mercredi 11 juillet 2012

Glacé de Bernard Minier

Nombre de pages : 560 pages
Editions : XO Editions
Prix : 20,90€
Quatrième de couverture :
Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée. Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ? Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !



Je ne m'attendais pas à autant apprécier ce thriller fort sympathique.
Reçu lors d'un partenariat avec les éditions XO editions, je peux déjà dire que la couverture du roman est sublime et la mise en page très soignée.

Le style de l'auteur est très agréable, rien de gênant pour les futurs lecteurs et permet une immersion totale dans l'histoire qu'il nous propose.

Concernant l'histoire en elle-même je l'ai trouvé intéressante de bien des manières. Je ne vais pas trop spoiler mais je peux vous dire que c'est une enquête qui va en faire frissonner plus d'un et dont la première victime est un cheval qu'on a décapité, chose vraiment étonnante pour ensuite aboutir sur des meurtres d'Humains cette fois-ci.  A cela s'ajoute un hôpital plutôt étrange où sont les plus dangereux criminels de l'Europe car les prisons ou simples hôpitaux ne peuvent s'en occuper. L'auteur parvient à nous captiver et à nous tenir en haleine même si à un moment donné, on commence à avoir nos soupçons. 
Des personnages j'ai beaucoup apprécié Diane la jeune psychologue qui n'aurait jamais du demander à se retrouver dans cet endroit sinistre, surtout qu'elle découvrira très vite que les apparences sont trompeuses.
 
En bref, un roman plein de rebondissement, de frissons et maîtrisé du début à la fin par l'auteur. Merci aux éditions XO pour ce partenariat, je peux désormais l'envoyer à un autre membre de Mort Sûre pour avoir son avis!
 
Chronique de Louve
 
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Avant même d'ouvrir le livre, j'étais déjà sous le charme de la couverture qui est tout simplement magnifique! Elle illustre assez bien l'univers du roman, à mon avis.
D'ailleurs le titre prend aussi tout son sens après avoir terminé la lecture.
Ce ne sont bien sûre que mes constatations.

En tournant les premières pages, je me suis tout de suite attaché au style d'écriture de l'auteur.
Une écriture fluide et précise. Je salue le travail de recherches fait par Bernard Minier pour écrire son roman. Il est rempli à ras bord de descriptions et des définitions sur tout! Ça m'a évité à plusieurs reprises d'utiliser le dictionnaire. J'ai beaucoup aimé comment l'auteur aborde les débuts de chapitre et chaque nouveau passage. Il commence presqu'à chaque fois par une description de la température, une description des paysages. Ça m'a permis de mieux visualiser les lieux mais aussi de mieux ressentir l'atmosphère lourde et poignante du roman. Nous pouvons du même coup nous remettre des derniers éléments révélés et mieux nous préparer aux suivants! Chaque chapitre (pour ne pas dire chaque page) est bourrés d'indices et de nouvelles informations concernant l'enquête.
 
L'auteur nous livre des informations la plupart du temps au compte-goutte. Dès le début, j'ai sentis que l'auteur savait exactement ou il allait, qu'il avait un but bien précis et définis. Pourtant, il ne nous laisse pas vraiment de faille afin de trouver avant le ou les personnages qui sont le ou les 'auteurs du crime. Je suis encore ébloui par le talent de l'auteur. Il mène ce thriller d'une main de maître. J'ai du mal à croire que c'est son premier roman! Par contre, j'ai trouvé la fin un peu brusque, précipitée. Je ne sais pas exactement à quoi je m'attendais puisque le livre s'étend sur 560 pages mais j'ai trouvé que tout s'arrêtait très brusquement. Je ne trouve pas d'autres mots. Bernard Minier sait tenir ses lecteurs en haleine et ce jusqu'aux dernières pages!

L'histoire était captivante et haletante! Un thriller saississant. J'en redemandais encore après avoir terminé! Je me suis énormément attachée aux personnages. Plus particulièrement à Servaz puisque c'est lui que nous suivons le plus malgré les escapades du côté d'Esperandieu et de Diane.Nous nous promenons du côté de Servaz menant l'enquête de l'extérieur et aussi du côté de Diane qui est psychologue à l'instiut psychiatrique Wagnier. J'ai trouvé que tout les personnages étaient énormément travaillés et très bien construit. L'auteur a pensé à tout, il n'a rien ommis. Parfois, j'ai pensé le contraire mais plus j'avançais plus j'ai constaté que les informations concernant les personnages (je pense plus particulièrement à Servaz) étaient volontairement occultées. Il nous en dévoilait petit à petit.
Ça devenait presque frustrant à la longue tout de suspens! Pourtant, c'était pour le mieux pusique j'ai adoré ce roman du début jusqu'à la fin. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec ce roman entre les mains. J'irais même jusqu'à dire que c'est un véritable coup de coeur!

Je termine en disant ceci : n'hésitez surtout pas à lire ce livre. Je crois que vous en ressortirez tout aussi ébloui que moi! Un nouvel auteur très prometteur, sans aucun doute.
 
Merci au forum Mort Sûre et aux éditions XO pour ce partenariat!
 
Chronique de Lady Swan
 

Belle de Robin McKinley

Année d'édition: 2011
Editions : Mnémos
Nombre de pages : 240 pages

 Quatrième de couverture :
Belle était loin d'être aussi jolie que ses soeurs. A quoi bon ?
Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait
les chevaux et les auteurs anciens.
Quand son père se trouva ruiné, elle en fut réduite à aller avec sa famille
habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois.
Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d’une existence loin
du luxe et des lumières de la ville,
mais le destin s’acharna une fois encore sur eux.
Quand son père revint au foyer avec l’histoire d’un château magique et de la
terrible promesse qu’il avait dû faire à la Bête qui y vivait, Belle partit
de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée :
« Belle, voulez-vous… ? »
Ceci est son histoire… une histoire d’amour et de rêve.



On a tous étant petite fille était charmée par l'histoire de la Belle et la Bête, ce conte qui nous apprenait à voir autre chose que le physique monstrueux d'une personne et à l'apprécier pour ce qu'elle était réellement. Je fais en tout cas partie de cette partie de la population féminine à avoir été complètement conquise par ce conte repris par Walt Disney.

Aussi lorsque j'ai découvert que les éditions Mnémos publiaient un roman qui reprenait l'histoire de ce conte qui a marqué mon enfance, je n'ai pas pu résister une seule seconde.

Non seulement la quatrième de couverture m'avait mis l'eau à la bouche, dévoilant une histoire un peu différente du conte repris par Disney mais en plus la couverture est plus que sublime.
En bref j'ai rapidement jeté mon dévolu sur le roman pour le dévorer très vite y trouvant non seulement le plaisir de retrouver un conte que je connais par coeur mais aussi le plaisir de lire une version plutôt différente que l'auteur nous offre.

La trame de base de ce conte reste inchangée même si je l'ai trouvé beaucoup moins niaise que la version de walt disney réservé aux enfants. Ce roman ci ne sombre pas dans la vulgarité mais il est vraiment plus subtil et plus adulte que le conte. Le style de l'auteur y est pour beaucoup puisque les pages défilent à une vitesse incroyable tant on se retrouve happée par cette histoire magnifique.

L'utilisation de la première personne n'est pas étrangère à cette vitesse de lecture et au plaisir qu'on y prend puisqu'on découvre l'histoire avec la vision de Belle qui est assez loin de ressembler au personnage inventé par disney. Ici Belle n'a rien de fantastique, elle est plutôt banale mais toujours plongée dans la lecture, seul trait de commun. Sa second passion c'est l'équitation, car la jeune fille ne se sépare à aucun moment de son étalon GrandCoeur.

Autre différence, Belle n'est à aucun moment courtisée. Même si on sent bien qu'un personnage la souhaite en tant qu'épouse, cela ne gênera en rien la relation qu'il va s'établir avec la bête.

Cette relation m'a d'ailleurs vraiment conquise. La bête semble monstrueux en apparence mais se révèle être un être cultivé, doux et généreux et il cédera à tous les caprices de notre héroïne. Robin McKinley nous offre une revisite d'un conte culte à sa manière et je fus ravie de redécouvrir ce superbe conte à sa manière. Les personnages n'ont plus rien de stéréotypés par exemple, car même les soeurs de Belle sont des personnages entiers et qui ne sont absolument pas matérialistes.

En bref ce roman fut un véritable coup de coeur car l'auteur a su nous redonner la magie et le plaisir de relire ce conte dans une version moins stéréotypé et plus mature, tout en nous faisant garder notre âme d'enfant.

Merci aux éditions Mnémos pour ce partenariat qui m'a littéralement conquise.
 
Chronique de Louve
 

La reine de lumière tome 1 : Elora de Mireille Calmel

Année d'édition: 2009
Editions : XO edition
Nombre de pages : 368 pages

Quatrième de couverture :

1494. Dans une sombre forêt du Vercors, la jeune Elora, fille adoptive de la baronne Hélène de Sassenage, découvre un cadavre décharné. Au lieu de s'enfuir terrorisée, Elora fouille sans sourciller le gilet de l'homme à terre pour récupérer le précieux message qu'il était venu porter. Car Elora n'est pas une enfant comme les autres : descendante de Mélusine, elle détient les savoirs et les pouvoirs des fées. En cet instant, Hélène de Sassenage est loin d'imaginer l'impact qu'aura ce meurtre sur sa destinée. Mais Elora, elle, le sait déjà : leur chemin tourmenté va les entraîner toutes deux jusqu'à Rome, et le temps du bonheur ne reviendra qu'après bien du sang et des larmes...




Mireille calmel a toujours su me charmer. Que ce soit avec l'excellent "le lit d'aliénor" ou le fantastique "bal des louves" cette fois encore la magie a opéré dans ce roman historique sublime qui nous dépeint des portraits de femmes fortes, courageuses et poursuivies par le malheur.
Son style reste aussi enchanteur que dans ses précédents romans et je peux le dire, je suis fan de Mireille Calmel et de la justesse avec laquelle elle nous raconte des histoires magnifiques et émouvantes.

Au début de ma lecture j'ignorais où l'auteur voulait m'emmener mais cela ne m'a à aucun moment dérangé tant j'étais captivée par l'histoire de ces femmes qui cherchent l'amour, le bonheur et la paix.

Une simple lettre aura des conséquences désastreuses pour tout un peuple et surtout pour une femme en particulier : Hélène. Dès lors elle n'aura de cesse de chercher son amour qu'elle pensait avoir perdu et ne jamais revoir. Il ne faut pas cependant s'attendre à lire une simple histoire d'amour car de cette recherche va découler une intrigue infiniment plus complexe sur fond de féerie et de légende d'Avalon.

Mireille Calmel nous propose une épopée incroyable sur fond de religion et de magie ancestrale. Ici une fois de plus les femmes sont les héroïnes d'une aventure pleine d'amour, de guerre et de trahison. On pourrait penser que l'auteur est une réelle féministe mais je pense qu'il ne s'agit absolument pas de ça puisque si ses personnages sont si réussis c'est parce qu'étant une femme, elle ne peut que trop bien comprendre leurs attentes et savoir leur réaction face à certains événements.
De l'histoire j'ai été complètement conquise. L'intrigue est vraiment ficelée et bien menée et du début à la fin on aura qu'une seule envie : découvrir le destin des personnages que l'on apprécie tous. Parce que oui j'ai apprécié chacun des personnages, les bons comme les moins bons, même si à mes yeux, on évite le stéréotype des gentils et des méchants car chaque personnage possède un côté très sombre et n'hésitera pas à le montrer pour parvenir à ses fins.

Tout comme dans ses autres romans, Mirelle nous dresse donc différents portraits de femmes et d'hommes que l'on va découvrir dans des situations bien définies, nous permettant de tous les apprécier à leur juste valeur. Elora par exemple m'a vraiment charmé dans le sens où elle n'hésitera pas à montrer son côté maléfique avec le pape Alexandre VI qui lui demandera de nombreuses faveurs peu orthodoxes.

C'est un fait, dans ce roman, les femmes vont utiliser tous leurs atouts pour parvenir à leur fin. Ainsi elles n'hésiteront pas à laisser les hommes se servir d'elle à des fins sexuelles afin d'en profiter de divers manières. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé cette façon dont l'auteur nous montre qu'une femme est plus puissante qu'un homme quand elle sait utiliser tous ses charmes.

Ce premier tome donc nous permet un voyage dont on ne ressort pas indemne et utilise de nombreux thèmes comme la sexualité et la religion, thèmes qu'elle regroupe souvent comme c'était le cas il y a des années.

La fin de ce premier tome nous promet une suite encore plus mouvementée et c'est avec empressement que je vais me jeter dessus!

J'ai donc passé un très agréable moment de lecture, ce roman fait partie de mes coups de coeur 2011 et j'en remercie les éditions XO editions pour ce partenariat qui m'a complètement charmé.
 
Chronique de Louve
 

La vampire tome 2: Sang noir de Christopher Pike

nombre de pages : 222 pages
editions : J'ai lu
année de parution : 2011 
Quatrième de couverture :
Je m'appelle Alisa Perne. Mon ami Ray et moi sommes les derniers des vampires. Bien sûr, Ray a un peu de mal à s'habituer à sa condition de buveur de sang, mais mes 5000ans d'expérience font de moi un excellent professeur. Et nous avons l'éternité devant nous.
Du moins c'est ce que je pensais, jusqu'à ce qu'une vague de meurtres sauvages ne déferle sur les Etats-Unis, des meurtres qui ne pouvaient qu'être l'œuvre d'autres vampires...
Restait à savoir qui les avait créés. Et comment les arrêter !







Je tiens à remercier les éditions J'ai Lu et le forum Morsure pour ce super livre, que j'ai beaucoup aimé.

Cette fois-çi on retrouve Alisa quelques semaines après le premier tome. Elle croit être la seule vampire avec son amour, mais, plusieurs meurtres ont lieu. On apprend alors qu'il y a un autre vampire, qui s'amuse à tuer la population et à en transformer. Bien évidemment Alisa cherche à savoir d'où il vient et l’arrêter, mais les forces de l'ordre s'en mêlent, et le vampire semble être plus fort qu'elle.


Comme ça, on pourrait penser que le tome 2 ressemble au tome 1, et j'ai aussi eu cette impression. Mais il y a eu quelques différences, ce qui la rendu encore plus intriguant, plus macabre que le premier. Ce nouveau vampire est encore plus fou et donc beaucoup plus intéressant, il a un passé vraiment horrible. On en apprend plus sur les vampires, sur Alisa et sa vie passée, et on arrive à comprendre pourquoi elle réagit comme elle le fait. J'ai trouvé qu'elle avait évolué dans ce tome, je me suis plus attaché à elle qu'au premier, j'ai mieux aimé son caractère. Le fait qu'elle est retrouvé son amour de toujours l'a attendrit, elle pense beaucoup plus à lui qu'à elle. Par contre j'ai trouvé Ray un peu mou, dans le premier tome, je l'avais trouvé plutôt sympa comme personnage, mais là, il m'a déçu. Contrairement à Seymour qui reste encore une fois mon personnage préféré. C'est le plus intéressant, et il a un véritable don, je le trouve beaucoup plus important que Ray, et je trouve dommage qu'on ne le voit pas assez.

On a aussi découvert un nouveau personnage, un agent : Joel. Je suis tombée amoureuse de ce personnage, je trouvais qu'il mettait un peu de piquant dans l'histoire. Et j'espère qu'on va le voir encore longtemps dans les prochains tomes.

Autre point positif : Je me suis complètement plongé dans le livre, je ne l'ai pas lâché, et j'avais toujours envie de connaitre la suite, il y a toujours de l'actions. J'étais à la place d'Alisa. J'aime beaucoup le style de l'écrivain qui m'a transporté.


Et ne parlons pas de la fin, qui me donne vraiment envie de lire la suite. Merci encore aux éditions J'ai Lu pour avoir accepté d'être partenaire avec le forum Morsure et m'avoir permis d'avoir lu les deux premiers tomes de cette saga.
 
Chronique de Sandra 
 

Fedeylins tome 1 les rives du monde de Nadia Coste

Année d'édition: 2011
Editions : Editions Gründ
Nombre de pages : 417

Quatrième de couverture : 
Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend.
Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.




« Fedeylins, les rives du Monde » est le premier tome d’une tétralogie écrite par Nadia Coste. Au premier abord, la qualité du papier, la mise en page et la couverture qui est tout simplement magnifique donnent déjà très envie de lire ce livre, qui change complètement des autres romans du même genre.

Ce roman nous raconte l’histoire de Cahyl, un jeune larveylin sortant de sa bulle. La société Fedeylins à laquelle il appartient est basée sur l’acceptation de son destin, représentée par une marque derrière l’oreille qui désigne de quelle Caste chaque Fedeylins dépend : les Transmetteurs, les Bâtisseurs, les Créateurs, les Prieurs ou les Récolteurs. Cette marque a un rôle très important puisque c’est elle qui dirige le destin de chaque Fedeylins. Seul problème, il s’avère que Cahyl n’a aucune marque derrière son oreille. Durant la cérémonie qui a lieu après la naissance des Larveylins, les nouveaux nés Fedeylins, les Pères Fondateurs touchent la marque de chaque être pour valider son entrée dans sa Caste. Seulement, malgré le fait qu’il n’a pas de marque, Cahyl est désigné comme étant un Transmetteur. Est-ce réellement son destin puisqu’il n’a pas de marque ? En a-t-il un au moins ? Le doute s’installe pour Cahyl, car même s'il cache son absence de marque, il se sent différent et cherche son vrai destin …

J’ai passé de très bon moments en lisant ce livre. La plume de Nadia Coste est fluide et très agréable à lire. Malgré que ce soit un monde totalement inconnu, on comprends vraiment vite son fonctionnement, les coutumes Fedeylins, les différents moments de leur vie et toutes les cérémonies qui s’en accompagnent. Ce monde est très complet et bien construit de même que la façon dont il nous est exposé, à nous lecteurs, totalement étranger à cet univers au début du livre. À chaque fois que je me posais une question sur ces petits êtres ailés et leur fonctionnement, j’obtenais toujours la réponse quelques pages ou chapitres plus loin, ce qui est vraiment appréciable. J’ai tout particulièrement aimé le fait d’avoir choisi d’introduire chaque chapitre par un extrait de livre tout droit sorti de la grande bibliothèque du monde des Fedeylins. Je pense que ça a joué un grand rôle dans ma compréhension de cet univers nouveau. Par contre, le seul petit bémol que j’ai trouvé dans ce livre, c’est qu’il se passe à mon avis trop d’années par rapport au nombre de chapitres. Au début, ça m’a fait un peu fait bizarre parce que j’étais en pleine découverte des lieux, des personnages et j’ai trouvé que ça allait un peu trop vite, mais par la suite, par contre je m’y suis habituée et ça ne m’a plus « gêné » étant donné que je connaissais bien le monde Fedeylins et que j’avais envie d’en apprendre toujours plus. Je pense que cette manière de faire passer le temps était nécessaire à partir d’un certain point mais au début le départ s’est fait un peu rapidement à mon goût.

La trame de l’histoire est quant à elle, vraiment bien écrite, on se demande toujours ce qu'il va arriver à Cahyl, quelles vont êtres ses réactions face à sa différence et surtout quelles vont être celles des autres. On vit la vie de ce héro en même temps que lui, donc on s’en rapproche et on ressent vraiment bien ses peines, ses doutes tout comme ses joies. La différence qu’il existe entre lui et son peuple l’empêche de bien s’intégrer, alors qu’il se rapproche facilement de son ami gorderive, qui est tout à fait son opposé. Le fait qu’il s’allie à quelqu’un qui comme lui est différent de son propre peuple rend leur lien assez fort et du coup, on s’imagine bien que dans les tomes suivants ils vont vivre une grande aventure ce qui nous donne vraiment envie de lire les trois autres tomes. D’ailleurs, je ne suis vraiment pas déçue par la fin de celui-ci qui accentue mon envie de connaitre la suite de l’histoire de Cahyl et son vrai destin. La dernière page de ce tome rend le suspense incroyable car on apprends de nouveaux éléments d’un point de vue omniscient, des choses que Cahyl ne sait pas, et d’ailleurs même si on le sait grâce à la lecture de ces quelques dernière lignes, on voudrait tout de suite en savoir beaucoup plus ! Je n’ai qu’une hâte après cette merveilleuse découverte littéraire: me procurer les prochains tomes dès leur sortie !

J’aimerais finir ma critique en remerciant tout particulièrement Nadia Coste, pour ces moments passé en la compagnie de son livre, mais aussi les éditions Gründ et le forum Mort Sûre pour m’avoir permis de le découvrir.
 
Chronique de Esmeria
 

llorona on the Rocks de Charlotte Bousquet

Année d'édition: 2010
Editions : Argémmios
Nombre de pages : 246 pages

Quatrième de couverture:
" Les fées, c'est comme la vierge de guadalupe, j'ai cessé d'y croire à dix ans. Quand j'ai tué pour la première fois." A Ciudad Juarez, des femmes sont assassinées. Pour le sexe. Pour le fun. Pour leurs organes, aussi. La routine. Sauf qu'une inconnue voilée de blanc apparaît, à chaque fois près des cadavres. La Llorona. En pleine guerre des cartels, les feds ont autre chose à faire que courir après une légende. Alors, ils ont fait appel à moi, Eva Vargas, lamailleure tueuse à gages et spirite du mexique. Mais entre les fantômes du passé, les narcos et mon fichu coeur d'artichautn il va falloir autre chose qu'un téquila blanco pour y arriver sans me brûler les ailes...
 
 
 Avant de commencer, je voudrai à nouveau remercier le forum Mort sure et les éditions Argemmios pour ce partenariat de « Llorona on the Rocks ».

J’avoue que j’ai eu un peu de mal à me plonger dans ce roman en en lisant les premiers mots : « Suuuce…moiii… Suuuuce moiiii… » . Je ne m’attendais absolument pas à ça pour une entrée en matière! Même si je me doutais bien que l’univers de cette histoire ne serait pas rose, il m’a fallu quelques chapitres pour m’habituer au style de l’auteur et à me glisser dans son intrigue. Possible aussi que l’utilisation du présent pour le récit m’ai gêné au départ, tout comme les changements brutaux de narrateurs ou la mise en page assez particulière, avec des retours à la ligne que je n’ai pas particulièrement compris. Le manque de descriptions et de liaisons dans certains chapitres m’a également manqué pour apprécier ce roman à sa juste valeur. Un point positif cependant, l’image du serpent entourant une bouteille de téquila, que j’ai beaucoup apprécié, comme un fil rouge du roman.

Charlotte Bousquet nous entraine dans les ruelles sombres de Ciudad Juarez, dans le milieu des narcos, de la prostitution, des meurtres gratuits et du trafic d’organe, tout en ajoutant une pointe de mysticisme avec la présence de la Llorona, esprit/fantôme particulièrement populaire au Mexique. Evelia, tueuse pour le service du gouvernement mais aussi chaman depuis sa plus tendre enfance, est engagée pour résoudre l’énigme qui entour de l’apparition d’une femme blanche sur les lieux de certains meurtres. La Llorona. L’apparition est-elle là par hasard ? Ou au contraire à l’initiative de ses crimes ? A force d’enquête, ainsi qu’a l’aide de ses Glock 7 et d’Artemio, un homme chargé secrètement de liquider notre héroïne après qu’elle ait élucidé l’énigme, Eva réussira à affronter les assauts psychiques que lui impose l’esprit. Revivre mentalement son premier meurtre pour sauver sa sœur, l’avortement terrible qu’elle subit à 15 ans, la trahison de son nouvel amant … Rien n’y fera, Eva résistera, mais à quel prix ? … Je vous laisse le découvrir.

La fin du roman m’a beaucoup plus convaincue que son départ et j’ai énormément apprécié le dernier chapitre et l’épilogue, mais je reste cependant déçue dans le sens où le coté chamanique est un peu délaissé pour le coté tueuse à gages.

Une bonne découverte néanmoins! 
 
Chronique de yezahel

mardi 3 juillet 2012

La saga d'Orion tome 1 : le destin des Eaglestone de Isabelle Wenta

Année d'édition: 2010
Nombre de pages : 320 pages
Quatrième de couverture:

« À travers les âges, ma famille a su rester fidèle à son honneur de pirates. Mon père, le grand George Eaglestone, n’a pas hésité à s’opposer au tyran qui a réduit la Terre et le système solaire à l’impuissance. Quel prix terrible il a dû payer, nous perdant peut-être pour toujours, mon frère Patrice et moi ! Lorsque nous nous réveillons après un long sommeil cryogénique à bord de l’Arche, ce cauchemar semble définitivement derrière nous. Pourtant, je ne peux me faire à ma nouvelle vie. Je suis Maggie Eaglestone, l’Aigle Blanche ! Comment pourrais-je me
contenter de vivoter dans cette bulle offerte par les Ackerriens alors qu’ils nous promettent tout un empire en Orion ? Peut être est-ce là que mon père a voulu se rendre avec le Léviathan. Peut-être est-ce là que notre destin et celui de l’humanité doit se réaliser. 


Encore un petit roman de science fiction, autant dire que je commence à réellement apprécier ce genre là. Les éditions Voy’[el] nous offre ici un roman de science fiction très abordable par tous. J’ai trouvé la couverture très sobre, efficace mais je doute qu’elle représente réellement Maggie qui est sensée avoir des cheveux beaucoup plus long.

La mise en page du roman est elle-même très sobre et permet une lecture des plus agréables.

Je ne connaissais absolument pas l’auteur ni cette saga dont je n’avais encore jamais entendu parler. Je n’ai donc eu aucun préjugé quand à l’histoire et au style de l’auteur. Ce fut une découverte en terrain neutre pour ma part.

Dès le début de ma lecture je fus agréablement surprise par la qualité du style de l’auteur. C’est fluide, simple sans vouloir en faire trop tout en sachant mener le lecteur dans une histoire intéressante. Un style comme il me plaît d’en lire !
De l’histoire j’ai plutôt apprécié l’histoire de cette jeune fille qui sort d’un sommeil de neuf cents ans et qui se voit devenir un personnage important pour l’avenir de l’humanité tout comme son frère. L’histoire est en elle-même assez originale mais je regrette toutefois certaines petites choses. La jeune fille se réveille après 900 ans de sommeil et semble très vite à l’aise dans un monde qui n’est plus le sien car la Terre n’existe plus et la vie à beaucoup changé. Mais a aucun moment je n’ai senti que cela gênait l’héroïne qui accepte tout bien trop facilement et surtout qui s’adapte trop vite.

Autre chose qui m’a un peu gênée c’est la manière dont ce premier tome tourne autour des histoires d’amour. Patrice tombe vite sous le charme d’une jeune fille alors que dans sa vie passée, c’était un bourreau des cœurs. L’histoire d’amour de Maggie est elle aussi un peu agaçante dans le sens où tout tourne autour d’elle et de son chevalier noir. C’est dommage de ne tourner qu’autour des histoires de cœur parce que une fois passé ça, il y a vraiment une histoire intéressante. A l’inverse la relation entre Mikki et sa sœur Jeraldyn est plus intéressante parce que l’on sent bien l’amour autre que fraternel qui les unit même si ce n’est pas dit explicitement.

D’autres choses m’ont bien plu. J’ai aimé par exemple le fait que la vie se déroule sur Mars et sur l’arche, une plate-forme volant dans l’espace, transformé en planète temporaire. J’ai aussi beaucoup aimé le fait d’ajouter dans ce roman de science fiction un peu de magie via les pouvoirs psy de Maggie et des autres sorcières, ce qui apporte un petit plus.

Ce premier tome est dans l’ensemble bien sympathique et ouvre de nombreuses questions quand à ce qu’il va se passer dans le second opus et donne très envie aux lecteurs de se jeter dessus. J’ai réussi à m’attacher aux personnages même si Maggie a un caractère vraiment agaçant et qu’on a réellement envie de la gifler une paire de fois !

Je remercie les éditions Voy’[el] pour ce partenariat qui m’a permis une fois de plus de me rendre compte à quel point la science fiction était intéressante, genre avec lequel j’étais fâchée depuis des années !

Chronique de Louve