mardi 3 juillet 2012

L’ensorcelée de Salem de Katherine Howe

Année d'édition: 2010
Editions : XO edition
Nombre de pages : 368 pages

Quatrième de couverture:
Le pouvoir de cette sorcière a traversé le temps et la mort.
Qui retrouvera le livre auquel elle a confié ses secrets ?
En entrant dans la maison de sa grand-mère défunte, la jeune Connie n’imaginait pas que toute sa vie allait changer. Dans la bibliothèque qu’elle est chargée de vider, elle découvre un livre mystérieux avec, à l’intérieur, une clé et un nom dissimulé, à peine lisible : «Deliverance Dane ». Deliverance, l’une des jeunes femmes condamnées lors de la tristement célèbre chasse aux sorcières de Salem. Qui était-elle vraiment ?
Dès que Connie commence son enquête avec l’aide de son petit ami, l'intrépide Sam, les événements inquiétants se multiplient : sa maison est vandalisée et Sam tombe très gravement malade… Connie doit se rendre à l’évidence : sa découverte n’est pas seulement historique, mais magique. Et c’est désormais à elle de trouver la formule qui permettra de sauver son premier amour.
Entre révélations historiques et magie noire, une inoubliable histoire de sorcières, d’amour et d’aventures.


Mes premières impressions :

Je vais essayer de moins en dire le plus possible pour vous laisser le suspens de lire mon avis dès la fin de la lecture. J'aime vraiment beaucoup ce roman très intéressant qui nous porte aux feux de l'actions avec ses personnages qui deviennent attachants et une intrigue qui se ficelle de bout en bout tranquillement. L'enquête est vraiment intéressante et fais un peu penser à le film La momie ou autre. Le lecteur se trouve dans l'enquête et réfléchis avec les personnages. Je recherche surtout les mots de vocabulaire dans mon fidèle dictionnaire qui m'apporte beaucoup et les différentes histoires concernant la sorcellerie sont toutes intéressantes et enrichissantes à découvrir. Ce qui est vraiment bien dans ce roman, c'est que l'auteur ne raconte pas que son histoire mais il nous porte à nous lecteur au fil du récit en affrontant multiples péripéties !

Mon avis :

Une lecture vraiment fantastique ! J'ai beaucoup adoré ce roman qui nous fait découvrir l'histoire de ses femmes accusées de sorcelleries à l'époque pour des raisons révoltantes. J'ai également apprécié cette lecture qui promet de nombreux rebondissements dans l'histoire et des révélations. Ce que j'ai trouvé de bien c'est que contrairement aux autres romans où les auteurs centrent l'histoire dans une histoire d'amour alors que l'intrigue tourne autour d'un thriller; là l'auteure n'allonge pas la petite histoire d'amour dans tout le récit. La sorcellerie de l'époque est un thème que je ne connaissais pas tant que ça et grâce à ce roman j'ai pu découvrir pleins de choses à ce sujet et j'en repars avec une certaine fierté. L'auteure arrive à tenir en haleine le lecteur jusqu'à donner son coup final totalement imprévisible.  J'ai aussi apprécié le fait que l'histoire soit balancée entre deux époques (celle de Connie et celle de Deliverance Dane).
Du côté de l'histoire au tout départ on suit une jeune étudiante, Connie Goodwin qui vient tout juste d'être acceptée dans la modeste université de Harvard, dans le Massachussetts pour effectuer sa thèse. Entre temps, sa mère Grace, lui demande d'aller vivre pendant une courte période dans l'ancienne vieille maison de sa grand-mère Sophia, (que Connie n'a jamais connu autrement que dans son enfance). Obligée à restaurer la vieille demeure délabrée, elle découvre un soir alors qu'elle cherche un livre dans la bibliothèque de la vieille maison, une bible avec inséré dans une page ; une clé contenant un parchemin où dessus est écrit : Deliverance Dane. Intriguée par cette découverte, Connie a trouvé le sujet de sa thèse et décide donc d'enquêter et de découvrir quelle est la signification de ce nom : "Deliverance Dane". Enchainant découvertes et nombreuses surprises, elle bravera tous les dangers s'offrant à elle et réalisera la chose qu'elle aurait pensé ne jamais faire dans sa vie pour sauver un proche ...
J'ai beaucoup aimé cette lecture intéressante et enrichissante à la fois. L'intrigue se ficelle de bout en bout bien que trop lentement pour la progression de l'enquête. Beaucoup de découvertes intéressantes et des réalités sur les sorcières de Salem toutes touchantes les unes que les autres. Un thriller qui nous plonge dans l'histoire de ces femmes, toutes accusées bien qu'innocentes. Un coup magistral ... Le petit documentaire de l'auteure a la fin nous en apprend bien plus sur la construction de son récit et les histoires des condamnées.
Je remercie la maison d'édition XO qui m'a permit de découvrir l'univers intéressant et en même temps mélancolique des sorcières de Salem. Une découverte qui restera gravé dans ma mémoire pendant très longtemps ...
 
Note obtenue:9/10
(un petit coup de ♥)
 
Chronique de Jotman
 

Rebecca Kean tome 1 : traquée de Cassandra O'Donnell

Année d'édition: 2011
Nombre de pages : 480 pages
Quatrième de couverture:
Burlington...nouvelle Angleterre. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...Assayim. Ou, si vous préférez, son tueur à gages…






Je tenais tout d'abord à dire un énorme merci au forum Mort-Sure et aux Editions J'ai lu pour m'avoir permis de participer à ce partenariat. Ceci est mon tout premier partenariat, je suis donc heureuse de le faire avec eux et de le faire avec le livre Rebecca Kean- Traquée de Cassandra O'Donell.
Il faut savoir tout d'abord que j'ai été très attirée par la couverture. Le fait qu'une jolie femme, au visage
à la limite de la perfection et aux traits fins, ait du sang sur le coin de la bouche et une croix pleine de sang
dans la main m'a intriguée. Je me suis dit " enfin une héroïne combative et qui n'a rien de naïve ".
De plus, j'ai trouvé très sympathique et original que toute la couverture soit grise et que seulement les cheveux, le sang et les yeux soient de couleur. Cela donne un côté mystérieux.

L'auteur Cassandra O'donell nous plonge dans la vie de Rebecca Kean, née sorcière, maman de Léonora,
9 ans et qui est en fuite depuis 10 ans. Elle décide de s'installer dans une petite ville s'appelant Burlington,
en esperant y trouver le calme mais surtout l'anonymat. Seulement, dans cet endroit se trouve plus de
créatures fantastiques qu'elle ne le pensait. Ce qui l'emmène dans de grandes aventures où elle fait la rencontre de personnes plus intéressantes les unes que les autres.

Rebecca est l'un des personnages de roman qui m'a le plus conquise. Tout d'abord, elle a vingt-six ans, ce qui, dans ce genre littéraire, est assez rare. Généralement les personnages principaux ont entre quinze et dix-huit ans.
Il faut dire que j'ai été ravie de retrouver une " vraie " femme. Elle est courageuse, perspicace, forte mais douce, parfois cruelle mais attachante, prête à tout pour protéger les gens qu'elle aime. Et elle est très loin d'être naïve.
Ce qui est pour moi un énorme point positif. J'en ai marre des jeunes filles naïves et très fragiles. Rebecca en est tout le contraire, ce qui rend la lecture plus intéressante. Et un autre petit point positif, que j'ai trouvé très sympathique,c'est que Rebecca est d'origine française, et y fait allusion quelques fois dans le roman. C'est un gentil petit clin d'oeil pour nous. 
Ensuite, il y a les seconds personnages. L'un d'eux se nomme Raphaël, un homme qui s'est transformé il y a très longtemps en vampire, mais qui est vraiment très sexy et très puissant. Il se trouve toujours sur le chemin de Rebecca, ce qui peut agacer au début, mais qu'on a tout de même envie de revoir très vite. C'est un homme très mystérieux qui m'a beaucoup intrigué tout le long du livre. On fait également la connaissance de Beth, la meilleure amie de Rebecca, qui est un loup-garou. C'est une jeune femme très attachante et toujours prête à aider son amie. Elle aussi est pleine d'humour, et les dialogues entre elle et Rebecca sont vraiment plaisant à lire. 

Survient aussi Max, un homme qui plait assez à Rebecca, et qui lui redonne envie de nouer des liens avec
les hommes, seulement il n'est pas ce qu'on peut penser. Et il est vrai que je ne l'aime pas trop, il est trop présentà mon goût. Il y a aussi plein d'autres personnages, de différents clans, mais je ne les citerais pas tous car ils sont beaucoup trop. 

En ce qui concerne l'histoire, je l'ai trouvée très différente de toutes les autres, mélangeant une
multitudes de créatures fantastiques, sans s'attarder sur une en particulier. Cela rend le récit d'autant plus
mystérieux et très intriguant. Ce qui m'a vraiment charmée, c'est qu'on ne sait jamais ce qu'il va se passer,
il est impossible d'anticiper quoi que ce soit, l'histoire va en nous surprenant, ce qui est de plus en plus rare dans la littérature destinée au jeune public. Il y a cependant un petit point négatif pour moi, c'est qu'il y a beaucoup de personnages, donc, à part Rebecca, on apprend pas à tous vraiment les connaitre.
Surtout Beth, elle est sencée être la meilleure amie de Rebecca, mais elle n'est pas si présente que ça et on ne connait pas grand chose d'elle. J'espère la découvrir dans le second tome. En revanche, le lien entre Raphaël et Rebecca est très bien écrit et pensé, il n'y a pas une surdose " d'amour " et cela reste énigmatique. On est loin du fleur bleu que l'on trouve dans la plupart des livres Bit-lit. Et j'en remercie l'auteur !!!! Une auteur qui d'ailleurs sait nous mener là où elle le désire avec une écriture fluide et simple.
Le roman se laisse dévorer. Et il y a une fin comme je les aime : intriguante, surprenante, qui nous fait soupirer un << Wouahou >> quand on a refermé le livre.

En bref, Rebecca Kean - Traquée est l'un de mes plus gros coup de coeur de l'année 2O11, j'ai mis moins 
d'une journée à le lire, et il m'a fallut deux jours pour écrire une critique qui ne serait pas très longue, car 
j'ai beaucoup trop de choses à dire sur ce roman tellement j'ai été emballée. Et il ne fait aucun doute que je le conseille à tout le monde et que je me précipiterais à ma librairie quand le second tome sortira.
 
Critique de Audreiy

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Rebecca Kean, une sorcière, condamnée à mort et en fuite, se cache dans une petite ville. Mais de nombreuses aventures vont lui tomber dessus sans qu’elle le veuille.

J’ai adoré cette lecture, on ne s'ennui pas un instant. L’auteur sait nous tenir en haleine tout le long du livre. L’histoire est fluide, on rentre vraiment très facilement dans le livre, on ne veut en aucun cas s’arrêter de le lire (à part quand on est vraiment obligé), on veut toujours savoir la suite…

L’histoire est vraiment très intéressante, on peut y voir différentes créatures : loups garous, vampires, sorcières, démons… Ici pas d’histoires où le vampire est le personnage principal… L’histoire est vraiment passionnante, elle change des histoires où ces créatures sont les plus « gentilles » du monde, où elle ne ferrait pas de mal à une mouche… Des histoires d’amour ambigu. Des enlèvements, enquêtes…. Bref, tout pour donner envie de lire le livre et de le tenir jusqu’à la fin.

Les personnages sont tous très intéressant, il n’y a aucun qui m’a déplu. Rebecca est une femme forte, mais aussi sensible et vulnérable derrière tout cela, surtout avec sa fille. J’adore son caractère. Mais je suis tombée « amoureuse » de Raphael. J’ai totalement adoré ce personnage, il parait tellement mystérieux, mais il fait aussi tellement de choses pour Rebecca. Tous les personnages ont leur caractère et ça se sent dans la lecture, des fois les personnages se ressemblent, mais ce n’est pas le cas ici.

En bref, je vous conseille vivement, et cette saga va surement être l’une des meilleures de cette année. Vous ne l’avez pas encore ? Dépêchez-vous !
 
Critique de Sandra
 

Le dernier rayon du soleil de Guy Gavriel Kay

Année d'édition: 2010
Nombre de pages : 600
Quatrième de couverture :
Au nord, l'existence des hommes et des femmes n'a rien de facile. Survivre dans ces contrées aux paysages sauvages et au climat extrême représente un combat de tous les instants. C'est pourquoi, depuis des générations, les Erlings du Vinmark naviguent à bord de leurs vaisseaux-dragons et vont piller les terres des Cyngaëls et des Anglcyns, semant la mort sur leur passage.
Or, les temps changent... C'est du moins ce que constate Thorkell le Rouge, compagnon d'armes déchu du légendaire Siggur Volganson, au cours d'un raid punitif contre la ferme de Brynn ap Hywll, le Cyngaël qui a tué « le Volgan ». Même constat pour Alun, le fils du prince Owyn de Cadir: impliqué par hasard dans le terrible affrontement, il voit sa réalité basculer en une nuit après avoir découvert, coup sur coup, l'amour, la mort... et le peuple des fées!
Mais c'est Aëldred, roi des Anglcyns, qui possède la conscience la plus vive des changements qui menacent le nord tout entier, car lui seul comprend que la survie de son peuple dépend de celle des deux autres, tant les fils de leur destin ont été tissés de façon inextricable.


Je ne connaissais l’auteur que de nom. J’ai pourtant un ouvrage l’arbre de l’été qui m’attend dans ma bibliothèque depuis quelques années. Alors quand l’occasion de découvrir cet auteur et ce one shot s’est présentée, je n’ai pas hésité une seconde. J’aime la fantasy et c’est un genre qu’il me plaît de découvrir à travers divers auteurs. 
La couverture de l’édition Pocket est sublime. La quatrième de couverture est alléchante, ainsi je me suis vite jetée sur la lecture de ce roman. 
Dès le début j’ai grandement apprécié de retrouver un tableau présentant les différents personnages. Cela m’a beaucoup servi puisque les noms sont tous très ressemblants et à plusieurs moments je me suis emmêlée les pinceaux dans les protagonistes. Retourner à ce tableau m’a permis d’y voir plus clair. 
 
Concernant le style de l’auteur je l’ai trouvé très différent de ce que j’avais l’habitude de lire. Un style « brute » qui ne tombe pas dans la mièvrerie et qui ne cherche pas à être poétique. Un style qui pourrait, je le pense, déranger certains lecteurs qui n’en ont pas l’habitude. J’ai moi-même été légèrement déroutée au départ mais une fois plongée dans l’histoire, ce ne fut qu’un détail sans importance. 
 
De l’histoire j’ai eu beaucoup de mal à réellement me plonger dedans. L’auteur nous offre tellement de détails sur son univers qu’on en vient à se perdre et à devoir revenir un peu en arrière dans la lecture pour s’assurer d’avoir réellement saisi le contexte. On y suit trois tribus vikings qui vont s’affronter pour un oui ou un non. Les cyngaëls et les Anglcyns sont alliés contre les Erlings un peuple du Nord. Allié est un bien grand mot puisqu’on sent les tensions et le manque de confiance qui habitent chacun des guerriers de chaque peuple. A cela s’ajoute quelques sorcières et fées qui vivent reculées des Hommes, n’apparaissant que pour s’emparer de leurs âmes ou pour leur accorder leur pouvoir en échange d’une chose bien particulière. Ainsi une sorcière acceptera d’aider l’un des personnages en échange d’une relation sexuelle pour avoir sa semence. Mais un événement va tout chambouler et les ennemis de toujours vont devoir s’allier pour leur survie.
 
Alors de l’histoire je ne pense pas qu’elle soit accessible à tous. Les trop jeunes lecteurs risquent de vite abandonner ainsi que les novices en fantasy. Ce roman est avant tout là pour ceux qui recherchent autre chose qu’un roman plein de bons sentiments. Les batailles, trahisons, meurtres et autres dominent un contexte brutale et masculins. 
Des personnages j’en ai apprécié certains plus que d’autres. Je me suis sentie concernée par la relation entre le roi Aëldred et son épouse. Une relation basée sur un amour étrange et unique, elle acceptant de lui offrir son corps en échange d’une retraite dans un lieu religieux.
J’ai aussi beaucoup apprécié Bern, fils de Thorkell. La manière dont une sorcière réussi à l’embobiner m’a beaucoup fait sourire. Mon coup de cœur va à Alun ab Owyn. Il est un personnage charismatique, torturé par le décès de son frère et surtout il reste égal à lui même du début à la fin. 
 
En bref, j’ai beaucoup apprécié ce roman même si le démarrage fut assez laborieux. Je remercie donc les éditions Pocket pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir un univers différent de ce qu’on lit habituellement et riche en rebondissement. 
 
Critique de Louve

La nuit du magicien de Gilles Legardinier

Année d'édition: 2011
Nombre de pages : 252 pages

Quatrième de couverture :
Virgil est un adolescent comme les autres. Il passe le meilleur de son temps avec ses potes, surtout Franck, fait ce qu'il peut au lycée, écoute ses parents quand il a le temps et espère que Vanessa lui dira oui. Mais Franck se tue dans un bizarre accident de la circulation et tout bascule pour Virgil. Le monde devient inquiétant, étrange, hostile. Il apprend à douter de chaque évidence à se méfier de tout, de tous. De rendez-vous secrets en découvertes il va peu à peu découvrir les limites de son univers et passer de l'autre côté du monde. Mais le chemin vers la lumière est semé d'embûches et Virgil ne connaît ni ses ennemis, ni ses amis.




Tout d’abord, un grand merci à la maison d’édition Gründ et au forum Mort sure pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir un nouvel auteur : Gilles Legardinier ! Aucun écho, ni aucune critique ne m’était parvenu, je me suis donc plongée dans ce roman sans « a priori » et je l’ai littéralement dévoré en une soirée ! Un vrai coup de cœur ! 

Le style de l’auteur est comme je l’aime : Simple, sans fioritures, rapide et qui va droit au but sans se perdre dans des descriptions à rallonges ou totalement inutiles pour l’intrigue. Efficace en somme ! Cela pourra peut-être gêner les lecteurs à la recherche d’un style plus complexe et plus travaillé, mais personnellement j’ai adoré ! 

L’intrigue m’a également séduite ! Suite à la mort de son meilleur ami, la vie de Virgil bascule. Il apprend à ses dépends que ce qu’il croyait réel n’est finalement qu’une illusion, et que le monde est formaté pour suivre des codes et des valeurs afin de dissimuler la vérité. « Ici la réalité n'a pas tout à fait la même valeur qu'ailleurs. Je ne te demande pas de croire, bien au contraire, je te demande de douter. T'es-tu déjà demandé ce que tu faisais dans ce monde et quel rôle tu devais y jouer ? N'as-tu jamais éprouvé un sentiment de solitude extrême, d'incompréhension ? N'as-tu jamais eu la désagréable impression que l'on t'observait alors que tu étais seul ? N'as-tu jamais éprouvé la sensation d'un regard dans ton dos ? » En lisant ces lignes j’ai eu un peur de retomber dans l’histoire présentée dans Matrix, mais cela à suffit à aiguiser ma curiosité. Même si, comme dans le film, les humains sont également bernés pas une puissance supérieure et qu’un groupuscule tente de découvrir la vérité sur ces sombres agissements, la manigance est totalement différente. Dans ce roman, la planète est présentée comme un laboratoire où nos comportements sont analysés minutieusement, mais par qui ? Que ce passe-t-il dans le triangle des Bermudes ? Pourquoi certains sommets de l’Himalaya sont inaccessibles et qu’aucun satellite ne parvient à en avoir une image correcte ? Et pour quelle raisons cette route au nord de la ville vous arrête-t-elle au kilomètre 14? Virgil va tenter de le découvrir au péril de sa vie. Ce premier tome apporte plus de questions que de réponses, mais sans doute pour planter le décor et laisser le tome 2 éclairer les nombreux questionnements… Il me tarde donc de découvrir la suite. 

Le personnage de Virgil est vraiment bien travaillé je trouve. Un lycéen qui a la tête sur les épaules, une famille normale, une petite amie, des projets… (Heureuse de lire que pour une fois la vie d’un héros n’est pas catastrophique !) Bien sur la mort de Franck, son meilleur ami, vient bousculer son équilibre, mais cet événement est nécessaire pour que le secret de la vie terre lui soit révélé. Ses réactions sont vraiment « réelles » à mes yeux. Il n’accepte pas immédiatement et très difficilement que le monde ne soit pas celui qu’il parait être. Virgil est également loin d’avoir des supers pouvoirs, ni les capacités magiques des adultes qui l’entourent malgré cette révélation. L’adolescent devra apprendre petit à petit… A force de prendre des coups, il arrivera à esquiver. 

Le seul point négatif que j’ai pu relever est la fin un peu « expédiée » mais qui laisse le lecteur en suspens et avec l’envie de découvrir rapidement la suite ! Réponse en octobre ! 
 
Critique De Yezahel

Les débris du chaudron de Nathalie Dau

Année d'édition: 2008
Quatrième de couverture : 
C’est celle de l’amour de Kerridwen et de Kernunnos au travers des âges. Venus apporter la magie bénéfique à nos ancêtres, ils se heurtent malgré tout à la jalousie de certains. De cet amour naissent deux enfants, Morvran et Creirwy. Un troisième, Affang, issu d’une relation extraconjugale est celui par lequel la malédiction arrivera. Dans ce roman, on croise le monde merveilleux du petit peuple, les légendes arthuriennes, les fêtes païennes, les démons oubliés. Rempli de culture celtique et pré-celtique, il berce notre imaginaire de légendes retrouvées, de destins entremêlés et de cheminements magiques. La poésie de l’écriture se mêle agréablement aux histoires tragiques donnant une vraie profondeur dans le style qui reste très proche du style oral. Et surtout l’auteur, en bonne conteuse, sait réhabiliter ces personnages de légendes bien trop souvent détournés de leur identité par un christianisme envahissant.



J'ai reçu ce livre grâce au partenariat développé entre le forum de Mort Sûre et les éditions Argemmios. Merci à Louve pour cette nouvelle opportunité de lecture.
 
J'ai ouvert une nouvelle catégorie de lecture pour ce livre. Cela faisait en effet bien longtemps que je n'avais lu, ou critiqué, un conte. Attention, pour ce roman, adapté de la nouvelle de Natahlie Dau (parue en 2000 dans l'anthologie Royaumes aux éditions Fleuve Noir), nous sommes très loin des Perrault et autres Andersen. Ici, c'est le pays celte, et même pré-celte. Nous suivons le fil de la légende, depuis cette époque bien reculée, où les dieux parcouraient le monde, jusqu'à nos jours.
Que dire sur cette lecture... je l'ai dévorée ! Impossible de laisser la triple reine Kerridwen se débattre seule un instant de plus, impossible de faire une pause tant on est pris par l'atmosphère envoûtante. Ce roman est un bonheur de lecture. On en demande encore à la fin, trop précipitée, sans toutes les explications qu'on réclamait. Arrgghh ENCORE !
L'écriture est superbe, fine, évocatrice de mille sensations. Les époques sont merveilleusement rendues. Les personnages principaux sont tangibles, malgré leur essence divine. Bon, il y a bien qulelques expressions qui  m'ont fait tiquer (avec la vague impression de ne pas comprendre leur côté figuratif), ou encore un petit déséquilibre entre les différentes parties du roman. Mais que voulez-vous, je suis sous le charme. C'est un petit bijou d'auto-édition. Quoi ! Je ne vous l'avais pas dit, N. Dau est la patronne des éditions Argemmios.
Petite correction de la patronne (mea culpa, désolée m'dame) : "il ne s'agit pas d'auto-édition car le texte a déjà été publié au Fleuve Noir ; il s'agit d'une réédition revue et augmentée. Tel est le terme consacré. Une auto-édition désigne un manuscrit publié pour la première fois par l'auteur lui-même, sans direction littéraire, sans intervention autre que celle de l'imprimeur. Ce n'est pas ainsi que nous pratiquons. Même pour cette réédition revue et augmentée, j'ai été dirigée par un tiers : en l'occurence, l'écrivain et anthologiste Jean Millemann."
 
Oh, j'ai presque oublié de vous parler de la superbe maquette et des illustrations de Magali Villeneuve. C'est aussi un très beau livre !
 
Je n'aurai plus que ces quelques mots : Lisez-le ! vous en rêverez longtemps...
Et avec tout ça, maintenant, j'ai bien envie de me procurer ses Contes Myalgiques (2 tomes) aux éditions Griffe d'Encore.
 
Bonne lecture (possible depuis 2008).
 
Chronique d'Alice

Impact de Douglas Preston

Nombre de pages : : 384 pages
Quatrième de couverture :
Ce qui semble être un météore venu du fin fond de l'espace s'abat au large des côtes du Maine... Parmi les rares témoins, Abbey, une jeune astronome amateur.
Peu de temps après, Wyman Ford, ex-agent de la CIA, est chargé par le Pentagone d'une mission secrète. Au Cambodge, il doit faire la lumière sur l'apparition subite de pierres précieuses radioactives d'origine inconnue, qui attisent toutes les convoitises.
Bientôt, deux scientifiques ayant fait le lien entre les deux événements sont assassinés. Quand Ford met la main sur le disque dur de l'un d'eux, qui avait disparu, et prend connaissance d'images satellites de la Nasa, il commence à comprendre... Ce n'est pas un météore qui s'est abattu, mais un puissant rayon gamma, tiré depuis Mars, qui a transpercé la Terre de part en part.
Intuition confirmée quand un second rayon, plus puissant encore que le premier, atteint la Lune. Une course contre la montre s'engage pour Abbey et Ford : il leur faut convaincre le gouvernement d'une menace imminente et envoyer un message de paix à la mystérieuse entité extraterrestre, tout en évitant le tueur lancé à leur trousse par un islamiste bien décidé à profiter de cette menace pour faire régner la terreur.


Avant toute chose, je remercie le forum Mort-Sure et les éditions de L’Archipel pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir le style de Douglas Preston et son dernier roman : Impact.

Je n’ai pas été particulièrement séduite par les lignes de l’auteur qui, à mon sens, se perd un peu dans de trop longues descriptions et une vulgarité parfois agaçante dans les dialogues, mais il a une faculté à mener son intrigue avec des mains de maitre et c’est le plus important pour un roman de ce genre.

Dans ce thriller, que l’on pourrait également classer en science fiction, nous suivons les enquêtes parallèles que mènent Abby, une jeune femme du Maine, à la recherche d’un météore. Wyman Ford, un agent secret à la solde du gouvernement, envoyé au Cambodge sur les traces de pierres radioactives et de Marc Corso, un jeune chercheur de la mission Mars en Californie, renvoyé pour avoir fait du zèle au sujet de rayons Gama. Au départ, je n’ai pas compris ce qui pouvait bien relier ces différents personnages et j’avoue que j’ai commencé à me lasser après 150 pages où je ne parvenais pas à voir dans quelle direction l’auteur souhaitait me mener. Je me suis aussi perdue dans les termes scientifiques et cigles militaires utilisés par moment... Pourtant je me suis accrochée et j’ai bien fait, car les idées s’emboitent parfaitement par la suite ! Les protagonistes se retrouvent pour échanger leurs informations, leurs théories et ainsi démêler le sac de nœuds ensemble. A partir de là, il m’a été impossible de refermer le livre tant que je n’ai pas pu mettre en place chaque pièce du puzzle. J’ai adoré !

Je ne parlerai pas plus de l’intrigue pour ne pas spoiler ce thriller dont le synopsis dévoile déjà suffisamment l’intrigue à mon gout, mais si vous apprécier les mystères de l’espace, les astéroïdes, les rayons Gama, les chasses à l’homme et les ballades en mer mouvementées, vous apprécierez sans aucun doute ce roman !
 
Chronique de Yezahel

Au nom du sang versé de Pierre Simenon

Quatrième de couverture :
Antoine, avocat à Los Angeles, est rappelé en Suisse pour l'enterrement de sa mère. Il se retrouve confronté à des allégations selon lesquelles son père aurait collaboré avec les nazis pendant la guerre. Déterminé à rétablir la vérité, Antoine mène l'enquête et va déclencher accidentellement des incidents qui vont remettre en cause ses convictions et mettre sa vie en danger.







Antoine Demarsand, un jeune avocat vivant à Los Angeles apprend soudainement la mort de sa mère. Il retourne donc dans son pays natal afin d'y retrouver son frère et sa soeur pour se préparer à l'enterrement de leur mère. Là bas, ils feront face à un mystère datant de la seconde guerre mondiale et tous les trois tenteront de faire la lumière sur un passé des plus sombres et des plus surprenants.

Tout d'abord, je commence par parler du style d'écriture de l'auteur. Il m'a totalement charmé! 
Il s'attarde sur chaque détails et ces détails m'ont beaucoup aider à visualiser les situations, à me faire une meilleure image des personnages que se soit sur leur personalités ou bien sur le physique. Les phrases s'enchaînent parfaitement dans un rythme presque haletant!
Il n'y avait aucune longueurs, aucun détails de trop. Honnêtement, sur ce côté là, je n'ai rien à redire.

Deuxièmement, l'histoire m'a captivée du début à la fin. Je ne suis pas une amatrice de thriller habituellement. Je crois bien que ce roman m'a donner envie de découvrir d'autres romans du même genre. L'auteur possède le don de captiver ses lecteurs. Il ne dévoile que le nécéssaire, nous laissant dans le doute jusqu'aux dernières pages. 

Ensuite, j'ai trouvé les idées très bonnes. Je veux dire qu'elles sont intéressante et nous font entrer dans un sujet que nous ne connaissons pas forcément. La deuxième guerre mondiale et toutes ses horreurs. Ce roman est fictif mais quand même on se retrouve un peu à voir les horreurs de la guerre et tout ce qui s'y rapporte. Ce livre m'a fait comprendre quelque chose à propos de cet aspect de l'histoire...Comment à chaque jour tous ces gens ont été confronté à la mort et à la souffrance. Ce n'était peut être pas tout le message mais c'est qui m'a le plus marqué.

J'ai trouvé les personnages principaux assez attachants. Nous sommes plus confronté aux points de vue d'Antoine mais j'ai quand même réussi à m'attacher aux autres personnages qui l'accompagent tout au long du récit. Ils sont tous un petit quelque chose qui les rend tous si différents et en même temps tous semblable. Je n'ai toujours pas réussi à faire la lumière sur ça!...

Pour terminer, ce fut pour moi une lecture très agréable, une lecture que je ne regrette pas du tout. Un tout premier roman pour Pierre Simenon et j'espère sincèrement que se ne sera pas son dernier! À suivre, sans aucun doute!
 
Chronique de Lady Swan