniquerai pas nouvelle par nouvelle car pour moi elles forment un tout qui est bien homogène (hormis peut-être la toute première). Elles peuvent bien sûr se lire de manière tout à fait indépendantes, mais on peut aussi les lire d'affilé en ayant l'impression de suivre Harmelinde et Deirdre dans leur vie de magiciennes quelques peu accros aux affaires policières magiques. Le style est assez particulier, un peu à l'ancienne, notamment dans les dialogues. Il faut s'y faire, mais ensuite ça ajoute à la saveur des textes.

J'ai beaucoup aimé ce mélange de fantasy et de policier. C'est un mélange assez atypique, et qui pourtant sous la plume de Nicolas Cluzeau fonctionne très bien. Les mystères relèvent vraiment de la magie, tout comme les méthodes d'investigation de nos deux magiciennes. De plus, l'univers riche et travaillé fournit des enquêtes à plusieurs strates, avec une profondeur appréciable pour des histoires conçues sous format court.

L'univers ! C'est l'autre gros point fort de ce recueil. Chaque enquête nous emmène à la découverte de la vérité, mais aussi à la découverte de cet univers. De nouvelle en nouvelle, on en cerne les contours, il nous apparait de plus en plus familier, et en même temps on découvre de nouveaux aspects, de nouvelles richesses. Le tout sans jamais perdre en cohérence. L'auteur nous propose un univers fouillé de fantasy, assez classique par certains côtés (différents plans existent, avec les dieux au-dessus, les hommes au milieu, les démons en dessous par exemple), avec certains aspects qui sonneront familiers aux oreilles du lecteur un peu attentif (notamment parmi les peuples et les religions), mais aussi avec une originalité bienvenue tout en étant discrète (les équations ondilignes pour ne citer qu'elles). Bref, un univers dans lequel il est facile et très agréable de plonger, sans pour autant s'y ennuyer bien au contraire !

Côté personnages, ma préférence va plutôt vers Harmelinde que vers Deirdre. Les nouvelles qui ne concernent que cette dernière sont d'ailleurs celles qui m'ont le moins séduite, sans doute parce que Deirdre a des méthodes d'investigation plus "brutes d'instinct" que sa mère. Je préférais suivre les raisonnements d'Harmelinde pour dévoiler les mystères.

Je connaissais Nicolas Cluzeau de nom, j'ai eu ici le plaisir de découvrir sa plume et son univers. Et j'y retournerais volontiers en me procurant l'un des romans racontant une autre partie de l'histoire des terres foulées par Harmelinde et Deirdre. :) (dès que ma PàL aura un peu baissé...)

En conclusion, une très belle découverte, une très agréable lecture, que je recommande à ceux qui apprécient la fantasy sous un jour nouveau.

Chronique de Sytra

Le secret de l'immortelle, tome 1 de Alma Katsu

Année d'édition : 2013
Edition : Le pré aux clercs
Nombre de pages : 458
Public visé : Adulte & Young Adult
Quatrième de couverture :
Luke Findley est médecin à St Andrew, une ville perdue du nord de l’État du Maine. Divorcé, orphelin depuis peu, il est plutôt déprimé. Ce soir-là, quand il prend son service à l’hôpital, il s’attend à une nuit comme les autres, où il soignerait de petites blessures causées par des incidents mineurs ou des disputes domestiques. Mais au lieu de cela, Lanore McIlvrae entre dans sa vie – et le transforme pour toujours. Car Lanny est une femme au passé chargé… Son histoire, où l’amour se mêle à la trahison et transcende la mortalité, a commencé au début du XIXe siècle dans une petite communauté puritaine au nord du Maine. Là, à douze ans, Lanny a décrété que Jonathan, d’une beauté exceptionnelle, sera l’homme de sa vie.
Séduction, obsession, passion, décadence, perversité et brutalité, la vie de Lanny traverse les siècles sans parvenir à apaiser ses démons…


Avant de commencer j'aimerais remercier tout particulièrement Louve du Forum Mort Sure ainsi que les Editions le Pré aux clers pour leur confiance.

Difficile de dire non à une proposition de partenariat pour un livre si beau avec sa belle couverture noire et ses roses rouges, ainsi que le résumé très alléchant.

Luke a un passé très noir qui reflète sur sa manière de vivre. Médecin, divorcé, orphelin, ne voyant plus ses filles, il se referme sur lui-même, etc. Puis il rencontre Lanore, un peu son double au féminin, une femme qui a vécu un passé très difficile également. Elle lui confie son histoire, et tombe amoureuse de lui.

Leur histoire m'a fait pensé un peu à des histoires comme roméo et juliette, Le cid, etc. Un amour, une obsession freinée par un conflit de famille.
On a du mal à s'attacher aux personnages du roman à cause de leur côté sombre, mais malgré tout on finit par les apprécier quand même.

J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur, peu courant, un peu soutenu, c'était pourtant très agréable à lire. D'autant plus que le suspense était à son comble, plus moyen de lâcher le livre ! Le mystère et le fantastique mêlé aux flash-back est un mélange que j'ai beaucoup apprécié.
En général je n'aime pas les flash-back dans un roman car je finis par me perdre dans mon histoire, mais ceux-ci étaient très bien répartis dans l'histoire pour ne rater aucun morceau.
Les descriptions de cette auteur sont si précises qu'on peut s'imaginer dans les lieux décrits à la perfection.

En bref, un premier tome d'une trilogie assez sombre mais rempli d'amour, de magie, d'immortalité et tout ce que vous voulez. Mais surtout un super premier tome, j'attends la suite avec impatience !

Chronique de Babynoux

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Luke est médecin à San Andrew. Depuis quelque temps, rien ne va plus pour lui. Entre son divorce et le décès de ses parents, Luke est au bord du gouffre. Lorsqu'une jeune femme est envoyée dans son hôpital après avoir tué un homme, le médecin est loin de se douter que cette dernière va lui changer sa vie à jamais. S'enfuyant avec elle, afin de la protéger, elle va se charger de lui raconter qui elle est et comment elle en est venue à assassiner l'homme qu'elle a toujours aimé.

Le secret de l'immortelle m'a captivée du début à la fin. Fort d'une histoire qui ne ressemble en rien à ce que l'on peut trouver actuellement, de par son absence de créature de la nuit (vampires et autres), Alma Katsu nous propose une romance déchirante et troublante où il faut se méfier des apparences.

Dès le début, j'ai ressenti une certaine ambiance similaire à celle présente dans Entretien avec un Vampire de Anne Rice. Luke va découvrir l'histoire de Lanny et tout ce qu'elle a vécu. Elle ne lui cachera rien, préférant se révéler telle qu'elle est au fond d'elle, sans mensonge. Avec eux, j'ai vibré de cette dramatique histoire d'amour qui au final aura eu des conséquences difficiles pour bon nombre de personnages. Alors certes, Luke cède un peu trop vite à la jeune femme qu'il ne connaît pas, mais sa vie est un tel chaos, qu'on peut comprendre son besoin de prendre le large et Lanny arrive à point nommé.

Luke est un homme malheureux et j'ai trouvé qu'on ressentait bien le vide qu'il a en lui. Lanny lui sauve la vie d'une certaine manière et lui donne une raison de se battre. En toute honnêteté, j'ai davantage été captivée par le récit de la jeune femme. Elle nous raconte son passé et sa longue vie d'immortelle, mais surtout un amour à sens unique qui l'a détruite et qui a fait qu'elle a vécu tant de souffrance. J'ai adoré la noirceur qu'elle cachait au fond d'elle et qu'elle a gardée pendant des années, jusqu'à ce que lasse de tout ça, elle finisse par se libérer. Sa relation avec Jonathan est ambiguë et destructrice puisqu'elle aura non seulement un enfant de lui, mais en plus elle causera bon nombre de souffrance à ses proches et à d'autres personnes qui ne lui sont pas proches. Toute l'intrigue repose sur son amour passionnel pour cet homme magnifique et qui semble se moquer d'elle.

Sa vie auprès d'Adair et des autres m'a également fort plu. Un quotidien de décadences, de souffrance, de mensonges, mais qui pourtant ajoute énormément de dureté au récit et ne l'a rendu que plus addictif. Alejandro par exemple m'a troublée. On ne sait qui il est vraiment et ce qu'il attend de Lanny. Se montrant tendre et affectueux avec elle pour mieux la surprendre et lui causer bon nombre de problèmes.

Je me rends compte que Le secret de l'immortelle ne ressemble pas à ce que j'attendais avec ce roman. J'ai adoré ce livre au-delà de ce que je pensais et la couverture toute noire n'est qu'un plus. Je recommande ce roman parce qu'au-delà d'une histoire d'amour tragique et compliquée, le secret de l'immortelle est un réel bijou ! Je me demande ce que donnera la suite, parce qu'à mon sens, ce premier tome est complet et se suffit à lui-même !

Chronique de Louve